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lundi 25 août 2014

Un Président dégoulinant, une socialie en plein naufrage: Dissolution !


Le gouvernement a démissionné, c'est bien. Quelques clampins partiront et d'autres arriveront; on sait ce qu'on perd, on verra ce que Président et Valls nous offriront demain. Le cheptel politique socialiste se réduisant comme peau de chagrin, le pire est à craindre, nous verrons. En attendant, il nous aura été donné l'occasion d'assister à deux séquences toutes aussi pitoyables l'une que l'autre.

Ce matin, il pleuvait sans cesse sur Sein et Président, ruisselant, dégoulinant, s'est encore livré au jeu de la commémoration et du souvenir. Panique et désordre politique à Paris et Président, pitoyable sous la pluie, nous joue le devoir de mémoire. J'ai regardé, j'ai écouté. Je ne saurai dire ce qui était le plus perceptible: la pluie battante ou le speech éculé, le douzième ou le treizième d'une longue série commémorative. Le problème étant que compte tenu de l'actualité et du climat météorologique, il ne restera rien de ce discours, rien, si ce n'est l'image surréaliste et décalée d'un Président parlant dans le vide. A croire que même à Sein, on lui en voulait, personne, alors que cette pluie battante était annoncée n'aura pris la peine de dresser un auvent ou un abri présidentiel. Le résultat est... un jour de pluie à Sein et un Président qui était ailleurs. Point. Le bide !

La deuxième séquence aura été l'allocution de Montebourg en direct de Bercy. L'homme s'est comparé à Cincinnatus et tout le monde a foncé sur wikipédia pour savoir qui était cet homme. Un homme dont on nous dit qu'il était sage, un modèle de vertu et d'humilité ! Rien que cela ! Sauf que le volontarisme de Montebourg, c'est un peu comme les coups de menton de Valls, ça fouette sans faire mal, c'est télévisuel mais en aucun cas gage de réussite et de succès. Montebourg vante son action mais qu'a-t-il à mettre à son actif ? Quelles réussites ? Quels succès ? Rien, nada, nibe. Florange, SFr, Alsthom... de bide en bide, Montebourg a rebondi pour enfin se perdre à Frangy. C'est bien. Nous l’entendîmes annoncer qu'il choisissait de partir, qu'il reprenait sa liberté... Est-ce un vrai choix de reprendre sa liberté quand justement on n'a pas d'autre choix ? Non. Arrogant et suffisant, il se permet même d'annoncer le départ de deux de ses collègues, se posant en chef de file des frondeurs du gouvernement: Moi, Montebourg, je pars la tête haute et je ne pars pas seul ! My Ass ! Il nous dit qu'il aura tout fait, tout tenté pour infléchir la politique choisie par Président mais même là, il aura échoué. Qu'il s'en aille donc !

Ceci dit, il me vient quatre réflexions:

- Vu ce que l'on connait du personnage, Montebourg n'aura de cesse de critiquer le gouvernement. On peut même supposer qu'il tentera de prendre la tête des frontistes, quand bien même il n'est pas député. Il incarnera auprès d'eux "l'autre voie". Mais que penser de gens qui prônent le dérapage budgétaire et la hausse des dépenses publiques comme moyen de sortie de crise ? Pas grand bien si d'aventure ils devaient parvenir aux affaires. Politiquement, ils n'auront de cesse de mettre des bâtons dans les roues de l’exécutif, décrédibilisant plus encore celui-ci. Alors, certes, si cela n'est pas pour me déplaire, quelle pitoyable image de notre démocratie !

- La deuxième réflexion, c'est que ce nouvel épisode - la démission du gouvernement et l'image d'instabilité qui est donné de notre régime - n'aurait pas du avoir lieu si Président avait eu les coucougnettes de se débarrasser plus tôt d'un Montebourg que l'on savait incarner tout autre chose que la social-démocratie hollandaise. Il en a eu maintes fois l'occasion, il n'a pas osé tant il est soucieux d'éviter tout conflit. La responsabilité de cette séquence est donc à imputer à Président, pas à Montebourg.

