Affichage des articles dont le libellé est Pompiers. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pompiers. Afficher tous les articles

samedi 26 décembre 2015

Quoi ? Ils s'en sont pris à une mosquée ?


Tiens donc, à Ajaccio, lors d'une intervention dans une cité sensible des pompiers se font caillasser et pour une fois on en parle dans toutes les télévisions... Etrange, d'habitude, on n'en parle pas et pourtant c'est monnaie courante un peu partout en France dans le même type de cités. Les pompiers corses seraient-ils meilleurs communicants que leurs collègues de la métropole ?

Que nenni... Si on en parle c'est parce y a eu grabuge ! Les citoyens du coin n'ont pas aimé ce caillassage, pis, ou mieux, ils ont décidé de ne plus se laisser faire par une partie de la population de la dite cité, partie que par respect du vivre ensemble nous n'appellerons pas racailles et autres muzz faisant la loi dans le quartier. Et les desouches corses, ils ne font jamais dans la dentelle... Alors pour manifester leur ras le bol et leur exaspération devant le trop plein de chances pour la France, ils ont fait une descente dans la cité en criant " Arabi fora " ( Les arabes dehors ! ). Plus de 300 qu'ils étaient, je les ai vu et entendu dans le poste, ils n'avaient pas l'air franchement contents, exaspérés, très, très en colère... Si en colère que certains s'en sont pris à une mosquée en mettant un peu de bordel dans ce lieu de culte...

Quoi ????  Ils s'en sont pris à une mosquée !!! Crénom, voilà qui est insupportable, un sacrilège, une véritable entorse aux valeurs de la république, au vivre ensemble et à la concorde nationale qui en ses temps difficiles devrait être partagée par tous et toussa ! Du coup, c'est l'hystérique de Matignon qui était très en colère. Vraiment. C'est assez bizarre, je ne l'ai jamais entendu se mettre en colère pareillement quand une église, une chapelle, un calvaire ou un tabernacle se font vandalisés. D'ailleurs, on en parle pour ainsi dire pas alors que là aussi c'est monnaie courante !

Bon, c'est vrai, cépabien de s'en prendre à un lieu de culte, qui plus est une mosquée, ça ne se fait pas. Ceci dit, quel est le rapport entre un camion de pompier caillassés et une mosquée vandalisée ? Il y en a forcément un de rapport. Parce que c'est à une mosquée qu'ils s'en sont pris, pas à une chapelle ni à une synagogue !

De là à supposer que les caillasseurs de camions de pompiers puissent être des muzz d'âge divers un peu envahissant, qui sait même un brin en cours de radicalisation; bref, des divers qui font chier tout le quartier depuis des mois et des années, il y a un pas que je franchis allègrement. Pas vous ?

Alors okay, on va envoyer plein de flics dans le coin, peut-être même bien que Cazenave se déplacera. On va faire baisser la température, un temps, et puis après... que passa ? Et bien ça recommencera. Dans une semaine ou dans un mois... Ben oui, le problème avec les problèmes, c'est que tant qu'on éradique pas la source des problèmes, ceux-ci demeurent. Perdurent, comme disent les journaleux. Et puis un jour, y a la grosse cata: un mort ou deux...

Faut pas énerver les gens, faut pas les pousser à bout. Il ne faut pas qu'ils puissent avoir la certitude que depuis des lustres personne ne s'est occupé sérieusement et avec succès de leurs difficultés. Parce qu'au bout d'un moment, la cocotte, elle pète ! Elle nous explose à la figure.

Enfin, remettons vite un couvercle sur le chaudron corse parce qu'il ne faudrait surtout pas que tout cela donne des idées à d'autres: Il y a tout de même, parait-il, plus de 2 000 mosquées en France. Faudrait quand même pas qu'elles soient toutes mises à sac.

Folie passagère 3021.
Résultat de recherche d'images pour "mosquée ajaccio" Résultat de recherche d'images pour "mosquée ajaccio"
D'accord, pas d'accord: atoihonneur@voila.fr

samedi 22 mars 2014

Pourquoi le pompier grenoblois a-t-il refusé de serrer la main de Manuel Valls?


Les médias sont quand même hallucinant de désinformation (ou de manque de curiosité). Nouvel exemple pas plus tard qu'hier avec la visite de Manuel Valls à Grenoble. Un sapeur-pompier a refusé de serrer la main du ministre des polices ce qui a eu le don de mettre en colère l'homme qui dégaine les coups de mentons plus vite que les biftons pour payer les PV des copines de sa femme. Manuel Valls a donc remis sèchement le sapeur à sa place, je cite

"Quand on refuse de serrer la main à une personne, c'est qu'on a perdu ses valeurs (dit-il d'abord au pompier récalcitrant). Moi je vous invite, monsieur, avec l'expérience qui est la vôtre, vous qui n'êtes pas un gamin, qui exercez des responsabilités, quand vous êtes devant un ministre de l'Intérieur, devant un représentant de l'État, devant un membre du gouvernement, je vous invite à vous comporter comme un sapeur-pompier ! Il y a une hiérarchie chez les sapeurs-pompiers, et vous devez la respecter ! Et si je viens ici pour dialoguer avec des sapeurs-pompiers, ce n'est pas pour qu'on refuse de me tenir la main, de me serrer la main."

