Affichage des articles dont le libellé est Ukraine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ukraine. Afficher tous les articles

samedi 27 avril 2019

Le retour des peuples

Vous attendiez peut-être un billet sur la prestation de Macron... Hélas, comment commenter la médiocrité... J'ai préféré un peu de Bercoff.



Le retour des Peuples, par André Bercoff pour RT France:

" La politique se meurt, la politique est morte. Mais non. Fake news. Ce sont les politiques, comme on les pratique et comme ils se vivent, qui vont de moins en moins bien. Depuis des années, en effet, comme ils font leurs dénis, ils se couchent. Ils n’ont pas voulu voir que la représentation parlementaire, voire présidentielle, l’un des fondements de la démocratie, est devenue peu à peu un théâtre d’ombres sur la scène duquel les marionnettistes ne tiennent plus grand compte des spectateurs. Sécession des élites, en leur oubli volontaire et organisé des populations soi-disant non productives à qui, faute de pain et d’avenir, on propose de la brioche et du minimum vital. Un peu partout, en Europe en particulier, et jusqu’aux frontières de l’Occident, des millions de laissés-pour-compte, d’invisibles et de «gens de peu» ne se demandent même plus à quelle sauce ils sont mangés puisqu’on leur a expliqué  qu’au fond ils ne servent pas à grand chose mais que dans leur grande générosité et leur indéfectible humanisme, les princes qui nous gouvernent ne vont pas leur indiquer tout de suite le chemin des abattoirs. Ils continueraient à être nourris, logés, blanchis, à la condition expresse qu’ils rabotent définitivement leurs exigences et qu’ils se contentent de survivre.

Et voilà-t-il pas que ça et là, des brèches apparaissent, des failles se creusent, des coups de canifs se multiplient dans les contrats léonins qui régissent le système. Un humoriste italien, Beppe Grillo, crée le mouvement Cinq Étoiles et organise un VaffanculoDay. Déjouant tous les pronostics, sondages et autres clichés plus ou moins avariés, il conquiert en quelques années un électorat qui, aujourd’hui, avec la Ligue de Matteo Salvini, a pris le pouvoir dans la péninsule. Ce qui aurait été considéré comme une impossibilité délirante il y a encore quelques années.

Et il y a quelques jours, en Ukraine, un humoriste qui n’avait jamais touché à la politique et ne brillait que dans les séries télévisées et le one man show, remporte la présidence de la république avec 73% des votants. À des milliers de kilomètres de là, il y a plus de deux ans, un magnat de l’immobilier qui lui non plus n’avait jamais fait de politique active et se partageait entre les caméras de la téléréalité et les milliards de dollars par lui investis dans la construction de gratte-ciels, remporte, contre toute attente, et contre la quasi totalité des médias, les élections présidentielles américaines. Un peu plus au sud, fatigués de la corruption et surtout de l’insécurité quotidienne, les Brésiliens ont plébiscité un ancien général, à la surprise catastrophée des sachants, experts et autres spécialistes auto-proclamés de phénomènes qu’ils n’ont même pas vu venir. Si l’on complète le tableau avec l’Europe de l’Est qui célèbre sa liberté retrouvée en faisant de la Frontière, jadis considérée comme une régression frileuse, le concept essentiel de leur survie, et d’une Angleterre qui ne sait plus à quel Brexit se vouer, force est de constater qu’un grand basculement a commencé : celui du retour des peuples. Il ne s’arrêtera pas.

Les raisons de cet ébranlement des plaques tectoniques, on les connaît : une mondialisation heureuse pour les uns, tragique pour d’autres. Libre circulation des hommes et des armes, de l’argent et des produits, lutte de tous contre tous dans les eaux glacées du calcul égoïste, comme l’écrivait l’ancêtre Karl Marx. Diminution incontestable et bienvenue de la pauvreté dans les pays dits du Tiers monde, prospérité foudroyante des élites productives des grandes métropoles planétaires, où se situent toutes les innovations et les créations startuppeuses des nouveaux territoires de la ruée vers l’or ; migrations de masse, voulues par les uns, subies par les autres ; fuites aussi éperdues que luxueuses dans les paradis fiscaux de la part de ceux qui protègent leurs fortunes et leurs manoirs à l’aide de hauts murs et de polices privées ; glorification, par ceux qui considèrent le monde comme leur résidence principale, du nomadisme, du multiculturalisme, de la perte d’identité considérée comme l’un des beaux-arts. Les nouveaux maîtres de l’univers prônent évidemment la société ouverte, l’accueil permanent sans quotas ni filtres, l’Occident comme passoire et l’Europe comme maison de tolérance. Qu’importent les malaises dans la civilisation pourvu que les salaires restent les plus bas possibles. Une nouvelle lutte des classes naît ainsi qui n’oppose plus gauche et droite réconciliées depuis longtemps dans la soumission aux lois de la finance, mais ceux d’en haut et ceux d’en bas. Toute la question désormais est de savoir si les premiers sauront tendre la main aux seconds afin que ceux-ci ne se transforment pas en bombes à retardement.

