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vendredi 12 janvier 2018

" Pas de nouvel impôt ! ": On peut le croire, il s'appelle Bruno Le Maire !



Promesse phare qui n'est sans doute pas pour rien dans l'élection du Macron: La suppression de la taxe d'habitation. Un must pour se faire élire. Ainsi l'avait-il dit, la taxe d'habitation serait supprimée, dans un premier temps pour 80% des ménages, puis pour tout'moun d'ici 2020 (en principe).

Régalade chez les contribuables, fronde chez les élus locaux qui se voient ainsi amputés d'une de leur principale source de financement pour leurs communes et ce malgré la promesse de Jupiter d'intégralement compenser cette suppression par des dotations d'Etat qui viendraient dont ne sait trop où mais qui viendraient.

Pour 2018, la facture se monterait à environ 10 milliards d'euros, pas loin de 20 quand tout le monde en sera exonéré. Bon, déjà là, toute personne un brin objective se disait que cela allait coincer quelque part: Comment un Etat endetté jusqu'au cou et surveillé comme le lait sur le feu par Bruxelles allait-il financer ces 10 milliards en 2018 et 20 à 22 milliards en année pleine en 2020 et suivantes... Même le plus mauvais journaliste économique aurait tiqué et du tirer la sonnette d'alarme lors de la campagne présidentielle et après plus encore puisque Jupiter et ses équipes nous avaient promis: + de pouvoir d'achat et pas de nouvel impôt. Et bien, non, quasi personne n'a moufté, Jupiter a été élu.

Alors quand hier, une obscure ministre du ministre de l'Intérieur (sic), Jacqueline Gourault , annonce (façon couac ou ballon d'essai, à voir) que la taxe d'habitation, définitivement abolie, sera remplacé par un nouvel impôt plus juste, la nouvelle fait l'effet d'une bombe sur les réseaux sociaux. Aussitôt la drôlesse est recadrée par le ministre de l'économie: Niet les amis, " on ne prend pas dans la poche des Français ce qu'on vient de leur donner de l'autre main. On ne supprime pas un impôt pour le remplacer par un autre " ! (Là, normalement, le monde entier, Ruth Elkrief et Bourdin auraient du exploser de rire, mais non, c'est passé sans problème).

Moi, Bruno Le Maire, je promets qu'il  n' y aura plus de nouveaux impôts durant ce quinquennat ! Z'avez compris bandes de nazes ?

La Gourault est obligée de rétro-pédaler, c'est sa langue qui aurait fourché, genre j'ai parlé un peu trop vite. Sauf qu'elle n'avait pas parlé mais tweeté... Enfin bref, elle se ravise et balance un nouveau tweet tout aussi couillon: " La taxe d'habitation est définitivement abolie et ne sera pas remplacée par un autre impôt. La fiscalité locale sera entièrement repensée "... La fiscalité locale entièrement repensée ? Repensée... qu'est-ce à dire ? Par la création d'une nouvelle fiscalité, donc de nouveaux impôts ?... La bourde est si évidente que même le journaliste économique vedette de BFM, Nicolas Doze, pour une fois le nez pas poudré et se réveillant enfin sur le sujet, s'en émeut...

Aussitôt la ministre du ministre de l'Intérieur est à nouveau recadrée. Castaner monte au créneau: Pas de nouvel impôt. Et Bruno Le Maire d'en remettre une couche: Pas de nouvel impôt ! Compris ? Et l'on sait ce que vaut une promesse de Bruno Le Maire, lui qui nous promettait du sang et des larmes si Macron était élu, lui qui nous promettait, avant de prendre Bercy, qu'avec lui, il n'y aurait pas de hausse de la CSG...

Et bien, puisque j'ai fini par accepter l'idée que ces gens étaient très sérieux - ne sont-ils pas ministres après tout ? -  et qu'on pouvait donc leur faire confiance puisqu'ils ne nous prennent jamais pour des cons, j'ai décidé de les croire: Il n'y aura pas de nouveaux impôts !

Il suffira juste de modifier les assiettes et les taux des taxes et impôts existants, d'augmenter notre dette et voilà qui devrait faire l'affaire. Non ?

Quant à ceux qui ont voté Macron: cocu un jour, couillon toujours !

Bonne soirée à toutes zé tous, même en Macronie !

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lundi 23 octobre 2017

Taxe sur les dividendes: Bruno Le Maire nous prend pour des cons !

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Sacré Bruno Le Maire, je l'aime bien, il est rigolo quand il s'offusque. Le voilà ce matin parler de " scandale d'Etat " à propos de la taxe de 3% sur les dividendes, taxe retoquée d'abord par Bruxelles puis par notre conseil constitutionnel. 

