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dimanche 15 mars 2015

Tribunal saccagé à Toulouse; le prophète jugera !


Quand je vous dis que je suis un dingue de l'info et que j'ai les chaînes de télévision ad hoc allumées en quasi permanence, histoire de savoir ce qui se passe, je vous demande de me croire ! Non mais ! Certains s'adonnent à la chasse aux piérides, moi c'est la traque aux infos qu'on tait. La télévision et la radio étant les principaux vecteurs d'information des Français... alors quand j'entends parler d'un truc qui s'est passé et m'aperçois qu'aucune chaîne de télé n'en a parlé, je m'interroge: Pourquoi ?

Prenez le cas de ce qui s'est passé à Toulouse hier: " un jeune a été retrouvé poignardé du côté de Compans-Cafarelli ". L'info est passée sur BFM et sur Itélé. Pas d'explication, juste l'habituel bandeau de bas d'écran signalant ce qui n'est rien d'autre qu'un fait divers banal, tellement banal que ni France 2 ni TF1 n'en ont parlé. Logique.

Par contre, qu'un tribunal - certes administratif, mais tribunal quand même - soit quasi entièrement saccagé, vandalisé et inondé le week-end dernier, qu'aucune chaîne de télévision ne s'en fasse l'écho et que quasiment aucun média papier n'en parle, voilà qui semble pour le moins curieux. Non ? Surtout si le tribunal en question est celui de Toulouse... Un jeune poignardé, on en parle, un tribunal saccagé, on se tait. Etrange. Que s'est-il passé ?

Le tribunal de Toulouse en question est submergé d'affaires d'étrangers en situation irrégulière, de dossiers de retours au pays et d'expulsions. Dans la nuit du 8 au 9 mars dernier, il a été entièrement saccagé, les bureaux des juges et greffiers mis sans dessus dessous, des centaines de dossiers détruits, des photocopieuses renversées et les robinets ont été ouverts pour que l'eau puisse inonder le bâtiment. " Mais le pire est à venir : Et surtout, sur les quatre étages apparaissent sous forme de tags, les mêmes inscriptions à la bombe de peinture noire : "Le prophète te jugera" ou encore "Avertissement." Le nom d’une magistrate, de confession musulmane, est même écrit sur les murs. Comme ceux de fonctionnaires de police. Les menaces de mort sont à peine voilées. Passé le moment de stupeur, le personnel prend vite conscience que ce saccage n’est sans doute pas le fait d’une bande de jeunes voyous et désœuvrés… Non, cette intrusion, la nuit, survenue, coïncidence, la veille de la visite du vice-président du Conseil d’Etat, Jean-Marc Sauvé- aurait plutôt pour auteurs des individus connaissant parfaitement les lieux. On comprend pourquoi : le Tribunal administratif de Toulouse, qui couvre les départements de l’Ariège, l’Aveyron, la Haute-Garonne, le Tarn et la Haute-Garonne, outre six chambres chargées du contentieux dans divers domaines (logement, marchés, fonction publique, collectivités locales etc…), statue sur un important contentieux consacré au droit des étrangers. " ( source Atlantico ).

Dans ce tribunal, en 2014, plus de 1 800 affaires portant sur le droits des étrangers ont été traitées et 514 mesures  d'éloignement prises. Compte tenu du contexte actuel, on s'étonne même d'apprendre que ce tribunal ne bénéficiait ( et ne bénéficie toujours pas, 8 jours après les faits ) de protection particulière.

Tags évoquant la vengeance du " prophète ", magistrats désignés, menaces de morts dans un tribunal saccagé, dans un pays venant de se taper deux attentats ayant causé la mort de 17 personnes, pays sous plan Vigipirate Alerte Attentats et aucune chaîne de télévision n'en parle ! Aucun ministre ne se déplace, aucun communiqué de la Chancellerie, aucune déclaration fracassante de " Pépé " Valls, avouez que cela est plus que curieux, étrange ou tout simplement normal à quelques jours des élections départementales... Allez savoir...

Ou plus tôt non, ne cherchez pas à savoir, cela ne vous regarde pas. Tout est calme, tout est sous contrôle, circulez, il n'y a rien à voir !

Folie passagère 2695.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 9 juillet 2014

Ce n'est pas grave, rien n'est grave

Deux faits divers ont attiré mon attention; je vous raconte...


Le premier est ignoble. C'était dans le nord de la France du côté de Merville, il y a quelques mois. Un jeune papa de 40 ans décide de passer une soirée à la maison avec un copain, maman est absente. Ils regardent la série "Agence tous risques" à la télévision, une vieille série US ringarde à souhait, le genre de truc qui vous renvoie les neurones aux fins fonds des chaussettes. Ils boivent bières sur bières, se marrent et au bout d'un moment optent pour mater en vieux pervers avinés un film porno. Tout cela excite forcément le jeune papa qui décide de se taper, histoire de mettre en pratique ce qu'il a vu à l'écran, sa jeune fille de tout juste 17 ans qui est dans sa chambre à l'étage en train de dormir. Il la réveille et lui fait sa fête, à la hussarde. Rien ne sera épargné à la jeune fille.

Plainte, détention préventive, réquisitoire, le papa ne niera rien des faits qui lui sont reprochés; l'avocat général, plutôt cool, demande deux ans de prison avec sursis. Le papa sera... acquitté et libéré séance tenante. Pourquoi ? Parce que l'enquête et l'accusation n'auront pas apporté la preuve formelle du non consentement de la jeune fille. Pas de bol pour elle et pour la justice, le papa avait eu la délicatesse de ne pas suffisamment brutaliser sa fille pour que ecchymoses ou traces de coups subsistent. Le président du tribunal s'adressera tout de même en ces termes au papa: " Acquitté certes, mais le tribunal ne dit pas pour autant que ce que vous avez fait est bien" !

Le deuxième n'a rien à voir avec le premier. On change de quartier et de milieu, on passe à Paris. Un jeune homme de très bonne famille roulant à vive allure en voiture décapotable est emmerdé par un barrage de police, barrage de protection mis en place à cause d'un incendie. Qu'à cela ne tienne, le jeune homme force le barrage et se tire sur les chapeaux de roues. Il est pris en chasse par la police qui parviendra à l'arrêter. Et là surprise, il reconnaissent le jeune homme d'une trentaine d'année, le même qui, il y peu, défrayait la chronique pour s'être payé un appartement d'une valeur de plusieurs millions d'euros alors qu'il est officiellement sans ressources et non imposable. Encerclé par la police, Thomas Fabius, puisqu'il s'agit de lui, prend tout de même le temps, avant de se rendre, de téléphoner à son avocat. Emmené au commissariat du VIIème arrondissement de Paris, il n'est bien sûr pas mis en garde à vue et sera libéré presque aussitôt. Sans doute lui aura-t-on dit que ce qu'il a fait n'est pas bien...

Le rapport entre ces deux faits divers ? Aucun, ou plutôt si: Circulez, il n'y a rien à voir, ce n'est rien, ni le viol d'une jeune fille mineure par ascendant, ni le fait qu'un fils de force un barrage de police. Ce n'est pas grave, rien n'est grave...

Même la justice marche sur la tête..., pas grave.

Folie passagère 2367.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.