Aujourd’hui, nous sommes entourés d’hommes et de femmes qui ne savent plus où ils habitent, qui ont perdu leurs repères et qui se demandent si leur avenir et surtout celui de leurs enfants sera fait de sang, de sueur et de larmes, ou des couleurs arc-en-ciel d’un horizon encore possible. Une chose est sûre, ils ne se tairont plus. Et ne se terreront plus."

Une chose est sûre, ils ne se tairont plus. Et ne se terreront plus." J'aimerais être aussi optimiste qu'André Bercoff...

Résultat de recherche d'images pour "andré bercoff"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 15 août 2017

Ne pas tout mélanger: Y a Nazis et Nazis !

Bon, je vais vous expliquer... Il y a des méchants Nazis, des suprémacistes aux States que le monde entier déteste. Ils ne sont pas fréquentables, il faut les dénoncer parce qu'ils prêchent la haine et sont hypers racistes. Certains - dont l'inénarrable journal de référence que la terre entière nous envie, Le Monde - appellent même à dénoncer publiquement, en donnant le nom et l'adresse, ces affreux. Même Trump  dit d'eux qu'ils sont le mal incarné; c'est dire !

Au compteur, ces méchants nazis américains ont cette année 1 mort et une vingtaine de blessés. Ce n'est pas beaucoup mais c'est, vous en conviendrez, déjà beaucoup trop. Pour vous aider à les reconnaître, je vous glisse quelques photos:

Résultat de recherche d'images pour "Charlottesville" Résultat de recherche d'images pour "Charlottesville"

Résultat de recherche d'images pour "Charlottesville"

Et puis, il y a les autres nazis. Ceux-là, ils sont très fréquentables. Même qu'il y a des tas de gens très bien, comme le célèbre Mc Cain ou le non moins célèbre BHL, qui les ont aidé à être ce qu'ils sont aujourd'hui. La totalité de nos dirigeants européens les connaissent fort bien et, puisqu'ils ne disent rien, consentent à les voir se promener et agir librement et armés jusqu'aux dents. Le pouvoir local, soutenu par toute la communauté internationale ou presque, les utilise tranquillou pour réprimer  et accessoirement exécuter toute personne qui n'irait pas dans le sens de l'histoire ou qui aurait exprimé trop de sympathie pour la Russie. Ces nazis là, on les trouve en Ukraine mais comme ils sont moins cons que les méchants nazis américains, ils se font appeler autrement, genre nationalistes, par exemple. Ils se sont même organisés en groupe armé ou en bataillon. Comme le Bataillon Azov ou Pravy Sector. Ils ont du pognon dont l'origine n'est pas difficile à identifier, suffit d'aller chercher du côté de Kiev et par delà Kiev... enfin, vous voyez... Je ne vous fais pas un dessin... Enfin bref, ceux-là sont donc fréquentables, admirables même, diront certains et dans le Dombass, ils font du sacré bon boulot: ils atomisent à qui mieux-mieux toute la région, églises, hopitaux, femmes et enfants... en toute impunité et sans que quiconque, pas même au Monde, ne moufte.  Allez, là aussi, je vous mets quelques photos pour que vous puissiez faire la différence...

Résultat de recherche d'images pour "bataillon azov" Résultat de recherche d'images pour "bataillon azov"

Résultat de recherche d'images pour "bataillon azov" Résultat de recherche d'images pour "bataillon azov"

Résultat de recherche d'images pour "bataillon azov" Résultat de recherche d'images pour "bataillon azov"

Ils se dit même que ces nazis patriotes là ont des succursales copains en France... mais chut, faudrait pas que tout cela devienne gênant...

