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vendredi 26 octobre 2018

Plus d'Europe ! Plus d'Europe ! Plus d'Europe... Macron n'a toujours rien compris !

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J'écoutais à l'instant notre jeune Président déblatérer sur le combat de sa vie: la lutte contre les populistes et les nationalistes. Il s'élevait contre la montée en puissance de ces mouvements nauséabonds un peu partout en Europe. Lui, le "progressiste", se posera en rempart contre ce danger mortel pour l'Europe, l'Union Européenne et la démocratie. "Je vais fissurer le camp nationaliste" qu'il a dit avec ses petits poings serrés. Comment ? Avec une pincée de pédagogie et une putain de grosse louche de "plus d'Europe", de plus de fédéralisme, de plus de Bruxelles, de plus de Shengen, de plus de règles imposées aux peuples nationaux par une entité technocratique supra-nationale et bien évidemment, par moins de Rassemblement National ici, par moins de AFd ou de Ligua là-bas, et bien évidemment par moins d'Orban ou de FPÖ.

Rendez-vous compte, tous ces pays qui basculent dans le populisme, ça craint pour la démocratie qu'il nous dit en substance le Macron. Fut un temps, on avait le péril jaune aujourd'hui, nous aurions le péril brun, la lèpre ou la peste, au choix.

Moscovici n'a pas apprécié qu'un député de la Ligua de Salvini piétine avec sa chaussure ses notes. Ça donne quoi ?: " Au début on sourit et on banalise parce que c’est ridicule, puis on s’habitue à une sourde violence symbolique, et un jour on se réveille avec le fascisme. Restons vigilants! La démocratie est un trésor fragile". Macron n'avait pas osé, Moscovici l'a fait, le mot est lâché: Fascisme ! Alors là, p'tain, ça craint encore plus: Fascisme. Mussolini le retour, Hitler à la barre ! Carrément. 

Et attendez de voir les commentaires lundi prochain si, comme il est fort probable, Borsolaro l'emporte au Brésil. Et tant pis si pour cela il faudra que plus de 50 millions de Brésiliens lui apportent leur voix. C'est ça, la démocratie, Monsieur Macron: le peuple vote, un Président est élu. Plus de 50 millions de populistes, de fascistes, de nazis, de racistes, d'homophobes au Brésil ? Non, certainement pas, simplement plus de 50 millions de Brésiliens qui en ont marre de se faire empapaouter depuis 20 ans par des branquignols de gauche corrompus.

Et oui du c.. qui pérorait tout  à l'heure dans le poste, avant de vouer aux gémonies les "populistes", avant de bomber le torse et de s'ériger en héraut du "progressisme", faudrait peut-être être capable de faire un bilan comptable de la situation et comprendre ce qui fait qu'autant de gens en Europe, aux USA ou bien au Brésil votent "si mal".

En Europe, pour ne parler que d'elle, c'est assez simple: Tous ces mal-votants en ont ras le bol (pour être poli) des gens comme toi ou comme Moscovici. Ils en ont marre de l'immigration, marre des racailles, marre du communautarisme et de la musulmanisation de quartiers entiers. Ils en ont marre du mondialisme. Ils en ont marre du chômage que vous êtes incapables de juguler, pis que vous contribuez à augmenter avec des décisions imbéciles. Ils en ont marre de la pauvreté, ils en ont marre de voir la ruralité abandonnée. Ils en ont marre des taxes, des impôts et d'un carburant toujours plus cher. Ils en ont marre de ces élites et autres politiciens qui se gavent quand eux voient la fin de mois dès le 10 courant. Ils en ont marre des grands discours et des promesses en peau de zob. Ils en ont marre de voir comment est bradée et déconstruite notre Histoire. Ils en ont marre des directives européennes pondues par des technocrates, directives qui se transforment en lois nationales. Ils en ont marre de la CDEH. Ils n'en peuvent plus que toi ou tes potes de Bildelberg ou de Davos les prennent pour des cons ou plus simplement pour des vaches à lait. Ils en ont marre que le pouvoir du peuple soit confisqué au profit du pouvoir d'une oligarchie. Dois-je continuer ? C'est pourtant simple à comprendre, non ?

Macron, tout à l'heure encore, tu nous a dit que "les populistes ont grandi moralement" (sic). Ben oui, mon con, ils ont grandi, ils voient, ils regardent ce qui se passe, non pas à la téloche, mais sur les réseaux sociaux. Ils ont compris que le monde que toi et tes potes proposaient était à mille lieues de leurs préoccupations. Ils ont compris qu'une Europe à 27, c'était une connerie monumentale. Le Napolitain a compris qu'il n'avait rien en commun avec le Roumain, le "populiste" français a compris qu'il n'y avait rien de possible avec le migrant de Somalie.  Et toi, tu proposes quoi ?: Plus d'Europe ! Plus d'Europe ! Plus d'Europe ! Mieux encore, tu leur dit que l'avenir c'est justement ce qu'ils exècrent de plus en plus: Plus d'Union Européenne ! Encore et toujours. Bref, tu n'as rien compris. Tu n'as rien compris à la montée des "populismes". Sauf à imaginer que tu aies parfaitement compris mais que tu t'en tapes: ça passe ou ça casse. Ça a passé et maintenant, ça casse. C'est là aussi, tout aussi simple à comprendre.

Alors mes mignons, Macron, Mosco, Juppé, Juncker et consorts, vous qui n'avez rien retenu du Brexit, je vais vous dire un truc: votre logiciel, il est obsolète. Il est foutu, kaputt, roto, törött. Vous voulez lutter contre le populisme ? Alors commencez d'abord par essayer de comprendre ces gens qu'aujourd'hui vous condamnez durement et sans appel. Changez de logiciel si vous aimez un tant soit peu l'Europe, son Histoire, ses peuples. Si vous aimez...


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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 3 mai 2016

Les migrants, c'est bon pour la croissance: Tu l’acceptes ou tu payes !


