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vendredi 8 mai 2015

Victoire de Cameron, défaite des médias et des instituts de sondage.


C'était il y a à peine deux mois. La quasi-totalité des médias français, globalement de gauche, nous l'avait annoncé Benjamin Netanyahu serait sans doute battu. Tous les sondages le prédisaient. Et comme tous les sondages le prédisaient, tous en chœur, ils reprirent le truc: Bibi serait battu. Et Bibi fut réélu. Et BFM, pour ne citer qu'elle, titrait " Benjamin Netanyahu sort grand vainqueur de ses élections ". Sans être un spécialiste de la politique israélienne, j'avais beau me creuser les méninges, je ne voyais vraiment pas pourquoi il aurait du être battu. J'étais donc surpris que tous nos médias puissent y croire... mais bon... ne sont-ils pas mieux informé que nous ?...

C'était dans l'air du temps avant d'atteindre depuis 3 ou 4 jours son paroxysme, au Royaume-Uni, la réélection de David Cameron semblait fortement compromise. Tous les instituts de sondage l'annonçaient, jamais depuis 30 ans, une élection s'annonçait si incertaine entre le Labour ( la gauche anglaise ) et les conservateurs ( la droite). Les médias français, arrangeant à leur sauce les résultats des sondages anglais, embrayaient et la quasi-totalité de ceux-ci nous l'ont dit: Ce serait juste, très, très juste, David Cameron, dans le meilleur des cas, devrait former une nouvelle coalition. Raté, David Cameron et le Parti conservateur ont été triomphalement réélus obtenant même la majorité absolue au parlement avec 331 élus. Euh... Ils disaient quoi les instituts de sondage ? Ils disaient quoi nos médias ? La leçon israélienne n'avait pas servi, tous ont fait confiance aux sondages et tous se sont plantés. Dans les grandes largeurs.

Pour Cameron, là aussi, je fus surpris par cet espèce d'unanimisme médiatique qui prévoyait une réélection de justesse, voire une défaite. Pourtant, il n'y avait pas besoin d'être grand clerc pour voir, même de ce côté de la Manche, que Cameron avait toutes les chances de l'emporter: Tous les clignotants économiques sont au vert, le chômage moitié moins élevé que chez nous, un Etat se désengageant de tous les secteurs où cela est possible, des entrepreneurs, petits ou grands, en pleine confiance, une croissance de 2,5%, une promesse phare de faire un référendum pour une éventuelle sortie de l'UE, un redressement sans précédent des dépenses publiques, j'en passe et des meilleures. Bref, les Anglais n'étant pas plus cons que la moyenne, reconnaissant de facto qu'un pays qui se réforme vraiment et structurellement est un pays qui gagne, ils devaient logiquement reconduire l'équipe qui gagne et c'est ce qu'ils firent.

Je me pose donc plusieurs questions pour lesquelles, je n'ai pas encore de réponses. Comment les instituts de sondage ont-ils pu à se point se planter ? Sauf à imaginer qu'acquis à la cause travailliste, ils aient cru bon de trafiquer quelque peu leurs estimations. Et comment les médias, britanniques et français (ailleurs je ne sais pas), ont-ils pu à ce point se fourvoyer en suivant les prédictions sondagières au lieu de regarder la réalité ? Sauf à imaginer qu'eux aussi, tout acquis à la cause travailliste, se laissèrent tenter par une tentative de manipulation grossière de l'opinion.

La troisième question étant bien entendu celle de la crédibilité des instituts de sondages: Comment, après deux échecs aussi flagrants, leur faire encore confiance ?

Et enfin, pour finir, peut-on espérer que  les leçons israélienne et britannique servent à quelque chose ici ? Nos médias vont-ils maintenant essayer de faire, par eux-mêmes, de vraies investigations et chercher à comprendre ce que veulent les électeurs ? Politiciens et électeurs vont-ils se mettre enfin à penser et agir par eux-mêmes, selon leurs convictions, sans se laisser influencer/manipuler par des instituts de sondage payés au prix fort ? Rien n'est moins sûr. Hélas.

Folie passagère 2766.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 18 mars 2015

Ben ça alors ! Benjamin Netanyahu est réélu !!


Juste en passant comme cela...

Hier, télévisions et radios nous parlaient de l'élection législative en Israël; les écoutant, je me disais: quel unanimisme, ils voient tous Benjamin Netanyahu ( Bibi ) perdre: usure du pouvoir, trop à droite, salaud, blablabla, j'ai tout entendu. La droite serait perdante, la gauche serait ( forcément ) gagnante !

