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vendredi 11 juillet 2014

Sarkozy, l'homme à abattre !


« Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage » dit le fabuliste. Aujourd'hui la place du chien est tenue par Nicolas Sarkozy, l'ancien Président de la République qui, nous dit-on, ne rêve que de le redevenir. 

Une véritable chasse à l'homme judiciaire et médiatique semble s'être engagée pour qu'il ne puisse pas mettre son funeste dessein à exécution, sans que nos « élites » ne s'en étonnent, bien au contraire, puisqu'elles en sont parties prenantes. 

L'acte I de cette mise à mort annoncée, est de proclamer haut et fort, qu'un « ancien président de la République est un justiciable comme un autre ». 

L'acte II est d'affirmer qu'il est « inacceptable de critiquer la Justice ». 

Et voilà notre pauvre « justiciable comme un autre » pris entre le marteau et l'enclume, incapable qu'il est de se défendre, à qui il ne reste plus qu'à s'épancher dans les media toujours prêts à lui donner la parole, eu égard à l'audimat dont il bénéficie. 

De quoi se plaint-il donc ? 

- D'avoir été écouté depuis septembre 2013 comme aucun « justiciable comme un autre » ne pourrait d'ailleurs l'être, ne serait-ce qu'à cause du coût que de telles écoutes représentent et dont on se garde bien de nous révéler le montant. 

- D'être interrogé par des juges dont il doute de l'impartialité, puisque l'une d'entre elles appartient au syndicat de la magistrature, est membre fondateur du groupement Attac et a milité ouvertement contre lui, Sarkozy, en demandant expressément de voter pour François Hollande durant la campagne des présidentielles de 2012. 

- D'avoir eu à subir une garde-à-vue humiliante que chacun s'accorde à considérer qu'aucun motif valable ne justifiait. 

Dans une démocratie comme la nôtre où la liberté d'opinion est garantie par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, où on a le droit de critiquer le pouvoir exécutif aussi bien que le pouvoir législatif, tous deux issus du suffrage universel, comment justifier qu'on ne puisse pas critiquer le pouvoir judiciaire qui pourtant échappe à tout contrôle démocratique ? 

Et sans remonter jusqu'à l'époque du gouvernement de Vichy qui avait vu la justice se déshonorer, serait-il trop cruel de rappeler la calamiteuse affaire d'Outreau qui a vu la justice sombrer par la faute d'un seul « petit juge » agissant en dehors de tout contrôle ? 

On nous avait promis que la Justice en tirerait les leçons, mais ce « mur des cons » qu'on nous a présenté comme une « blague de potaches » où figuraient tous ceux à qui certains juges vouent une haine féroce, n'est-il pas le symptôme de la maladie d'une corporation qui se sent à l'abri de toute critique ? 

En attendant voilà Nicolas Sarkozy mis en examen pour « corruption active, trafic d'influence actif et recel de violation du secret professionnel ».

Les juristes qui se sont penchés sur la question assurent que rien ne sera plus difficile à prouver. Il sera d'autant plus intéressant de voir dans quel sens la Justice dira le droit lorsque l'affaire arrivera en jugement.

Mais en attendant, affaire Karachi, affaire Kadhafi, affaire Bettencourt, affaire Tapie, affaire Bygmalion, voilà les affaires qui ont éclos sous les pas de Sarkozy comme autant de fleurs vénéneuses, et toujours pas la moindre condamnation.

Si cela devait continuer ainsi, il sera très difficile de ne pas parler d'acharnement judiciaire et médiatique pour empêcher, coûte que coûte, un candidat de se présenter à l'élection présidentielle de 2017.

Nicolas Sarkozy, l'homme à abattre, par Marianne Arnaud.

(Billet devant paraître initialement sur le site de Jacques Benillouche, l'actualité dramatique au Proche-Orient en a décidé autrement)


D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 24 septembre 2013

Affaire Bettencourt: Justice ou dégoût ?


