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samedi 10 septembre 2016

Ne rien lâcher, ne pas baisser les bras...


Je lisais le dernier billet du Merle Moqueur. Suzanne, pour faire simple, y faisait état de la lassitude qui l'empêchait de publier autant qu'avant. " Je trouve que nos blogs, les échanges ont rétréci (...) je n'éprouve plus le même agacement devant ceux qui ne veulent pas voir...". Allez le lire, ICI, et revenez... Puis, je tombe sur un article d'Agora Vox propulsé par l'ami Vlad qui nous explique que la quasi totalité des médias sont entre les mains de seulement 38 personnes ou groupes de personnes ou d'intérêt. Toujours chez Le Merle, en commentaire, l'ami Le Plouc écrit: " La médiocrité, la vacuité et l’irréalisme hors sol de "l’offre" Politique (P majuscule) finissent par faire baisser les bras ou se contenter de traiter des bricoles. "


Comme Le Merle et Le Plouc, comme plusieurs commentateurs, j'ai moi aussi constaté, pas tant ici qu'ailleurs, un " rétrécissement " de l'offre bloguesque. Moins de billets, beaucoup de blogueurs, en particulier de gauche, on les comprend les pauvres, ont claqué la porte ou n'émettent que de temps en temps quand d'autres s'expriment maintenant sur Fessebouc, moins de commentaires laissés, quasiment plus de " chaîne " entre blogueurs, etc... Bref, il y aurait une espèce de ralentissement de l'activité: lassitude, ras le bol de l'actualité, prise de recul ou repli sur soi, ennui, concurrence des réseaux sociaux, moins de temps,...

Ici, je n'ai pas à me plaindre, les statistiques montrent que je n'écris pas pour rien. Les commentaires laissés prouvent que les gens sont intéressés, veulent parler, s'exprimer, débattre et que parfois même, ils apprennent ici ce qu'ils n'avaient vu, lu ou entendu nulle part ! Et il faudrait que je baisse les bras, que j'arrête ? Par lassitude ou je ne sais quoi d'autre ? Ben merde !

Et bien non ! Stop ! Ne baissons pas les bras, ne baissez pas les bras: écrivez, commentez, publiez, critiquez, argumentez, contre-argumentez, renseignez-vous, confrontez BFM à Itélé, Régalez-vous avec France TV ou TF1, twittez, fessebouquez ! Faites-vous votre propre opinion ! Informez !  Allez-y ! Action, réaction !

38 personnes maîtriseraient la quasi totalité de nos médias et il faudrait les laisser faire et se contenter, si tant est qu'on en ait encore envie, de leur offre ? Ben re-merde ! Nos blogs sont utiles pour braver, même petitement, la doxa, le politiquement correct ou relever les conneries qu'on nous instille en permanence. Dernièrement, avec d'anciens billets que j'avais écrits, j'ai pu démontrer à quelqu'un de crédule que la décision d'abandonner l'écotaxe avait été prise par l'une de ceux qui l'avait pourtant voté à l'Assemblée; je vous garantis qu'elle ne regarde plus la Royale de la même façon.

Il y a quelques temps, lors d'un déjeuner de blogueurs, chacun annonça à divers moment du repas ses chiffres. Nous étions une dizaine. Je me fis cette réflexion plus tard: crénom, à nous tous, c'étaient entre 1,5 et 2 millions de pages qui étaient vues chaque mois sur l'ensemble de nos blogs. Ce n'est pas rien ! Même si sur la toile tout est relatif ... Et nous n'étions que 10 ! Chaque mois sur ce blog, c'est en moyenne 140 000 pages vues et 85 000 visiteurs uniques, constante progression depuis 5 ans. Nous ne sommes pas seuls, je ne suis pas seul. Nous diffusons notre façon de voir les choses et à notre manière, nous aussi, nous distillons...

Je vois autour de moi de plus en plus de gens se désintéresser de l'actualité pour x raisons et se replier sur leur cercle, d'autres prendre pour argent comptant ce que leur balancent nos fantastiques médias, d'autres encore se faire des idées complètement fausses de la réalité. Combien me disent: Ras le bol, j'irai à la pêche, je ne vote plus, tous pourris, quoiqu'on fasse, quoiqu'on vote ILS nous pissent à la raie, j'm'en fous maintenant,... Chaque jour, un de plus ! Mais ils n'attendent finalement que ça, nos politiciens, qu'on les laissent en paix faire leurs petites affaires entre eux. Nos médias n'attendent que ça: occuper notre temps de cerveau disponible à leur manière et avec leurs idées. Et on devrait démissionner, que nenni ! Allons-y avec nos commentaires, nos billets, nos écrits, nos statuts sur FB ou nos tweets. 

Ils nous lisent, je vous le garantis, j'en sais quelque chose. 

Ne laissons rien passer.  Un politicien twitte une connerie ? On lui répond. Un autre fait un billet qui ne va pas avec ce que nous souhaitons ou ce que nous pensons, on réplique. Un vote à l'assemblée ne nous satisfait pas, on écrit à son député, rien de plus facile et en plus, ils répondent bien souvent. Je ne veux absolument pas me taper 5 ans de Socialie supplémentaire, je vais voter, j'aurais trop mauvaise conscience si Président-Candidat repassait. Votons, donc ! En masse.