Vous vous demandiez, peut-être, pourquoi l'Allemagne  et donc l'Union Européenne, mais aussi nos bougres d'ânes de socialistes français, étaient pour l'arrivée massive de réfugiés, non ? Ben voyons, on vous l'a expliqué pourtant: " Pour nous l'accueil, c'est Oui ! ", " Refugees, Welcome ", " Benvenido " et " Bienvenue chez nous ". Okay, n'allez pas croire qu'il n'y ait que de l'humanisme et de la charité socialiste bien ordonnée dans cette volonté d'accueillir toute la misère du monde. Nous le savons aussi, l'Allemagne, en plein déclin démographique, contrairement à la France, a besoin de chair fraîche bon marché pour faire tourner ces usines; elle vient de nous piquer la place de premier partenaire économique avec les USA, faut pas faiblir, s'agit pas de la reperdre.

Ce que l'on ne nous a pas dit, en tout cas pas ouvertement, c'est que les réfugiés, c'est bon pour la croissance ! Oui, oui, et ce n'est pas moi qui le dit, c'est un spécialiste économique de première bourre, commissaire européen à l'économie, ou au commerce, je ne sais plus, j'ai nommé Pierre Moscovici !  Interrogé par un très grand journal de renommée provinciale, Le Républicain Lorrain, il a déclaré, je cite: " Cela peut étonner, et je sais que bien d’autres paramètres sont à prendre en compte… Mais oui, les dépenses publiques en faveur des réfugiés ont un effet de relance sur l’économie européenne. Nous l’avons chiffré en novembre dernier à 0,2 à 0,3 point, sur 2 ans, sur la croissance de l’Union, voire 0,4 à 0,5 point dans les principaux pays d’accueil, comme l’Allemagne. " 

Vous avez compris ? Les réfugiés, c'est bon pour la croissance. Ça coûte un max, mais c'est pas grave, c'est pas cher, c'est l'Etat qui paie. Les Teutons, okay, ils ont les moyens, nous... Mais c'est bon pour la croissance, ce sont des bouches à nourrir, à financer, à héberger, à soigner, à éduquer, à former - d'ailleurs les Allemands ont créé spécialement pour eux, histoire qu'ils forniquent correct, un site internet d'éducation sexuelle, visitez-le, c'est tordant - à faire travailler, etc... c'est du pognon qui circule, de la consommation, de l'investissement... c'est bon pour la croissance ! CQFD. Prenez des refugees, et vous verrez, plus vous en prendrez et plus vous accroissez les chances pour l'économie de redémarrer. Et une croissance qui redémarre, ce sont des gens et des politiciens heureux.

Et puis si d'aventure, vous n'étiez pas convaincu, si d'aventure l'arrivée massive et la présence de ces Chances pour l'Europe, et donc pour la France, vous escagassait un brin, sachez que l'Union, elle s'en tape de votre escagassement, elle a tout prévu. Il a fallu qu'un journal plutôt sérieux, The Financial Time, révèle le truc (puisqu'aucun média français ne s'est donné la peine de le faire): La Commission Européenne dont Moscovici fait partie propose de faire payer une amende de 250 000 euros par réfugié à chaque pays de l'Union qui refuserait d'assumer son quota ! 250 000 euros ! Autrement dit et si le projet de résolution aboutit, admettons que la France ne prenne que 25 000 réfugiés sur les 30 000 imposés, elle (enfin le contribuable) devra payer à Bruxelles une amende de 125 000 000 d'euros (si mon compte est bon, y a tant de zéros...) ! 125 millions ! Ou peut-être bien, à la réflexion, 1 250 000 000 d'euros, 1,25 milliard ! ( veuillez vérifier l'addition avant de payer, merci ). Peu importe, nous avons les moyens et l'Union a les moyens de faire raquer les pays récalcitrants ! Ce serait tout de même con de devoir payer une méga-prune pour avoir refusé quelques pouièmes de croissance, non ?

Vous l'aurez compris: les réfugiés, c'est bon pour la croissance, tu l’acceptes ou tu payes !

Allez, sur ce, bonne soirée à tous les contribuables, même en Socialie.

( NB: Pour les plus curieux qui auraient pris le temps de lire l'article du Républicain Lorrain, on aura noté qu'au passage Moscovici en profite pour mettre deux claques à Macron: " L’avenir est dans la rénovation de la pensée sociale-démocrate, pas dans la constitution d’une force « ni droite ni gauche » aux contours un peu flous " )

Folie passagère 3162.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

vendredi 17 octobre 2014

Moscovici, Bruxelles et le Doubs: petits arrangements... électoraux


Pour tout comprendre des tenants et aboutissants d'une nomination au poste de commissaire européen... ou comprendre l'embarras du PS à voir partir Moscovici trop tôt...

" Pierre Moscovici préfère peut-être ... ne pas être nommé commissaire européen. Ou alors, pas tout de suite. Blague ? Non : rumeur insistante dans les travées du Parlement de Strasbourg. 

Explication ? Le « commissaire désigné » français est, à stade toujours député français. « En mission » selon les règles en vigueur à l’Assemblée nationale. Depuis le 5 mai, et pour six mois au maximum. Soit, donc, jusqu’au 5 novembre. Or, la Commission européenne, que dirigera Jean-Claude Juncker, doit en principe entrer en fonction le 1er novembre, ce qui forcera M. Moscovici à démissionner la veille.


Où est le problème ? Dans le Doubs. Où, si « Mosco » doit abandonner son siège de député avant la fin de sa « mission » de député, sera organisée une élection partielle. Que l’UMP, mais surtout le FN, ont de fortes chances de remporter, ravissant ainsi un autre siège au PS.

En revanche, s’il allait jusqu’au terme de sa mission – et devenait commissaire après le 5 novembre – M. Moscovici serait automatiquement remplacé par son suppléant, sauvant ainsi un siège pour le PS.

Au Parlement européen, certains affirment dès lors que le responsable français verrait d’un bon œil la commissaire slovène désignée pour les transports, Violetta Bulc, échouer lors de son audition, avant la plénière du mardi 22. Ou qu’un nouveau débat houleux sur les attributions du discutable candidat hongrois Tibor Navracsics serait également le bienvenu puisqu’il priverait M. Juncker de l’indispensable vote sur l’ensemble de son collège, lequel ne serait finalement pas mis en place avant la mi-novembre, au plus tôt. Les plus audacieux avancent même que le président Juncker lui-même participerait au jeu, à la demande du PS français.