Il va même plus loin en parlant de " l'amateurisme de ceux qui ont mis en place cette taxe et qui l'ont maintenue malgré les doutes sur sa légalité. J'ai donc demandé à l'Inspection Générale des Finances de faire toute la lumière sur les responsabilités des uns et des autres. "

De quoi s'agit-il donc ? D'une taxe de 3% sur les dividendes versés par toutes les entreprises,  françaises ou étrangères, passibles de l'impôt sur les sociétés en France. En étaient exonérées, pour faire simple, les entreprises de moins de 250 salariés et faisant moins de 50 millions d'euros de chiffre d'affaire. Cette taxe rapporta depuis sa création à l'Etat entre 9 et 10 milliards d'euros. Une paille qu'il va falloir rembourser. 10 milliards !

" L'amateurisme de ceux qui l'ont mis en place " qu'il nous dit Le Maire... Mais qui donc l'a mise en place cette taxe ? Le gouvernement Ayrault en 2012 sous l'impulsion de François Hollande. Et qui était le conseiller économique de François Hollande ? Je vous le donne en mille... Emmanuel Macron ! Passons...

Malgré les protestations des entreprises et les doutes émis sur la légalité de cette taxe par plusieurs économistes et constitutionnalistes, Hollande, Emmanuel Macron et Ayrault restèrent sourds à tous les avertissements, le pognon coulait à flot dans les caisses de l'Etat. Et il en fut ainsi de 2012 à 2017, l'Etat ponctionna par le truchement de cette taxe illégale près de 10 milliards d'euros. 

" L'amateurisme de ceux qui l'ont mis en place " à quoi l'on devrait ajouter " et de ceux qui ont continué à imposer cette taxe " malgré les mises en garde de la Cour de Justice de l'UE et la décision de retoquage qui pointait dès 2015. Hors, qui était entre temps devenu Ministre de l'Economie et des Finances de notre beau pays ? Emmanuel Macron, qui le restera jusqu'en août 2016 ! Qu'il ne nous fasse pas croire que du haut de sa forteresse de Bercy, Macron n'a rien fait ni vu venir. Que Bruno Le Maire ne nous fasse pas croire que l'Inspection Générale des Finances puisse s'amuser à mettre en cause son ex-patron devenu depuis Président de la République ! Charlot !

Et à propos d'amateurisme, que doit-on penser de ceux qui ont provisionné dans le projet de loi de budget 2018 seulement 5,7 milliards d'euros pour assumer le remboursement quand, dès mi 2017, on savait déjà qu'il y aurait entre 9 et 10 milliards d'euros à rembourser. Mais qui donc est en charge de construire ce budget 2018 ? Macron, Le Maire et Darmanin ! Amateurisme qu'il disait le Bruno... Le voilà devenir réaliste sur ses capacités ?

Donc un scandale d'Etat qui n'éclatera sans doute pas et des responsables qui ne seront jamais ni mis en accusation ni a fortiori déclarés coupables ! On a l'habitude.

Bon, ce n'est pas le tout mais maintenant va falloir rembourser ces 10 milliards, soit selon Le Maire l'équivalent de 150 euros par Français. Et il propose quoi le Bruno pour rembourser ? Et bien il a eu une idée... " il a émis l'idée de mettre en place une contribution exceptionnelles sur... les grosses entreprises ", en gros celles à qui l'Etat doit rembourser les 10 milliards. On se marre ! Et pour quoi donc serait-ce aux " grosses entreprises " de raquer pour de l'argent qu'on leur doit ? Il a réponse à tout le Le Maire: " parce c'est un enjeu national car à défaut de règlement, cette facture pourrait nous empêcher de sortir de la procédure pour déficit excessif (...) Nous discutons avec Bruxelles pour montrer qu'il s'agit d'un événement non récurrent qui ne doit pas rentrer dans la calcul du déficit ". Là, on voudrait se marrer à nouveau, mais désolé, devant tant d'amateurisme et devant un cas flagrant de foutage de gueule, c'est plus possible !

Rassurez-vous, au bout du bout, c'est qui qui paiera ?... Le contribuable et le consommateur. Comme d'habitude.

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samedi 2 juillet 2016

Juppé, Le Maire, NKM, Fillon: De petites gens. Vraiment.


Les Républicains ont donc à une très large majorité ( sur 1 000 participants seuls 14 ont voté contre ) adopté leur projet pour 2017; en quelque sorte la trame du programme que devrait défendre le candidat vainqueur de la Primaire en se présentant à l'élection présidentielle.

