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vendredi 22 juillet 2016

Attentat de Nice: Mais de qui se moque-ton ?

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Bon, essayons de résumer...

Il y a eu Charlie, l'hypercasher, Joué-les-Tours, St Quentin Fallavier, Le Bataclan et les terrasses et, selon Manuel Valls: " Nous avons déjoué un certain nombre d'attentats encore ces derniers mois, un juste avant l'Euro qui aurait pu être particulièrement meurtrier ".

Nous étions toujours sous le régime de l'état d'urgence, Vigipirate au rouge cramoisi. Et hier encore, toute une cellule terroriste est chopée à Argenteuil...

Le 10 juillet, l'Euro de foot s'achève. Le gouvernement a eu raison de maintenir les fans zones contre l'avis de la droite réactionnaire, elles étaient tellement sécurisées que tout s'est bien passé. Bon okay, il y a bien un terroriste qui a réussi à rentrer sur une fan zone avec une ceinture d'explosifs mais il s'est fait gaulé et Cazeneuve a maquillé l'incident; circulez, y a rien à voir.  A part ça, un peu de bazar ci et là avec des hooligans mais pas de quoi en faire un plat. Congratulations générales, les forces de l'ordre ont fait du bon boulot, Cazeneuve est content, Président aussi et les fâcheux qui voulaient supprimer les fans zones sont montrés du doigt.

Le 14 juillet, Président fait son défilé, tout se passe bien et il fait beau. Puis, comme à l'accoutumé, il cause pour ne pas dire grand chose, sinon que ça va mieux, suffisamment mieux pour qu'il puisse annoncer que l'état d'urgence prendra fin le 26 juillet.

Et paf, le 14 au soir, un gars, avec un camion de 19 tonnes fait un carnage sur la Promenade des Anglais où étaient réunies 30 000 personnes venues assister au feu d'artifice. Une vrai fan zone... Le tueur est abattu par la police nationale. Les premières vidéos du drame commencent à circuler: l'horreur, la colère, la sidération, la consternation.

Président qui assistait à un spectacle à Avignon rentre d'urgence à Paris et à environ 3 heure du matin prend la parole à la télévision: Discours devenu hélas habituel, la France est debout, compassion pour les victimes, nous ne nous laisserons pas intimider, blablabla et annonce... du rétablissement et de la poursuite de l'état d'urgence !

Dès le 15 juillet et les deux, trois jours qui suivent, les commentaires vont bon train. Cazeneuve, consorts et tout ce que compte de sachants nos télés prennent la parole: Le tueur, un tunisien de 37 ans sous le coup d'une condamnation à 6 mois de prison avec sursis pour violence, est forcément fou, déprimé, un divorce difficile, un gars violent, connu des services de police. Il ne pouvait pas être muzz puisqu'il boit, ne fait pas le ramadan, mange du porc et s'envoie en l'air à qui mieux-mieux. Alors s'il a commis cet attentat et qu'il est désormais qualifié de terroriste, c'est que c'est un radicalisé express qui n'appartient à personne, bref un loup solitaire déséquilibré qui a tout fait tout seul.

Sauf que non, on découvre très vite qu'il a parfaitement planifié son acte et ce près d'un an à l'avance. Et qu'il a des complices. Cinq.

Sauf que très vite la colère monte et que de nombreux témoignages et des évidences montrent que question sécurité, on était loin, très, très loin de celle qui avait été mise en place pendant l'euro. Le 15 juillet, Alain Juppé est le premier à tirer sur le gouvernement. La polémique enfle: il y a eu des failles dans le système et visiblement pas assez de flics ce soir là.

Que nenni ! Cazeneuve voit rouge, assure qu'il n' y a pas eu de failles et déclare que les forces de l'ordre ont assuré conformément à ce qui avait été validé entre la préfecture des Alpes Maritimes et la mairie de Nice.  Sauf que Estrosi gueule et assure que la police nationale n'a pas fait son boulot ou que tout au moins elle n'était pas aussi nombreuse que prévue, il parle de la présence de seulement 6 policiers nationaux alors que la quasi totalité des municipaux ( +/- 60 personnes ) étaient présente.