Dans l'affaire Bettencourt, la justice qui n'est pas aux ordres a décidé de rejeter les recours en nullité des différentes parties de la défense concernant l'abus de faiblesse. Sarkozy reste donc mis en examen pour abus de faiblesse. Tous nos médias (papiers ou sur internet) et quelques blogueurs de gouvernement ont recopié la dépêche suivante

" La Chambre de l'instruction vient de rendre sa décision et valide dans son intégralité la procédure, a déclaré à des journalistes Me Huc-Morel, avocat de la fille de Liliane Bettencourt, après avoir pris connaissance de la décision de la Cour d'appel. Il a ajouté que la Chambre d'instruction avait notamment validé l'expertise médicale de l'héritière de L'Oréal, au cœur du dossier 
De cette expertise dépendait la validité de la plupart des douze mises en examen dans ce dossier : puisque la vulnérabilité de Mme Bettencourt n'est pas établie, les abus à son égard peuvent l'être.  
Selon les avocats des douze mis en examen dans ce volet de l'enquête Bettencourt, l'expertise était entachée de nullité pour divers motifs. Premièrement, elle a été réalisée sous la direction de la légiste Sophie Gromb, dont la proximité est jugée trop importante avec Jean-Michel Gentil - un des trois juges en charge du dossier - puisqu'elle figure parmi les témoins de son mariage.
Les trois magistrats de la chambre de l'instruction présidée par Eric Grafmuller devaient se prononcer, ce mardi matin, sur la validité de l'enquête menée par le désormais célèbre juge Jean-Michel Gentil et ses deux collègues en charge du dossier, Cécile Ramonatxo et Valérie Noël. Et ce sur son principal volet : celui concernant l'abus de faiblesse. Un volet qui repose essentiellement sur la conclusion de l'expertise médicale conduite le 7 juin 2011 au domicile de Liliane Bettencourt, à Neuilly-sur-Seine. "

En dehors du fait que cette mise en examen de Nicolas Sarkozy pour abus de faiblesse fait marrer tout ceux qui ont un zeste de jugeote, on peut se demander comment une procédure entachée de tant d'irrégularités a pu être validée... Mais bon, il en va ainsi, en Socialie, pays merveilleux où des magistrats peuvent épingler qui bon leur semble sur un "mur des cons" sans que la hiérarchie judiciaire ne s'en émeuve plus que cela. Tenez, si on se posait ne serait-ce que la question de savoir - et donc de dénoncer - si le juge Gentil appartient ou pas au Syndicat de la Magistrature, hein, ce serait bien; pensez-vous... 

Quant à la dépêche ci-dessus, elle prouve si besoin était la nullité crasse de nos journalistes qui utilisent, sans même l'analyser, la bouillie prémâchée d'une agence de presse aux ordres. 

J'ai particulièrement appréciée: "puisque la vulnérabilité de Mme Bettencourt n'est pas établie, les abus à son égard peuvent l'être" et ce "premièrement" qui me laisse dans l'expectative gourmande d'un deuxièmement qui ne vint jamais. 

Enfin bref, vous l'aurez compris, le suspens continue, ce serait super chouette que cette procédure sans fin et sans tâches se poursuive... au moins jusqu'aux municipales... N'est-il pas ? 

En matière judiciaire, dès qu'il s'agit d'affaires politiques, il n'y a, en ce qui me concerne, plus de justice... mais que du dégoût !

Folie passagère 1917.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 25 août 2013

Les auteurs du Mur des Cons invités par le PS à La Rochelle


Vous vous souvenez de ce Mur des Cons qui avait fait sensation. Dans le local du Syndicat de la Magistrature (SM), un patchwork de photos raillait diverses personnalités: des politiques de droite en grande majorité et quelques civils dont le père d'une fille violée et assassinée.  Ce "Mur" scandalisa la France et montrait si besoin était la partialité des magistrats se revendiquant de ce syndicat.