Nombreux sont ceux que j'ai pu lire ou entendre qui ironisaient sur l'absence de programme du parti dirigé par Nicolas Sarkozy; j'avais beau leur dire, patientez, rien ne presse, il est en gestation, ça va viendre, ils se marraient. Au moins auront-ils l'occasion maintenant de rire de ce programme pour peu qu'ils le lisent... 364 pages de réflexions, d'idées et de propositions concrètes. Une bonne base donc !

Comment a été construit ce projet-programme ? 

Depuis un peu plus d'un an, la direction du parti avait mis en place des groupes de travail, tous animés par un des ténors de la rue de Vaugirard, ateliers auxquels étaient conviés des adhérents. Tous les thèmes furent étudiés: La défense, la santé, l'école, les institutions, l'agriculture, l'immigration, l'environnement, la pêche, la mer, le numérique, l'Europe, la famille, l'international, etc... Chaque groupe de travail présentait une synthèse de ses travaux au cours de réunions auxquelles, là aussi, étaient conviés les adhérents. De chaque synthèse était tirée une série d'une douzaine de questions soumise aux votes de l'ensemble des adhérents par internet. C'est le résultat de l'ensemble de ces votes qui validèrent donc les propositions et qui servirent à la rédaction de ce projet. Au total, 20 ateliers donnant lieu à 20 synthèses soumises 20 fois aux quelques 200 000 adhérents à jour de leur cotisation. 

Ainsi la synthèse sur la défense fut validé par plus de 18 000 votes, celle sur la famille par 22 157 votes, celle sur l'éducation par 27 005 votes, celle sur l'agriculture par 22 929 votes, celle sur la sécurité par 44 118 votes, celle sur la réforme du code du travail par 42 031 votes, celle sur l'immigration par 53 000 votes, etc...

Pourquoi je vous raconte cela ? D'abord pour montrer qu'il y a bien un programme politique chez Les Républicains, un programme solide, bâti et adopté par 99,5 % des cadres du parti et validé par les adhérents. Ensuite pour vous montrer à quel point Alain Juppé, Bruno Le Maire, NKM et dans une moindre mesure François Fillon qui n'ont eu de cesse de critiquer Sarkozy, de dire que ce projet était celui de Sarkozy, que Sarkozy utilisait à son profit les structures et les moyens du parti sont des petites gens ou des trous du cul de première, au choix.

Bien plus par curiosité, affinité " idéologique ", pour voir de l’intérieur et envie de soutenir Sarkozy que par militantisme, j'ai adhéré aux Républicains, il y a 3 ans, juste après que celui-ci explose après le calamiteux duel Fillon - Copé puis soit mis sous la coupe intérimaire du triumvirat Raffarin - Juppé - Fillon. Durant toute cette période, rien ne fut fait ni entrepris, le parti partait en quenouille, un vrai marigot dans lequel grouillaient  des ego boursouflés. Quoique l'on puisse penser de Sarkozy, il a fallu attendre l'arrivée de celui-ci, élu par 64,5% des adhérents ( 29% pour Le Maire, Juppé, Fillon et Raffarin ne se présentant pas ) pour que le parti, devenu Les Républicains, se restructure, éponge ses dettes, se remette en ordre de marche, gagne les élections municipales, les départementales, les régionales, les européennes, la majorité au Sénat et bâtisse un solide projet pour 2017. Qui dit mieux ?

Alors, quand je vois ces petites gens, passer leur temps à critiquer Sarkozy, à aller à la buvette, à ne pas voter lors des assemblées du parti ou à causer sur le trottoir avec des journalistes alléchés par les  petites phrases assassines pendant que l'on adopte le dit-projet, je me dis que ceux là n'ont vraiment pas d'envergure. De petites gens, en somme. Qu'ont-ils fait, eux, depuis 2012 pour reconstruire " leur famille " politique ? Rien, strictement rien, absolument rien. Et pourtant, ils comptent sur elle pour gagner le cocotier... Petites gens, vraiment.

Folie passagère 3227.
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lundi 28 mars 2016

Certains ont vu la vierge, d'autres découvrent Molenbeek


C'est drôlement cocasse de voir et d'entendre nos politiciens parler ouvertement de Molenbeek. Mieux d'en entendre certains qui osent dire en employant le présent de l'indicatif " qu'il y a en France des quartiers qui présentent des similitudes avec Molenbeek " quand d'autres, moins téméraires, utilisent le conditionnel: " il y aurait en France des quartiers qui... "

Patrick Kanner, ministre-idiot de son état et élu du nord depuis des lustres, a reconnu " qu'une centaine de quartiers en France présentent des similitudes potentielles avec Molenbeek. Mais il y a une différence énorme aussi (...), nous prenons le taureau par les cornes dans ces quartiers ". Avant d'ajouter: " Molenbeek c'est quoi? C'est une concentration énorme de pauvreté et de chômage, c'est un système ultra-communautariste, c'est un système mafieux avec une économie souterraine, c'est un système où les services publics ont disparu ou quasiment disparu, c'est un système où les élus ont baissé les bras. " Il reconnait même que les émeutes de 2005 en France ont permis un développement du salafisme en France...