Trop énorme pour être vrai ? Sans doute. L’histoire témoigne, en tout cas, du climat un brin énervé qui règne au Parlement. L’entourage de M. Moscovici se veut, en tout cas, formel : s’il doit délaisser son mandat français à la mi-octobre, le futur commissaire se soumettra de bon gré à cette règle absolument impérative, jure-t-il. Et tant pis pour le Doubs…"


Article de Jean-Pierre Stroobants paru sur Le Monde.fr sous le titre: "La Commission Juncker et la politique du Doubs"

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 9 octobre 2014

Les deux visages de la France à Bruxelles

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Un ex-ministre de l'économie et des finances qui a brillé par son incompétence nommé commissaire européen aux affaires économiques et un ex-repris-de-justice-ex-premier-secrétaire-incompétent-du-parti-socialiste nommé Secrétaire d'Etat aux Affaires Européennes.

Le changement, c'est maintenant: La prime au mérite remplacée par la prime à la médiocrité

Vive l'Europe, Vive la France ! Vive la Socialie !

Folie passagère 2488.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

samedi 5 avril 2014

De Hollande à Corto en passant par Montebourg, Hidalgo, La Courbe et Benoit Hamon


- Président et Laurent Fabius, ainsi que l'UE, sont favorables à la signature du traité de libre échange transatlantique. Montebourg y est opposé. Montebourg, nouveau ministre de l'économie, perd donc le commerce extérieur qui rejoint le giron du Ministère des Affaires Etrangères. Montebourg ne voulait pas que Vivendi vende SFR à Numéricable et aujourd'hui Vivendi confirme accepter l'offre de Numéricable malgré la surenchère de Bouygues. Sale temps pour Montebourg, n'est-il pas ?  Collectionneur de camouflets ?

- Mairie de Paris: Hidalgo a été sacrée maire ce matin. Son premier adjoint sera Bruno Julliard, 33 ans. Le lobby LGBT garde donc la main sur la ville de Paris. Pour l'anecdote, la maman de Bruno Julliard fut battue aux municipales du Puy en Velay en 2008 par Laurent Wauquiez. 

- Christine Boutin a déclaré que: "Je n'ai jamais condamné un homosexuel. L'homosexualité est une abomination. Mais pas la personne. Le péché n'est jamais acceptable, mais le pécheur est toujours pardonné." C'est très con-con de déclarer cela publiquement, se donner le bâton pour se faire battre. Néanmoins, dans la logique qui est la sienne (catho à donf), si on l'interroge sur le sujet, que pouvait-elle dire d'autre ? Et comme dirait Zemmour, si elle doit être condamnée pour cela, va falloir condamner aussi la très grande majorité des curés, des rabbins et des imams de France... 

- Ségolène Royal a déclaré qu'elle allait remettre à plat le dossier de l'écotaxe. Sacrée Ségolène !  Je suis curieux de voir comment elle va gérer ce dossier. La taxe répond à une directive européenne; la loi qui l'établit en France a été adoptée par l'ensemble des parlementaires et la promulgation signée par Jean-Marc Ayrault. Elle n'a normalement pas d'autre choix que de l'imposer. Curieux de voir aussi comment elle va gérer l'Ayrault-port de NDDL. Là aussi, toutes les autorisations ont été données pour le lancement des travaux; l'Etat qu'elle représente maintenant peut-il se déballonner ? Gageons néanmoins que rien ne sera annoncé avant les élections européennes. Les cris des bonnets rouges résonnent encore... 

- Moscovici a lamentablement échoué à Bercy, il a été viré.Candidat aux municipales dans le Doubs, il a été blackboulé en beauté. Tout cela ne l'empêche pas de se présenter, avec le soutien de Président et de Valls, pour un poste de commissaire à Bruxelles. Et puis quoi encore ? Depuis quand la nullité est-elle récompensée ? Remarquez entre un salaire de ministre à 12 000 euros et une gâche de commissaire européen à 22 000 euros, on comprend l'appétit du branleur. (Faites comme moi sur twitter, dites non à Moscovici: avec le hashtag: #PasdeMoscoaBruxelles). 

- Une journaliste en vue, Sylvie Maligorne a quitté l'Agence France Presse dont elle était la responsable du service politique. Aussi peu incroyable que cela puisse paraître, tout le gratin politique parisien s'est rendu à son pot de départ: de Président à Pécresse en passant par Melenchon (voir photo ci-dessus), Placé, Debré, Jacob, Valls ou encore Pierre Laurent du PCF. Seuls les esprits médisants diront qu'il y a là, peut-être, connivence entre le politique et l'information... Manuel Valls, nouveau premier ministre, a salué "l'esprit d'indépendance de l'agence et de ceux qui l'animent"... On aimerait le croire. 

- C'est bien connu, la politique ne paye pas. Selon sa déclaration de patrimoine déposée en mars 2013, Manuel Valls ne possédait que 1 400 euros sur ses 5 comptes bancaires. On attend la publication de celles de Ségolène Royal et de François Rebsamen. 

- A 46 ans, Benoit Hamon dont le seul diplôme est une licence d'Histoire devient numéro quatre du gouvernement et Ministre de l'Education Nationale. Qui a dit qu'il était nécessaire d'être compétent en la matière pour devenir ministre? Personne. 

- Président ne parle plus d'inverser La Courbe. Il vaut mieux. Si tout continue à se passer comme "prévu", toutes catégories confondues, la France devrait compter 6 000 000 de chômeurs d'ici la fin de l'année 2014. Rien de tels que les comptes ronds ! 

- Pour le mois de mars, ce blog a battu pour la troisième fois consécutive son propre record de fréquentation avec 133 545 pages vues (65% de plus qu'en mars 2013). Au classement général Ebuzzing, il passe de la 174ème place à la 128ème. Au classement des blogs politiques, de la 16ème à la 12ème place. Un grand merci à tous ! 

Voilà, c'est tout pour le moment et bonne soirée, même en Socialie ! 