Si nous n'avons pas, chacun, " l'influence " que nous voudrions avoir pour défendre nos idée, à nous tous, on dépote tout de même. N'avez-vous pas l'impression que les lignes bougent depuis quelques temps ? Ne voyez-vous pas que l'on peut aujourd'hui écrire: " ras le bol des muzz ou des migrants " sans se prendre un scud de SOSarnaque. Jean Raspail est réédité, De Villiers fait un carton avec son livre, comme Finkie avec le sien, comme Zemmour, comme Onfray, comme Sarko ( oui, ok ), comme Jean Sévilla avec sa France Catholique, etc...

Dénonçons chaque jour, ici ou ailleurs, où vous voulez, " la médiocrité, la vacuité, et l'irréalisme hors sol de l'offre politique ", ils commencent enfin à dégager leurs portugaises ensablées, croyez-moi, il n'y a qu'à constater les propos quasi-hystériques de certains pour s'en assurer.

Combien de fois ais-je lu que nous ne serions plus en démocratie, et bien si tel était le cas, défendons-là. Notre démocratie serait menacée et bien dénonçons avec nos blogs, notre tchatche, nos tweets, nos courriers, nos votes, ou pourquoi pas par un engagement militant, ceux qui lui portent atteinte.

Combien de fois ais-je lu et même écrit: ça fait 40 ans qu'ils nous enfument ? Et bien tant pis pour nous, nous nous sommes tus, nous nous sommes laissés enfumés. Stop ou encore ?

Mon prof de philo nous disait souvent que seuls les taiseux et les silencieux avaient tort. Il avait raison, j'en suis chaque jour de plus en plus convaincu. Ne cédons pas, surtout cette année et celle qui vient. Cessons " d'être las d'être cette microscopique voix supplémentaire du net qui ne décolère pas face aux mensonges et aux ravages du politiquement correct ". Ne dit-on pas que la colère ronge et que la parole libère ?

Folie passagère 3289.
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mardi 10 mai 2016

Du cul avec Baupin, du rap à Verdun et du 49-3 !

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(Denis Baupin, deuxième en partant de la gauche, auteur du tweet ci-dessus )

Tu t'absentes deux jours, deux jours durant lesquels tu n'as quasiment pas une minute à toi, deux jours à saluer la mémoire d'anciens d'Indochine et tu rentres, t'allumes la téloche, la radio ou twitter et là, y a quoi qui t'attends ?

Du cul, du rap et du 49-3 !

Du cul avec les histoires d'harcèlement et d'agressions sexuels commis par un chantre de la défense de la cause féminine, le dénommé Denis Baupin, vice-président de l'Assemblée nationale, député et ex-dirigeant d'EELV. Il a démissionné de la direction du parti moribond, il y a quinze jours, juste après avoir appris qu'une journaliste de Merdapart enquêtait sur ses frasques. Face au scandale, le gars démissionne aussi de la vice-présidence de l'Assemblée Nationale. Les témoignages sont accablants mais il porte plainte pour diffamation. Soit. Sa femme, Emmanuelle Cosse, ex-patronne d'EELV, semble toute étonnée alors que tout le monde, de l'aveu par exemple de Clémentine Autain, semblait au courant depuis longtemps. L'épouse, ministre de circonstance, ex-patronne du parti où tout le monde semblait au courant des frasques de son mari, pouvait-elle ne pas savoir ? Ou bien comme Hollande avec Cahuzac a-telle préférée faire celle qui ne savait pas ? On verra, la justice se saisit du dossier. Ceci dit, Baupin est apparemment au harcèlement sexuel ce que Cahuzac à la fraude fiscale: un enfoiré de première, un hypocrite de première bourre, un salaud, quoi !


Du rap quand on apprend que le 29 mai, commémoration du centenaire oblige, Président et Angela iront à Verdun rendre hommage aux 350 000 morts de la tristement célèbre bataille éponyme et que Président n'a rien trouvé de mieux que d'inviter le " chanteur " de rap Black M pour clôturer les festivités ! Du temps pas si lointain où il était chanteur du groupe Sexion d'Assaut, avant son propret et commercial rap d'aujourd'hui, Black M aimait fredonner: " Je crois qu’il est grand temps que les pédés périssent. Coupe-leur le pénis, laisse-les morts, retrouvés sur le périphérique ". Son antisémitisme et son homophobie assumés faisaient polémiques en Belgique et en France. Peu importe, Président l'invite, ce goret nous aura tout fait. Du rap pour honorer les Poilus... et puis quoi encore ?

Le 49-3, l'instrument constitutionnel, se plait-on à nous répéter, pour faire passer, sans débat et malgré l'opposition de 75 % des Français et de 55% des sympathisant socialistes, ce qu'il reste du projet de loi El Connerie. Les frondeurs du PS sont outrés. L'opposition dépose une motion de censure que les frondeurs socialistes et les communistes ne voteront pas, ils sont pourtant, sur le sujet, clairement eux aussi dans l'opposition. Mais comme ces gens-là ont suffisamment de principes pour s'asseoir confortablement dessus et que la soupe est trop bonne sous les ors de la République, allons-y pour le 49-3; l'hystérique de Matignon et Président, pourtant farouchement opposé à l’utilisation du 49-3 avant l'ont bien compris. Emmanuelle Cosse, l'épouse humiliée du jour, était, elle aussi, totalement opposée à l’utilisation du 49-3, il y a peine 1 an lors du passage de la loi Macron. Il est  vrai qu'à l'époque elle n'était pas encore ministre. Encore une qui a assez de principes pour...

Triste et pitoyable classe politicienne que les Français ne peuvent que contempler dépités, sidérés, dégoûtés.

Folie passagère 3169.
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mardi 15 décembre 2015

C'est beau un peuple qui se suicide avec tant de zèle

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L'ami l'Amiral, royaliste de son état, nous livre, dans un commentaire laissé sur mon précédent billet, son sentiment post-élections régionales. J'ai aimé ce commentaire même si je ne partage pas tout. Il soulève néanmoins une question, question que je vous pose en fin de billet...