Guillaume Larrivé et Bruno Le Maire, élus Les Républicains, ont eux aussi parlé des Molenbeek français. " Des Molenbeek en France ?, un diagnostic lucide de Patrick Kanner " qu'il a déclaré Mariton.

D'autres, comme le maire PS de Sarcelles ou celui LR d'Argenteuil, refusent que l'on parle de Molenbeek à la française car se serait stigmatiser leurs villes. Yves Jégo, lui aussi maire d'une ville, trouve que le discours de Kanner est anxiogène mais déclare: " L'immense majorité de ceux qui vivent à Molenbeek ou dans nos banlieues sont des citoyens comme les autres qui respectent les lois et les valeurs de l'Europe ". Julien Dray qui parle de " misère sociale ", de " ghettoïsation, de problèmes ethniques " et Cambadelis s'y mettent pour condamner les propos de Kanner, mais tous deux prononcent le mot devenu infamant de Molenbeek.

Bref, ils parlent tous ou évoquent nommément Molenbeek et, ce faisant, ils font de ce nom une sorte d'étalon, de moyen de comparaison. Il y des Molenbeek en France, ma ville n'a rien à voir avec Molenbeek, etc... Ils reconnaissent donc aujourd'hui qu'il y a des quartiers où ça craint, où les muzz sont partout, en trop grande proportion, des quartiers où les salafistes font la loi, des quartiers défavorisés qui deviennent des repaires de futurs djihadistes, des cités où les jeunes sont des proies faciles pour être recrutés, des zones où des gamines portent le voile par obligation ou pour ne pas être montré du doigt,  des halls d'immeuble où il ne fait pas bon être blanc-blanc, etc...

Comme d'autres, un beau jour, ont vu la vierge, nos politiciens font mine aujourd'hui  de découvrir qu'il y aurait, par chez nous, des molenbeeks...

Les cons, ils étaient où depuis des années ? Miracle de Pâques, les aveugles voient? Envolées les œillères ?

Et pour qu'ils retrouvent la vue, il aura fallu  Merah, Charlie, les Kouachi, Coulibally, Paris, Bruxelles... N'évoquons pas Lahore, c'est trop loin et ce ne sont que des chrétiens, pour la plupart des femmes et des enfants, qui ont été zigouillés.

Ils ont donc découvert; pardon, ils osent donc maintenant parler de nos molenbeeks. Et bien oui, il y en a en France des molenbeeks, la carte en a été dessinée... Ils le savaient depuis longtemps, ils ont même joué avec ces quartiers ou payé pour que ces zones de non-droit ne fassent pas trop parler d'elles, normal, il y avait des voix, des électeurs dans ces chaudrons.

Mais rassurez-vous, vous qui me lisez, aujourd'hui ils nous parlent de nos molenbeeks, laissons passer l’orage et ils n'en parleront plus, le cirque et le jeu de dupe recommenceront et personne n’osera aller toucher les cornes du taureau... dans à peine un an, il faudra aller aux urnes.

Folie passagère 3114
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dimanche 31 mai 2015

Les Républicains: J'y étais !


J'étais aujourd'hui au congrès des Républicains. Une excellente journée. Une organisation impeccable. Un très bon moment. J'y étais. De 10h30 à 17h00.  Mes impressions ?...

De ce congrès, j'aurai retenu: 

La proximité des cadors du parti avec les militants. Alors bien sûr, me direz-vous, ils sont en présence d'un public acquis. C'est vrai, il n'empêche, ils sont quasiment tous descendus dans l'arène saluer les militants, serrer des pinces,  faire des bisous, discuter et débattre. Conversation à bâtons rompus, face to face, avec Raffarin, Pécresse, Pelltier, Hortefeux, Daubresse, Fasquelle, Peltier en ce qui me concerne. 3 minutes avec les uns, dix minutes avec l'autre. Ils ont pris le temps. C'est bien.  Ils nous avaient dit "congrès Low Cost "? Si j 'en juge par le temps qu'ont mis Raffarin, Douillet, Péchenard ou Juppé à faire la queue pour se payer un sandwich ou à Darmanin que j'ai saisi, assis sur une caisse, dehors, visiblement épuisé, entrain de fumer une clope, alors oui, c'était bien un congrès low cost.