Nombreux furent ceux qui demandèrent que des sanctions soient prises. On attendait qu'elles soient prises tout en se doutant bien qu'ils ne risquaient pas grand chose. La Taubira, dès le début de cette affaire l'avait laissé entendre: elle n'avait pas vocation à se mêler de cela. Elle l'a encore confirmé avant hier: "Christiane Taubira estime impossible de «déterminer des responsabilités personnelles» et donc de demander des sanctions, dans l'affaire du «mur des cons» du Syndicat de la magistrature".

Le SM semble avoir tout de même été pénalisé par cette histoire en se prenant une claque aux dernières élections professionnelles. Il garderait néanmoins, selon Le Figaro, une très grande influence au sein du PS et dans l'entourage de Taubira. Comment ça, je dis des conneries ? Et ça, alors, c'est quoi ?:


La présidente du SM invitée à prendre la parole à l'université d'été du PS pour " dénoncer la gestions de la justice sous la droite ", ça le fait, non ? Quelle marque de reconnaissance ! Indépendance de la justice et des magistrats qu'ils disaient...

( clin d'oeil à Alain Salloum, @symplithe13 )

Folie passagère 1868.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 29 avril 2013

Ce mur des cons qui dérange la gauche


Non mais qu'est-ce qu'on se marre avec nos socialistes et blogueurs de gouvernement. C'est plus fort qu'eux: ils ont toujours raison, ils savent tout sur tout, ils sont la vérité. Ils savent. Rien ne les effraie, encore moins leurs contradictions.

Tenez, prenons cette affaire du " mur des cons ", et bien à les lire et les écouter, cela n'a rien de dramatique, c'est juste un truc de potaches dans un lieu privé. Et le journaliste qui a filmé et dévoilé le truc est un salaud, un vendu qui n'a pas respecté la " déontologie " de la profession; à supposer qu'il y ait une quelconque déontologie chez les journalistes. Il n'avait qu'à se taire et ne rien dire. Ben voyons ! Un journaliste trouve une info croustillante - et le scandale qui s'en suit prouve la crousticité de l'info - et il devrait sagement la mettre dans sa poche avec des tonnes de déontologie dessus ? Et bien non seulement, il ne l'a pas caché mais il a eu raison de dévoiler le truc, ne serait-ce que pour faire comprendre aux Français à qui nous avions à faire avec 30% de la magistrature. Mal lui en a pris, il est maintenant pourchassé par tous les gauchistes de la terre, y compris par ses collègues de FR3 et ses pairs du SNJ; les mêmes qui crient, quand cela les arrange, aux atteintes à la liberté de la presse ! 

Mais quand les bons journalistes, entendez ceux qui sont de gauche et détiennent la vérité, utilisent l'infiltration, les écoutes téléphoniques, les enregistrements audio ou vidéo pris à l'insu des personnes, j'en passe et des meilleures, là, pas de problèmes, c'est normal ! Mais de qui se moque-t-on ?

De tous temps, les journalistes ont utilisé tous les moyens disponibles, légaux, pas légaux, moraux ou immoraux  pour pécho l'info. Choper l'info et la diffuser, telle est leur mission; à tout prix. Et ils viennent, ces gauchistes de salon, nous faire la morale parce qu'un journaliste a fait son boulot ?

Mais revenons à notre mur des cons.

Est-ce de l'information que de savoir qu'un syndicat hébergé dans les locaux de la Chancellerie, ouvertement de gauche, et représentant 30% de la magistrature s'amuse à dresser un mur sur lequel sont pointées, caricaturées injuriées et moquées diverses personnalités, globalement de droite ? Avons-nous le droit de savoir et est-ce de l'information que de révéler que des magistrats s'amusent à se foutre de la gueule du père d'une jeune fille violée et assassinée ? Assurément oui !

Qui peut prétendre du contraire ? Personne.

Même ce qui nous sert de ministre de la Justice ( celle que tous ces gauchistes sus-cités saluaient il y  a peu pour son combat pour l'égalité ) a jugé l'information suffisamment "grave", le fait "consternant" et l'existence d'un "possible manquement aux règles de déontologie" de la magistrature pour saisir le Conseil Supérieur de la Magistrature. C'est dire si l'info méritait d'être dévoilée.

