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vendredi 28 novembre 2014

Election Présidence de l'UMP: Mode d'emploi et commentaires


Conduisant la voiture, j'écoutais les Grandes Gueules sur RMC avec cette question du jour s'adressant (faussement) aux adhérents de l'UMP: L'élection pour la Présidence va-t-elle bien se passer ?

Manifestement, l'animateur tentait de raviver les mauvais souvenirs de l'élection de 2012 qui virent s’écharper, sur fond de fraudes manifestes, Copé et Fillon. On sait ce qu'il advint: l'UMP d'alors se couvrit de ridicule et chacun de sortir petit à petit les dossiers compromettant et de décocher flèches acérées. N'ayant jamais mis les pieds rue de Vaugirard, j'imagine néanmoins sans difficulté l'odeur pestilentielle et l'ambiance délétère qui devaient y régner, sans doute à peu près les mêmes que celles qui empoisonnèrent la rue de Solférino en 2008.

M’intéressant cependant à cette élection, j'ai donc été fouiller sur le site de l UMP, suivi la mise en place des procédures pour le vote électronique,  pris connaissance de l'information diffusée pour que chaque adhérent puisse voter correctement et ma conclusion est sans appel: L'adhérent UMP qui dirait de ne pas avoir pu voter, c'est qu'il l'aura bien voulu.

Lettres d'information personnalisées, messages sms, emails, tweets, la Haute Autorité de l'UMP et les trois candidats en lice, Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire et Hervé Mariton, n'ont pas lésiné sur les moyens pour que chaque militant sache comment voter.

Le vote électronique pour le premier tour débute ce soir à 20 heures et se clôturera demain samedi à 20 heures. Pour le second tour, s'il devait avoir lieu, ce serait du vendredi 5 décembre 20 heures au Samedi 6 décembre 20 heures. De l'avis général, le nouveau Président devrait être connu à l'issu du premier tour soit demain samedi 29 novembre vers 21 ou 22 heures. Chaque militant aura reçu son code personnel et son mot de passe plusieurs jours, voire quelques semaines à l'avance, muni de son numéro d’adhérent, il n'aura plus qu'à se connecter au site de l'UMP: www.presidentump2014.fr pour pouvoir voter. Pour ceusses qui n'ont pas d'ordinateur ou qui préfèrent prendre en vrai le pouls de cette élection, des bureaux ont été ouverts un peu partout en France (liste disponible sur le site de l'UMP).

Des fraudes sont-elles possibles ? Sans doute, il est toujours possible de truander un brin mais quel intérêt ? Le corps électoral est suffisamment " étroit ", un peu plus de 260 000 votants, pour que les procédures mises en place et les contrôles au dépouillement en limitent au maximum le risque. L'UMP, tant vis à vis de ses militants que vis à vis des Français, n'a plus droit à l'erreur.

Reste maintenant à patienter et voir qui deviendra le prochain président de l'UMP. Les sondages prédisent une large victoire de Nicolas Sarkozy (+/- 70% des suffrages), Bruno Le Maire devrait obtenir 20 à 25 % des voix et Hervé Mariton 5%. Nous verrons.

La campagne électorale s'est-elle bien déroulée ? Chacun jugera. Pour ma part, il me semble que oui même si l'on peut regretter d'une part le peu d'audience médiatique accordée à Hervé Mariton et l'absence d'un débat télévisé réunissant les trois candidats. Par ailleurs et pour tout vous dire, j'ai beau avoir suivi l'ensemble de cette campagne, hormis sur quelques points très précis comme le mariage zinzin, je ne saurai aujourd'hui souligner les réelles différences programmatiques entre les 3 prétendants. Je suis persuadé qu'in fine, globalement, le vote se fera à " l'affect ". Une question de personne, de personnalité plus qu'une question de programme.

