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samedi 30 août 2014

Naufrage en Socialie !




Il y a peu, la gaucholalie toute entière se moquait des divisions et des embrouilles au sein de l'UMP. Certes il y avait de quoi, à ceci près que l'UMP n'est pas au pouvoir. Alors autant dire que le naufrage du Parti Socialiste auquel nous assistons, quasiment en direct, pourrait à notre tour nous faire rire si ces gens-là, ces humanistes en carton pâte, ces progressistes aux ego boursouflés, n'étaient pas ceux qui sont censés diriger notre pays depuis un peu plus de deux ans. Hélas, si, ils dirigent ! 


Mais qu'a-t-il pu se passer pour que ces gens qui avaient absolument tous les pouvoirs (AN, Sénat, Régions, grandes villes, etc...) et donc logiquement tout pour entreprendre et réussir en soient réduits à s'invectiver, à huer leur premier ministre, à perdre magistralement les élections municipales puis européennes, à défier leur Président, à contester les décisions gouvernementales, à menacer de ne pas voter la confiance d'un nouveau gouvernement quasi mort-né, à prendre l'exact contre-pied de la parole présidentielle,... Que s'est-il passé pour que celui qui était arrivé en 3ème position aux primaires socialistes, devenu ministre de premier plan, soit limogé comme un malpropre et accueilli en héros à La Rochelle, pour qu'un ministre de l'Education à peine nommé prenne lui aussi la porte avant même d'avoir assumé une rentrée scolaire ? Que s'est-il passé pour que le deuxième premier Secrétaire du parti socialiste en moins de deux ans en soit à évoquer "un renversement de gouvernement"? Que s'est-il passé pour que ces gens-là en soient à fustiger notre principal partenaire économique, l'Allemagne, afin de masquer leur propre médiocrité et leur incompétence ? Pourquoi, jusqu'à présent, sorti du mariage zinzin, absolument rien de concret ne peut être mis à leur actif ? Pis, pourquoi ont-ils été incapables jusqu'à aujourd'hui de prendre la moindre décision significative et efficace pour redresser économiquement le pays ? Pourquoi les quelques réforminouchettes engagées, comme la réforme bancaire, sont-elles sans effets ? Comment ces gens, supposés intelligents puisqu'ils ont été élus (smiley) ont-ils pu à ce point se laisser berner par un homme, Président, dont les "amis" les plus proches ne cachaient à personne la nullité et l'inconsistance ?

En deux ans, le parti socialiste et ses adhérents dont le nombre a chuté de 25 000 n'est plus que l'ombre de lui-même. Les triomphateurs de mai 2012 font aujourd'hui pale figure et raseraient les murs s'ils avaient la moindre once d'humilité et de décence.

Que s'est-il passé ? Les réponses sont nombreuses mais il en vient une - peut-être la principale - à l'esprit de tous: elle tient en la personne même de François Hollande. "Le problème, c'est lui" titre le Figaro à juste titre car il porte la responsabilité de ce naufrage. Fuyant les conflits, n'osant jamais trancher, ayant enfumé au Bourget la base, incapable de prendre la moindre décision, nommant à des postes sensibles des personnes clivantes ou incompétentes, reniant ses promesses, menteur comme un arracheur de dents, se satisfaisant de réformes sociétales quand chaque mois entre 10 000 et 26 000 personnes viennent grossir le rang des 6 millions de chômeurs que compte désormais le pays, détricotant par simple esprit de revanche les quelques bonnes mesures prises par son prédécesseur, se condamnant lui-même à la risée nationale quand il promet des inversions de courbes impossibles, se mettant en scène, ridicule, sous la pluie à Sein, se contentant de commémorer à tour de bras quand le pays continue de s'enfoncer dans la crise et que son propre gouvernement sombre, se ridiculisant sur un scooter quand le pays a besoin d'un véritable chef d'Etat, etc, etc, etc... voilà à mon sens la principale raison du naufrage en cours du parti socialiste; ils attendaient un chef capable de redresser le pays avec des idées de gauche et un programme de gauche ils auront eu une marionnette qu'ils n'auront pas réussi à manipuler laissant ce soin à d'autres. Ils voulaient la gauche - du moins c'est ce qu'ils affirmèrent - ils auront eu un social-démocrate ou un social-libéral, c'est selon, qui mettra un peu plus d'un an pour faire son coming out.