Le 19 juillet, minute de silence organisée à Nice, Valls est copieusement sifflé par des centaines de gens. La colère...

Mercredi 20 juillet, devant la représentation nationale et non sans rappeler un certain Cahuzac, Manuel Valls affirme, les yeux dans les yeux, qu'à l'heure du drame il y avait 64 policiers nationaux en faction. " Il n'y a eu aucune faille " répètent en boucle le Premier et son sinistre de l'Intérieur. " Aucune ". La colère toujours...

Sauf qu'il n'y en avait que 6 ( avoueront enfin les autorités dont Valls et Cazeneuve ) et seulement 2 municipaux pour barrer l'entrée de la Prom' ! Libération qui pour une fois servira à quelque chose le démontre. Scandale !

Suffisamment pour que Cazeneuve ordonne une enquête de l'IGPN pour savoir avec précision quel était le dispositif en place  le soir du drame, là ou pourtant, il n'y avait eu " aucune faille " ! On imagine aisément que sans l'article de Libération, il n'y aurait pas eu d'enquête de la police des polices.

Un Cazeneuve suffisamment gêné aux entournures pour qu'il ordonne, une première, par décision de justice, à la police municipale de Nice la destruction de toutes les images tournées par les caméras de vidéosurveillance situées sur la Promenade ! Soi disant pour éviter qu'il y ait des fuites... alors que tout a déjà été vu sur le net pour qui s'est donné la peine et le courage de regarder. Ne serait-ce pas plutôt pour détruire toutes les preuves de la présence insuffisante des forces de police nationale le soir du drame ?

Mais de qui se moque-t-on ? Et bien, on se moque des 84 morts, des blessés, des familles, des Français et du nécessaire devoir de vérité et de cette transparence dont les socialistes se sont fait, soi disant, les champions ! La colère toujours !

La colère encore quand on entend le premier ministre nous dire que nous n'avons même pas le droit de nous poser des questions sur ces " failles " évidentes puisque: " Soutenir que nous ne mettrions pas tout en oeuvre en raison d'une supposée désinvolture est aussi irresponsable qu'inacceptable " et quand le sinistre Cazeneuve nous dit qu'il ne démissionnera pas car " On ne déserte pas le combat contre le terrorisme ", combat que pour sa part, il a déjà perdu avec cette succession d'attentats qu'il n'a pu empêcher et qui ont provoqué, en 18 mois, la mort de 250 personnes !

Ça suffit ! Assez d'incompétence, de rodomontades et " d'inacceptable ". Cazeneuve doit démissionner. Histoire d'apaiser, un peu, la colère.

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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

samedi 16 juillet 2016

Le tueur était-il seul ? Des failles, des questions et pas d'unité nationale.


On nous a dit qu'il était seul. Okay !
On nous a dit qu'il avait été abattu dans la cabine du camion. Okay ! 
Alors, qui est cette personne que les flics ceinturent au sol avant de l'embarquer ?

Le sinistre Cazeneuve, après avoir refusé de reconnaître que le tueur pouvait être un terroriste islamiste, prenant ainsi l'exact contre-pied de son patron, avoue aujourd'hui et avant que l'EI ne revendique l'attentat, " qu'il semble que le tueur se soit radicalisé très rapidement ". Ben mazette, Si un immigré tunisien peut se "radicaliser" en une semaine et tuer 84 personnes,combien de terroristes potentiels en France? Ça, c'est une bonne question.

On nous a dit qu'il était en rupture familiale; son père, sur toutes les télés, a dit pis que pendre de son fils alors pourquoi, selon plusieurs journaux anglais et d'après le témoignage du propre frère du tueur, " ISIS killer Mohamed Lahouaiej Bouhlel " aurait envoyé, toutes ses économies à sa famille, au bled, soit 100 000 euros, la veille de l'attentat ?

Déprimé, perturbé, déséquilibré ? Parfaitement organisé plutôt et un attentat tout ce qu'il y a de plus prémédité.

La clique au pouvoir nous dit qu'il n'y a pas eu de failles. Okay ! Mais pourquoi, selon Christian Estrosi, hier sur France 2 et TF1, non démenti par qui que ce soit, y avait-il seulement 64 flics de la Police Nationale pour un rassemblement de plus de 30 000 personnes ?