Allez, ne me remerciez pas, c'était la petite leçon du jour et souvenez-vous: il y a des gentils nazis et des méchants, c'est comme ça !

Folie passagère 3410
Résultat de recherche d'images pour "bataillon azov francais"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

jeudi 27 août 2015

L'Ukraine est sauvée; de quoi faire enrager Alexis Tsipras...

(Le premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk et sa ministre des finances Natali Jaresko)
Vous avez entendu parler de la crise grecque, même que l'on vous en a tellement parlé que cela vous a saoulé. Une ultra-gauche qui se fait élire en janvier en promettant de raser gratis, un Tsipras qui traite par dessus la jambe un référendum populaire qu'il avait pourtant décidé, sans aucune obligation, d'organiser, des négociations qui n'en finissent plus avec la troïka afin d'éviter une cessation de paiement et une éventuelle sortie de la zone euro... et le même Tsipras qui, au bout du bout, baisse la culotte, balaie toutes ses promesses électorales et accède à toutes les demandes de ses créanciers pour finalement démissionner.

Tous les médias vous ont saoulé avec ça. Grexit, no Grexit... Du soir au matin et du matin au soir, il y en avait que pour la Grèce. C'est dire si la situation était grave. Enfin, après des mois de psychodrame médiatisé, tout est rentré dans l'ordre... Jusqu'au prochain épisode.

Et bien voyez-vous, il y a un autre pays qui était dans une merde noire. Au bord de la cessation de paiement, quasi plus un sou en poche et des milliards d'euros à rembourser à ses créanciers de tous bords et de toutes origines. Un pays presque aussi proche de nous que la Grèce. Un pays qui certes n'est pas dans l'Union même si tout est fait pour qu'il y rentre dès que possible. Et bien ce pays, c'est l'Ukraine. Au bord du gouffre, de la faillite, en pleine récession avec une dette publique qui a doublée en un an, avec une industrie en plein marasme, bref, un pays sinistré.

Et bien, ce pays, sept ou huit fois plus peuplé que la Grèce, en douce, sans que vous en entendiez parler plus que cela, sans que les médias nous bassinent avec, vient de résoudre son problème de cessation de paiement. Oh, il y a bien eu des négociations qui ont duré quelques mois, des négos feutrées dont on ne nous a pas dit grand chose, mais finalement, sans que personne ne démissionne, sans qu'une gauche populiste arrive au pouvoir, sans référendum, sans vote, sans que l'Ukrainien de base ne se soit aperçu de quoique ce soit, le pays respire. Un accord a été signé. Cherchez pas à savoir ce que contient cet accord, peu importe et puis de toute façon, vous aurez du mal à en trouver une copie, Un accord a été signé, un accord tellement cool qu'il fait dire à la potiche qui sert de premier ministre à Kiev que " jamais un pays au bord de la cessation de paiement n'a obtenu de telles conditions ". C'est dire si tout le monde a été gentil avec l'Ukraine: Un effacement de 20% de sa dette soit 3,2 milliards d'euros, un allongement de 4 ans de son délai de remboursement, une hausse des taux d’intérêts d'à peine 0,50%, un FMI qui confirme son engagement de lui verser sur 4 ans 17 milliards d'euros et la confirmation d'une aide internationale de 40 milliards, là aussi sur 4 ans. Difficile de faire mieux, non ? A faire enrager Tsipras.

Et tout cela sans que Ni Claire Chazal, ni Pujadas, encore moins BFM et Itélé, ne nous en parlent. Que même que si vous tapez sur Google tel que je viens de le faire ( ça pourra peut-être changer par la suite ): "Ukraine ", vous ne trouverez que 3 petits articles ( Le Monde, Le Figaro et RFI) pour évoquer cet accord " comme aucun pays n'a jamais obtenu ". C'est-y-pas extraordinaire ?

De là à penser qu'entre la Grèce et l'Ukraine, il y a deux poids, deux mesures, voilà qui ne fait aucun doute. Je me demande bien pourquoi...

Folie passagère 2882.
Résultat de recherche d'images pour "tsipras"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 26 avril 2015

Pleure, ô Pays bien aimé


Je n'ai rien d'un royaliste mais je n'ai strictement rien contre les royalistes. Tombant par hasard sur le blog du Comte de Paris; Monseigneur, c’est comme cela que, me semble-t-il , on dit, écrit régulièrement. j'y ai trouvé lecture agréable et intéressante... 