" Il n'y a pas à dire, après avoir lu la presse, avoir regardé jusqu'à la nausée les débats d'après résultats, vu les reportages où le quidam de la rue est interrogé, je n'ai qu'une réflexion : c'est beau un peuple qui se suicide avec tant de zèle.


Ils sont tous là, les ténors et seconds couteaux de la république, à se contenter mutuellement : "on a gagné". Ils sont applaudis par la plèbe qui ne sait pas pourquoi elle est contente, mais comme on lui a dit qu'elle devait l'être, et bien elle l'est.

Mais qu'est-ce qui a été sauvé au fait ? La France ou le régime qui permet à tous ces pousse-mégots de faire leur pelote ?

Bon, on ne va pas s'attarder sur le PS et ses soutiers, ils représentent le parti de l'étranger. Il n'y a rien de plus à dire à leur sujet qui n'ait déjà été dit. Mais la droite supposée gaulliste, qu'a-t'elle fait au juste, sinon, depuis que Chirac a pris les commandes de l'appareil, détricoter tout ce que le général avait construit ? Il voulait une France souveraine, ils ont contribué à la dépouiller de sa souveraineté pour la transférer à l'Union européenne, et comble de la trahison, ils lui ont fait réintégrer l'OTAN. Il voulait une France maîtresse chez elle, libre d'accepter ou refuser qui entendait s'installer sur son sol, ils ont créé le regroupement familial, ouvert les frontières en grand, naturalisé à tour de bras. Et on pourrait continuer ainsi durant des heures.

Il n'y a qu'un seul parti qui entend redonner à la patrie tout ce qui lui a été volé par le mensonge et la duperie (traité de Lisbonne). Il n'y a qu'un seul parti qui entend défendre notre histoire, notre culture, nos traditions. Et comme de juste, l'union des gamellards de droite et de gauche s'est entendue pour, encore une fois, l'empêcher d'avoir ne serait-ce qu'une seule région.

Moi je dis : Bravo les gars ! Depuis 30 piges, des types, soi-disant adversaires, se passent et se repassent le pouvoir, vous mentent, vous volent, vous accablent d'impôts et de taxes, laissent les juges rouges rendre une caricature de justice, ont la police dans leur viseur dès qu'elle s'avise de faire correctement son travail, ont laissé la racaille s'installer et pourrir des villes entières, ont refusé d'écouter les services de renseignements lorsqu'ils tiraient la sonnette d'alarme, foutent en l'air l'instruction publique, ont contribué à la désindustrialisation de la France, n'ont jamais fait la moindre vraie réforme pour sauver la sécu et les retraites. De droite comme de gauche, ils sont collectivement responsables de ce foutoir. Et comme des cons, vous revotez pour eux. 

C'est juste magnifique, comme pouvait l'être le spectacle de la flotte se sabordant dans la rade de Toulon. Magnifique et terrible à la fois. "

Bien, et maintenant, on fait quoi ? On fait quoi, concrètement ? On fait quoi qui tienne la route ? Sans partir dans des délires guillotinaires, on fait quoi ?

Folie passagère 3009.
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dimanche 4 octobre 2015

Prendre le pouls du peuple...


Une vieille légende familiale raconte qu'en 1968 notre père nous amenait, chacun notre tour, près des barricades pour nous faire prendre le pouls du peuple comme il disait. Aussi, quand il y a quelques jours, un ami me demanda si j'étais d'accord pour aller tracter sur le marché de la ville pour les prochaines élections régionales, je me suis dit, et bien pourquoi pas, allons tâter le pouls du peuple et voyons... 

La ville en question est plutôt bourgeoise, la population est globalement aisée et d'une moyenne d'âge assez élevée: une ville de vieux bourgeois avec quelques jeunes dedans, en somme. Par chez nous, nous n'avons pas encore vu la queue d'un réfugié et la ville est peu sujette à l'immigration, il n'y a même pas de quartiers sensibles. Les choses changent petit à petit et si voir une femme voilée était impensable il y a encore 3 ou 4 ans, aujourd'hui, cela n'a, hélas, plus rien d'étonnant. A chaque élection, la population vote majoritairement pour la droite, jamais il me semble en dessous de 54%, et depuis 3 à 4 ans, le parti socialiste a été dépassé par le FN. Autant dire que le terreau semblait bon pour aller distribuer les tracts de Valérie Pécresse. Pourquoi pas donc... 

Sauf qu'avec le peuple, on n'est jamais déçu... 

La première remarque, flagrante, est de constater que nombreux sont ceux qui ne savent pas que dans deux mois il y aura des élections. Quoi ? Des élections ? Encore ? Pour qui, pour quoi ? Alors quand en plus, vous leur expliquez que ce sont des élections régionales... je vous laisse imaginer les réflexions: c'est quoi les régionales ? Ça nous apportera quoi ? Qu'avons-nous à y gagner ? Et c'est là que vous avez à peine 2 minutes, le marché n'attend pas, pour tenter de leur expliquer de quoi il retourne. Pas facile, mais rigolo. 

La deuxième remarque, toute aussi flagrante, est de constater combien les gens en ont marre de la politique, ou tout du moins, de la classe politique: ras le bol ! Voter pour des profiteurs ? Ils s'en foutent de nous, droite ou gauche, c'est pareil ! Aller voter pour des cons, non mais ça va pas ! Moi, je ne vote plus, y en a marre ! Les promesses non tenues, ça suffit ! etc... Les politiciens feraient bien de faire les marchés, régulièrement et non pas 3 petits tours et puis s'en vont, pour comprendre à quel point le malaise est grand. Sans doute est-ce trop leur demander. Je me doutais bien qu'il y avait lassitude et ras le bol, mais à ce point... Étonnant et un peu déstabilisateur: comment convaincre des gens d'aller voter quand ceux-ci vous expriment, parfois vertement, qu'ils n'en ont plus rien à foutre ... 

Nous avons eu aussi droit aux affectifs... Ceux qui vont voter pour Pécresse parce qu'elle a une bonne tête et ceux qui ne voteront pas pour elle parce qu'elle a une sale gueule et qu'elle est moche. Ils se fichent totalement du programme; ne compte que la tronche soit du candidat pour qui vous tractez soit de celles des autres candidats: Voter pour Bartolone, t'as vu sa tronche ? Autant dire qu'à ceux-là, rien ne sert de prendre 2 minutes pour tenter de leur expliquer que le Pass Navigo à 70 euros par mois est une ineptie démagogique qui va, in fine, leur coûter un bras. 

Il y a ceux qui ne vous jettent pas un regard. Ils ont vu, du coin de l’œil, que vous étiez là avec un truc à distribuer, font mine de ne pas vous avoir vu, changent de trottoir, font un détour. Pour ceux-là, il n'y a rien faire: Faut pas emmerder le badaud qui va au marché. 

Plus embarrassant, osons le dire, ce sont ceux qui ont vite fait l'association: Pécresse-Les Républicains, Les Républicains-Morano... L'affaire a marqué les esprits et, en schématisant à peine, ça donne à peu près cela: Les Républicains, c'est le parti qui contient en son sein des racistes comme Morano ou, à l'opposé, Les Républicains, c'est le parti de faux-culs qui veut virer Morano, celle qui dit tout haut ce que les Français pensent tout bas. Les avis sont tranchés et peu importent les arguments... Cette affaire laissera incontestablement des traces. Alors si personne n'a cité nommément Sarkozy, la déception quant à sa décision de sanctionner Morano est bien présente. 

Nous croisons quelques gauchistes. Certains prennent le tract, voient que c'est pour Pécresse, font une moue bien voyante et quand ils ne jettent pas le tract par terre, ils le froissent ostensiblement pour vous faire remarquer à quel point vous êtes cons de voter à droite. D'autres tentent de défendre le bilan de la gauche régionale, sans véritable convictions, ni arguments. Je n'en trouverais aucun, malgré mes titillages, pour évoquer positivement Hollande, sa clique et l'actuelle majorité régionale dirigée par Jean-Paul Huchon, blackboulé par Président au profit de Bartolone pour les prochaines élections. A croire que personne n'a voté pour Hollande... 

Ce fut donc une matinée de tractage très intéressante. J'encourage ceux qui en auraient l'occasion de le faire (quelque soit le camp politique), surtout quand on a, peut-être, la tête un peu trop dans le guidon et dans ses propres convictions, ça donne un bon petit coup de fouet... Ecouter les gens, essayer de comprendre leurs arguments, défendre les siens en moins de deux minutes chrono, ça incite à la concision et à la précision... 

Mais au global, deux conclusions/enseignements: 

La première, c'est la manifestation bien présente, je l'ai dit plus haut, du ras le bol (général ?) vis à vis de la classe politique, droite et gauche confondues. Le savoir, c'est bien, le constater in situ, c'est mieux. Nul doute que le grand gagnant de ces élections régionales sera l'abstention. 

La deuxième, pour partie corollaire de la précédente, c'est de constater à quel point les gens ont une méconnaissance de leur " environnement " politique: Entre ceux qui ne savaient pas qu'il y avait des élections régionales à venir et ceux qui n'ont qu'une vague idée des attributions et du domaine de compétences des assemblées régionales, y a de quoi vous décourager un militant de base ! 

Ce que bien heureusement, je ne suis pas...


Folie passagère 2921.
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dimanche 5 avril 2015

Je suis " rentrée " en politique ...


Hier soir, Pâques obligent, il m'était difficile d'aller courir le gueux, alors, j'ai écouté Barbara Pompili. Elle n 'avait pas grand chose d'important à dire; à vrai dire c'était même assez soporifique. Jusqu'au moment où notre Barbie d'EELV prononça une phrase clé, le genre de phrase qui grandit l'âme de ce genre de personnage, elle dit: " depuis que je suis rentrée en politique " !

" Rentrée en politique " ! Comme si on pouvait y entrer ou en sortir. En Politique. Comme si, par hasard, une porte s’entrebâillait et qu'elle avait choisi de s'engouffrer dans cette ouverture. Elle eut pu dire: " Je suis entrée en politique " comme on entre dans les ordres mais elle était bousculée par ses interrogateurs, elle y est donc " rentrée ". Peu importe. On entre donc en politique comme l'on entre dans un moulin ? Il faut croire. Alors ce matin, j'ai été fouillé sa bio à Barbie. A quel moment avait-elle franchi le seuil de la politique ? Quand s'était-elle essuyée les pieds sur le paillasson avant " d'entrer " ? Quelles sont donc les circonstances qui avaient fait que ? C'est quoi donc qui avait fait qu'un bout de femme comme elle était entrée " en " plutôt que de se faire une belle carrière de femme au foyer ou de femme qui s'émancipe en bossant dans la vraie vie, celle qui fait qu'il faut se lever tôt le matin, se faire pimbêche ou belle, courir déposer le môme à la crèche puis courir de même pour ne pas être en retard au taf ? Quel bouleversement, quelles circonstances extraordinaires avaient pu faire en sorte qu'un matin, au réveil, tout juste formée, au propre comme au figuré, Dame Pompili était entrée en politique?

Et bien, j'ai eu beau chercher, nul conflit, nulle révolution, nul accident de l'Histoire qui eut pu faire sortir du lot la belle, elle n'avait rien, elle n'a rien de providentielle; ni de Gaulle, ni Jeanne: Elle est "rentrée en politique " comme d'autres deviennent femmes au foyer, mères de famille ou entrent dans une carrière professionnelle. Elle n'a jamais rien fait d'autre que de la politique. Elle fit des études, certes, se distingua à Science Po par le simple fait d'y être. De la même façon que certains deviennent peintre en bâtiment ou médecin à l'issu d'un parcours éducatif et estudiantin, elle, Barbie, est devenue femme politique. A 24 ans, l'âge où je commençais tout juste à devenir grand et à gagner mon propre pognon, elle devenait " chargée de relation avec la presse " de Noël Mamère. Combien cela peut-il gagner un " chargé de relation avec la presse " ? Suffisamment pour faire bouillir la marmite ? Assez pour se payer maison, voiture et nounou ? Il faut croire que oui surtout si l'on a un mari qui lui aussi est " rentré " en politique. Plus tard elle devient attachée parlementaire puis députée, ne lui reste plus qu'à devenir sous-secrétaire d'Etat ou ministre. A à peine 40 ans.  Le constat est sans appel, la politique permet de gagner sa vie à défaut de connaître la vie. N'est-ce pas merveilleux ?

On entre en politique. On devient politique. Profession de la maman ?: politicienne. Politique est un métier, une profession, un job, un gagne-pain, une carrière. Une raison de vivre ? Comme plombier, comme flic, comme professeur des écoles, comme dentiste, comme... ouvrier ? C'est ainsi. A-t-on besoin de savoir lire un compte d'exploitation, de savoir gérer une entreprise, de compter ses sous à la fin du mois, de peser le pour ou le contre entre deux paquets de nouilles et un paquet de gâteau pour être "en politique " ? Non. Rien ne sert de connaître la vie pour être " politique", il suffit d'y entrer. Si possible, question d’accélération, en passant par sciences po ou l'Ena, Et le tour est joué.

Tu n'as rien vu de la vraie vie, tu ne sais même pas ce que c'est que de trimer, de ramer, de compter, de gérer, d' éduquer, de faire les courses avec une calculette ou de courir à droite ou à gauche pour amener les gosses à la garderie, à la crèche ou au poney le mercredi, peu importe, tu " rentres " en politique et tu vas, de ce fait, peu ou prou, selon que tu es sur un courant porteur ou pas, influer sur la vie des gens. Fi d'un destin national, au diable l'appel de la Nation, queue-de-chie des circonstances exceptionnelles, aucune importance, tu " rentres " en politique et de ce fait, tu bouleverseras la vie des gens, des autres, de ceux qui n'y sont pas rentrés, de ceux qui vivent dans le réel, dans le métro ou dans les trains de banlieues, de ceux qui pestent pour n'avoir pas prévu le jeton du caddy ou pour avoir " oublié " de payer, à temps, la facture d'eau ou le troisième tiers.

Et nous voilà, lambda moyens, vous, nous et moi, livrés aux mains , aux lubies, aux envies, aux idées, aux caprices et aux idéologies de gens formatés, dès sciences po mais sans aucune expérience de la vie, de la vraie vie, à nous dire ce qui est bon pour nous, bon pour le pays, bon pour nos sous, bon pour nos vies, bon pour nos enfants, bon pour nos familles, bon pour notre avenir, bon pour demain. Complices ou idiots, nous leur faisons confiance, de moins en moins il est vrai si l'on se fie aux études d'opinions, et remettons entre leurs mains et leurs cerveaux étranges, pour ne pas dire dérangés, notre avenir. Les Pompili et consorts, tous ceux qui ont fait de la politique un métier, auraient tort de se priver et d'ignorer les gamelles dorées que nous leur donnons. ils sont bien moins couillons que nous.

Folie passagère 2724.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 2 octobre 2014

République exemplaire. Vraiment ? Les cas Thévenoud et Andrieux.


Une République exemplaire. Etre exemplaire, montrer l’exemple, être irréprochable, être envié pour le bien que l'on fait et l'image de probité que l'on véhicule... Etre fier et serein du système qui nous dirige parce nous aurions la certitude que ceux qui nous gouvernent sont irréprochables... et que ceux qui fauteraient serait éjectés du système... Moraliser mais aussi faire preuve d'autorité et se donner les moyens de ne plus prêter le flan à la critique...

Affaire Thévenoud où lorsque l'on découvre qu'un député socialiste qui se présente et que l'on nous a présenté comme un parangon de vertu, bombardé à 39 ans à la commission parlementaires chargée d’enquêter sur l'affaire Cahuzac, membre de la mission parlementaire sur la fraude fiscale, vice-président en 2013 du groupe socialiste à l'assemblée, est en fait un je m'en foutiste de première bourre qui ne payait ni ses impôts, ni ses loyers, ni son kiné, ni son électricité... Malgré cela, l'homme reste, parce qu'il le veut, député et vient d'être nommé membre de la commission parlementaire sur le développement durable. Il continue donc de toucher sans vergogne ni honneur la totalité des indemnités auxquelles a droit chaque député...