Pas de failles ? Vraiment ? Pourquoi un camion de 19 tonnes a-t-il pu parcourir 2 km sur un boulevard interdit à la circulation ?

Pas de failles ? Vraiment. Rappelons-nous ce que disait Président le 22 mars 2012 après le massacre perpétré par Merah: " Il y a eu une faille dans la surveillance de Mohamed Merah, des questions seront nécessairement posées " . Un multirécidiviste de la violence, étranger de surcroît, n'est condamné qu'à 6 mois de prison avec sursis, le tout même pas assorti d'un avis d'expulsion ? Ça, c'est quoi ? Une faille et une question, Président ! Pourquoi ?

Pas de failles ? Allez, encore une petite: Pourquoi 2 heures après l'attentat l'application pour smartphone, mise sur pied à grand frais par le gouvernement, " Alerte Attentat " ne fonctionnait-elle toujours pas ?

Ces guignols qui nous dirigent ainsi que leurs amis réclament, devant ce nouveau drame, " l'unité nationale ". Okay ! Mais quel furent leurs comportements en 2012, 3 mois avant l'élection présidentielle ? 

Tout sauf de " l'unité nationale " ! N'était-ce pas celui qui n'était pas encore l'hystérique de Matignon qui réclamait à corps et à cri " qu'une enquête sur les dysfonctionnement de l'enquête soit entreprise dans les meilleurs délais " ? Qui le 22 mars 2012 prétendait " qu'au sommet de l'Etat, rien ne peut être toléré. Rien. Ni le vocabulaire, ni la vulgarité, ni la facilité, ni je ne sais quelle simplification " et qui dans la foulée assénait: " Le rôle de celui ou de celle qui aspire à prendre la responsabilité du pays, c'est à la fois de donner la direction (...) mais c'est aussi de créer de l'harmonie, de la réconciliation, du rassemblement, de la hauteur ", sous-entendant qu'à ce moment ce n'était pas le cas. Qui ? François Hollande ! Qui parlait de " relâchement dans la lutte contre le terrorisme " ? François Hollande à nouveau ! Après Charlie, Bataclan, Nice, Magnanville, Joué, St Quentin-Fallavier, on pourrait en rire si ce n'était pas aussi dramatique.   N'était-ce pas le député PS Jérôme Guedj qui réclamait la démission de Claude Guéant alors que Merah n'était pas encore zigouillé ? Qui ironisait sur la faiblesse du RAID ( et donc de Guéant, et donc de Sarkozy ) si ce n'est Urvoas, l'actuel ministre de la Justice !

Taratata ! L'unité nationale c'est un concept inventé par la gauche, mais je vous rassure juste pour la gauche. Quand ça l'arrange.

Trois jours de deuil national dès ce matin. Vous verrez, viendra très vite le temps des cérémonies officielles, des commémorations, des hommages républicains, de la récupération et reviendront les appels à l'unité nationale. Sauf que maintenant, nous sommes las de tout ce cinéma. Et que le prochain coup, ça passera encore moins. Voire plus du tout.

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dimanche 14 avril 2013

Les curieuses failles de Christiane Taubira

Un Détenu Particulièrement Surveillé, Redoine Faïd, s'est évadé de la prison de Séquedin. Notre ministre de la Justice s'est rendue immédiatement sur place et s'est fendue d'une déclaration chargée d'émotion et d'une profondeur incroyable:



Elle a, entre autres choses, déclaré, la greluche guyanaise, qu'il n'y avait pas eu " de failles de la part des surveillants ".

Sans préjuger des conditions de travail certainement difficiles des matons de la République, ce serait bien que Taubira nous explique ce que c'est qu'une faille. Parce que pour moi, un taulard DPS qui, muni on ne sait comment d'un pistolet et d'explosifs, fait péter sur son passage toutes les portes qui lui barrent le chemin de la liberté et qui prend 4 matons en otage avant de se barrer au volant d'une bagnole garée à proximité immédiate de la prison a bien bénéficié de failles graves de surveillance de la part des gardiens.

Sacrée Christiane !

Folie passagère 1665.
 
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.