" Il est nécessaire d’assimiler, de comprendre cette évidence: la greffe d’un Islam conquérant et dominateur en terre Chrétienne depuis des millénaires est aussi incompatible que celle d’une Chrétienté en terre d’Islam. L’Histoire depuis l’an 742 le démontre. La victoire de Poitiers sur les escadrons arabo-berbères signe l’arrêt de l’expansion des Arabes vers le nord. De leur côté au moyen-orient Saladin et ses successeurs mettent fin aux croisades chrétiennes après la mort du Roi Saint Louis à Tunis en 1270. De même les Rois Catholiques d’Espagne chassent le dernier Roi Arabe de Grenade, Boabdil, en 1492, libérant ainsi la péninsule ibérique. Tandis que Don Juan d’Autriche en 1571 détruit la flotte turque à la bataille de Lépante. Après les dernières tentatives de conquête, les Ottomans échouent devant Vienne en 1529 puis en 1683. Une sorte de statut-quo s’installe alors autour de la Méditerranée. Au nord des Dardanelles et de Gibraltar, c’est terre chrétienne. Au sud, c’est terre islamique.

Pourtant ces frontières immatérielles n’ont jamais empêché la culture, les arts et la science de s’entrecroiser. Ce furent autant de ponts permettant le dialogue, parfois des alliances. La Chrétienté, comme l’Islam ont su tisser une compréhension respectueuse sur la trame de la diversité. Ce fragile équilibre, fondé sur le respect des Etats, des êtres et des religions, fut contesté, mis à mal à partir de 1793 par les terroristes Jacobins et par leur idéologie laïque sans foi, déniant toute Loi naturelle transcendante. En décidant d’imposer au monde, si besoin est par la force, la négation de toute Loi Supérieure, si ce n’est celle de leur minuscule volonté, ils ont déclaré que les peuples peuvent disposer d’eux mêmes. Puis ils ont proclamé unilatéralement leur droit d’intervenir pour libérer les peuples de leurs dirigeants, considérés comme des « tyrans »… N’ayant pas réfléchi aux conséquences de leurs actes, ils ont installé le chaos, plus de souffrances et de misères. C’est ainsi que l’idéologie tient lieu de stratégie et on se demande si le mot même de stratégie a le même sens pour eux que pour Sun- Tzu, ou Clausewitz ? 

La France, terre mystique au destin singulier, dont la déclinaison existe dans sa modernité, trouve un écho dans « une certaine idée de la France » disait de Gaulle. La France des Pays ainsi que l’on s’exprimait autrefois dans sa construction centralisatrice, avant l’heure, était déjà un concept Capétien, et pourtant la terre de France était hérissée de libertés, car elle fut toujours terre d’accueil et elle pouvait assimiler, car elle était forte, elle savait faire respecter son identité et savait intégrer l’immigrant, respectant son identité et sa liberté. Il ne pouvait être question de primer quelque religion sur l’identité de chacun, ni l’identité collective de la France et le respect de ses lois sur quelque communautarisme.

La laïcité que notre gouvernance actuelle nous impose est semblable au poison qui fut versé dans l’oreille du Roi du Danemark par Hamlet (Shakespeare). Il s’infiltre et pourrit le cerveau. Il engendre la haine de la Chrétienté permettant à l’Islam d’envahir notre terre, à des fins électorale et, bientôt, faute de police, faute de gendarmerie, ou pire d’armée, le peuple de France retournera au néant, ou alors un sursaut risque de les pousser à la révolte, aux pogroms ! A Dieu ne plaise…

Français de souche depuis Hugues Capet (987), je me dois de dire ma répulsion pour ce grand chambardement que l’on tente de nous imposer pour transmuter les Français en « ilotes », sans sexe, sans passé, sans avenir, sans âme, bref en singes de Dieu. Pourtant comme tant de Français, je voudrais trouver des solutions pacifiques afin de contrer cette haine et cette sottise, qui à la longue nous transforment en futurs esclaves de ces nouveaux barbares de l’Islam.