Folie passagère 2217.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 29 janvier 2014

Crise de confiance


Confiance: nom féminin. Sentiment de quelqu'un qui se fie entièrement à quelqu'un d'autre, à quelque chose. Sentiment d'assurance, de sécurité qu'inspire au public la stabilité des affaires, de la situation politique, exemple: La confiance des épargnants envers l'État. (définition Larousse 2014)

" LONDRES (Dow Jones)--Les nouveaux investissements étrangers en France ont chuté de 77% en 2013 par rapport à l'année précédente, à 5,7 milliards de dollars, prolongeant un déclin amorcé avec la crise financière de 2008 et brièvement interrompu en 2011, selon les premières estimations de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) publiées mardi. 
Les investissements étrangers dans l'Union européenne ont eux augmenté par rapport à 2012. En Allemagne, ils ont quasiment quadruplé à 32,3 milliards de dollars, tandis qu'en Espagne, ces flux ont crû de 37% à 37,1 milliards de dollars. Les investissements étrangers ont également progressé en Italie, en Belgique, aux Pays-Bas et en Irlande. "  (sources: Les Echos, Le Monde, Economie Matin, Le Figaro, BFM...)

Que dire de plus? Ben rien.

Folie passagère 2113
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 19 décembre 2013

Vous avez aimé Florange, vous adorerez Saint Nazaire... ( et STX )


Le croisiériste MSC est sur le point de passer commande de 2 super-paquebots aux chantiers navals de St Nazaire STX. Juste une "petite" commande de 2,4 milliards d'euros incluant une option sur 2 autres bateaux.

Les chantiers navals STX sont heureux, cela faisait presque, jour pour jour, un an qu'ils n'avaient pas enregistré de nouvelles commandes. 2+2 paquebots, c'est donc des millions d'heures de travail en prévision. Ce sont des emplois sauvegardés, des sous-traitants souriants, c'est une ville qui respire, une région qui souffle et une entreprise qui peut regarder l'avenir un peu plus sereinement. 

Sauf que pour l'emporter, l'entreprise doit aligner un prix de vente inférieur à ceux des concurrents italiens ou allemands et qu'après avoir serré les boulons de partout, elle sait pouvoir l'emporter si les ouvriers consentent à travailler 20 minutes de plus par jour, sans compensation financière.

C'était sans compter sur les syndicats CGT et FO, 53% des ouvriers à eux deux, qui bien évidemment ne sont pas d'accord pour bosser "gratis" quand bien même sont-ils déjà aux 34,75 heures de travail par semaine (payées 39 ou 35 selon que vous serez de droite ou de gauche). La CFDT, 32% des ouvriers, a quant à elle annoncé qu'elle signerait cet accord ponctuel de compétitivité.

Et voilà où nous en sommes, 52% des ouvriers refusant de bosser 20 minutes de plus par jour risquent de faire perdre à l'ensemble de l'entreprise la commande qui permettrait de ne pas... couler.

L'actionnaire majoritaire de STX Europe, une banque coréenne, a annoncé depuis plusieurs mois vouloir se débarrasser de cette entreprise qui "multiplie les exercices déficitaires". Gageons que si les Coréens bradaient les chantiers - on ne vend pas avec profits une entreprise qui perd - pas grand monde ne se bousculerait pour racheter les chantiers STX. La perte éventuelle de cette commande pourrait décider les coréens à, enfin, quitter le navire. Ce serait la fin de l'entreprise STX France, condamnant ses 2 000 employés et 4 000 sous-traitants à des lendemains difficiles.

La fin ? Fort possible sauf à espérer un secours de l'Etat français, actionnaire à 33% de STX France via la BPI. Moscovici l'a promis fin octobre: "L'Etat ne laissera pas tomber STX, il ne restera pas inerte ". Soit, prenons note.

Mais dites-moi, qui pourrait bien vouloir d'une entreprise autant vérolée par des syndicats qui préfèrent, possiblement, perdre leur emploi plutôt que de bosser 20 minutes de plus par jour. Même "bénévolement" ? Qui voudrait passer commande à une entreprise dont le respect des délais et les offres de prix dépendent du bon vouloir des syndicats ? Personne.

2014, j'en prends le pari, STX et Saint Nazaire seront à la Une; on en parlera beaucoup et croyez-moi, ce ne sera pas pour fêter la signature de nombreux contrats.

Vous avez aimé Florange, vous adorerez Saint Nazaire et STX...

Folie passagère 2057.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 8 novembre 2013

Un sentiment d'humiliation...


La dégradation de la note de la France engendre un sentiment d’humiliation.

Elle est la rançon d’un quinquennat commençant calamiteux qui affaiblit la crédibilité du pays. Elle est la faillite d’une gestion erratique qui fait exploser la dette et conduit à la récession. Elle est la conséquence d’une politique européenne qui a échoué à rétablir la confiance des peuples comme des investisseurs.

M. Hollande restera comme le président qui a dégradé la France, par deux fois. [Fitch en janvier 2013, Standard & Poors aujourd'hui]

La hausse des taux d’intérêts à laquelle on peut s'attendre, ce sont des dettes supplémentaires pour l’Etat et pour les collectivités territoriales, c’est une charge financière de plus pour les Français, ce sont des entreprises qui ne peuvent plus accéder au crédit, c’est du temps et de l’argent gaspillé pour redresser le pays. Sans doute les agences de notation ont-elles un poids excessif. Elles se sont beaucoup trompées et doivent aussi balayer devant leur porte. Mais cela ne peut suffire à exonérer la responsabilité politique qui a conduit à cette dégradation. Il y a cinquante ans, le général de Gaulle refusait que la politique de la France se fasse « à la corbeille ». Aujourd’hui avec François hollande, elle se joue dans les agences de notation.

Si le France veut retrouver la maîtrise de son avenir, il est urgent que la France, mais aussi l’Europe, change de politique.

Ce que vous venez de lire n'est pas de moi ou disons plutôt que je n'ai fait que retranscrire, au présent, ce que Jean-Marc Ayrault écrivait sur son blog, le 13 janvier 2012 lorsque la France alors dirigée par Nicolas Sarkozy venait de perdre son triple A. J'ai remplacé Sarkozy par hollande.