La popularité auprès des militants de Nicolas Sarkozy. Dès qu'il se pointe, plus rien ne compte. Peu importe les discours à la tribune, Sarko passe... Et moi d'obtenir une invitation à dîner avec dans quelques jours...

La standing ovation réservée à Eric Woerth, tout juste relaxé par la justice après 5 ans de procédure aussi interminable qu'injustifiée pour toute personne sensée. Son émotion ne pouvait pas être feinte.

La popularité auprès d'une partie des militants présents de Jean-François Copé.

La solitude de Balkany...

On ne sait de quoi demain sera fait mais que ce soit Juppé ou Fillon, il ne faudra pas qu'ils comptent sur les militants pour gagner le premier round de la primaire à venir. Sifflés et hués, ils furent mais pas plus que cela, loin de ce dont se repaissent les médias ce soir.

Les médias. ils étaient tous là. Tous. Y compris France 5, Reuters et CNN. On se demande même comment, par exemple, Itélé peut envoyer Julien Arnaud faire la pige toute la journée et nous relater si peu de ce congrès dans ses multiples éditions du soir. Hormis les huées précitées, il semblerait que Domenach, Lavigogne, Bruno Jeudy, Appoline machin, Arnaud, Mazerolles et quelques autres n'aient rien vu ni rien retenu d'autre... Journalistes un jour, journalistes toujours...

Ce petit film d'à peine 5 minutes diffusé. Plutôt bien fait. Ci-dessus en vidéo, à partir de 4:47:16 et cet extrait de " Entre ici jean Moulin... " Histoire de faire la nique au discours de Président au Panthéon.

Les discours. Celui de Bruno Le Maire (bon, très bon, très applaudi), de Daubresse (qui m'a surpris), d'Eric Woerth (très émouvant), de Pécresse (combative), de NKM (soporifique et déplacé), de Raffarin (un brin déjanté ?), de Juppé et de Fillon (peu convaincants et grands perdants à l'applaudimètre) et celui de Sarkozy, comme à l'accoutumée: percutant, enthousiasmant et sincère (du moins me semble-t-il...).

M'apercevoir qu'à deux rangs derrière moi était assis un ex. que je n'avais pas revu depuis douze ans. Séparation très difficile à l'époque, retrouvailles aussi fugaces que glaciales aujourd'hui.

Ce qui restera sans aucun doute pour moi le meilleur moment de la journée: Le discours d'Henri Guaino. A 4:53:00 sur la vidéo. Discours que je me fais fort de me procurer pour le publier dès que possible sur ce blog.

Un nouveau parti est né, nous ont-ils dit. On ne demande qu'à voir mais une certitude si je ne me fie qu'aux discours entendus aujourd'hui: Les Républicains n'ont strictement plus rien à voir avec la défunte UMP.

Folie passagère 2789.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 28 novembre 2014

Election Présidence de l'UMP: Mode d'emploi et commentaires


Conduisant la voiture, j'écoutais les Grandes Gueules sur RMC avec cette question du jour s'adressant (faussement) aux adhérents de l'UMP: L'élection pour la Présidence va-t-elle bien se passer ?

Manifestement, l'animateur tentait de raviver les mauvais souvenirs de l'élection de 2012 qui virent s’écharper, sur fond de fraudes manifestes, Copé et Fillon. On sait ce qu'il advint: l'UMP d'alors se couvrit de ridicule et chacun de sortir petit à petit les dossiers compromettant et de décocher flèches acérées. N'ayant jamais mis les pieds rue de Vaugirard, j'imagine néanmoins sans difficulté l'odeur pestilentielle et l'ambiance délétère qui devaient y régner, sans doute à peu près les mêmes que celles qui empoisonnèrent la rue de Solférino en 2008.

M’intéressant cependant à cette élection, j'ai donc été fouiller sur le site de l UMP, suivi la mise en place des procédures pour le vote électronique,  pris connaissance de l'information diffusée pour que chaque adhérent puisse voter correctement et ma conclusion est sans appel: L'adhérent UMP qui dirait de ne pas avoir pu voter, c'est qu'il l'aura bien voulu.

Lettres d'information personnalisées, messages sms, emails, tweets, la Haute Autorité de l'UMP et les trois candidats en lice, Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire et Hervé Mariton, n'ont pas lésiné sur les moyens pour que chaque militant sache comment voter.