Il est donc urgent de connaître cet ennemi, largement infiltré en Europe, tout comme en France; car la terre Chrétienne, à partir d’un certain seuil de tolérance, ne pourra plus supporter ce greffon que l’on nous impose et qui ne veut pas être assimilé à notre façon de » vivre, à notre mode vestimentaire, à notre goût culinaire, à la mixité dans les hôpitaux ou dans les piscines et encore moins à la démocratie, qui pour nos envahisseurs est une farce nécessaire pour ne pas avoir d’ennuis dans le moment présent. Ce n’est pas aux Chrétiens de s’adapter à l’Islam, mais à l’Islam à s’adapter à nos lois, à TOUTES nos lois, en terre Chrétienne! Or Daesh a déjà des alliés en Ukraine, côté Kiev: le bataillon « Doudaïev », très bien armé, composé de Tchétchènes, de Caucasiens et de néo-fascistes, au nord de Donetz, tout comme le bataillon « Al Mansour » composé de Tatars, qui défend Marioupol. On parle déjà d’une infiltration d’éléments armés dans la chaîne des Carpates. Ce massif montagneux touche la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie et la Bulgarie, toute l’Europe centrale…. Je n’ai pas ici la place de vous détailler toutes les diverses 5°colonnes qui existent en Europe Occidentale. Lorsque Hercule, dans la mythologie antique grecque, tue l’Hydre de Lerne, il se rend compte qu’en coupant une tête, une ou trois autres la remplace immédiatement. Pour en terminer avec la bête immonde il tranche la racine. La racine Daesh est le résultat d’une politique de gribouille engendrée dans les prisons occidentales. Au nom d’une démocratie, que l’on ne pourra imposer au monde musulman avant des siècles et pour des raisons non avouées de faire main basse sur des ressources énergétiques ou des mines de métaux précieux pour nos industries, sans oublier au passage quelques pillages d’oeuvres d’art, l’occident a armé des milices contre Bachar El Assad. Ces milices ont été phagocytées par Daesh avec armes et bagages. Il serait temps d’entreprendre enfin une « real-politik ». Certes Bachar-El-Assad a commis des atrocités personne ne peut le nier. La coalition occidentale n’a fait que renforcer Daesh et Bachar El Assad est toujours là. Il devient un des volets du rempart pour permettre de détruire Daesh. Les Américains ont bien compris qu’il est nécessaire de changer de stratégie aussi bien avec Bachar-El-Assad qu’avec Téhéran… Mais dans ce jeu d’échecs ils oublient une pièce maîtresse, qui est liée géographiquement et historiquement avec cette région du Moyen-Orient: la Russie.

Pour arrêter Daesh en Ukraine et par conséquence de déboucher en Europe, l’alliance avec la Russie devient indispensable, car ce n’est pas le fantoche qui a été élu par la CIA à Kiev qui peut résoudre le problème en Ukraine, puisqu’il est l’otage de Moutayeb, patron des Tchétchènes en Ukraine de l’ouest. Je ne suis pas le seul à penser que l’Europe a, ou aura besoin de s’allier à la Russie. Le maître du Kremlin est un remarquable stratège et un excellent joueur d’échecs. Pour le moment, il attend et la Russie est avec lui. Plus nous tarderons, plus ses exigences seront proportionnellement fortes. Il est temps, afin d’éviter une guerre sanglante et barbare, de se mettre autour d’une table et de négocier avec le Maître du Kremlin. Il détient plus de cartes que l’Occident et son intérêt est également le nôtre.

Sinon, craignons que le va-t-en-guerre qui prendrait le pouvoir en 2016 aux USA ne nous entraîne dans une conflagration armée, cette fois véritablement mondiale. Alors « pleure ô pays bien aimé ». Je reprends ici les paroles de la mère de Boabdil, dernier Roi Arabe de Grenade dont le portrait se trouve derrière moi dans ce bureau d’où je vous écris : « Pleure comme une femme ce que tu n’as pas su défendre comme un homme. » "

Paru le 18 mars 2015, sur le blog du Comte de Paris, Henri d'Orléans, sous le titre " Pleure, ô pays bien aimé ", titre du livre de Alan Paton, 1950.

Résultat de recherche d'images pour "Henri d orléans"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 16 avril 2015

Mais indignez-vous bordel, indignez-vous !

( Oles Bouzina)

Vous vous souvenez de l'assassinat de Boris Nemtsov ? Celui que l'on nous présentait comme principal opposant à Poutine même si selon Jacques Sapir il ne représentait plus grand chose. Un assassinat commis à quelques pas du Kremlin, le monde entier s'indigna: la main de Poutine avait encore frappé.