A l'époque, nous étions à quelques semaines de l'élection présidentielle, la gauche, mais aussi ceux qui sont devenus aujourd'hui blogueurs de gouvernement, se déchaîna contre Sarkozy: Elle était humiliée. La France était dégradée ! Melenchon voulait déclarer la guerre à la finance et qu'en rétorsion la France suspende tout versement au budget de l'Union Européenne. Un sachant blogueur gauchiste décernait un triple 0 à Sarkozy: 0 pour la dette, o pour les déficits, 0 pour le chômage ! hollande était encore plus sévère: "La dégradation de la note française s'explique par un déficit public bien plus élevé que celui de l'Allemagne, un écart de compétitivité en notre défaveur et une croissance quasi nulle dans notre pays. Cette sanction signe l'échec de Nicolas Sarkozy. "

Puis le changement est arrivé. Alors que la France vient d'être à nouveau dégradée au niveau AA malgré tout ce qu'ils ont fait de bien depuis 18 mois, ce qui signait hier "un échec" est devenu par la magie de la dialectique socialiste (Communiqué de Moscovici): " Cette notation élevée témoigne des atouts reconnus de la France en particulier sur ses perspectives démographiques, ses infrastructures, le haut niveau de productivité et d'éducation de sa main d'oeuvre, le niveau d'épargne élevée du secteur privé et son statut d'émetteur de référence au sein de la zone euro." Soit exactement les mêmes qualités que la France possédait en janvier 2012. Quant à Montebourg, les agences de notation qui signifiaient hier à Sarko son incompétence sont devenues aujourd'hui non crédibles.

Le changement est arrivé et le chômage continue de progresser, la dette de se creuser et les déficits de ne pas être maîtrisés. Quant à la récession... l'ignorent ceux qui ne veulent pas la voir.

Quand est-ce que l'on apprendra à ces bandes de nazes à tourner 7 fois leur langues dans leurs bouches putrides avant de parler. Cépapareil, aujourd'hui, grâce à internet et pour peu que l'on s'en donne la peine, nous ne perdons plus la mémoire.

Aujourd'hui, oui, nous avons un grand sentiment d'humiliation pour la France, de l'incompréhension, de la sidération, en regardant parler hollande, en écoutant Moscovici, en lisant Montebourg et consorts. Incompréhension quand je vois avec quel cynisme, Ayrault distribue, élections municipales obligent, des milliards à Marseille lui qui nous disait il y a encore si peu que les caisses étaient vides. Incompréhension, oui, quand j'entends hollande oser dire que "sa méthode est la seule capable d'assurer la crédibilité de la France". Humiliation quand je vois que la méthode Coué sert de mode de gouvernance à la nouvelle équipe alors qu'il aurait fallu, dès le 7 mai 2012, prendre des mesures structurelles appropriées plutôt que de nous diviser avec un mariage zinzin. Incompréhension lorsque Cazeneuve et Moscovici nous disent que cette dégradation n'influera pas sur les taux d'emprunts et de constater que ceux-ci ont pris 0,25% depuis ce matin. Sidération lorsque nous assistons, effarés, à une succession impressionnante de couacs gouvernementaux qui nous décrédibilisent aux yeux du monde entier. Sidération quand malgré les évidences ce gouvernement ose nous dire que la courbe du chômage s'inversera, que la reprise est là et que la crise est derrière nous. Incompréhension toujours quand la seule réforme phare de cette nouvelle équipe, celle des retraites, nous est présentée par Ayrault comme une bonne réforme pour la voir se faire retoquer à l'unanimité par un Sénat à majorité de gauche.

Alors, Monsieur Ayrault, si humiliation il doit y avoir, c'est qu'il suffit juste de vous regarder et de vous écouter, vous et tous ceux qui aujourd'hui sont censés nous représenter et  nous diriger. Avec une certitude cependant, vous ne continuerez pas longtemps à nous humilier de la sorte.

Folie passagère 1986.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 15 août 2013

Croissance orgasmique


Alléluia ! Rendons grâce au Seigneur à hollande, la croissance est de retour; Alléluia ! L'Insee l'a dit et l'Insee ne se trompe jamais: La France a connu au second trimestre un rebond aussi bienvenu qu'inattendu de croissance de 0,5%. Du jamais vu depuis début 2011. Ah que c'est bon ! Ça fait du bien par où ça passe. Ce quasi-miracle serait dû à plusieurs facteurs: la reprise de la consommation des ménages ( +0,4%), un ralentissement infinitésimal de la baisse des investissements (-0,5% au lieu de -1%), la hausse des stocks des entreprises (+0,2%) et des exportations suffisamment en hausse (+2) pour compenser les importations (+1,9).

Quel pied ! Alors vous comprendrez qu'à cette annonce, la gaucholalie s'enflamme et s'empourpre. On crie victoire, on salue le positivisme de Pépère, on montre du doigt les affreux qui se moquaient et qui n'y croyait pas - pour un peu, on les qualifierait de traîtres à la patrie -, on est enfin rassuré: la preuve est faite, nous sommes sur "le bon chemin". Le cap est là ! Et on oublie bien vite que la semaine précédente, personne ou presque n'y croyait, pas même une bonne partie de la gauche, encore moins la droite et pas du tout les "experts". Tenez même Le Monde, il y a à peine trois mois approuvait Bruxelles: Avenir sombre pour la zone euro et la France. Mais passons et ne boudons pas notre plaisir: un chouïa de croissance, on prend.

Ceci étant dit et comme le veut l'adage, ce n'est pas une hirondelle qui fait le printemps. Nous sommes encore et toujours dans la mouise, la cagade et le marasme.  Et ce ne sont pas ces 0,5% passagers qui nous en sortiront. Rappelons tout de même que le concierge en chef de Bercy, Moscovici, a encore confirmé il y a quelques jours que sur l'année 2013, au pire nous ferons -0,1% de croissance, au mieux +0,1%; ce qui vous en conviendrez est loin, très loin de ce qu'il nous faudrait pour ressentir un véritable orgasme plutôt que cette petite éjaculation précoce estivale. Une mini croissance sur un trimestre, c'est bien, ça fait bander nos gauchistes mais ce n'est pas ça qui résoudra tous nos problèmes. 

La vraie préoccupation des Français, la seule ou presque, c'est le chômage. Et en la matière, et sauf manipulations statistiques et recours massif aux emplois bidons, il y a et il y aura encore 1 000 à 1 500 chômeurs de plus chaque jour. Sur ce même second trimestre, l'emploi salarié a perdu à lui seul 27 000 postes.Tous les avis convergent, ce n'est qu'avec une croissance soutenue de +1,5% que le chômage régressera et qu'alors, et seulement à ce moment là, on pourra crier victoire.

