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jeudi 17 décembre 2015

Mais où sont donc passés les migrants ?


Vous, je ne sais pas, mais quoi qui suis accro aux infos, j'ai beau avoir cherché sur ces dernières quatre semaines, bien écouté les JT et regardé les différentes chaînes d'info, j'en suis arrivé aux conclusions suivantes: La jungle de Calais a disparu, le flot de migrants s'est tari, plus aucun réfugié ne se noie en mer méditerranée, plus aucun pays de l'union n'est emmerdé avec cette invasion, Vintimille et Menthon ont retrouvé leur calme, l'Eurostar circule librement, plus aucune pénétration nocturne dans le tunnel, plus aucune ville ne se voit dans l'obligation de recevoir, de gré ou de force, quelques migrants, le Pape, la quasi totalité des politiques et twitter, sur le sujet, se sont tus, rien dans Valeurs Actuelles...

C'est formidable, le problème a été résolu sans même qu'on s'en aperçoive !

Cool !

Folie passagère 3012
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 1 septembre 2015

Migrants: A flot continu...

Cette vidéo est terrible, terrifiante. Jean Raspail* s'était trompé sur un point: il ne pouvait imaginer que les Européens iraient jusqu'à affréter leurs propres bateaux pour aider au grand déferlement... 




Et nous, nous allons les accueillir, pour partie d'entre eux; les accueillir parce que l'hystérique de Matignon l'a dit. Combien ? Peu importe, il semblerait que cela n'ait pas d'importance. 350 000 aurait déjà fait le voyage pour l'Europe depuis le début de l'année. L'Allemagne s'attend à en recevoir 800 000. Alors, nous allons les accueillir. Parce que nous n'avons, parait-il, pas le choix. Parce que ce sont nos frères. Parce que nous ne pouvons pas laisser cette misère se répandre anarchiquement. Parce que sécurité, parce qu'hygiène, parce que solidarité, parce que... Soit. Et que pour ceci faire, quand ils auront, pour quelques centaines ou milliers d'entre eux, à nouveau échoués à Calais, la France, aidée par l'Europe, va construire en 2016 - on se demande bien d'ailleurs pourquoi pas dès maintenant - un camp d'hébergement de 1 500 places. Oups, pardon, un campement humanitaire, faut-il dire, avec 120 grandes tentes de 12 places. Ça tombe bien, ils sont déjà 3 500 dans ce que Manuel Valls appelle " la lande ", faute d'oser, comme tout le monde là-bas, parler de jungle... Et quand ils seront 5 000, 10 000 ou 100 000, on fera quoi ? Un autre campement humanitaire ? 

Parce que, hein, franchement avec toutes ces bonnes nouvelles et ces gentils discours, vous croyez que cela va les décourager de venir par ici ? Que nenni, la rumeur courre déjà à coup de sms, de djembés, de tam-tam et de passeurs aussi ignobles que cupides: " A Calais, on nous accueille et ils construisent des camps avec des douches et on nous donnera des vêtements, à manger et un petit pécule, viendez ! ". Ce à quoi, l'un de nos politocards ou l'un des membres de ces gentilles associations humanitaires répondra en écho: " Bienvenue chez vous ! ". 

5 millions d'euros qu'il a obtenu notre Premier de Bruxelles pour aider à la construction de ce camp. Mais aussi - et ça, il ne s'en est pas trop vanté - pour " soutenir le transport des demandeurs d'asile de Calais vers d'autres destinations en France " ! D'autres destinations en France ? Oui, oui, vous avez bien lu. Où ? Ce n'est pas votre problème ! " D'autres destinations en France " vers lesquelles on peut supposer que sous peu il faudra construire d'autres camps d'hébergement, en attendant de leur donner les moyens de repeupler nos campagnes... 

Déferlement, repeuplement, remplacement... 