Le vote électronique pour le premier tour débute ce soir à 20 heures et se clôturera demain samedi à 20 heures. Pour le second tour, s'il devait avoir lieu, ce serait du vendredi 5 décembre 20 heures au Samedi 6 décembre 20 heures. De l'avis général, le nouveau Président devrait être connu à l'issu du premier tour soit demain samedi 29 novembre vers 21 ou 22 heures. Chaque militant aura reçu son code personnel et son mot de passe plusieurs jours, voire quelques semaines à l'avance, muni de son numéro d’adhérent, il n'aura plus qu'à se connecter au site de l'UMP: www.presidentump2014.fr pour pouvoir voter. Pour ceusses qui n'ont pas d'ordinateur ou qui préfèrent prendre en vrai le pouls de cette élection, des bureaux ont été ouverts un peu partout en France (liste disponible sur le site de l'UMP).

Des fraudes sont-elles possibles ? Sans doute, il est toujours possible de truander un brin mais quel intérêt ? Le corps électoral est suffisamment " étroit ", un peu plus de 260 000 votants, pour que les procédures mises en place et les contrôles au dépouillement en limitent au maximum le risque. L'UMP, tant vis à vis de ses militants que vis à vis des Français, n'a plus droit à l'erreur.

Reste maintenant à patienter et voir qui deviendra le prochain président de l'UMP. Les sondages prédisent une large victoire de Nicolas Sarkozy (+/- 70% des suffrages), Bruno Le Maire devrait obtenir 20 à 25 % des voix et Hervé Mariton 5%. Nous verrons.

La campagne électorale s'est-elle bien déroulée ? Chacun jugera. Pour ma part, il me semble que oui même si l'on peut regretter d'une part le peu d'audience médiatique accordée à Hervé Mariton et l'absence d'un débat télévisé réunissant les trois candidats. Par ailleurs et pour tout vous dire, j'ai beau avoir suivi l'ensemble de cette campagne, hormis sur quelques points très précis comme le mariage zinzin, je ne saurai aujourd'hui souligner les réelles différences programmatiques entre les 3 prétendants. Je suis persuadé qu'in fine, globalement, le vote se fera à " l'affect ". Une question de personne, de personnalité plus qu'une question de programme.

Rendez-vous donc samedi soir ou dimanche matin pour connaître le nom de celui qui mènera l'UMP, premier parti d'opposition à la clique qui nous gouverne, au combat pour les prochaines échéances électorales: les départementales en mars 2015, les régionales en fin d'année 2015 ( sous réserve d'une énième modification des dates par le gouvernement).

Folie passagère 2553.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 16 novembre 2014

Sarkozy, Le Maire, Mariton, Sens Commun et le mariage zinzin...


Hier, à l'invitation du mouvement Sens Commun, émanation de La Manif Pour Tous au sein de  l'UMP, Bruno Le Maire, Hervé Mariton et Nicolas Sarkozy se sont exprimés sur la loi Taubira.

Pour Mariton: ce qu'une loi a pu faire, une autre loi peut la défaire; et donc abrogation pure et simple de la loi Taubira.

Pour Le Maire, non sans courage devant ce public: Ce serait illusoire de croire et de faire croire que l'on pourra abroger la loi Taubira; et donc, on ne touchera pas à la loi Taubira.

Pour Sarkozy: S'il faut réécrire la loi, nous la réécrirons de fond en comble; en clair, nous l'abrogerons.

Pour les deux premiers, les choses ont le mérite d'être claires. 

Pour Sarkozy, ça l'est moins si j'en crois les commentaires lus ce matin un peu partout. Globalement, la gauche tire à boulets rouges: Sarkozy change d'avis, il cède aux militants de Sens Commun, "c'est le retour des réactionnaires, ça ira mieux quand ils seront morts" (Catherine Mecary), il était pour, il est contre aujourd'hui, le mariage pour tous il s'en fout, etc... Pour une partie de la droite, Sarkozy ne pourra pas abroger cette loi, il était pour le mariage pour Tous maintenant par opportunisme il est contre, ou bien encore bravo, il a pris la bonne décision, etc...

Et voilà cent balles remis dans le nourrain d'un débat que l'on croyait bouclé. 

Ma traduction de ses propos est tout autre. Selon moi, Sarkozy s'est prononcé pour l'abrogation de la loi Taubira pour pouvoir la réécrire sans, au bout du compte, enlever aux homosexuels la possibilité de se "marier" mais en supprimant du texte actuel toute atteinte à la filiation, et donc, par exemple en supprimant le droit accordé aux homos d'adopter. En clair, oui à une union civile pour les personnes homosexuelles avec obtention de certains droits civils (héritage, pensions de réversion,...), non à tout ce qui pourrait permettre aux couples homosexuels de créer une filiation non naturelle. Bref, et si on replonge dans les archives des déclarations de Sarkozy, il confirme ce sur quoi il s'est toujours prononcé. Voilà qui me convient parfaitement. Point.