Rendez-vous donc samedi soir ou dimanche matin pour connaître le nom de celui qui mènera l'UMP, premier parti d'opposition à la clique qui nous gouverne, au combat pour les prochaines échéances électorales: les départementales en mars 2015, les régionales en fin d'année 2015 ( sous réserve d'une énième modification des dates par le gouvernement).

Folie passagère 2553.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 16 novembre 2014

Sarkozy, Le Maire, Mariton, Sens Commun et le mariage zinzin...


Hier, à l'invitation du mouvement Sens Commun, émanation de La Manif Pour Tous au sein de  l'UMP, Bruno Le Maire, Hervé Mariton et Nicolas Sarkozy se sont exprimés sur la loi Taubira.

Pour Mariton: ce qu'une loi a pu faire, une autre loi peut la défaire; et donc abrogation pure et simple de la loi Taubira.

Pour Le Maire, non sans courage devant ce public: Ce serait illusoire de croire et de faire croire que l'on pourra abroger la loi Taubira; et donc, on ne touchera pas à la loi Taubira.

Pour Sarkozy: S'il faut réécrire la loi, nous la réécrirons de fond en comble; en clair, nous l'abrogerons.

Pour les deux premiers, les choses ont le mérite d'être claires. 

Pour Sarkozy, ça l'est moins si j'en crois les commentaires lus ce matin un peu partout. Globalement, la gauche tire à boulets rouges: Sarkozy change d'avis, il cède aux militants de Sens Commun, "c'est le retour des réactionnaires, ça ira mieux quand ils seront morts" (Catherine Mecary), il était pour, il est contre aujourd'hui, le mariage pour tous il s'en fout, etc... Pour une partie de la droite, Sarkozy ne pourra pas abroger cette loi, il était pour le mariage pour Tous maintenant par opportunisme il est contre, ou bien encore bravo, il a pris la bonne décision, etc...

Et voilà cent balles remis dans le nourrain d'un débat que l'on croyait bouclé. 

Ma traduction de ses propos est tout autre. Selon moi, Sarkozy s'est prononcé pour l'abrogation de la loi Taubira pour pouvoir la réécrire sans, au bout du compte, enlever aux homosexuels la possibilité de se "marier" mais en supprimant du texte actuel toute atteinte à la filiation, et donc, par exemple en supprimant le droit accordé aux homos d'adopter. En clair, oui à une union civile pour les personnes homosexuelles avec obtention de certains droits civils (héritage, pensions de réversion,...), non à tout ce qui pourrait permettre aux couples homosexuels de créer une filiation non naturelle. Bref, et si on replonge dans les archives des déclarations de Sarkozy, il confirme ce sur quoi il s'est toujours prononcé. Voilà qui me convient parfaitement. Point.

Ceci dit, il ne faudrait pas que Sarkozy se laisse embringuer dans un débat qui ne peut que lui nuire à terme, le terme étant la campagne présidentielle de 2017 et tombe dans le piège dans lequel ses rivaux, qu'ils soient de droite ou de gauche, ou d'une fausse droite façon Juppé, voudraient l'entraîner. La question du mariage pour Tous est certes importante mais elle ne doit pas être le point de focalisation sur lequel on amènerait la France (et la droite) à se déchirer à nouveau.

Sur ce sujet, sa position est maintenant claire, il ne doit plus en bouger ou relancer le débat. Les Français attendent d'autres réponses de sa part, leurs préoccupations sont ailleurs: Chômage, pouvoir d'achat, relance de la croissance, droit du travail, immigration,...

Quant à Sens Commun, courant affilié à l'UMP, sur qui les médias portent une attention toute particulière (normal, ce sont, disent-ils, des réactionnaires homophobes et blablabla), ils seraient, selon leurs dirigeants, 5 000. Cinq mille membres sur les 265 000 membres à jour de leur cotisation que compte l'UMP, soit à peine 2% des effectifs... Pas de quoi leur donner plus d'importance qu'ils en ont.

Folie passagère 2536.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 21 septembre 2014

Election pour la présidence de l'UMP: La transparence sera-t-elle au rendez-vous ?