On se souvient de l'émotion internationale consécutive; tout ce que le monde comptait d'indignés et d'anti-Poutine se levèrent dans un même élan tout à fait Danette pour dire " plus jamais ça ! ". " Je suis Boris ". Les plus hautes autorités françaises furent elles aussi indignées, scandalisées. Président dénonça " l'assassinat odieux d'un défenseur courageux et inlassable de la démocratie ". Manuel Valls rendit " hommage au courageux militant de la paix lâchement assassiné. " Et je ne vous parle même pas des cris d'indignation de la gauchosphère française ! Le journal Le Monde titrait " Boris Nemtsov assassiné ! " et TF1.fr osait: " Nemtsov assassiné, peut-être avec le feu vert de Poutine ".

Le monde entier, vous dis-je. Angela, émue, se déclara " consternée par ce meurtre lâche " et Obama lui aussi qualifia ce crime de " lâche ". A Kiev, les déclarations sont du même tonneau. Tous, absolument tous, parleront de provocation et demanderont  à Vladimir de mener les investigations nécessaires, d'urgence, et de manière transparente afin d'élucider le mystère entourant cette mort ignoble.

Et bien vous allez trouver cela curieux mais voilà t-y pas que c'est à Kiev que les assassinats d'opposants au régime de Porochenko, régime soutenu par les mêmes que précités, se succèdent. En l'espace de 48 heures, deux opposants notoires au régime nationaliste installé à Kiev par les USA et l'Union Européenne issu de la révolution de Maïdan et des élections de mai 2014 sont abattus; l'un à son domicile, l'autre en pleine rue à l'entrée de son immeuble.

Le premier s'appelait Oleg Kalachnikov (sic), un soutien et un proche du président déchu Ianoukovitch, il fut un temps, avant Maïdan, président du parlement de Kiev. Le deuxième s'appelait Oles Bouzina et était journaliste, opposant au régime actuellement en place à Kiev et régulièrement intervenant à la télévision russe.

Rendez-vous compte un peu: Deux opposants au régime de Kiev abattus coup sur coup; à qui le tour ? Et personne pour s'en indigner. Personne pour exiger de Porochenko qu'il diligente une enquête "transparente ". Même pas un petit communiqué de l'Elysée, rien du côté de Matignon, Angela et Obama aux abonnés absents et toujours rien sur les blogs gauchistes ! C'est dingue, non ? Un régime épris de démocratie et de liberté, soutenu par l'Occident, se met à dézinguer ses opposants de la plus " odieuse " des manières et personne ne dit rien...  

Mais indignez-vous bordel, indignez-vous ! Non ? Ben tant pis. Je ne suis pas étonné.

Folie passagère 2740.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 12 février 2015

Le scandaleux point numéro 5 de l'accord de Minsk !


Ça y est ! Les accords de Minsk ont été signés. Les 4 de Minsk sont parvenus à un accord après seize heures de négociations; une nuit entière. On aura bien insisté, les médias aussi, sur la longueur de ces négociations, ça fait partie du jeu, plus c'est long, plus c'est bon. Le B.A BA. de toutes négo: Montrer que ça a été dur, que tout le monde n'était pas d'accord mais que grâce à chacun, on y est arrivé. Ne reste plus à " chacun " de tirer la couverture à soi, une fois rentré au pays: " C'était pas facile, mais on y est arrivé et il faudra rester vigilant et maintenir la pression, pas sûr que ça marche mais on aura tout fait... " Blablabla...

L'accord a néanmoins été signé et il prévoit, tous les médias s'en sont fait l'écho, c'est pour cela qu'on ne s'étendra pas dessus, un cessez-le-feu à partir de dimanche prochain et la création d'une zone tampon de 50 à 70km de large, zone de laquelle les belligérants retireront sous 14 jours leurs gros canons, " les armes lourdes "; pour les " armes légères " rien n'est prévu... Une nouvelle ligne dé démarcation a été tracée, celle de septembre pour les séparatistes pro-russes, la ligne de front actuelle pour l'armée ukrainienne. On rend les otages et on échange les prisonniers. L'accord prévoit aussi le retrait du territoire Ukrainien de toutes forces militaires " non officielles ", as well  as mercenaries ( coucou Barack ) Bon voilà, c'est en gros le résumé de cet accord tel qu'il nous est transmis par les médias et les participants. On respire, la guerre n'aura peut-être pas lieu. Chic. 5 300 morts, ça commence à faire beaucoup, arrêtons les frais. Tous les frais.


