Affichage des articles dont le libellé est tranche de vie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est tranche de vie. Afficher tous les articles

mardi 25 octobre 2016

Ma ville change... et deux mystères non résolus

Afficher l'image d'origine

Je vous ai déjà parlé de ma petite ville à une ou deux reprises, au moins. Ce sera donc la troisième fois, je crois.

Elle est sympa. Pas loin de Paris, à la campagne. C'est assez vert. Nous n'avons pas de grands ensembles tout moches comme à Sarcelles ou aux Minguettes même si la municipalité a fait en sorte d'être quasiment dans les clous question HLM. Elle a tout de même rusé: Nous n'avons que des HLM " supérieurs ". Alors ça va, la diversité n'est pas visible et même si quelques bâchées ont fait leur apparition, elles ne gênent pas encore. Pas de zones, pas de racailles juste une importante population de personnes âgées et de retraités. Le niveau de vie est plutôt élevé et l'éclair au chocolat se vend quatre euros, soit quarante fois le prix de la chocolatine version Copé.  Une ville privilégiée donc où il fait bon vivre; chanceux nous sommes. La semaine, elle vit au rythme du marché le mardi, vendredi et dimanche ou bien à celui des écoles et collèges. En période de vacances, c'est calme, beaucoup de gens partent. L'été et les chaleurs venus, les Parisiens affluent le week-end pour se baigner à la plus grande plage fluviale de France; l'occasion aussi pour les centres aérés de Seine-Saint-Denis d'y amener leur clientèle...

Bref, on se sent plutôt bien dans ma petite ville avec ses étangs, son église du XVème et ses bas-reliefs coquins, ses petits vieux et ses quelques VIP du PAF.

Ce matin, alors que j'empruntais la Grand-Rue, celle où il y a tous les commerçants, le trafic était fluide jusqu'au niveau de la boulangerie-pâtisserie du milieu, celle à côté de la gendarmerie. En bon conducteur, respectueux de la signalisation, je m'arrête pour laisser deux vieilles emprunter le passage piéton. Alors que j'allais redémarrer, je vis une ombre furtive, sur mon côté droit, s'élancer pour traverser. Je pilais donc.

En fait d'ombre furtive, c'était tout un groupe de djeun's, peut-être trente ou quarante qui avançait d'un pas rapide, prêt à traverser, voiture ou pas voiture. Trente ou quarante jeunes d'un coup, ici, du jamais vu. Un instant, j'ai cru à un truc genre colonie de vacance mais n'ai point vu d'adultes accompagnateurs. Donc que des jeunes. Entre 12 et 16 ans à la louche, turbulents, agités, riant, criant mais pas trop fort et plutôt bien mis.

Le premier traverse suivi des autres en prenant tout leur temps, naturellement. Cigarette au bec, ma fenêtre étant ouverte, je les entendais. L'un, tout en délicatesse, sans vulgarité aucune, se fichait de moi en s'arrêtant devant ma voiture pour refaire son lacet, pas pressé. Les autres lui passait autour en plaisantant. Un autre me dit: " S'cusez-nous, on prend notre temps, on profite. " Un de ses potes rigolard, 14 ans au garrot, me dit: " Je peux vous prendre une cigarette, s'il vous plaît ? ". Je fis signe que non ce qui me valut un élégant doigt d'honneur. Un autre, encore, tapota mon capot, pas méchamment mais je n'aime pas qu'on touche à mon capot. Je lui criais donc " Ça va aller oui ? " et lui de me répondre: " Ça va oui, m'sieur ". Le dernier passe, lui aussi caresse mon capot et met son majeur dans la bouche en le suçant ostensiblement. Vaillamment, avant de se mettre à courir avec ses potes, il me lâchera en guise d'au revoir un non moins élégant : " Babtou tafiole ! ".

Comment ça " tafiole " ??? Non seulement, confirmerons ceux qui me connaissent, je n'ai rien d'une tafiole mais comment un tel mot avait pu atterrir dans le claquoir d'un gamin d'à peine 14 ans ? Mystère.

Comme demeure pour moi cet autre mystère: Que pouvait donc bien faire à dix heures du matin une bande d'une quarantaine de jeunes blacks dans ma petite ville ?

Quand je vous dis que ma ville change...