- La troisième, c'est qu'avec l'éviction du gouvernement des adversaires de la politique menée, le gouvernement et Hollande, fragilisés comme rarement sous la cinquième, vont être obligé de séduire plus encore au centre et aux adeptes de la droite molle, reste à espérer que ces derniers ne se laisseront pas embarquer dans cette galère en plein naufrage.

- Enfin, globalement, que ce soit ces deux nouvelles séquences, la démission du gouvernement et un président dégoulinant, l'image de la France à l'international est encore, plus que jamais, dégradée. Du jamais vu semble-t-il sous la cinquième. Comment imaginer que Président et sa clique puisse obtenir quoique ce soit de ses "partenaires" européens lorsque à chaque jour qui passe la popularité de celui-ci  tutoie de plus en plus les abîmes  sondagiers...

La Socialie est en train de prendre l'eau de toute part. Voilà qui ne serait pas pour me déplaire si elle n'entraînait pas avec elle le pays tout entier. En l'état actuel des choses, et quitte à ce que ce soit un peu plus le bordel pendant quelques temps, je ne vois guère que la dissolution de l'assemblée nationale pour nous éviter le naufrage total.

Pour le soixante dixième anniversaire de la libération de Paris, la France n'a pas de gouvernement...

Folie passagère 2424.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 28 avril 2013

Erreur du JDD: 78% des Français favorables à une dissolution de l'Assemblée Nationale


Il paraîtrait que les Français, selon un sondage du JDD, souhaitent un gouvernement d'union nationale. François Bayrou serait l'homme providentiel plébiscité pour devenir premier ministre.

La première réflexion qui vient c'est que ce sondage est avant tout une preuve magistrale de l'échec d'hollande et de sa clique. Alors que les socialistes ont tous les pouvoirs, avoir dégoûté à ce point les Français en si peu de temps, relève de l'exploit !

La deuxième réflexion  c'est peut-être bien que les Français ne sont pas aussi cons qu'ils en ont l'air; peut-être bien que ce désir d'union nationale est aussi la preuve qu'ils considèrent comme une erreur d'avoir confié tous les pouvoirs aux mains des mêmes personnes et de la même idéologie. Il n'y a plus de contre-pouvoir institutionnel aujourd'hui. Il reste le pouvoir de la rue - et toutes les récentes manifestations montrent qu'il n'est pas suffisant pour infléchir le pouvoir en place - mais celui-ci fait peur. Les Français n'aiment pas le désordre et les risques évidents d'explosion sociale inquiètent, d'où sans doute cette envie subite d'union.

Ceci dit, les Français sont de doux rêveurs. Pour qu'il y ait un gouvernement d'union nationale qui tienne la route, encore faudrait-il qu'il y ait une dissolution de l'Assemblée Nationale. Car comment imaginer qu' un gouvernement composé de personnalités diverses, de droite , du centre et de gauche puisse gouverner correctement et sereinement avec une assemblée nationale toute acquise à la gauche. Et comment imaginer que Pépère et les caciques du PS puissent, ne serait-ce qu'un instant, se laisser déposséder de ce relais qu'est l'Assemblée. Il ne peut donc pas y avoir de gouvernement d'union nationale sans dissolution. Et compte-tenu des circonstances, il y a fort à parier que de nouvelles législatives n'apporteraient pas à Pépère le soutien recherché.

Quant à Bayrou, premier ministre... C'est qui Bayrou ? Qui donc est cet homme ? Quels sont ses réseaux ? Que pèse-t-il à part ses 80 kilos de bonhomie béarnaise ? Le gars qui, par haine de Sarko, a appelé à voter pour Pépère ? J'ai bien noté qu'il était réapparu sur nos écrans radars depuis quelques temps, Pépère l'aurait même reçu récemment en son Château, mais qui pourrait bien vouloir participer à un gouvernement durable avec lui ? Certainement pas les gars de l UMP, encore moins ceux du Front de Gauche ou d'EELV.

