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jeudi 11 septembre 2014

Besoin d'un torchon ? Achetez le Nouvel Observateur !


Ce matin, le torchon nommé Le Nouvel Observateur relate des propos soi-disant tenus par Sakozy cet été; propos rapportés aux pisse-copies par quelqu'un qui aurait été reçu par Sarkozy. Qui ? Quand ? Quoi ? On en sait rien; le Nouvel Obs traite l'info au conditionnel, indiquant par là qu'il nous informe sans être vraiment sûr et certain de que qu'il nous transmet. Bad job !

Qu'aurait dit Sarkozy? Selon l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours, Sarko aurait dit qu'il ne reviendrait jamais sur la loi Taubira, que "Le mariage pour tous, je m'en fous. Ce n'est pas un sujet. Moi, de toute façon, j'avais toujours défendu une union civile." et cerise sur le gâteau, il aurait balancé que les manifestants de La Manif Pour Tous était "des fascistes en loden", du nom d'un célèbre manteau souvent apprécié des cathos bon teint.

Et comme c'est un journal soi disant sérieux qui balance l'info, aussitôt la machine de s'emballer, les gauchistes d'ironiser, les adversaires de Sarko, de tous bords, de demander des explications, d'autres de pointer l'évident cynisme du personnage et patati et patata... le cirque habituel... Même des supporteurs connus ou avoués de Sarkozy se font piéger et s'interrogent.  Le truc fait le buzz... Et tant pis si le cabinet de Nicolas Sarkozy dément aussitôt, le mal est fait, la rumeur se propage: Sarko se moque éperdument et de la loi Taubira et des manifestants qui, par centaines de milliers, s'y étaient opposés...

L'après-midi même, le torchon sus-nommé publie un nouvel article dans lequel il reconnait que "fascistes en loden", l'expression n'est pas de Sarkozy mais bien de Jacques Attali. Le Nouvel Obs publie:
 "Le visiteur estival de Sarkozy, qui a rapporté ces propos au "Nouvel Observateur", les aurait mal interprétés. D'après le cabinet de l'ancien chef de l'Etat, c'est Jacques Attali qui aurait employé l'expression l'hiver dernier devant Sarkozy qui en aurait été choqué et y aurait vu le signe du "sectarisme" de la gauche. Cet été, il aurait cité le mot d'Attali devant son visiteur pour exprimer qu'il fallait justement éviter d'opposer ainsi les Français les uns aux autres.
Pas un mot d'excuses, le mot "démenti" n’apparaît nul part, mais tant pis, on ne saurait quand on est un canard aussi tordu se désavouer. Mieux, la rédactrice de l'article en profite pour rebondir et vilipender le forcément mauvais bilan de Sarkozy et les difficultés que celui-ci aura à affronter; le blablabla antisarkozyste habituel...

Voilà à quel genre de presse nous avons droit en France. Et peu importe à la limite ce que l'on peut penser de Sarkozy, nous sommes là en présence d'un cas flagrant, au mieux de désinformation, au pire d'une manipulation grossière organisée par des soi-disant journaleux qui prétendent travailler pour votre information...

Folie passagère 2452.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 12 novembre 2013

Libération ne vaut plus un clou. Comme Léonarda.


Je lisais je ne sais plus où que le journal Libération n'était pas au mieux de sa forme: chute des ventes, chute du nombre d'abonnés et baisse des recettes publicitaires. Les 3 éléments constitutifs du virus mortel pour la presse papier.

Je ne vais pas pleurer sur le sort de Libération. Quand on est mauvais, on est mauvais. Et il nous le prouve encore aujourd'hui en publiant dans la rubrique Portrait une interview de celle qu'il qualifie de "star" en France. Star ? Audrey Hepburn était une star, Grace Kelly, Greta Garbo et quelques autres étaient des stars; des étoiles qui longtemps après leur mort continuent de briller au firmament des cinéphiles et des amateurs de belles choses. Mais Léonarda, franchement, une star ? Même pas une starlette, tout juste un bout de chiffon que le Landernau agita à quelques fins politiciennes, c'est tout.

Une vraie star, on ne la paye pas pour qu'elle parle; elle parle quand elle le souhaite, elle convoque. Léonarda, si, un peu comme Nabila ou en son temps Loana, on la paye pour qu'elle cause. Libération, qui selon son rédacteur ne paye jamais, a donc payé cinquante euros pour entendre le tromblon kosovar. Oui, Léonarda, pleine page, c'est 50 euros ! Il s'en fallut même de peu que le tarif fut de 200 euros; c'est à ce prix que Papa Léonarda estimait la valeur de la parole de sa fille chérie dont il aime bien, de temps en temps, caresser les tétons encore frais. Il fallut tous les talents d'un négociateur chevronné pour ramener l'interview à un tarif plus en adéquation avec la parole à recevoir. Cinquante euros ! Le prix d'une turlutte à Boulogne , parait-il.

Le billet de Libération démarre par la mise en scène, un long travelling sur le cadre dans lequel Léonarda parlera. Une star, une vraie, parle sous les ors d'un palace, au bord d'une piscine, à Capri ou à Monte Carlo, sans doute à Cannes, aussi. Léonarda, c'est différent, c'est émouvant, c'est du Libération: " Depuis son expulsion à Mitrovica, au Kosovo, Léonarda Dibrani, 15 ans, a l’impression de n’être plus «rien», prise au piège d’un pays qui n’est pas le sien. Vêtue de noir, tour à tour boudeuse puis enjouée, elle s’est assise dans un fauteuil sans style. Dehors, dans le jardin boueux du petit pavillon, l’automne kosovar a pris ses marques..."

L'automne kosovar a pris ses marques; sans doute aura-t-il revêtu d'un ciel sombre et menaçant la tête de cette pauvre Léonarda... On en pleurerait presque. Salaud d'automne kosovar!

Salaud de Libération plutôt qui, tel un proxénète également kosovar attendant son retour sur investissement, a réservé cette interview à ses seuls abonnés internet ou à ceux qui iront se saloper les mains en achetant la version papier. Alors comme je n'ai pas un kopeck à gaspiller pour Libération ni pour Léonarda, je ne saurai pas ce qu'elle avait à nous dire.

Et à vrai dire, je m'en fous, les histoires de putes et de proxo, très peu pour moi.

Folie passagère 1992.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.