La croissance n'a de valeur que si elle se mesure dans la durée.

Folie passagère 1854.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 11 août 2013

Ces socialistes sont fantastiques !


Ces socialistes sont fantastiques ! Ils sont président, ministres, députés ou sénateurs et ils n'ont pas peur des mots et des gestes.

Ce fut d'abord, Pépère qui, lors de son marathon médiatique digne du meilleur Sarkozy de la semaine dernière, a déclaré qu' il se passait quelque chose, l'économie frémirait; comprenez la sortie du tunnel n'est plus très loin, le rêve n'est pas loin de se ré-enchanter. En 2013, non. En 2014, peut-être; après sans doute. Un peu comme le soleil revient après la pluie: il finira bien par faire beau. Si lui y croit, yaka... Sauf que...

Sauf que son sinistre de l'économie a gâché le plaisir. Pour la énième fois, il a révisé ses prévisions de croissance à la baisse: Au mieux, +0,1%, au pire, -0,1%, c'est à dire récession, nous y sommes déjà; et entre les deux, c'est zéro ! Il m'avait semblé entendre qu'il n'y aurait pas de hausse d'impôts en 2014, Moscovici l'annonce: au minimum, les prélèvements obligatoires augmenteront de 0,3%. Il se passe donc bien quelque chose... Je suis impressionné par les capacités qu'ont ces gens-là de modifier à loisir et à répétition leurs prévisions.

Dans la méga boite dans laquelle je bossai, chacun présentait ses objectifs en octobre ou novembre pour l'année suivante. Une fois qu'ils étaient validés, en décembre, on faisait deux bilans d'étape, l'un fin mars, l'autre fin juin, nous pouvions nous tromper en mars et corriger. En juin, il fallait être dans la plaque faute de quoi, ça commençait à sentir le roussi. A l'heure des comptes, en janvier suivant, ou l'on avait tout bon, ou l'on était éjecté: la porte pour ceux qui n'avaient pas de soutiens internes, la voie de garage pour les autres. La règle était la même à tous les niveaux de l'entreprise: le droit à l'erreur, une fois, pas deux !

Pour nos socialistes de gouvernement, cépapareil, on modifie tous les 4 matins et roule ma poule, ça passe sans que cela n'étonne plus que cela nos médias, sans que cela ne leur coûte rien ! Combien de fois, entre  les primaires socialistes de 2011 et le 9 août 2012, les prévisions de croissance ont-elle été modifiées ? Ne cherchez pas, ces modifications sont tellement nombreuses qu'ils serait vain de s'amuser à les compter. Mais ils sont encore aux affaires !

Vient le tour des déclarations de la Taubira au New York Times: " Je ne supporte pas d'avoir un patron, ma conscience est mon patron... " Pépère appréciera ainsi que, par exemple, les maires de France qui pour des questions de conscience ne veulent pas célébrer de mariage zinzin. Ce qui est bon pour elle ne l'est pas pour les autres. Circulez !

Et Valls, lui, il fait très fort, lui aussi encore plus médiatiquement présent que Sarkozy ne le fut du temps où il était place Beauvau. " Une idée digne d’intérêt que d'interdire le port du voile dans les universités " ruinant d'un seul coup d'un seul, les séances répétées de calinothérapie qu'il avait dispensé aux muzz ces dernières semaines. L'ambition de Valls n'est plus mesurable tant elle déborde de tous côtés. Le voici posant pour Paris Match devant un toile ou embrassant sa femme à pleine bouche: politique spectacle. Sarkozy l'aurait-il inspiré à ce point ?

Giacobbi, le radical de gauche corse, a proposé de limiter l’accès à la propriété sur l’île de beauté aux Corses exclusivement. Faut-il être con pour proposer un truc aussi con qui ne tiendrait pas 5 minutes devant le Conseil Constitutionnel...

Et enfin, Rebsamen, le candidat malheureux à l'investiture au ministère de l 'Intérieur: " nous avons peut-être manqué de pédagogie " ! Non, déconne ... A la question du journaliste lui demandant s'il allait demander à Harlem Désir de le soutenir pour les prochaines municipales, Rebsamen de répondre: " Je ne pense pas en avoir besoin et son soutien sera plus utile dans d’autres cas. S'il est indispensable que le PS montre les réalisations qui font la spécificité des maires de gauche, ces derniers ne souhaitent pas une campagne nationale. Que les ministres fassent le mieux possible leur travail, cela aidera beaucoup les maires socialistes. " J'adore sa réponse, chez moi, on appelle cela: donner un coup de pied à l'âne; aux ânes en l’occurrence !

Ils sont vraiment phénoménaux ! Drôles ou pathétiques, c'est au choix !

Folie passagère 1847.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 7 août 2013

FMI: le sombre rapport qui annonce une crise politique majeure en France


La gaucholalie et son ministre des finances se réjouissent du dernier rapport produit par le FMI car celui-ci indiquerait que le gouvernement français devrait desserrer l'étau austérité pour relancer la croissance. Rendez-vous compte, si même le FMI le dit ! Je me marre ! Je me marre parce que ce n'est pas tout à fait ce que dit le FMI.  

Ce qu'il dit c'est que pour nous sortir de la mouise dans la quelle nous sommes enlisés le gouvernement et Pépère doivent absolument ralentir le durcissement de la pression fiscale si nous ne voulons pas gâcher les maigres espoirs d'une timide reprise de la croissance tout en poursuivant avec rigueur la réduction de la dépense publique. Le FMI invite donc le gouvernement français à réduire les dépenses publiques pour baisser le déficit, plutôt que de créer de nouvelles taxes, qui « sont parmi les plus élevées sur le plan international et ont un effet négatif sur l’investissement et la création d’emplois ». Cépapareil. Dans trois semaines, la TVA, comme prévu, augmentera et les embauches massives de fonctionnaires sont toujours d'actualité... 

Selon BFM, Moscovici relève une grande convergence de vues avec le FMI sur le diagnostic et l'analyse des risques qui pèsent sur l'activité en Europe et en France ! Repoilade, car dans ce même rapport le FMI dit : " le taux de chômage (selon les critères du Bureau International du Travail) devrait dépasser 11,6% en 2014 et il ne devrait pas baisser en deçà de 10,6% pendant le mandat de François Hollande. ", ce qui serait en parfaite contradiction avec la promesse délirante mais maintes fois répétée de Pépère d'inverser la courbe du chômage d'ici la fin de l'année. 