On pourra s'étonner de trois choses. la première, c'est le petit ajout du Huffington Post: "le pompier récalcitrant"; le pauvre pompier, le voilà déjà condamné par un journaliste ! La deuxième, c'est la réaction démesurée de Valls, du "casse toi pov'con" revisité. Celui-ci s'emporte et tente par ses propos de rabaisser un gars dont le métier est de mettre en jeu sa vie pour en sauver d'autres. Dans l'armée, on aurait dit de Valls qu'il fait péter les galons, soit chercher par les titres et la fonction, non par l'expérience, à claquer le baigneur d'un subordonné. En gros, le jeune aspirant tout-frais-pas-cassé qui essaye d'en remontrer à l'homme qui a vu et tué l'ours. C'est une manière comme une autre d'exiger du subalterne le respect et la soumission. Le kakou obtient généralement la soumission, jamais le respect. Le respect, ça se gagne  Et entre nous... qui donc aurait envie de respecter et de saluer un mec aussi hargneux et arrogant que Valls ?

La troisième, et vous aurez beau chercher, il faut vraiment fouiller, c'est l’absence d'explication à ce geste du pompier. Aucun média n'a cherché à comprendre ou tout au moins à expliquer ce qui a pu motiver cet affront fait à l'Autorité. On vous dira ici et là qu'il y a un conflit actuellement avec les pompiers car une directive européenne, applicable en France, les obligent à travailler plus en étant payé moins. Si, si, vous avez bien lu, une directive européenne impose à cette profession un allongement de la durée de travail annuel sans aucune compensation salariale; de quoi énerver un brin le jeune pompier et ses collègues, non ? Pour le Conseil Général de l'Isère, les modalités d'application de cette directive se traduisent par 67 heures de plus travaillées sans le moindre fifrelin de compensation. 

Mais il y a mieux encore qui justifie, à mon sens, la colère locale. Le 26 décembre dernier, à Grenoble même, une nouvelle manifestation de pompiers est organisée devant le Conseil Général pour protester contre cette directive et son application locale. Les choses s'enveniment et les pompiers tentent d'entrer dans l'édifice. 90 CRS suréquipés font face à 150 pompiers. Que fait la police aux ordres de Manuel Valls ? Elle charge, gaze à tout va et tire sur les pompiers avec des balles gomme-cogne (flashball). L'un des pompiers, collègue de l’effronté, en recevra une en pleine tête et perdra un oeil.

150 pompiers manifestent, les CRS chargent et l'un des pompiers grenoblois deviendra borgne. De quoi ne pas saluer le chef suprême des CRS, non ? De quoi logiquement inciter Manuel Valls à faire preuve de diplomatie, pourquoi pas de compassion, lorsqu'il va à la rencontre de ses subordonnés qu'il fit matraquer par d'autres de ses subordonnés deux mois auparavant.

A l'aune de ces explications, on comprendra peut-être mieux le refus du pompier de ne pas serrer la main du ministre.

Et sauf erreur de ma part, rien n'oblige un pompier à serrer la main d'une Autorité, sa seule obligation éventuelle étant de se mettre au garde à vous et de faire le salut réglementaire. Pour l'anecdote, je connais un général d'Armée qui a refusé dernièrement de serrer la main de Président à qui il était présenté. Il s'est contenté de se mettre au garde à vous, à 88 ans, point barre. Aussi surprenant que cela soit, Pépère a eu l'intelligence de ne rien dire.

Folie passagère 2194.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 23 janvier 2013

En cas d'urgence, faites le 15 ou le 18. La facture suivra.


Il y a quelques temps, je vous le racontai ici, j'eus à faire appel aux pompiers et au Samu en pleine nuit pour une intervention d'urgence. Les pompiers, firent honneur à leur réputation: rapides, efficaces, rigoureux et fort bien balancés. Rien à dire, service irréprochable. Idem pour le Samu.

Après les vérifications d'usage et les premiers soins, ma vieille mère - qui s'en remettra - est emmenée en réanimation à plus de 100 km de son domicile faute de place disponible à proximité. Jusque là rien à dire. 

Sauf qu'il y a deux jours, à ma grande surprise, j'ai reçu la facture. J'étais persuadé que l'intervention des pompiers et du Samu, en cas d'urgence médicale avérée, était un service gratuit. 

Le montant de la facture, j'arrondis, s'élève à 3 500 euros. Déduction faite de ce que j'ai compris être la part sécurité sociale, le Trésor Public nous réclame la somme de 1 500 euros. A payer dans les 15 jours par " tous moyens à votre convenance ", par courrier ou en se rendant à la Trésorerie du lieu de domicile. Ils rigolent pas les mecs, le ton est aussi péremptoire qu'un rappel pour non paiement des impôts sur le revenu. Ben me'de alors !

La facture eut-elle été moins élevée si place disponible à proximité, il y avait eu ?

Je téléphone et le Trésor Public me confirme: Il faut payer sous 15 jours. Nous nous exécutons, le chèque est signé, je poste ! Soulagé, au propre comme au figuré. Entre temps,  ayant appelé la mutuelle de la daronne, nous avons tout de même la confirmation que celle-ci sera remboursée intégralement. Bien et alors me direz-vous, où est le problème ?

Le problème, c'est que selon le Trésor Public, la Sécu et la mutuelle, tous contactés, en ce cas, pas de tiers payant ou autres dispositions possibles, faut raquer d'abord avant d'être remboursé. Encore faut-il avoir les moyens d'avancer 1 500 euros. Nous avons pu fort heureusement. Et l'intervention des dits service de secours, in fine, ne nous coutera pas un kopeck. Bien et alors me direz-vous, où est le problème ?

Et bien tout simplement dans cette question que je me suis posé: Celui qui ne peut pas payer, faute d'avoir la Sécu et mieux encore une mutuelle, on en fait quoi ? On appelle les huissiers ? La police ? On lui saisit ses biens à concurrence du montant facturé ? On efface l'ardoise ? On fait appel à la solidarité nationale ? Les services sociaux ?

Vous avez la réponse ?

Moi pas, mais une évidence, dans ce genre de cas, t'as les moyens, tu raques; t'as pas les moyens, tu ne payes pas.

Folie passagère 1547.
ARCHIVES.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.