Affichage des articles dont le libellé est Insee. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Insee. Afficher tous les articles

mercredi 29 juillet 2015

Le changement, c'est: 1 068 800 chômeurs de plus en 3 ans !


Ainsi le nombre de chômeurs en catégorie A n'aurait augmenté que de 1 300 au mois de juin 2015. C'est peu et c'est sans aucun doute le résultat des politiques menées par nos champions. Bon, okay, si Pôle Emploi n'avait pas subitement modifié sa méthodologie, nous aurions eu 10 000 chômeurs de plus. Cela aurait fait tâche, n'est-ce pas ? Remarquez, tout le monde a été honnête et on a bien pris soin de nous dire que la méthode de comptage avait été changée. C'est ce qui s'appelle de la transparence. Voilà.

Alors certes, nombreux sont ceux qui crient au scandale, qui s'étonnent que Pôle Emploi ait attendu si longtemps pour apprendre à mieux connaître ses clients (sic) et ils ont  raison. Le gouvernement nous prend des cons, mais ça aussi, on le savait déjà. Devant cette honteuse manipulation des chiffres qu'il reconnait pleinement, le gouvernement va faire le dos rond, attendre que cela se passe, et hop, dans deux ou trois mois, on aura oublié cette nouvelle façon de compter qui permettra par la suite de minimiser le nombre de chômeurs. C'est bien vu !

En attendant, la France, toutes catégories confondues, compte tout de même, à fin juin 2015, 6 073 600 chômeurs !

soit 17 000 de plus qu'à fin mai 2015,

soit 358 700 de plus qu'à fin juin 2014,

soit 661 900 de plus qu'à fin juin 2013,

soit 1 068 800 de plus qu'à fin juin 2012 !

Et ça, ce n'est pas Pôle Emploi qui le dit mais l'Insee.

Allez, bonne journée, même en Socialie !

Folie passagère 2861.
Résultat de recherche d'images pour "pole emploi"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 15 août 2013

Croissance orgasmique


Alléluia ! Rendons grâce au Seigneur à hollande, la croissance est de retour; Alléluia ! L'Insee l'a dit et l'Insee ne se trompe jamais: La France a connu au second trimestre un rebond aussi bienvenu qu'inattendu de croissance de 0,5%. Du jamais vu depuis début 2011. Ah que c'est bon ! Ça fait du bien par où ça passe. Ce quasi-miracle serait dû à plusieurs facteurs: la reprise de la consommation des ménages ( +0,4%), un ralentissement infinitésimal de la baisse des investissements (-0,5% au lieu de -1%), la hausse des stocks des entreprises (+0,2%) et des exportations suffisamment en hausse (+2) pour compenser les importations (+1,9).

Quel pied ! Alors vous comprendrez qu'à cette annonce, la gaucholalie s'enflamme et s'empourpre. On crie victoire, on salue le positivisme de Pépère, on montre du doigt les affreux qui se moquaient et qui n'y croyait pas - pour un peu, on les qualifierait de traîtres à la patrie -, on est enfin rassuré: la preuve est faite, nous sommes sur "le bon chemin". Le cap est là ! Et on oublie bien vite que la semaine précédente, personne ou presque n'y croyait, pas même une bonne partie de la gauche, encore moins la droite et pas du tout les "experts". Tenez même Le Monde, il y a à peine trois mois approuvait Bruxelles: Avenir sombre pour la zone euro et la France. Mais passons et ne boudons pas notre plaisir: un chouïa de croissance, on prend.

Ceci étant dit et comme le veut l'adage, ce n'est pas une hirondelle qui fait le printemps. Nous sommes encore et toujours dans la mouise, la cagade et le marasme.  Et ce ne sont pas ces 0,5% passagers qui nous en sortiront. Rappelons tout de même que le concierge en chef de Bercy, Moscovici, a encore confirmé il y a quelques jours que sur l'année 2013, au pire nous ferons -0,1% de croissance, au mieux +0,1%; ce qui vous en conviendrez est loin, très loin de ce qu'il nous faudrait pour ressentir un véritable orgasme plutôt que cette petite éjaculation précoce estivale. Une mini croissance sur un trimestre, c'est bien, ça fait bander nos gauchistes mais ce n'est pas ça qui résoudra tous nos problèmes. 

La vraie préoccupation des Français, la seule ou presque, c'est le chômage. Et en la matière, et sauf manipulations statistiques et recours massif aux emplois bidons, il y a et il y aura encore 1 000 à 1 500 chômeurs de plus chaque jour. Sur ce même second trimestre, l'emploi salarié a perdu à lui seul 27 000 postes.Tous les avis convergent, ce n'est qu'avec une croissance soutenue de +1,5% que le chômage régressera et qu'alors, et seulement à ce moment là, on pourra crier victoire.

La croissance n'a de valeur que si elle se mesure dans la durée.

Folie passagère 1854.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.