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mercredi 21 mars 2018

La victoire du néfaste Syndicat de la Magistrature et de sa pernicieuse idéologie



De l'ami Alexandre Koltchack:

" L'évolution du traitement médiatique et judiciaire de certaines affaires, notamment celles impliquant François Fillon, Nordahl Lelandais, Jonathann Daval, Tariq Ramadan, Nicolas Sarkozy, pour ne citer que les plus récentes et célèbres, illustrent la victoire du néfaste Syndicat de la Magistrature et de sa pernicieuse idéologie, reposant en majeure partie sur la doctrine Ancel, qui entend instaurer une justice fondée sur le principe de la "défense sociale", traduction judiciaire de la lutte des classes.

Pour ceux qui ne seraient pas versés dans la connaissance de la doctrine de ce syndicat, une de ses revendications les plus fortes reposait sur la transparence de la justice, c'est à dire sur la fin du secret de l'instruction. C'est aujourd'hui chose achevée, puisque avocats, policiers, magistrats instructeurs, procureurs, ont table ouverte dans les médias, que des pièces du dossier sont publiées en toute impunité par les journaux de la presse écrite et idiotvisuelle.

Bien entendu, personne ou presque ne s'émeut de ce que la justice soit en train de ressembler à un grand bazar où tout le monde peut exposer, en toute liberté, sa vision de telle ou telle affaire, que la justice soit rendue en fonction de celui qui aura fait le plus de bruit, rameuté à lui le plus de péquins lambda qui ne connaissent rien du dossier sinon ce qui en aura fuité au gré des intérêts du moment. Le prétoire est descendu dans le caniveau, la solennité des débats a été remplacée par le tumulte de l'opinion publique, dont le vrai visage avait pourtant été tracé par me Moro-Giafferi : " Chassez-la, cette intruse, cette prostituée qui tire le juge par la manche ! C'est elle qui, au pied du Golgotha, tendait les clous aux bourreaux, c'est elle qui applaudissait aux massacres de septembre et, un siècle plus tard, crevait du bout de son ombrelle les yeux des communards blessés. " Bon, pour ce qui est des communards il aurait pu s'abstenir, mais pour le reste il avait mille fois raison. "

Koltchack

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 2 juillet 2013

Justice indépendante. Mais c'est bien sûr...


Si un mec de droite vous dit que la justice n'est pas indépendante, le mec de gauche rigolera et vous dira qu'il ne faut pas voir du complot partout, que avant c'était pire et puis que de toute façon, toussa, c'est la faute à Sarko...

On se souvient que Pépère, en campagne, s'était " engagé à rendre la justice indépendante et à garantir un état impartial. "

On se souvient du mur des cons, oeuvre picturale assez dégueulasse qui décorait les locaux du SM, syndicat de la magistrature.

On se souvient que dimanche dernier, sur le plateau de BFM, la greluche guyanaise qui nous sert de ministre de la justice, les yeux dans les yeux, nous garantissait une justice indépendante du pouvoir; "pas comme avant" !

On se souvient avec quelle énergie et quelle virulence Henri Guaino s'insurgea de la mise en examen pour abus de faiblesse de Sarkozy dans l'affaire Bettencourt et comment il s'en prit au juge Gentil, l'accusant de manière à peine voilée d'être aux ordres du pouvoir en place. Certains annoncèrent qu'il porterait plainte contre Guaino pour outrage à magistrats. Ce fut le cas de Christophe Régnard, président de l'Union Syndicale de la Magistrature.

Ce même Christophe Régnard qui déclara le 20 juin dernier sur France Info:
 " Bah, c'est-à-dire qu'on sait très bien que les magistrats du parquet en France n'ont pas une très grande indépendance vis-à-vis du pouvoir politique et que l'ensemble des magistrats du parquet général de la Cour de cassation ont été nommés selon un processus qui ne garantit peut-être pas complètement leur indépendance. "
Au moins les choses sont-elles claires !