C'est ainsi, dans un esprit pacificateur, qu'on nous passe sous silence le point numéro 5 du texte de Minsk. Et que dit-il ce point 5 ? Il dit: " Provide pardon and amnesty by way of enacting a law that forbids persecution and punishment of persons in relation to events that took place in particular departments of Donetsk and Luhansk Oblasts of Ukraine." Ce qui en Français et résumé veut dire que nul ne sera poursuivi par un quelconque tribunal national ou international pour des actes de guerre commis dans les régions de Donetsk et de Luhansk. Une loi sera spécialement promulguée à cette intention. En clair, quiconque aura commis une atrocité, un crime de guerre, une saloperie sur ces zones durant le conflit bénéficiera d'une totale impunité. Cool, non ?

Vous me direz, ce n'est pas notre problème, ce sont leurs morts et leurs exactions, qu'ils se pardonnent mutuellement et n'en parlons plus. Oui,sauf que...

Sauf que vous vous souvenez certainement de cet avion, le MH17 de la Malaysian Airlines, qui fut abattu par on ne sait toujours pas qui en Ukraine le 17 juillet 2014. Un crash qui provoqua une émotion légitime dans le monde entier et accessoirement  la mort de 298 personnes de dix nationalités différentes, totalement étrangères à ce conflit ukrainien (Rassurez-vous, 0 victimes russes ou ukrainiennes). Où c'est-y qu'il a été abattu ? Je vous le donne en mille ? Pile-poil dans cette " zone d'impunité " négociée à Minsk: juste à côté de Torez, dans la région de Donestk ( Donestk Oblast ) ! Pas belle la vie ? Les familles des 298 victimes (et le reste du monde) ne sauront sans doute jamais qui fut responsable de cette catastrophe, pis si un jour on arrive à trouver les responsables, ceux-ci pourront allègrement faire un pied-de-nez à tous ceux qui les verraient bien sous les barreaux. Comment ça, je rigole, vous ne savez pas lire, c'est écrit en toutes lettres, noir sur blanc et co-signé par Porochenko, Poutin, Merkel et Président: " Provide pardon and amnesty by way of enacting a law that forbids persecution and punishment of persons in relation to events that took place in particular departments of Donetsk and Luhansk Oblasts of Ukraine. "

Vous trouvez cela scandaleux ? Les familles de victimes vont à juste titre hurler ? les atrocités commises localement ne seront jamais ni condamnés, ni jugées ? Pas votre problème, c'est si peu dans le global, c'est signé, c'est acté !

C'est peut-être mieux ainsi; ne nous arrêtons pas à ces détails de l'histoire, on a des Mistral à livrer, Mistral qui en attendant d'être livrés nous coûtent 5 millions d'euros par mois en frais de maintenance et de gardiennage, soit 60 millions d'euros par an. Une paille ! Vous me direz, c'est pas cher, c'est l'Etat qui paie ! Sans compter les 21 milliards d'euros qu'ont déjà coûté à l'Union Européenne ( dont la France ) les sanctions prises contre la Russie. Vous comprendre qu'à ce prix-là, nombreux sont ceux qui verraient d'un bon œil les choses se calmer en Ukraine. Voilà qui vaut bien une petite amnistie.

NB: Étonnamment, à l'heure où je publie ce billet, et sauf erreur de ma part, aucun média, ni même le site de l'Elysée, ne se sont donnés la peine de publier une version en français de cet accord.

Folie passagère 2655.
Résultat de recherche d'images pour "crash mh ukraine"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 10 février 2015

Repenser notre relation avec la Russie. En débattre. En faire notre allié.


Peu importe l'auteur du texte qui suit. Il y a juste à savoir que c'est quelqu'un de très connu, souvent capable de dire n'importe quoi et avec qui, neuf fois sur dix, je suis en désaccord - normal, il est " de gauche " - mais qui parfois, comme ici, a le mot juste. Ne cherchez pas à savoir de qui il s'agit, vous pourriez être surpris, je vous le dirais plus tard dans la journée, lisez et dites moi ce que vous en pensez.

" Une fois de plus, nous pouvons être entraînés dans une guerre absurde, contre ceux qui devraient être nos alliés dans d’autres combats infiniment plus importants. 