Non, non, ce sondage est ridicule car le JDD n'a pas posé ou osé poser la bonne question. La question n'est pas de savoir si les Français veulent un gouvernement d'union nationale mais bien plutôt:

Etes-vous favorables à une dissolution de l'Assemblée nationale ? 

Je parierai bien compte tenu des circonstances sur un 78% de Français favorables !

Folie passagère 1685.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 3 avril 2013

Une seule solution: La dissolution !


Le scandale Cahuzac a éclaté au grand jour et si il y a au moins un point sur lequel tout le monde sera d'accord c'est que l'heure est grave; la preuve: " la République a été outragée ! "

Alors, je m'attendais, comme toutes et tous, à une déclaration de présiflan qui soit à la hauteur de l'outrage. Et patatras, il a encore perdu l'occasion de se taire. Il a enregistré son intervention télévisée, il n'a donc pas l'excuse du direct. Et que nous dit-il ?

Un premier mensonge: Il n'aurait appris qu'hier la faute de Cahuzac. Personne ne peut y croire. Ni Le Monde, ni l'ex-batonnier Gonelle, ni Médiapart, ni vous, ni moi. Il est au courant au moins depuis le 15 décembre. hollande en a profité pour réécrire l'histoire: Il nous dit avoir exigé la démission d'un homme qui, 15 jours plus tôt, le lui avait soi disant remis de son propre chef ! Pour montrer à quel point il a saisi la gravité de la chose, il nous annonce prendre 3 mesures d'urgence... dont 2 sont déjà dans les tuyaux parlementaires. Foutaises, donc !

Nous, les citoyens outragés, attendions une toute autre réaction: Qui sait, un remaniement gouvernemental et pourquoi pas, une démission complète d'un gouvernement qui se voulait être le bras armé du présiflan pour une république exemplaire ( exemplaire avez-vous dit ? ). Rien, nada, nibe ! 3 mesurettes et le voilà parti prendre un bain de soleil au Maroc.

J'ai autre chose à proposer à Présiflan, un truc qui montrerait qu'il réalise la gravité de la situation, la gravité de SA situation: La dissolution de l'Assemblée Nationale. Une évidence presque. Bien sûr, rien ne l'y oblige constitutionnellement et j'imagine combien cela lui en couterait de remettre en jeu une majorité si " durement " acquise. Mais comment ne pas y songer...

Un côte de popularité si basse qu'elle ôte à présiflan toute crédibilité, on attaquera bientôt les fondations, du jamais vu; mais une baisse de popularité qui met en exergue la défiance du peuple ( et des amis de hollande ) vis à vis du pouvoir en place.

Des promesses démagogiques dont la mise en œuvre, pour certaines d'entre elles, aggrave la baisse du pouvoir d'achat, la précarité ou remet en cause des acquis sociaux. Un engagement maintes fois renouvelé mais intenable d'inverser la courbe du chômage d'ici la fin de l'année. Des renoncements et des reniements dont la liste s'allonge chaque jour un peu plus. 

Des affaires judiciaires ( Guérini, Andrieux, Cahuzac, Kucheida... ) qui ont définitivement réduit à néant la promesse d'une république exemplaire.

Des millions de gens dans la rue, invisibles aux yeux du gouvernement et du président, pour protester contre le mariage zinzin et à qui on refuse sur un tel enjeu de société un referendum.

Une majorité qui s’effrite: Mélenchon et le Front de Gauche sont vent debout contre les " salopards " et la réforme du code du travail ( ANI ). Les communistes n'en font qu'à leur tête au Sénat et les écologistes n'en peuvent plus d'avaler des couleuvres aussi grosses les unes que les autres. Et une partie des députés socialistes qui manifeste de plus en plus son mécontentement et ses désaccords. En résumé, une majorité frondeuse qui ne permettra pas à présiflan de prendre les mesures inévitables qui se profilent ( réforme des retraites par ex.) pour ne serait-ce que tenter de contenir la plongée aux abimes de la maison France. L'affaire Cahuzac ne permet même plus à l'actuelle majorité de se poser en donneuse de leçons.

Une économie moribonde dont les acteurs n'adhèrent pas aux solutions proposées par le gouvernement. 

