Alors que je partais en vacances pour quelques jours, l'Assemblée Nationale venait d'adopter une résolution aussi symbolique qu'électoraliste visant à soutenir la création d'un état palestinien. Je reviens de vacances, je regarde presque par hasard les questions au gouvernement sur LCP et entends notre premier sinistre vitupérer contre la montée de l'antisémitisme en France après qu'un homme et une femme aient été sauvagement agressés à Créteil; agressés parce que juifs, nous dit-on, agressés parce que juifs et donc forcément aisés. Pourquoi ne puis-je pas m'empêcher de voir comme une corrélation entre ces deux événements ? Pourquoi m'est-il si difficile d'oublier les manifestations pro-palestinienne de Barbes et la mise à sac de Sarcelles, manifestations durant lesquelles des chances pour la France ont défilé en criant "morts aux juifs", manifestations si peu réprimées que pour un peu on les aurait cru autorisées ? Des parlementaires pro-palestiniens, des violeurs antisémites. Oh, je sais bien que certains vont trouver le raccourci un peu facile, un peu dégueu, mais comment peut-on d'un côté dire "Vive la Palestine" et de l'autre ne pas susciter des vocations de braqueurs identitaires ?
Un jour avant de partir en vacances, un ami me fait visiter la maison qu'il vient d'acheter. Superbe. Elle est située pas très loin d'Orgeval. En Île de France donc. Voyant la magnifique cheminée, je demande à cet ami s'il est au courant qu'au 1er janvier 2015, sa cheminée étant sans insert, il ne pourra plus s'en servir car jugée trop productrice de particules fines, ainsi en ont voulu les parlementaires. Mon ami, que personne, pas même l'agent immobilier, semble avoir prévenu, tombe des nues, se gratte la tête et me dit: "bah, on verra bien". Je rentre de vacances et j'entends Ségolène Royal annoncer qu'elle retoque cette mesure aussi stupide que démago et me voilà pour une fois approuver l'ex-maîtresse de Président. Comme quoi, un miracle peut toujours arriver.
Je me souviens tout de même (aurais-je bien plus de mémoire que nos médias ?) que la même Ségolène Royal, ayant décidé de son propre chef d'abandonner l'écotaxe, avait promis d'étudier de près le sort des employés d'Ecomouv'. Je rentre de vacances et apprends que les 200 salariés d'Ecomouv' vont être licenciés; ils rejoindront les 5 et quelques millions de chômeurs que compte la France. On n'a pas fini d'entendre parler d'Ecomouv' car viendra le jour où l'Etat devra payer les indemnités qu'il doit à Ecomouv' soit près de 1 milliard d'euros.
Je pars en vacances et apprends que Jacques Barrot est mort. Tout le monde ou presque avait oublié Jacques Barrot. Et il aurait été totalement oublié s'il n'avait été jusqu'à son dernier souffle membre du Conseil Constitutionnel. Je rentre et apprends aujourd'hui qu'il sera remplacé au CC par l'homme par qui le 21 avril est arrivé, celui qui avait juré de se retirer de la vie politique après son retentissant échec à l'élection présidentielle, à savoir Lionel Jospin. C'est tout de même bizarre cette habitude qu'ont les socialistes de promouvoir les loosers.
J'ai beau être au soleil à quelques milliers de kilomètres de la France, la photo ridicule de Président en chapka et manteau de fourrure me parvient quand même. Même là-bas, en Espagne, on en rigole. mais lorsque je reviens, je lis des gauchistes et entends les chroniqueurs TV nous dire que okay, la photo n'est pas géniale mais que nombreux sont les chefs d'Etats à s'être travesti le temps d'une photo histoire de faire plaisir à leurs hôtes. Moi je veux bien, mais si même l'Elysée est furieux de sa divulgation, c'est bien qu'il y a un problème. Président est absolument ridicule dans cet accoutrement. Cela eut pu être anecdotique si il n'y avait eu cette succession invraisemblable, depuis deux ans et demi, de photos qui non seulement ridiculise celui qui nous sert de Président mais ridiculise autant la fonction qu'il tente désespéramment d'incarner.
Peu avant de partir en vacances, Michel Sapin nous avait assuré qu'il n'y aurait plus de hausse d'impôts. C'était sans compter sur de nouvelles taxes, déjà votées subrepticement, mais qui le jour venu de leur entrée en vigueur se rappellent à notre portefeuille. Ainsi en va-t-il de la taxe sur les cabanes de jardin... Vous me direz taxe et impôt, cépapareil, possible, seuls nos portefeuilles ne voient pas la différence.
Sur ce bonne soirée en Socialie même si " c'est pas facile "...
Folie passagère 2562.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr