Allez, hop, du balai, les gonzesses ! Oui, vous avez bien lu, il est enfin temps que les femmes prennent le balai et s'en aillent nettoyer les rues et les trottoirs de nos villes. L'
information m'a paru saugrenue: je n'ai jamais vu, chez moi en France, de femme cantonnière ou balayeuse. D'ailleurs, si l'on tape sur
Google images " balayeur de rue ", il y a tout plein de mecs entrain de balayer; mais si tu tape " balayeuse de rue ", il n'y a que des photos de grosses machines. Si c'est pas une preuve, ça !
C'est toujours des mecs que l'on voit balayer, non ? Ce qui somme toute est assez discriminant, n'est-il pas ? Je me demande même pourquoi les pétroleuses de la cause féministe ne se sont pas saisies plus tôt de ce combat pour le droit des femmes à faire le même boulot que les hommes: en l’occurrence, balayer. Y a pas de raison qui tienne, elles ont le droit. A moins que certains métiers ne soient pas dignes de la gente féminine... Parité, chérissons ton nom...plus ou moins.
Et bien la Mairie de Perpignan semble prendre cette anomalie à bras le corps en réfléchissant à la mise en place d'une brigade 100% féminine de balayeuses cantonnières. Il s'agirait selon monsieur le Maire, M. Pujol, de " gagner le match de la propreté " ! Sous-entendrait-il par là que les hommes, jusqu'ici employés à cette noble tache, ne feraient pas le boulot correctement ? Si tel était le cas, n'y aurait-il pas une tentative de stigmatisation, voire de discrimination, vis à vis du mâle balayeur ?
Bref, M. Pujol croyant bien faire se retrouve enfermé dans un combat sans fin. Car résumons-nous, il prévoit de créer des emplois pour une ville plus propre. Des emplois féminins. Et aussitôt la bronca des femelles féministes locales de s'insurger: " En tant que féministe, je serais flattée que l’on pense aux femmes pour beaucoup de fonctions, mais pas pour les cantonner au balayage. " déclare l'adjointe Ripoull. Et pourquoi donc les femmes ne pourraient-elles pas balayer, je vous le demande. Les employés mâles de la commune y voient une atteinte à leur pré carré habituel et " une remise en cause de leur efficacité ", signifiant ainsi leur refus de se voir déposséder peu ou prou de leur taf !
Bref, nous le voyons, il y a de la stigmatisation et de la discrimination à tous les étages, ça valdingue à Perpi ! Voilà où nous mène parité et égalitarisme forcenés
Quel imbroglio à la con ou à la catalane, allez savoir !
Une seule solution, qu'un comité de pilotage avec un chef de projet soit mis en place afin de régler la question avant que les choses ne dégénèrent. Najat Vallaud Belkacem, ministre des Droits des Femmes, pourrait piloter la concertation. Cela l'occuperait et lui éviterait
de dire des conneries bêtises.
Folie passagère 1244.