Ceci dit, il ne faudrait pas que Sarkozy se laisse embringuer dans un débat qui ne peut que lui nuire à terme, le terme étant la campagne présidentielle de 2017 et tombe dans le piège dans lequel ses rivaux, qu'ils soient de droite ou de gauche, ou d'une fausse droite façon Juppé, voudraient l'entraîner. La question du mariage pour Tous est certes importante mais elle ne doit pas être le point de focalisation sur lequel on amènerait la France (et la droite) à se déchirer à nouveau.

Sur ce sujet, sa position est maintenant claire, il ne doit plus en bouger ou relancer le débat. Les Français attendent d'autres réponses de sa part, leurs préoccupations sont ailleurs: Chômage, pouvoir d'achat, relance de la croissance, droit du travail, immigration,...

Quant à Sens Commun, courant affilié à l'UMP, sur qui les médias portent une attention toute particulière (normal, ce sont, disent-ils, des réactionnaires homophobes et blablabla), ils seraient, selon leurs dirigeants, 5 000. Cinq mille membres sur les 265 000 membres à jour de leur cotisation que compte l'UMP, soit à peine 2% des effectifs... Pas de quoi leur donner plus d'importance qu'ils en ont.

Folie passagère 2536.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 21 septembre 2014

Election pour la présidence de l'UMP: La transparence sera-t-elle au rendez-vous ?


Les hostilités débats sont donc ouverts à l'UMP; avec trois temps forts pour horizon. Le premier étant l'élection pour la présidence de l UMP, le troisième étant l'élection présidentielle de 2017. Il  va sans dire que celui (ou l'homme de paille mis en lieu et place) qui prendra la tête du parti bénéficiera d'un avantage non négligeable pour la présidentielle: les militants, les sympathisants, l'organisation, l'argent, la logistique, etc... C'est donc bien cette première élection qui est fondamentale tant pour Juppé que pour Fillon ou Sarkozy, les trois seuls potentiellement capables de gagner en 2017 au sein de la droite dite républicaine. Pour Bruno Le Maire, gagner éventuellement la présidence de l UMP, c'est prendre une option sur 2022. J'aime bien  Mariton, il est gentil mais il ne gagnera ni l'une ni l'autre.

Le deuxième temps fort sera a primaire "ouverte" prévue en 2016 qui verra s'affronter le nouveau Président de l'UMP, sans doute Sarkozy, et quelques autres: Juppé, Fillon, Le Maire, Bertrand et une ou deux personnalités en quête d'un futur maroquin ministériel de premier plan.

Mais revenons à l'élection pour la présidence de l'UMP. Il y a actuellement 8 candidats déclarés, reste à chacun de rassembler les parrainages nécessaires pour être éligible. Sur ces 8 candidats, seuls 3 devraient y parvenir sans problème: Hervé Mariton, Bruno Le Maire et Nicolas Sarkozy. Pour cette élection et conformément aux statuts du parti, seuls les militants à jour de leur cotisation (268 341 selon le magazine l'Union, 175 000 selon les dires de Juppé aujourd'hui sur Itélé) au 31 décembre 2013 ou au 30 juin 2014 peuvent voter. Compte tenu des sondages et de mon doigt mouillé au vent, Sarkozy l'emportera sans difficulté, son véritable succès dépendra du score qu'il obtiendra.

Dès lors Sarkozy deviendra le chef "officiel" de l'opposition à la Socialie puisqu'il sera à la tête du premier parti politique de France... par le nombre de militants. C'est à ce moment que les Juppé, Fillon et consorts devront par eux-mêmes exister.

Comment pourront-ils exister ? L'argent étant le nerf de la guerre, ils devront compter avec Sarkozy qui détiendra, une fois élu à la tête du bouzin, tous les pouvoirs. Et c'est là que le parti, rénové en principe, devra faire preuve de transparence. Comme il devrait le faire dès à présent. 

Avec quels budgets les différents candidats à l’élection pour la présidence de l'UMP vont-ils financer leur campagne ? De quels moyens disposent Bruno Le Maire, Sarkozy, Mariton et les cinq autres candidats ? Comment par exemple Fillon et Le Maire ont-ils fait pour financer depuis un an leurs multiples déplacements sur le terrain ? Comment Sarkozy financera-t-il les 25 meetings que nous promettent les média? Avec les dons reçus par chaque association ou micro partis qu'ils ont chacun fondé ? Avec une participation financière de l'UMP que l'on nous présente comme exsangue ? Si oui est-elle égale pour tous les candidats ? Quel sera la coût global de cette élection ?