Et l'homme le plus important de France, le Président de la République en personne, le garant des institutions, aura beau déclarer au cours d'une conférence de presse relayée dans le monde entier que le député en question "n'était pas digne de rester à l'Assemblée Nationale", rien n'y fera, le sieur Thévenoud a décidé de rester député. Le président de la République ne fait pas peur et un simple député vérolé n'en fait qu'à sa tête.

Sylvie Andrieux, député socialiste de Marseille, a été condamnée à quatre ans de prison dont un an ferme, peine qui sera effectuée par simple port d'un bracelet électronique, 100 000 euros d'amendes et cinq ans d'inéligibilité pour détournements de fonds publics à visée clientéliste. Elle est toujours député avec tous les avantages et rémunérations dus à la fonction et déclare publiquement "qu'elle ne lâcherait rien et serait au travail à l'Assemblée quoiqu'il arrive".

Deux cas emblématiques qui pourrissent une république qui se voudrait exemplaire et un personnel politique qui par son immobilisme face à ce genre de cas se décrédibilise, prête le flan à la critique et au tous pourris.

Dans un système exemplaire, dans d'autres démocraties, Thévenoud et Andrieux auraient été jetés depuis longtemps aux oubliettes de l'histoire. Pas en France.

Vous disiez République exemplaire ?

Folie passagère 2481.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 8 juillet 2014

Politique: La grande débâcle

(Claude Monet: La débâcle)

Dites-moi les amis, ne trouvez vous pas que d'une certaine manière, question vie politique, nous voici à la croisée des chemins ? C'est le grand b-o-r-d-e-l ! Peut-être pas tout à fait le grand soir, mais tout de même , merde, quand même ! Droite, gauche ou extrêmes, rien ne va plus.

Chez les ventres mous, le Modem, ou ce qu il en reste, c'est à dire pas grand chose, n'en finit pas de chercher des alliances qu'il ne trouve pas. L'Alternative, le truc bizarre créé en commun avec l'UDI, on ne sait même pas si cela existe encore. L'UDI tangue depuis le départ de Borloo et là comme ailleurs autant de chefs que d'indiens pour en prendre la direction. Comme partout, des adhérents qui en veulent et des barons qui sclérosent le biniou par le haut. Tout juste ont-ils sauvé la mise lors des européennes et sur le plan national, sans leurs alliés de l'UMP, ils ne sont rien.

L'UMP, quoi en dire tellement y règne la confusion, la suspicion, les embrouilles, les querelles intestines, les arnaques, les détournements de fonds, les abus de biens sociaux, les surfacturations, la délation et la diffamation: Voir et entendre Xavier Bertrand (que je ne peux pas piffer) obliger de montrer à des journalistes ses relevés de carte bleue pour justifier d'une dépense de 700 euros était pitoyable mais n'est rien d'autre que la suite logique d'un film de série Z commencé il y a deux ans avec l'élection totalement ratée/bidouillée de Copé à la présidence du parti. Il y a tout à redouter de l'audit des comptes du parti qui devrait être rendu public ce soir. Explosion, implosion, "suicide" collectif, sabordage, débarquement de la justice, on ne sait même plus comment imaginer la suite de ce très mauvais polar. Là encore, à la base des militants et sympathisants qui en veulent, qui ont une vision du pays, de ce qu'il faut faire, qui savent ce qu'ils veulent et dans les étages, rue de Vaugirard, la guerre des tranchées, des egos et des coups de couteaux assénés quotidiennement dans le dos des rivaux. Le parti n'a pas de leader incontesté, résultat, il aura fallu que trois vieilles badernes s'auto-proclament chefs pour que l'on retrouve le calme pendant... à peine quarante-huit heures. Pendant combien de temps continuerons nous à assister à ce naufrage écœurant ? Quelle solution ? Un refondation, un congrès, un nouveau parti, un changement de nom, la guillotine pour tous ceux qui ont dirigé le parti depuis deux ans ? En attendant, le gouvernement et Président ont les mains libres.

Le FN, premier parti de France le temps d'une élection, 25 députés européens qui seront condamnés, et c'est bien ainsi, à mettre un peu le brin à Bruxelles mais à part ça ? Un parti qui ne pourra jamais accéder au pouvoir suprême ne serait-ce que par l'indigence de son programme économique et l'absence totale de l'indispensable en politique: les réseaux. Sa seule utilité actuellement: Préserver éventuellement le PS d'une déculottée à la présidentielle de 2017. Le FN, meilleur allié du PS. Pas de quoi se s'en satisfaire si ce n'est "remercier" Mitterrand et ses piètres successeurs socialistes.

Le PS ? On se marre plus qu'on ne pleure. Ils en sont à leur deuxième premier ministre, et leur deuxième secrétaire-général-ex-repris-de-justice en deux ans. Deux premiers ministres aussi inefficaces que clivant au sein de leur propre majorité. Ayrault oublié et Valls qui parle et... qui parle, menton en l'air. Des projets morts-nés ou dont on attend, plus de 6 mois après leurs annonces tonitruantes, l'ébauche d'une concrétisation. Un Président qui en faisant exactement le contraire de ce sur quoi il avait été élu a mis la pagaille au sein de sa propre majorité. Des députés frondeurs d'un côté et un appel des mille  (rigolo) de l'autre. Un Président qui désarçonne son monde en se réclamant aujourd'hui social-libéral quand il y a deux ans, il se vendait socialiste.  Une équipe gouvernementale faite de charlots incompétents qui frémit à chaque vote à l'Assemblée de peur que les textes ne soient pas adoptés par une majorité déboussolée. Qui aujourd'hui, avec ces bras cassés, peut avoir la plus petite idée de ce que sera la France dans un an ? Sous tutelle de Bruxelles? Au bord du chaos ? Comptant 4 millions de chômeurs ? Personne. Le pays est dans les mains de branquignols qui depuis deux ans n'ont quasiment rien fait.