Et puis tant pis si on ne demande pas aux Français ce qu'ils en pensent. Et tant pis si les Calaisiens n'en peuvent plus de voir leur ville envahie par les réfugiés, désertée par les touristes et le prix de l'immobilier chuter. Et tant pis si cela va nous coûter un bras. Et tant pis si... On ne nous demande pas votre avis, on vous demande juste de les accueillir, et si possible avec le sourire. 

Moi je me dis que les Français ont maintenant, et de plus en plus, une nouvelle conception du droit d'asile et de l'accueil: Okay venez, refaites-vous une santé, on régale et basta, dehors, retour à l'envoyeur, allez où vous voulez mais pas chez nous

Et je me dis que ces mêmes Français, c'est un tout autre discours qu'ils attendent de nos dirigeants, un discours ferme avec des mesures concrètes et rapidement exécutables: Comment va-t-on faire pour enrayer de manière définitive, à la source, ce flot continu de migrants-réfugiés ? Quid de la surveillance de nos cotes ? Quid des moyens employés pour obtenir des pays expéditeurs qu'ils gardent chez eux leurs populations ? Quid des décisions prises pour empêcher les embarquements ? Quid de l'action de la France au niveau européen, hormis les effets d'annonces de futurs sommets internationaux sur le sujet ? On nous dit que la lutte contre les passeurs s'intensifie et que nombreux sont ceux qui ont été arrêtés. Okay, vous les avez vu ces passeurs arrêtés ? Vous avez lu leurs noms ? Vu leurs visages ? Moi pas. 

Les élections régionales approchent, le FN se frotte les mains... 

Le problème n'est pas que Français, me direz-vous. Absolument. Et alors ? Devons-nous pour autant accepter cette invasion ? Accepter que la Macédonie chère à Président et la Hongrie chargent des trains entiers pour dégager au plus vite ces migrants vers les pays d'après ? Et pourquoi ne nous les imiterions pas en chargeant nos Eurostar, direction Douvres et Saint Pancras ? Cela fait des semaines et des mois qu'on les entend nos dirigeants, Français ou Européens, nous parler d'une crise migratoire sans précédent, d'un drame humanitaire, de pays en guerre, d'une situation difficile et extrêmement complexe mais à part cela ? A part parler ? L'hystérique de Matignon, le menton toujours à la pointe du combat, a déclaré hier, à Calais, que " tous ceux qui n'avaient pas droit à l'asile seront reconduit à la frontière ". Quelle frontière ? En Italie ? En Belgique, en Suisse d'où ils reviendront aussitôt avec la bénédiction ou la complicité des dits gouvernements. En Syrie ? En Érythrée ? En Afghanistan ? Depuis quand n'avons-nous pas vu un avion ou un bateau chargés de déboutés du droit d'asile repartir dans l'autre sens ? 

Il en va de la responsabilité de nos dirigeants de préserver, si tant est que cela soit encore possible, nos équilibres, notre sécurité et notre identité - ils ont été élus pour cela - alors de deux choses l'une, ou ils sont à la hauteur pour résoudre ce merdier, mais dans ce cas, ils doivent nous le prouver dès demain ou bien ils en sont incapables, ce dont je ne doute pas, et dans ce cas, ils doivent dégager tout aussi urgemment. 

Aux prétendants à la succession de nous démontrer par les engagements qu'ils prendront, des engagements gravés dans le marbre, pourquoi pas validés par un référendum, qu'ils peuvent être à la hauteur. 

* Les chiffres de cette migration sont par contre tout à fait à la hauteur de ce qu'écrivait Jean Raspail en 1973, d'une justesse qui fit dire à Jean Cau le gauchiste, à peine la lecture du livre terminée: " Et si Raspail, avec "Le Camp des Saints", n'était ni un prophète ni un romancier visionnaire, mais simplement un implacable historien de notre futur? " et à Henri Amouroux rencontrant le même Raspail: " Ah, mon Dieu, je n'ai jamais vu de prophète de ma vie, vous êtes le premier! " 

Folie passagère 2887.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.