Perso, sans être un fin connaisseur du bourbier israélien, il me semblait que ce Bibi là avait plutôt bien fait le job, je le voyais donc réélu. Je voyais même dans sa réélection, un joli bras d'honneur fait à tous les abrutis qui voulurent en juillet dernier casser du juif à Sarcelles et Barbès

Aux Grandes Gueules, l'abominable Françoise Degois le proclamait haut et fort: Bibi perdrait et quasi personne pour la contredire. Un auditeur du sud de la France osa dire qu il était sûr et certain qu'il repasserait; le pauvre qu'est-ce qu'il a pris !

Le journal Libération, toujours aussi bien informé, titrait en Une: " Bye bye Bibi ? ".

Le soir, sur LCP, l'émission Ça vous regarde titrait: " Netanyahu poussé vers la sortie ? " et là aussi, même propos, on ne donnait pas cher de Bibi.

La quasi totalité des sondages, curieusement, le donnaient perdant. Certains prédisaient au maximum 22 à 25 sièges à la Knesset pour le Likoud

Et paf ! Le voilà qui est réélu. Et triomphalement en obtenant 30 sièges ! Il obtient près de 24% des voix quand la gauche, donnée favorite, ne franchit même pas les 19% ( 18, 73%)

Comme quoi quand ça veut pas, ça veut pas et Benjamin Netanyahu est reparti pour un quatrième mandat dont trois consécutifs.

C'est bien.

Folie passagère 2699.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 28 novembre 2014

Résolution pour la reconnaissance de l'Etat palestinien. Et puis quoi encore ?


Je suis un peu embêté avec la question palestinienne. Le sujet est tellement compliqué que même les premiers intéressés, les Israéliens et les Palestiniens n'arrivent pas depuis plus de soixante ans à se mettre d'accord. Ce conflit, c'est un peu comme la crise et le chômage en France, ça fait, en ce qui me concerne, 40 ans au moins que j'en entends parler et que d'intifada en intifada, d'attentat en attentat, rien ne change. Les haines sont tellement vivaces et la question religieuse si présente que je ne vois pas comment ils pourraient un jour se mettre d'accord.

On nous dit qu'avec la reconnaissance officielle d'un Etat palestinien, un pas de géant vers la paix serait accompli. Je ne sais pas mais si je regarde une carte de la région, je me dis que ce n'est pas cette reconnaissance qui apaisera les choses. Car qui dit Etat dit territoire et frontières définis, reconnus et respectés et là, on n'est pas sorti de l'auberge... Alors quand j'entends que nos députés débattent d'une résolution visant à défendre la reconnaissance d'un Etat palestinien, j'ai de sérieux doutes sur les capacités de ceux-ci à prendre position. Cette résolution n'aura pas force de loi, elle serait juste selon certains un "coup de pouce" donnée à un processus de paix qui depuis 60 ans en est toujours au stade du... processus.

Alors, puisque nous savons que cette résolution n'aura aucun effet sur le dit processus, quelle peut bien être sa raison d'être, son utilité ? Nos parlementaires n'ont-ils pas d'autres chats à fouetter au pays des 5 millions de chômeurs ? L'initiative, même si elle est soutenue par quelques députés de droite, vient de la gauche: parti socialiste à l'Assemblée Nationale, les écolocons derrière la "multinationale" Benbassa et les communistes au Sénat.

Personnellement et à la réflexion, j'y suis totalement opposé. D'abord parce qu'en soutenant cette résolution, c'est obligatoirement soutenir des organisations terroristes comme le Hamas (dont on découvre que nombre de ses membres s'entraînent en Turquie) ou le Fatah (Celui-ci est membre de plein droit de l'Internationale Socialiste). Soutenir cette proposition, c'est soutenir les méthodes utilisées par le Hamas. Ensuite parce que soutenir la reconnaissance d'un Etat palestinien, c'est prendre le risque d'importer en France ce conflit et d’exacerber les tensions entre diverses communautés; le pénible souvenir des manifestations à Barbes et à Sarcelles l'été dernier devrait nous inciter à la méfiance. Nous avons besoin, en France, plus que jamais d'apaisement. A croire que nos progressistes aiment porter dans les hémicycles, et donc dans le pays, les sujets clivants. Enfin, tant qu'il y aura au pouvoir à Gazza, Ramallah ou Jérusalem des gens, pardon, des palestiniens, qui soutiennent ouvertement le djihadisme et l'Etat islamique, je me dis que soutenir la création d'un Etat palestinien, c'est soutenir Daech et son Islamisme conquérant. Enfin, je vois dans cette résolution un moyen pour la gauche française de se rabibocher avec un électorat muzz bien refroidi par le mariage zinzin et autres dérives "sociétales" (ABCD de l'égalité, théorie du genre...) initiées par les gouvernement successifs de Président; la démagogie et l’électoralisme sont de véritables poisons.