L'extrême-gauche, victime elle aussi de ses divisions internes, Melenchon aux abonnés absents, tout juste une petite force d’appoint pour le PS et c'est à cela et uniquement à cela qu'elle doit sa survie.

Les écolos d'EELV ? Kesako ? Si ce n'est un partinouchet de tout au plus 6 000 adhérents dont la nuisance n'a d'égale que la pauvreté de son projet politique. Président s'en est débarrassé sans heurts ni plus de dégâts que cela, de la même façon que Mitterrand se débarrassa des communistes: ouste, du balai, dehors !

J'ai oublié personne ? Non. Avouons, quelque soit le parti auquel on adhère ou aux idées que l'on défend, qu'il n' y a vraiment pas de quoi être fier de notre vie politique: Elle est en plein naufrage et donne des nausées à ceux qui y croient encore; au peuple de se satisfaire de l'abstention comme bouée de sauvetage. Rien de bien excitant, pas de quoi s’enorgueillir de quoi que ce soit.

Pour quiconque accorde de l'importance à la politique, le malaise est grand car, pour la première fois depuis fort longtemps, nous ne savons pas de quoi demain sera fait. Et ce n'est certes pas le discours affligeant de Manuel Valls que j'écoute tout en écrivant ce billet qui est de nature à nous rassurer.

Folie passagère 2366.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 21 février 2014

Nous avons les élus - et donc les partis politiques - que nous méritons


Hier, j'ai balancé sur ce blog l'adresse d'Henri Guaino "à ceux qui jouent avec le feu". J'avais pensé ne pas citer l'auteur comme je le fais parfois afin que le lecteur se concentre sur le texte plus que sur l'auteur; j'aurai du si j'en juge par les commentaires nombreux qui m'ont été adressés.  Peu ont critiqué le fond sans que je sache in fine s'ils ont approuvé ou pas ses propos; par contre, le pauvre Guaino, qu'est-ce qu'il a pris !

Le reproche qui lui est principalement fait est celui que j'entends trop souvent de la part des socialistes: Pourquoi n'a-t-il pas, lui Guaino, Sarkozy et la clique d'alors mis en application ce qu'ils prônent maintenant ? Et blablabla, Sarkozy est un con, une ordure, qui n'a rien fait contre l'immigration, qui a fait comme le PS fait aujourd'hui (sic), un pourri, aux ordres de l'UE, UMP=PS, il n'a rien fait pour juguler l'augmentation de la dette, etc et blablabla.... Bref, on jette le bon et on garde mauvais. J'aurai compris si ces réflexions étaient venues de la part de gauchistes sauf que l'essentiel de mes commentateurs est plutôt "de droite".

En gros approuver Guaino, c'est approuver Sarkozy et donc l'UMP et donc le PS, tous ces gens-là conduisant notre pays à sa perte. Bien. Donc voter UMP ou PS, c'est blanc bonnet et bonnet blanc. Possible. Donc, on ne votera pas pour l'UMP ou le PS. Donc, on votera FN ? Et de Charybde, nous irons en Scylla; parce qu'excusez, le FN, ce n'est pas ce qui se fait de mieux pour espérer redresser le pays, sauf à croire qu'en votant FN, le chaos sera tel que les partis traditionnels seront obligés de se refaire une virginité démocratique. Votons pour le Front de Gauche ? Stupide, nous sommes d'accord. Voter pour Debout La République, restons sérieux, Dupont Aignan est sympa mais il ne représente que lui et ne serait sans doute pas mécontent d'épouser Marine pour enfin peser quelque chose. EELV, désolé, ce n'est pas possible, j'aime trop les feux de cheminée, ma voiture et l'électricité pas chère. Voter pour les ventres mous du Modem-UDI qui un coup penchent à gauche, un coup, à droite ? Que nous reste-t-il ? Vote blanc, vote nul, abstention, aller à la pêche ? Les partis politiques ne demandent que cela. On pourrait essayer la Restauration, si c'est comme cela que l'on appelle le rétablissement de la monarchie, je n'y crois pas, les Français, non plus. Pensez donc, être dirigé par un monsieur que l'on nous aurait sorti, tel un lapin, du chapeau de l'Histoire...

Je repose donc la question à tous ceux qui estiment que la classe politique est entièrement pourrie, que les partis politiques et ceux qui les animent ne pensent qu'à leur gueule et que PS et UMP c'est pareil: Que fait-on ? La révolution ? Combien de Français sont près à aller casser du CRS ? Oui, que fait-on ? On continue à tirer à boulets rouges sur les politocards ou bien, on fait avec et on essaie, chacun avec ses moyens, de les "ré-éduquer" à la démocratie ?

Oui, dites-moi, les contempteurs du système, les Skandal-isés, les anarchos-je-ne-sais-quoi, les spécialistes du "tous pourris", les j'en-ai-marre, dites-moi, ON FAIT QUOI ?

Ce n'est pas le tout de critiquer, n'oublions pas que tous ces gens pour lesquels, nous dit-on, notre niveau de défiance n'aurait jamais été si élevé, c'est nous-vous-ils qui les avons élus. Nous avons les élus - et donc les partis politiques - que nous méritons. Alors, à nouveau, on fait quoi, on continue de critiquer, histoire de vider la bile ou bien essaie-t-on  d'agir d'une manière ou d'une autre? Votons pour les moins pires ? Votons contre ?