Laissons donc à Christophe Régnard le soin de porter plainte contre lui-même pour outrage à magistrats !

Folie passagère 1783.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 29 avril 2013

Ce mur des cons qui dérange la gauche


Non mais qu'est-ce qu'on se marre avec nos socialistes et blogueurs de gouvernement. C'est plus fort qu'eux: ils ont toujours raison, ils savent tout sur tout, ils sont la vérité. Ils savent. Rien ne les effraie, encore moins leurs contradictions.

Tenez, prenons cette affaire du " mur des cons ", et bien à les lire et les écouter, cela n'a rien de dramatique, c'est juste un truc de potaches dans un lieu privé. Et le journaliste qui a filmé et dévoilé le truc est un salaud, un vendu qui n'a pas respecté la " déontologie " de la profession; à supposer qu'il y ait une quelconque déontologie chez les journalistes. Il n'avait qu'à se taire et ne rien dire. Ben voyons ! Un journaliste trouve une info croustillante - et le scandale qui s'en suit prouve la crousticité de l'info - et il devrait sagement la mettre dans sa poche avec des tonnes de déontologie dessus ? Et bien non seulement, il ne l'a pas caché mais il a eu raison de dévoiler le truc, ne serait-ce que pour faire comprendre aux Français à qui nous avions à faire avec 30% de la magistrature. Mal lui en a pris, il est maintenant pourchassé par tous les gauchistes de la terre, y compris par ses collègues de FR3 et ses pairs du SNJ; les mêmes qui crient, quand cela les arrange, aux atteintes à la liberté de la presse ! 

Mais quand les bons journalistes, entendez ceux qui sont de gauche et détiennent la vérité, utilisent l'infiltration, les écoutes téléphoniques, les enregistrements audio ou vidéo pris à l'insu des personnes, j'en passe et des meilleures, là, pas de problèmes, c'est normal ! Mais de qui se moque-t-on ?

De tous temps, les journalistes ont utilisé tous les moyens disponibles, légaux, pas légaux, moraux ou immoraux  pour pécho l'info. Choper l'info et la diffuser, telle est leur mission; à tout prix. Et ils viennent, ces gauchistes de salon, nous faire la morale parce qu'un journaliste a fait son boulot ?

Mais revenons à notre mur des cons.

Est-ce de l'information que de savoir qu'un syndicat hébergé dans les locaux de la Chancellerie, ouvertement de gauche, et représentant 30% de la magistrature s'amuse à dresser un mur sur lequel sont pointées, caricaturées injuriées et moquées diverses personnalités, globalement de droite ? Avons-nous le droit de savoir et est-ce de l'information que de révéler que des magistrats s'amusent à se foutre de la gueule du père d'une jeune fille violée et assassinée ? Assurément oui !

Qui peut prétendre du contraire ? Personne.

Même ce qui nous sert de ministre de la Justice ( celle que tous ces gauchistes sus-cités saluaient il y  a peu pour son combat pour l'égalité ) a jugé l'information suffisamment "grave", le fait "consternant" et l'existence d'un "possible manquement aux règles de déontologie" de la magistrature pour saisir le Conseil Supérieur de la Magistrature. C'est dire si l'info méritait d'être dévoilée.

Non décidément, rien n'arrête nos auto-proclamés parangons de vertu, même pas le ridicule.

Tenez, rappelons l'un des principes, issu de la Constitution, qui régit la magistrature: " Toute délibération politique est interdite au corps judiciaire. Toute manifestation d'hostilité au principe ou à la forme du gouvernement de la République est interdite aux magistrats, de même que toute démonstration de nature politique incompatible avec la réserve que leur imposent leurs fonctions "

Cette affaire méritait d'être dévoilée ne serait-ce par qu'il est légitime que les Français sachent par qui, un jour, ils seront peut-être jugés.

Cette histoire de mur des cons, à gauche, c'est un peu: " Cachons cette merde que nous ne saurions voir ! ".

Folie passagère 1686.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.