Non décidément, rien n'arrête nos auto-proclamés parangons de vertu, même pas le ridicule.

Tenez, rappelons l'un des principes, issu de la Constitution, qui régit la magistrature: " Toute délibération politique est interdite au corps judiciaire. Toute manifestation d'hostilité au principe ou à la forme du gouvernement de la République est interdite aux magistrats, de même que toute démonstration de nature politique incompatible avec la réserve que leur imposent leurs fonctions "

Cette affaire méritait d'être dévoilée ne serait-ce par qu'il est légitime que les Français sachent par qui, un jour, ils seront peut-être jugés.

Cette histoire de mur des cons, à gauche, c'est un peu: " Cachons cette merde que nous ne saurions voir ! ".

Folie passagère 1686.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 24 avril 2013

Le mur des cons ! Nous attendons la réaction de Christiane Taubira

On m'a dit que la justice était indépendante, que ceux qui étaient en charge de rendre la justice étaient impartiaux, que justice ne saurait être rendue en fonction d'une opinion politique, que les juges et les magistrats étaient des gens de bien puisque leur travail consiste, entre autre chose, à nous protéger grâce à la stricte application des lois; Bref, que la justice n'était ni de gauche, ni de droite, puisqu'elle était naturellement juste et justice.



Et bien, le syndicat de la magistrature, bien connu pour sa gauchitude, vient d'apporter un flagrant démenti à tout ce qui précède:

" Le Syndicat de la Magistrature recèle quelques secrets au sein de ses locaux. L'un d'entre eux vient d'être révélé par le site internet Atlantico. Un «Mur des Cons» a été découvert dans la «salle principale du local syndical» par un «juge apolitique et non syndiqué», qui accompagnait un collègue au siège du SM.Le Figaro est en mesure, selon ses informations, de confirmer l'existence de ce mur. Sidéré, le magistrat a immédiatement sorti son téléphone portable pour filmer cette stupéfiante découverte: un gigantesque panneau surplombé d'une affichette sur laquelle est écrit «Mur des Cons». Dessus, de nombreux portraits de personnalités politiques - majoritairement de droite - se superposent: Nicolas Sarkozy, Eric Woerth, Edouard Balladur, Nadine Morano, François Baroin, Luc Chatel, Michèle Alliot-Marie, Luc Ferry, Eric Besson, Christian Jacob, ou encore Patrick Balkany. Des journalistes et patrons de presse aussi - Éric Zemmour, Étienne Mougeotte, Patrick Le Lay, Yves Thréard, Béatrice Schoenberg, David Pujadas - et des intellectuels - Jacques Attali, Alain Minc, Guy Sorman, Alexandre Adler. Tous sont mis au pilori du syndicat.

Le «Mur des Cons» du SM pousse l'injure plus loin. Selon Atlantico, «certains (portraits) sont marqués d'un signe supplémentaire ‘d'infamie'», comme un autocollant du Front National. Celui de l'ancien ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, est lui affublé de la mention «L'homme de Vichy». La liste serait par ailleurs appelée à évoluer. Chaque magistrat syndiqué est invité à y ajouter une nouvelle personnalité publique à honnir. Mais il doit auparavant s'assurer que son «con» ne figure pas déjà sur le tableau de chasse du syndicat... "

« Imaginons qu'un syndicat de magistrats de droite ait fait une liste de «salopards» de gauche : vous imaginez les réactions ? C'est un scandale absolu » Etienne Mougeotte. Pauvre Mougeotte, il n'a toujours rien compris: Seule la gauche et sa magistrature sont à même de décider ce qui est scandale, ou pas .
( source )

Au moins, grâce à cette initiative du syndicat de la magistrature, savons-nous, où nous en sommes, question impartialité de la justice !

Nous attendons avec beaucoup d'impatience la réaction de la greluche guyanaise qui nous sert de ministre de la justice indépendante...

Bienvenue en Socialie !

Folie passagère 1678.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.