Folie passagère 3333.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

jeudi 10 juillet 2014

Je n'irai plus au Louvre


Parce que je suis un tonton aussi gentil que couillon, j'avais décidé - et c'est bien parce qu'ils me l'ont demandé gentiment - d'amener ma nièce et mon neveu au musée du Louvre. C'est là que vous pensez avoir vécu bien des épreuves dans votre vie, mais que celle-là...

Aller au Louvre, c'est d'abord faire la queue Sécurité, comme dans les aéroports, 30 minutes environ. Puis la queue aux machines à sous pour prendre un ticket d'entrée (12 euros pour les plus de 25 ans), près de 15 minutes. Et enfin espérer, après avoir pris carte et boussole, trouver le bon accès à la bonne galerie. Lorsque vous prenez le petit escalator, côté Sully, vous n'êtes plus qu'à quelques mètres des premières œuvres... une heure quarante-cinq après avoir quitté le domicile, quarante cinq minutes après être entré en enfer !

D'ores et déjà, vous avez compris que Le Louvre ou le métro aux heures de pointe, c'est kif-kif bourricot. Vous savez qu'il vous faudra faire attention en permanence à: ne pas louper la pièce maîtresse de la salle où vous trouvez, ne pas vous faire pick-pocketter, ne pas vous faire bousculer, ne pas perdre les gamins, jeter un œil (vite fait) aux plafonds magnifiques, surveiller que vous êtes dans le bons sens de la visite, ne pas vous perdre, ne pas louper un virage, celui qui devait vous mener à tel endroit, ne pas vous faire marcher sur les pieds, ne pas passer trop de temps devant une toile ou une statue faute de quoi vous vous ferez éjecter par la foule, etc, etc, etc... 

Faire Le Louvre, c'est veiller à tout sauf à prendre le temps de contempler ce que vous avez envie de contempler pour la simple et bonne raison que cela est impossible. Une fois que vous avez compris cela, vous pouvez allez, passages obligés, voir La Joconde, La Vénus de Milo, La victoire de Samothrace (par chance réinstallée la veille après restauration), La liberté guidant le peuple, Le radeau de la Méduse et autre babioles du genre. Toutes ces œuvres ont un point commun, en dehors du fait qu'elles sont in-con-tour-na-bles, elles vous donneront un aperçu de ce que peut être la folie des hommes s'agglutinant au point de ne plus rien voir, se bousculant, jouant des bras et des coudes pour atteindre L'Oeuvre: c'est tout simplement infernal. 9La photo ci-dessus, de qualité médiocre certes, vous donnera un aperçu de cette folie. A un dame qui, chose incongrue était plus grande que moi, me demanda si je voulais qu'elle prenne La Joconde à ma place, je répondis que, non merci, ce n'est pas Mona Lisa que je voulais immortaliser mais cette masse informe, prétendument humaine, qui se pressait devant.

Une fois cette mission accomplie, vous pouvez, toujours en jouant à pousse-pousse, aller visiter plein d'autres trucs. Pour nous cela aura été les antiquités grecques et égyptiennes. Même punition: bousculades et piétinements: ôte-toi de là que je m'y mette !

Malgré la climatisation, je ne vous parlerais pas de la chaleur, des pieds qui marinent dans les chaussures, des odeurs d'eaux de toilette mêlées, du prix d'une simple bouteille d'eau ni même de l'affront fait à notre culture qui veut qu'on soit allé se restaurer au Mac Do, fort encombré d'asiatiques, fort opportunément installé au sein d'un de nos plus grands musées. Curieux musée soi dit en passant où l'on peut louer une voiture chez Hertz, boire un café chez Starbuck, ouvrir un compte à la Banque Postale, prendre un abonnement chez Orange ou bien encore s’offrir le dernier parfum de chez Guerlain ou des caleçons achetés à prix d'or au Printemps.

Vient enfin le moment de se carapater, moment que je choisis pour proposer à mon neveu et sa soeur d('acheter quelques souvenirs qu'ils pourront exposer dans leurs chambres aux fins fonds des Pyrénées. Imaginez mon effroi lorsque leur choix se porta sur deux tours Eiffel made in China à cinq euros pièce !

La chose est entendue: Je n'irai plus au Louvre !

Folie passagère 2369.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 23 janvier 2013

En cas d'urgence, faites le 15 ou le 18. La facture suivra.