Là où l'on se marre encore un petit peu, c'est que le FMI donne tout de même un satisfecit à hollande " pour ses réformes visant à réduire les cotisations sur les salaires et à donner plus de flexibilité aux entreprises pour adapter leur main d’œuvre et leur masse salariale. "  Ce qui en langage syndicaliste peut se traduire ainsi: hollande plie devant les entreprises en leur accordant la flexibilité du travail au détriment de la sécurisation de l'emploi. 

Pire encore, le FMI annonce que: " la nouveauté, c’est que la France est en train de perdre du terrain contre l’Italie et l’Espagne, et que cela pourrait entraîner des pertes de parts de marché. Les pays de l’Europe du sud, englués dans des crises très graves, ont entamé une « dévaluation interne » qui a conduit à une baisse des salaires induite par les taux de chômage dramatiques qu’ils connaissent, mais qui a favorisé leurs exportations, et ils constatent une amélioration du solde de leur balance commerciale . En clair, là où la France patauge - la compétitivité - les pays comme l'Espagne ou l'Italie seraient en passe de voir leurs efforts récompensés. 

Bref, nous le voyons, pas vraiment de quoi se réjouir. Alors en admettant que le FMI soit - qui en douterait ?, pas Moscovici en tout cas - plus clairvoyant que notre présiflan, nous allons droit vers une crise majeure. Pas économique, ça, on a l'habitude, elle est là et bien là, mais politique: " un véritable coup de massue politique pour M. Hollande" selon le Daily Télégraph car dès la fin de l'année, et conformément aux vœux de Pépère, les Français le jugeront sur ses résultats et la courbe du chômage ne se sera pas inversée La sanction tombera d'elle-même trois mois plus tard aux élections municipales.

Folie passagère 1842.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 2 août 2013

Le petit mensonge de Pierre Moscovici


Pierre Moscovici est un menteur délicat, j'entends par là, qu'il vous balance des petits mensonges, discrètement, au détour d'une petite phrase. Sujet, verbe, complément et hop, glissé au cœur de sa logorrhée, un petit mensonge, déposé tout en rondeur, juste pour taper où cela devrait faire mal: Les années Sarkozy. Il fait cela si bien que personne ne relève alors ça passe, tranquillou

Tenez, mercredi, qu'a-t-il dit le Mosco ?: " Le deuxième trimestre 2013 a été un trimestre de croissance positive. Je pense que sur la fin de l’année, nous pouvons avoir un rythme comparable, en tout cas nous y travaillons. Et que 2014 devrait être la première année de croissance véritable depuis trois ans. " Il nous dit même, le bougre,  que sur la période 2007-2012, la croissance fut nulle.  Ainsi, notre ministre suggère qu'avant c'était nul et que demain ce serait mieux. C'est juste aller un peu vite et oublier que si en 2012, la croissance du PIB fut nulle ( malgré les prévisions délirantes du camp hollandais maintes fois répétées ), 2010 et 2011 furent des années de croissance avec des taux positifs respectifs de 1,7% et 2%, et 7 trimestres de croissance positive entre juillet 2009 et mars 2011; ce qui compte tenu de la crise " inouïe " qui secoua la France et le monde dans les années précédentes ( 2008 et 2009 ) relèvait de l'exploit !

Moscovici a donc menti. D'aucuns diront que c'est du blabla de politicien, certes, sauf qu'à mentir, ou au mieux, à parler faux, on se décrédibilise. Alors quand il nous dit que 2014 sera l'année de la croissance véritable... hein, qu'il nous permette d'en douter...

Folie passagère 1834.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 18 juillet 2013

Ministères patraques: Pour Jean-Marc Ayrault, il est temps de lever le pied...


Rien de très excitant dans l'actualité ces jours-ci, c'est toujours un peu pareil lorsque vient le temps des vacances. Je lis les journaux, écoute les infos et ce sont les mêmes trucs qui tournent en boucle: 

Mandela qui n'en finit pas de mourir puis de ressusciter et Pépère qui lui a consacré 67 minutes de son temps pour lui écrire une bafouille à l'occasion de son anniversaire et pour lui souhaiter longue vie... Un dangereux supposé terroriste norvégien qui se fait gauler en Corrèze ce qui doit nous rassurer sur les capacités de la police de Valls... Le Tour de France et ses millions de fans un peu idiots sur le bord de la route... Quelques débats politico-économiques sur la transition énergétique ou le grand Paris dont se foutent royalement les 3,6 millions de chômeurs... La canicule qui vient... La gare de Brétigny que bientôt je connaîtrais par cœur sans n'y avoir jamais mis les pieds... Un horrible et dramatique accident de bus en Guyane qui a fait... un mort... Le taux du livret A qui a baissé mais pas autant qu'il aurait dû grâce à Moscovici qui souhaite ainsi - on croit rêver, c'est à mourir de rire - soutenir le pouvoir d'achat des Français... La confirmation que Pierre Verdon est passé malheureusement du statut d'otage à celui de martyr exécuté par des terroristes islamistes; assurance nous est donné que les auteurs de cet assassinat seront recherchés et punis... Les gens du voyage qui squattent illégalement des terrains privés ou municipaux... 

Vous voyez bien, rien de bien passionnant... si ce n'est ces deux petites brèves que je viens de lire, l'une dans le Figaro, l'autre sur le site d'Europe1:

Ayrault qui n'a rien d'autre à faire a offert, à Matignon, un pot convivial à 300 parlementaires de gauche pour marquer la fin de la session parlementaire et ressouder les liens au sein d'une majorité divisée sur des tas de sujets. Il les a invité, c'est constructif, intelligent et pas du tout partisan, à "  rappeler sans cesse l'état dans lequel la précédente majorité a laissé le pays ": c'est donc officiel: l'antisarkozysme comme mode de gouvernance ! C'est brillant, c'est du Ayrault inspiré en somme... 