Voilà autant de questions que les Français, les sympathisants et les militants de l'UMP se posent certainement. Autant de réponses que compte-tenu du scandale Bygmalion les différents responsables de l'UMP et les candidats devraient nous apporter en totale transparence. Car au bout du bout, ce sont les Français, les sympathisants et les militants qui financent tout cela. L'UMP que l'on disait vérolé jusqu'au trognon a une occasion unique de prouver à tout le monde que le temps des scandales et des magouilles est définitivement derrière elle. Saisira-t-elle cette opportunité ?

Et cette exigence de transparence, indispensable à l’élection pour la présidence de l'UMP, vaut aussi pour le reste du processus qui conduira à l'élection présidentielle de 2017.

Folie passagère 2466.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 19 juin 2013

Abolition des privilèges: Mais pourquoi ne sont-ils que 10 ?


Ils sont un peu con-cons; ils auraient pu attendre le 4 août, cela aurait eu plus de gueule... Dix députés, dans le cadre de cette idée folle que serait la moralisation de la vie politique, réclament l'abolition de leurs privilèges. Notons que ces dix chevaliers blancs sont socialistes pour 5 d'entre eux, 3 viennent de l'UMP et 2 sont écolos.

Laurent Wauqiez propose d'aligner le régime de retraite des parlementaires sur celui du régime général. Nos députés bénéficient actuellement d'une retraite à taux plein dès la 30éme année de cotisation.

Olivier Faure propose de son côté de publier les augmentations de patrimoine de ses pairs parlementaires entre le début et la fin du mandat parlementaire. 

Gérald Darmanin suggère d'encadrer l'achat des permanences des parlementaires. Aujourd'hui, ces permanences peuvent être louées et les loyers sont réglés avec les fonds de l'IRFM qui couvre les dépenses liées à l'activité des députés. La permanence peut aussi être achetée, le député devenant dès lors propriétaire d'un local payé par le contribuable.

Jérôme Guedj propose de fiscaliser les frais de mandat (IRFM): 5508€ par mois pour lesquels, actuellement, aucun justificatif n'est exigé.

Karine Berger souhaite que soit publiée la réserve parlementaire. Cette somme dont le montant s'élève à 110.000€ pour les députés peut être donnée à qui ils veulent et rarement à des opposants politiques.

François de Rugy, souhaite un meilleur contrôle de la présence des lobbys à l'Assemblée. Reste à savoir si de Rugy parle de tous les lobbies...

Razzy Hammadi veut clarifier le fonctionnement des groupes d'amitiés comme par exemple celui de l'Amitié France-Saint Siège. Il en existe plus de 150 à l'Assemblée, ils sont le lieu de la diplomatie parlementaire et permettent accessoirement de se balader dans le monde entier aux frais de qui vous savez.

Bruno Le Maire souhaite pour sa part la généralisation de ce qu'il s'était appliqué lors de son élection en juin 2012: la démission de la haute fonction publique dès lors que l'on devient parlementaire.

Barbara Pompili propose une réforme de l'assurance-chômage des parlementaires en cas de non ré-élection par exemple.

Barbara Romagnan propose d'adopter le mandat parlementaire unique ce qui permettrait de rajeunir radicalement le personnel politique.

Et bien pour une fois, par delà le joli coup de com', saluons une initiative intéressante et bien plus perceptible par le grand public que la fumeuse loi sur la transparence patrimoniale des élus réduite à peau de boudin séché. Le truc le plus aberrant, c'est la fameuse IRFM. 5 508 euros filés chaque mois aux députés, somme non imposable qu'ils sont libres de dépenser comme bon leur semble. La réserve parlementaire, c'est le clientélisme officialisée et financé par le contribuable... 

Ceci dit, à bien y regarder, certaines de ces propositions ne sont pas si simples que cela à mettre en oeuvre et je suis prêt à parier qu'aucune ne sera prise lors de la présente législature. Après tout, aussi "étonnant" que cela puisse paraître, pourquoi ne sont-ils que dix à proposer cela et pas 577 ?

En tout cas, voilà une initiative qui n'a pas eu l'heur de plaire à Claude Bartolone, farouche opposant à la transparence patrimoniale et président (PS) de l'Assemblée Nationale: "Je commence à en avoir ras le bol de ces députés qui se font une réputation sur le dos des autres ! Je conseille à ces députés de prendre contact avec leur président de groupe s'ils ont quelque chose à dire. Ce n'est pas juste pour tous les autres députés, nous sommes attentifs à chaque euro. Se faire un petit coup de pub sur ses collègues, ce n'est pas bien ! " Quand je vous disais que j'étais prêt à parier...

Si seulement on pouvait se prendre à rêver de parlementaires simplement soucieux de la bonne utilisation des deniers publics sans qu'une loi ne les oblige à faire preuve de probité...

Folie passagère 1765.
Claude Bartolone
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.