Les hostilités débats sont donc ouverts à l'UMP; avec trois temps forts pour horizon. Le premier étant l'élection pour la présidence de l UMP, le troisième étant l'élection présidentielle de 2017. Il  va sans dire que celui (ou l'homme de paille mis en lieu et place) qui prendra la tête du parti bénéficiera d'un avantage non négligeable pour la présidentielle: les militants, les sympathisants, l'organisation, l'argent, la logistique, etc... C'est donc bien cette première élection qui est fondamentale tant pour Juppé que pour Fillon ou Sarkozy, les trois seuls potentiellement capables de gagner en 2017 au sein de la droite dite républicaine. Pour Bruno Le Maire, gagner éventuellement la présidence de l UMP, c'est prendre une option sur 2022. J'aime bien  Mariton, il est gentil mais il ne gagnera ni l'une ni l'autre.

Le deuxième temps fort sera a primaire "ouverte" prévue en 2016 qui verra s'affronter le nouveau Président de l'UMP, sans doute Sarkozy, et quelques autres: Juppé, Fillon, Le Maire, Bertrand et une ou deux personnalités en quête d'un futur maroquin ministériel de premier plan.

Mais revenons à l'élection pour la présidence de l'UMP. Il y a actuellement 8 candidats déclarés, reste à chacun de rassembler les parrainages nécessaires pour être éligible. Sur ces 8 candidats, seuls 3 devraient y parvenir sans problème: Hervé Mariton, Bruno Le Maire et Nicolas Sarkozy. Pour cette élection et conformément aux statuts du parti, seuls les militants à jour de leur cotisation (268 341 selon le magazine l'Union, 175 000 selon les dires de Juppé aujourd'hui sur Itélé) au 31 décembre 2013 ou au 30 juin 2014 peuvent voter. Compte tenu des sondages et de mon doigt mouillé au vent, Sarkozy l'emportera sans difficulté, son véritable succès dépendra du score qu'il obtiendra.

Dès lors Sarkozy deviendra le chef "officiel" de l'opposition à la Socialie puisqu'il sera à la tête du premier parti politique de France... par le nombre de militants. C'est à ce moment que les Juppé, Fillon et consorts devront par eux-mêmes exister.

Comment pourront-ils exister ? L'argent étant le nerf de la guerre, ils devront compter avec Sarkozy qui détiendra, une fois élu à la tête du bouzin, tous les pouvoirs. Et c'est là que le parti, rénové en principe, devra faire preuve de transparence. Comme il devrait le faire dès à présent. 

Avec quels budgets les différents candidats à l’élection pour la présidence de l'UMP vont-ils financer leur campagne ? De quels moyens disposent Bruno Le Maire, Sarkozy, Mariton et les cinq autres candidats ? Comment par exemple Fillon et Le Maire ont-ils fait pour financer depuis un an leurs multiples déplacements sur le terrain ? Comment Sarkozy financera-t-il les 25 meetings que nous promettent les média? Avec les dons reçus par chaque association ou micro partis qu'ils ont chacun fondé ? Avec une participation financière de l'UMP que l'on nous présente comme exsangue ? Si oui est-elle égale pour tous les candidats ? Quel sera la coût global de cette élection ?

Voilà autant de questions que les Français, les sympathisants et les militants de l'UMP se posent certainement. Autant de réponses que compte-tenu du scandale Bygmalion les différents responsables de l'UMP et les candidats devraient nous apporter en totale transparence. Car au bout du bout, ce sont les Français, les sympathisants et les militants qui financent tout cela. L'UMP que l'on disait vérolé jusqu'au trognon a une occasion unique de prouver à tout le monde que le temps des scandales et des magouilles est définitivement derrière elle. Saisira-t-elle cette opportunité ?

Et cette exigence de transparence, indispensable à l’élection pour la présidence de l'UMP, vaut aussi pour le reste du processus qui conduira à l'élection présidentielle de 2017.

Folie passagère 2466.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.