Les socialistes ne se reconnaissent plus car ils ne peuvent pas - c'était pourtant prévisible - se reconnaître dans celui (et ses équipes) qui devait incarner le changement dont il était le promoteur. Le miroir s'est brisé sous les coups de la réalité. Le projet est trahi, les valeurs de gauche ont été trahies. Dès lors, perdus, ils ne savent, comme à leur habitude, comme au temps du congrès de Reims, que se déchirer, se diviser, s'éclater en autant de courants que de leaders minimo que compte le parti. Les socialistes ne se reconnaissent plus car pour se ré-identifier, il faudrait au préalable qu'ils avouent aux Français et à eux-mêmes qu'ils se sont trompés sur l'homme Hollande, celui qu'ils ont tous soutenu, celui à qui ils doivent, par sa victoire du 6 mai, leurs fauteuils sous les ors de la République. P'tain de crise d'identité !

Ce spectacle qui nous est offert par la gauche devrait, à nous gens de droite, donner l'occasion de bien rigoler, même pas tant cela est pitoyable, tant la catastrophe François Hollande était prévisible, tant ce qu'il advient du pays depuis est préoccupant.

Et dire que Président n'a pas encore effectué la moitié de son mandat... 

Folie passagère 2433.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 14 novembre 2013

François Hollande: 36 raisons pour expliquer un naufrage


Des 51% de Français à avoir voté pour hollande aux 15 % qui ont encore ce matin une opinion favorable du personnage, il y a 36 points et au moins 36 raisons d'expliquer un tel naufrage. En vrac:

1) Etre un accident de l'Histoire, Hollande a été adoubé grâce au coup de quéquette malheureux de DSK.
2) Des primaires citoyennes ne pouvait sortir qu'un adepte du consensus mou et la mollesse, ce n'est pas ce dont nous avions besoin.
3) Le choix de personnalités trop clivantes au gouvernement.
4) Ses cravates de travers, ses costumes mal taillés et ses braguettes ouvertes.
5) Le mariage pour tous et ses conséquences à venir (GPA, PMA...)
6) L'incarcération de Nicolas Bernard-Busse et le "traitement" des opposants au projet.
7) Un traité européen non renégocié malgré la promesse.
8) Inscrites au programme du candidat Hollande, des prévisions de croissance et de réduction des déficits au mieux fantaisistes, au pire, inatteignables.
9) Immixtion dans les affaires de justice ( cas de la plainte Trierweiler contre deux journalistes)
10) Le mur des cons.
11) L'arrogance.
12) Une communication calamiteuse et contre-productive (voyage à Dijon...)
13) Les couacs à répétition.
14) Indiscipline gouvernementale.
15) Florange.
16) Matraquage fiscal.
17) " La France n'a aucune vocation à aller au Mali " qu'il disait; trois semaines plus tard, on y était.
18) Le bide diplomatique sur la question syrienne.
19) Le sectarisme.
20) La réforme des rythmes scolaires.
21) Le projet de loi, heureusement retoqué, sur l'amnistie des délits commis lors de manifestations.
22) La réforme bidon de l'audio-visuel. Hollande ne nomme pas les directeurs de chaînes publiques, il nommera juste celui qui les nommera.
23) La réforme bidon des retraites retoquée à l'unanimité au Sénat.
24) Les divers rétropédalages ( Taxation des PEA, PEL, Ecotaxe,...)
25) L'absence de cap et de véritable projet pour la France.
26) Une majorité non tenue.
27) Un premier ministre sans autorité et dénué de tout charisme.
28) Entre 1 000 et 1 500 chômeurs de plus chaque jour.
29) La "garantie jeunes" où comment payer des jeunes à ne rien foutre.
30) L'absence d'une grande réforme fiscale pourtant promise.
31) L'affaire Cahuzac.
32) Une réforme bancaire a minima, " Son seul adversaire " a gagné.
33) Léonarda.
34) Une politique migratoire incompréhensible.
35) La réduction du quotient familial et la déconstruction programmée de la famille traditionnelle.
36) La surdité dont semble souffrir le président et la méthode Coué comme mode de gouvernance.