Un gouvernement pléthorique ( dont bon nombre de ministres incompétents et/ou inconnus ) dont ni hollande ni Ayrault n'arrivent à contenir les humeurs, les inimitiés et les couacs à répétition.

La confiance n'est plus là. Envolée la crédibilité, disparue l'exemplarité, éclatée la majorité, outragée la République ! Voilà où nous en sommes. En dix mois à peine.

Alors quelle autre solution que la dissolution ? Aucune si hollande veut restaurer en France et à l'étranger une image de sérieux et de rigueur. Il y a urgence. Nous savons qu'il ne demandera pas cette dissolution tant on aime le pouvoir une fois qu'on l'a obtenu. Raison de plus pour l'exiger. Par le peuple, pour le peuple.

Folie passagère 1649.
 
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 14 octobre 2012

L'inquiétant amateurisme d'Hollande


Quel bon client ce hollande ! Pas une jour qui passe sans qu'il nous donne l'occasion de lui mettre le nez dans son... incompétence. Le découvreur d'Afrique a donc fait son petit tour chez nos amis de là-bas et en moins de deux jours il nous donne l'occasion de montrer qu'il n'est pas l'homme de la situation. Tout juste un néophyte.

Se rendant à Gorée, il n'a pas pu s'empêcher de se planter lamentablement sur l'histoire de cette funeste île aux esclaves. Mais peu importe, " il faisait chaud ",  a-t-il dit. Jamais à court de bourdes, il en aura commis au moins deux lors de ce safari sénégalo-congolais. La première aura été, sous couvert de lutte pour les droits de l'homme, de se mettre à dos, par ses discours à faire blanchir tous les diplomates, l'actuel président congolais. " La situation en République démocratique du Congo est tout à fait inacceptable sur le plan des droits, de la démocratie, et de la reconnaissance de l'opposition. " Il y a des manières plus subtiles de prendre langue qui plus est quand on est face à un dictateur que les incantations démocratiques du monde libre laissent d'ébène de marbre.

La deuxième aura été la manière avec laquelle il aura provoqué les sauvages d'Aqmi ou du Mujuo qui détiennent les otages Français. " Est-ce que ce que nous disons pour l'intégrité du Mali et la lutte contre le terrorisme devrait être tu parce qu'il y a ces menaces? Je pense que c'est le contraire. " Si sur le fond, il a parfaitement raison, réagir de cette façon ne peut que susciter de vives réactions de la part de ceux qui détiennent les otages. Souhaitons que ceux-ci n'en prennent pas plus ombrage et s'abstiennent de réagir comme ils l'ont malheureusement annoncé: " Par ses déclarations, le président a mis la vie des otages ( et la sienne, mais ça, c'est son problème ) en danger. " Dans le cas contraire, et si par malheur, sur les otages les ravisseurs venaient à mettre à exécution leur menace, hollande porterait une lourde responsabilité.

A l'Afrique qu'il  " visitait " pour la première fois, hollande ne laissera pas à ses hôtes le souvenir d'un homme au fait de la situation et des  réalités locales complexes.  Il sera apparu comme le grand frère donneur de leçon et très mal conseillé, certainement pas comme un diplomate expérimenté tout aussi soucieux des droits de l'homme que conscient des exigences de la real politique.

En France, l'inexpérience de l'homme et son amateurisme a cessé de n'inquiéter que les blogueurs, les twittos ou l'opposition " d'en bas ", deux hommes politiques reconnus et expérimentés, Giscard et Borloo, imaginent déjà une dissolution de l'Assemblée Nationale, seul rempart démocratique disponible pour éviter le naufrage du pays vers lequel semble nous entraîner inexorablement hollande.

A vrai dire et depuis longtemps, je ne cesse de le répéter, hollande tel qu'il s'est montré depuis son accession au trône ne pourra pas tenir la distance. Je ne sais plus qui disait que la guerre était une chose trop sérieuse pour la laisser aux militaires. Il en va de même avec la politique et la gestion d'un pays, c'est une chose trop sérieuse pour être laissé entre les mains d'un amateur.

Folie passagère 1387.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.