Cette première brève, manifestation évidente de la bêtise ambiante chez nos dirigeants, semble donc crédibiliser la seconde: nos ministres sont crevés, au bout du rouleau, lessivés, épuisés ou simplement malades. L'un deux a même confié, sous couvert d'anonymat aux journalistes d'Europe 1: " On est à bout. On nous a baissé notre rémunération de 30%, on bosse comme des fous. Le soir, je rentre à minuit chez moi et je mange un plat de pâtes en regardant le mur... Et là-dessus, on nous explique qu'on ne peut pas partir en vacances où on veut ! " 

Et toujours selon Europe 1, Jean-Marc Ayrault, lui-même personnellement, aurait demandé à l'un de ses collaborateurs: " Tu ne veux pas allez dire au président qu'on est crevé ? Il faut qu'on lève un peu le pied…"

Parce qu'il faudrait qu'on les plaigne? Découvriraient-il les joies du travailler plus pour gagner moins ?  Ou font-ils enfin l'apprentissage de ce que c'est que de bosser ?

Pauvres biquets !

Cela me fait penser au célèbre ministère patraque de Thierry Le Luron qu'il serait bien temps de remettre à jour..

Folie passagère 1808.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 11 juillet 2013

L'adversaire de Hollande mène par 2 à 0. La baudruche se dégonfle...


Hollande est un drôle de numéro, tout dans l'esbroufe et la démagogie lorsqu'il est en campagne électorale et une fois élu, tel un ballon de baudruche, au fur et à mesure qu'il se heurte au mur de la réalité, il se dégonfle, se déballonne et se vide totalement de l'essence dont on fait les démagos: les vaines promesses. 

Souvenez-vous, le discours enflammé du Bourget en janvier 2012: " Mon seul adversaire, c'est la finance! " Rhoooo, que cela plut aux assoiffés de changement. Quelques jours plus tard, en voyage promotionnel à Londres, il rassurait les banquiers: non, s'il était élu, il ne leur ferait pas de mal. Mais peu importe, revenu en France, hélas, il confirmait le 23 mars 2012 lors d'un autre meeting: "Je n’ai qu’un adversaire dans cette campagne, c’est la finance, la finance folle, la finance qui a soumis l’économie, qui l’a dominée et qui aujourd’hui entrave les peuples." Les gogos gauchos se réjouissaient, les banquiers faisaient mine de s'en soucier. Il fit encore plus fort, Pépère, dans le texte de sa profession de foi d'entre-deux tours: " La France a été abaissée, je veux la relever, [je mettrai] la finance au pas " Rien que ça ! 

Cette mise au pas de la finance devait se concrétiser selon deux axes principaux: Une grande réforme bancaire avec la séparation des activités des banques (engagement n°7) et l'instauration d'une taxe sur les transactions financières, dite taxe Tobin. On allait voir ce qu'on allait voir; il a été élu et nous voyons... 

La réforme bancaire a été accomplie, a minima, les banquiers qui n'ont pas ménagé leurs efforts pour la réduire à sa plus simple expression en rigolent encore. Moscovici annonçait alors qu'il ne s'agirait pas " d'une retouche cosmétique, d’ajustement à la marge et de petits pas, mais rien de moins que de refonder notre paysage financier pour les 20 prochaines années ". On a vu: au final, le gouvernement optera pour une filialisation qui ne concernera qu’à peine plus d’1% des activités des banques. Bien. 1 à 0 pour la finance. 

Le deuxième axe était l'instauration de la taxe Tobin qui devait permettre de, je cite Pépère, " lutter contre la spéculation et de lever des recettes significatives." L'ancien gouvernement, le méchant, celui de Sarkozy, prévoyait une taxe de 1% sur les mouvements d'actions et d'obligations et 0,01% sur certains produits dérivés et/ou favorisant la spéculation. Le candidat hollande jugeant cela comme manquant d'ambition annonçait que s'il était élu, ce serait 1% et 0,05%. Le tout, concrétisé à l'échelle européenne, devrait rapporter près de 36 milliards d'euros. 

Le 22 janvier, les discussions commencent et onze pays de la zone euro se joignent à la France ( hors UK ) et s'accordent pour discuter le bout de gras sur la base de 1% et de 0,01%. Sur ce deuxième taux, nous sommes déjà loin des 0,05%. Restait à savoir comment l'on répartirait cette mane... mais dès lors, " l'adversaire " se mobilise. Le gouverneur de la banque allemande se joint aux lobbies des finances en déclarant: " Cette taxe, dans sa forme actuelle, est très critiquable, elle aura effets secondaires non intentionnels mais importants. " 

Les oppositions sont nombreuses à cette taxe et le moins que l'on puise dire c'est que Pépère ne se mouille pas trop sur le dossier. C'est par la voie de son ministre des finances, Moscovici, que l'on découvre, subitement, que cette taxe " suscite des inquiétudes quant à l’avenir industriel de la place de Paris et quant au financement de l’économie française ". Quand bien même les discussions restent sur les 1% et les 0,01%, Moscovici déclare: " La proposition de la Commission ( pourtant portée par la France, et rapellons-le, Pépère voulait 0,05%, ndlr ) m’apparaît excessive et risque d’aboutir au résultat inverse si nous ne remettons pas les choses dans les rails. Notre intention n’est en aucun cas d’avoir une taxe qui agirait comme un repoussoir ". 

Et la France de se déballonner à nouveau: Pierre Moscovici a promis de mener, «en concertation» avec les acteurs du secteur financier, «un travail d’amélioration de la proposition de la commission pour mettre en œuvre une taxe qui ne nuise pas au financement de l’économie ". Ne pas nuire au fonctionnement de l'économie; traduisez, c'est la finance qui fait fonctionner l'économie, ne la gênons pas trop... 

Il n' y a pas à tortiller, les lobbies ont bossé, et le seul adversaire du candidat devenu président a encore de beaux jours devant lui... Sa mise au pas n'est pas pour demain. 2-0. 

Avez-vous eu l'occasion d'observer le sourire d'un enfant qui s'estompe lorsque son ballon peu à peu se dégonfle ? C'est un peu cela qui se passe finalement aujourd'hui, tous ceux qui ont cru aux folles et démagogiques promesses de Pépère n'ont plus le sourire, la baudruche se dégonfle chaque jour un peu plus...

Folie passagère 1799.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.