At least, et considérant que l'actuelle Assemblée Nationale n'est plus représentative du peuple français ( l'a-telle été un jour ?), j'estime qu'elle n'a pas à s'engager sur des sujets de politique étrangère si sensibles; que nos députés se contentent d'essayer de bien faire le boulot pour lequel ils sont payés, à savoir défendre les intérêts du peuple français. Ça ira bien comme ça !

Folie passagère 2554.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 13 août 2014

Gaza - Ukraine : Match nul ! 2 000 morts partout !


Hier, je comparais l'aide humanitaire envoyée par la France en Irak et celle envoyée par la Russie en Ukraine. Je ne pensais pas qu'un innocent billet tel que celui-ci serait aussi lu encore que, dès lors que l'on met dans la balance deux poids et deux mesures, les gens réagissent bien souvent au quart de tour. Les chiffres ou les déséquilibres nous pètent à la figure et nous remettent à notre juste place. C'est bien. Je vais donc récidiver aujourd'hui.

Gaza, vous en avez tous entendu parler, on en a fait des tonnes, on a vu les affreuses images, Barbès a été mis à sac, Sarcelles aussi. On a manifesté pour Gaza. On s'est enflammé pour la cause palestinienne ou pour la cause israélienne et les médias n'ont pas été avares d'images: des bombardements intensifs mais parfaitement ciblés d'un côté, des roquettes en veux-tu, en voilà de l'autre. 

Depuis deux jours, un calme précaire semble être plus ou moins revenu. Le temps de faire le bilan: En gros, en un mois de conflit, 2 000 morts côté palestinien, civils ou guerriers du Hamas,  67 soldats israéliens tués. Cela a été un "massacre" ont répété en chœur  les pro-palos, nos politiciens, les médias et la kyrielle habituelle de pacifistes  de tous bords. L'ONU qui n'est jamais avare de bons chiffres estime que 373 000 enfants palestiniens devraient bénéficier à l'avenir d'une aide psychologique... (source: ONU).

Donc Gaza d'un côté et de l'autre, à des milliers de kilomètres... L'Ukraine ! Et qu'est-ce qui se passe-t-il en Ukraine ? Bah, on ne sait plus trop, c'est le bordel, bordel initié sur Maïdan, supporté, voire stimulé, par l'UE et les USA et qui se poursuit maintenant dans l'est de l'Ukraine, là, où 80% population demande son rattachement à la Russie. La Crimée, l'occident a fait une croix dessus, l'Ours l'a récupéré sans coup férir. Donc il nous reste l'est de l'Ukraine. Et de là-bas, on ne parle pas de massacres dans nos JT ou chez nos politiciens. Et pourtant... oui pourtant... L'ONU, elle, nous en parle et que nous dit-elle ? Je vous le donne en mille: "Le bilan des victimes dans l'est de l'Ukraine a été multiplié par deux en 15 jours et dépasse désormais les 2 086 morts, selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les droits de l'homme." Estimation qu'il faut prendre "avec prudence", elle pourrait être rapidement révisée à la hausse, disent-ils ! Et puis attention, l'ONU précise bien que ces 2 086 morts: ce sont des civils (hommes, femmes et enfants) mais aussi des militaires. Depuis mi-avril, en moyenne - l'ONU aime moyenniser - on compte chaque jour 60 morts en est-Ukraine, moyenne qui est passée dernièrement à 70 morts par jour, la journée record étant de 41 morts et 143 blessés le 7 août dernier.

Les chiffres sont implacables: Gaza - Ukraine : Match nul ! 2 000 morts partout ! 

Mais curieusement, à Paris ou ailleurs, on n'a pas défilé ni manifesté pour Donestk, on n'a pas mis à sac Barbès ou la little Odessa francilienne, on n'a pas envoyé de vivres, on refuse même que la Russie en livre, le NPA, LO, l'extrême gauche et compagnie se sont tus, BHL a disparu, Fabius et Hollande ne sont pas "sidérés", les médias ne nous gonflent pas avec ce conflit... Il y a même fort à parier que si l'ONU ne tenait pas scrupuleusement le compte des cadavres qui s'entassent, personne n'aurait pris connaissance de la fin (toute provisoire) du match opposant Gaza à Donestk.

Étonnant, non ?

A croire que dans le cœur des hommes, il y a des morts qui comptent plus que d'autres...

Sur ces considérations un brin amères, mes chers amis, je vous quitte demain pour quelques jours de vacances bien mérités; il est hors de question que je rate une deuxième fois, en trois semaines, mon gay chalutier. Retour le 21 août !

Bon vent et bonne mer à tous, même en Socialie !

Folie passagère 2419.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.