Il est en effet totalement absurde de se poser en défenseur d’un gouvernement ukrainien aussi incohérent que les précédents, incapable de proposer un programme de reconstruction de l’État, et qui ne trouve pas mieux pour exister que de réaffirmer que le russe, langue maternelle d’une partie significative de sa population, n’est plus langue nationale.

Alors, faut-il s’indigner de voir la Russie se poser en défenseur des droits de ces minorités ? Nous opposerions nous aux Hollandais s’ils volaient au secours des Flamands à qui un gouvernement belge aurait interdit de parler leur langue ? Et nous, Français, ne réagirions nous pas si le gouvernement suisse interdisait à ses citoyens de parler le français ?

Si l’Ukraine ne veut pas donner à ses russophones un statut décent, il est normal que ceux-ci veuillent l’obtenir, et qu’ils appellent à l’aide la Russie voisine, où beaucoup d’entre eux se sont déjà réfugiés.

Ne nous laissons pas entraîner par ceux qui prétendent que la Russie voudrait ensuite se saisir de la Pologne ou des pays baltes, en réalité invulnérables parce que membres indéfectibles de nos alliances. Ne nous laissons pas non plus entraîner par ceux qui prétendent inviolables les frontières de l’Europe quand cela les arrange et qui ne se sont pas opposés à la sécession de la Slovaquie, à la partition de la Yougoslavie ni même au redécoupage des frontières lors de la naissance du Kosovo !

Enfin, le conflit qui menace désormais avec la Russie, pour la défense d’un gouvernement ukrainien incompétent, est d’autant plus absurde que nous avons bien des combats essentiels à mener en commun avec les Russes.

Ne voit-on pas que le terrorisme fondamentaliste est en train de tenter de s’organiser en un état islamiste unique, qui irait du Nigéria à la Tchétchénie, en passant par le Mali, la Libye, la Syrie, l’Irak, l’Afghanistan et une partie du Pakistan ? Ne voit-on pas que ce qui se joue avec le terrorisme en Europe renvoie en écho à cette même bataille ? Ne voit-on pas que les compétences de l’armée russe en matière de lutte antiterroriste nous seraient fort utiles dans cet affrontement majeur ?

La France doit donc pousser les Européens à se dégager de l’influence ici délétère de ceux qui, aux Etats-Unis et en Europe, en particulier en Pologne, continuent de confondre Poutine avec Hitler. Et de ceux qui, comme dans les organes de direction de l’OTAN, sont heureux d’inventer un ennemi imaginaire pour justifier leur existence.

Il est urgent de proposer à nos partenaires européens de parler à la Russie comme un allié potentiel et non comme un ennemi imaginaire. Ce serait, d’ailleurs, la seule façon de pousser ce pays vers la démocratie.

Il est en conséquence aussi urgent de repenser notre loi de programmation militaire. Et en particulier nos stratégies de défense.

La France est l’un des rares pays au monde à maîtriser la dissuasion nucléaire, les opérations spéciales, et la projection de forces conventionnelles et d’entrée en premier sur un théâtre. Elle est par ailleurs le seul pays d’Europe à posséder un porte-avion nucléaire. Mais son effort de défense n’est pas adapté à la nature des menaces à venir, et il décline depuis 1995 (avec notamment une baisse de 30% des effectifs en vingt ans). L’opération Serval au Mali a ainsi révélé les failles de nos équipements de renseignement (drones), de logistique (transporteurs), et de ravitaillement en vol, où certains de nos matériels en service le sont depuis plus de 50 ans ! Alors que nous dépensons des sommes indues, depuis trop longtemps, pour maintenir la chaîne de production du Rafale, pour le seul bénéfice de l’entreprise qui le produit. [seule phrase de ce texte avec laquelle je ne sois pas d'accord]

Tout cela serait à repenser. D’urgence. Il faudrait pour cela, en toute priorité, débattre, au Parlement, de notre vision du monde et de ses menaces. Beau débat. Bien plus intéressant et important que tous ceux qui agitent aujourd’hui notre classe politique."

Oui, repenser notre relation avec la Russie, en débattre, en faire notre allié. Voilà un challenge intéressant pour Président, challenge qu'hélas je ne le vois pas relever. Il préfère, cette andouille, parler de guerre ouverte.

Folie passagère 2651.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.