Ah, ben zut, je suis déjà à 36, vitement qu'il atteigne 0% d'opinions favorables que je puisse continuer mon réquisitoire.

Folie passagère 1996.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 9 avril 2012

" Excisez-vous ! " C'est Papy Hessel qui vous le dit !

En voilà une chronique qui m'a fait rire de bon matin, café en main et clope au bec. Elle est de Patrick Besson pour Le Point . Titrée " Excisez-vous ! " ou quand Patrick Besson prend la plume pour rédiger, sous la dictée, la nouvelle adresse, loufoque, de papy Hessel à la jeunesse de France:


" Jeunes gens qui n'avez pas connu la barbarie, qui n'avez pas eu à vous battre contre la Bête immonde, qui n'avez pas traversé l'époque où la brutalité n'était pas endiguée par la Déclaration des droits de l'homme, dont j'ai rédigé - ma modestie dût-elle souffrir de cet aveu tardif - la plus grande partie, jeunes gens, écoutez un vieil homme qui se sent tout jeune, un ancêtre dont le coeur bat aussi fort que celui de l'enfant généreux et tendre qu'il fut un jour et qu'au fond il est resté, et ce vieil homme qui, chaque instant, se réjouit d'être au monde et se désole du mal qui s'y fait n'a qu'une chose aujourd'hui à dire :

- Excisez-vous !

Oui, l'excision : n'est-ce pas la seule solution qui reste à l'humanité pour qu'elle aille mieux, pour que le sionisme cesse de pourrir la vie quotidienne au Moyen-Orient, pour que les enfants d'Afrique n'aient plus faim, pour que les petites filles et les petits garçons d'Asie ne soient plus exposés aux abus sexuels, pour que les échanges commerciaux soient plus équitables entre le Nord et le Sud, pour que la collaboration culturelle soit pleine et entière entre les pays pauvres et les pays riches ?

Je vous le dis, sans orgueil et sans impolitesse, conscient de l'importance de mon message sans toutefois l'exagérer :

- Excisez-vous !

Je ne sais pour quelle raison à la suite de mon appel à voter Fidel Castro au premier tour des élections présidentielles françaises, puis de mon appel à voter Louis XI au second tour de ces mêmes élections, on m'a emmené dans cet hôtel bizarre - pourquoi y a-t-il des barreaux aux fenêtres ? - mais peu importe l'endroit où je me trouve, je répète et répéterai jusqu'au bout de mes forces encore grandes malgré mon âge, avec mon optimisme intact qui a résisté aux tortures de la Gestapo comme à la censure capitaliste :

- Excisez-vous !

Par un contresens, hélas, trop fréquent dans l'histoire des hommes et des femmes, l'excision a paru une erreur sociale, voire une faute de goût, mais je le dis en toute décence et en toute responsabilité, en toute humanité et en toute morale :

- Excisez-vous !

C'est ce que je dis toujours au directeur de l'hôtel, un grand et beau monsieur avec une blouse blanche et des lunettes que tout le monde appelle docteur, peut-être est-il diplômé de droit, ou alors c'est pour se moquer de lui, et aux femmes de chambre et de ménage, toutes en blanc avec des chignons et des coiffes, quand ils me ramenèrent à ma chambre, croyant peut-être que je ne pourrai pas y aller tout seul, alors que j'ai mes jambes et ma tête de vingt ans :

- Excisez-vous ! "

Folie passagère 1114.
 
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.