Il y a quelques temps, je vous le racontai ici, j'eus à faire appel aux pompiers et au Samu en pleine nuit pour une intervention d'urgence. Les pompiers, firent honneur à leur réputation: rapides, efficaces, rigoureux et fort bien balancés. Rien à dire, service irréprochable. Idem pour le Samu.

Après les vérifications d'usage et les premiers soins, ma vieille mère - qui s'en remettra - est emmenée en réanimation à plus de 100 km de son domicile faute de place disponible à proximité. Jusque là rien à dire. 

Sauf qu'il y a deux jours, à ma grande surprise, j'ai reçu la facture. J'étais persuadé que l'intervention des pompiers et du Samu, en cas d'urgence médicale avérée, était un service gratuit. 

Le montant de la facture, j'arrondis, s'élève à 3 500 euros. Déduction faite de ce que j'ai compris être la part sécurité sociale, le Trésor Public nous réclame la somme de 1 500 euros. A payer dans les 15 jours par " tous moyens à votre convenance ", par courrier ou en se rendant à la Trésorerie du lieu de domicile. Ils rigolent pas les mecs, le ton est aussi péremptoire qu'un rappel pour non paiement des impôts sur le revenu. Ben me'de alors !

La facture eut-elle été moins élevée si place disponible à proximité, il y avait eu ?

Je téléphone et le Trésor Public me confirme: Il faut payer sous 15 jours. Nous nous exécutons, le chèque est signé, je poste ! Soulagé, au propre comme au figuré. Entre temps,  ayant appelé la mutuelle de la daronne, nous avons tout de même la confirmation que celle-ci sera remboursée intégralement. Bien et alors me direz-vous, où est le problème ?

Le problème, c'est que selon le Trésor Public, la Sécu et la mutuelle, tous contactés, en ce cas, pas de tiers payant ou autres dispositions possibles, faut raquer d'abord avant d'être remboursé. Encore faut-il avoir les moyens d'avancer 1 500 euros. Nous avons pu fort heureusement. Et l'intervention des dits service de secours, in fine, ne nous coutera pas un kopeck. Bien et alors me direz-vous, où est le problème ?

Et bien tout simplement dans cette question que je me suis posé: Celui qui ne peut pas payer, faute d'avoir la Sécu et mieux encore une mutuelle, on en fait quoi ? On appelle les huissiers ? La police ? On lui saisit ses biens à concurrence du montant facturé ? On efface l'ardoise ? On fait appel à la solidarité nationale ? Les services sociaux ?

Vous avez la réponse ?

Moi pas, mais une évidence, dans ce genre de cas, t'as les moyens, tu raques; t'as pas les moyens, tu ne payes pas.

Folie passagère 1547.
ARCHIVES.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 17 avril 2011

Le projet socialiste: espérer...


Cousine Béatrice est une rigolotte !

Elle est socialo depuis aussi longtemps que chantent les violons. Elle a sa carte depuis 1978, son permis de voter Rose comme elle dit; c'est dire si la gauche et le PS c'est sa tasse de thé, son Nirvana... Mais moi, faut pas me brouter. Je lui demande, l'air innocent, ce qu'elle pense du projet socialiste 2012.
Le coeur sur la main, battant sa coulpe, elle me dit qu'elle n'a pas eu le temps de le lire. (sourires). Mais forcément, me dit-elle, ça ne peut pas être pire qu'avec Sarko. Soit !
Je lui demande ce qu'elle pense d'un programme dont l'armature, le squelette et le bien-fondé repose sur une hypothèse de croissance du PIB de 2,5%.
Elle me répond, c'est un minimum qu'il nous faut atteindre, une espérance (sic), un but... (sourires).

Goguenard, je lui rétorque que, 2,5%, personne n'y croit; Lagarde, au mieux, annonce 2%, le doigt mouillé. Même le FMI dont le patron est qui vous savez ne prévoit que 1,8%...
Alors, lui dis-je, on fait comment ? On fait comment pour les avaler de manière digeste les couleuvres du projet socialiste ?

Il faut rester positif et espérer. Le socialisme à la française, c'est notre seule espérance qu'elle m'a dit cousine Béatrice...

Bon, je n'ai pas insisté mais elle m'a fait pitié la cousine. J'ai pensé aux copains blogueurs de gauche et j'ai souri...


Folie passagère 626.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.