Personnellement, j'ai fait mon choix, j'ai choisi un camp parce que je sais ce que je veux et ce que je ne veux pas, je vais essayer d'agir, à mon niveau, petitement pour que cela change. Il y a (encore) des tas de moyens pour agir afin de ne pas trop subir.

Et j'emmerde le "Tous pourris".

Ainsi, qu'il me soit permis de faire mon JFK: Ne demande pas ce que la politique peut faire pour toi, demande-toi plutôt ce que tu peux faire pour elle.

Oups, j'oubliais, il y a encore une solution: Partir. Encore faut-il oser.

Folie passagère 2149.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 30 juin 2013

Ecrire et gagner le million !


Si, si, je vais m'autocongratuler, là où il y a de la gène, y a pas de plaisir, comme disait ma grand-mère. Alors bravo à moi-je-personnellement: ce blog, ce matin, a franchi le cap du million de pages vues. Ecrit en chiffres, ça le fait plus encore: 1 000 000 de pages vues depuis le 12 avril 2011!

Bon, vous me direz, c'est ce que doit faire le Figaro ou le Monde en deux jours; moi, il aura fallu un peu plus de deux ans pour y arriver. Ça permet de relativiser et de rester humble. Mais en même temps, cela rassure, si tant est que l'on ait besoin d'être rassuré... L’œil n'est pas rivé sur le compteur, ce serait idiot et contre-productif, mais de savoir que chaque mois, le nombre de visiteurs, de commentaires déposés et de pages vues sont en augmentation vous conforte dans l'idée que ce que vous écrivez n'est pas que ridicule. Ce que vous écrivez plait et d'aucuns s'y retrouvent soit pour critiquer soit par adhésion soit parce que ce que vous écrivez... ils auraient aimé l'écrire.

Ecrire n'est pas chose simple car cela requiert une certaine forme de discipline: se renseigner sur le sujet que l'on aborde, faire attention à la syntaxe et à l'orthographe, dire le moins de conneries possibles ( ou alors le faire intentionnellement et avec style, certains le font très bien , d'autres s'y perdent ), être cohérent avec soi-même ( ce qui n'empêche nullement d'évoluer sur tel ou tel sujet ), rester soi-même. A défaut, vous perdez toute crédibilité rapidement.

Après, encore faut-il écrire des trucs dignes d'intérêt. Si je me mets, par exemple, à ne traiter que de l'incontinence chez les vieux ou du prix de la bière, ça passera une fois, peut-être deux fois et puis basta, ça va me lasser et vous aussi. Si, autre exemple, suivez mon regard, je me mets à taper à longueur de billets, par pure bêtise, méchanceté ou sectarisme, sur telle ou telle personne, le premier vous intéressera sans doute, le deuxième vous fera rire peut-être, le troisième... vous ne le lirez plus jusqu'au bout et irez lire ailleurs. Normal.  De la même façon, si vous avez la prétention de faire dans le politique, les sujets de société, l'économie etc..., vous vous obligez à donner un minimum de fond à votre prose, vous êtes tenus d'argumenter, sinon, même punition.

Mais pourquoi écrit-on ? Pourquoi blogue-t-on " politique " ? De multiples raisons: parce que vous ne vous y retrouvez pas dans ce qui est publié ou dit ailleurs, dans les journaux, les blogs ou les médias, parce que vous en avez marre de la désinformation ambiante, parce que vous en avez assez de laisser le terrain libre à vos adversaires, parce que ce que vous avez à dire vous ne l'avez pas entendu ailleurs, parce que vous réalisez qu'il est bien plus intéressant de lutter contre le politiquement correct que de se laisser bouffer par, parce que vous avez envie de partager vos moments de joie, vos coups de gueules et vos indignations, parce que vous avez saisi, au vol, un événement dont personne n'a parlé, parce que vous avez envie d'informer, parce que vous aimez réfléchir et vous frotter à la contradiction, parce que vous ne pouvez pas vous taire lorsque vous comprenez vers quel désastre nos dirigeants nous emmènent, parce que vous vous êtes tus trop longtemps, parce ce que majorité n'est pas nécessairement raison ou vérité, parce qu'à l'occasion cela vous a permis de faire des rencontres bien réelles, parce que vous voulez vous confier, parfois... Ou tout simplement parce que vous aimez écrire et savoir que vous êtes lus y compris par ceux du con camp d'en face.

Après, que penser ou que faire de ceux qui vous critiqueront ? Et il y en aura, d'autant plus que votre blog et donc vos écrits acquerront une certaine notoriété (toute ridicule sur la toile, perceptible dans la blogosphère )...  Et bien que si ils vous critiquent intelligemment, vous les accueillerez avec plaisir et tenterez de débattre et d'argumenter; pour les autres, c'est assez simple, il suffira de tirer la chasse.

Ecrire, qu'écrire, comment écrire, pourquoi écrire ? Avant tout, pour le plaisir; après tout, pour pouvoir remercier ceux qui vous suivent depuis peu ou depuis si longtemps.

 à Marianne, Boutfil, Didier Goux, Al West, Lady Waterloo, Francis, Franzi, Nana, Cyrielle, Fanfan, Vieille Réac, Loc, Titi, Claude-Henri, Grandpas, Claribelle, Vonflern, Michelle, Nouratin, Vlad, Io Froufrou, Fredi m., Le Plouc, La Mouette, Mat, La Plume, Le parisien Libéral, Tambour major, L'hérétique, Jacques Etienne, Koltchack, Pierre, Minijupe, Pascale Ghorbal, et tous les autres....

Folie passagère 1780.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.