« Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage » dit le fabuliste. Aujourd'hui la place du chien est tenue par Nicolas Sarkozy, l'ancien Président de la République qui, nous dit-on, ne rêve que de le redevenir.
Une véritable chasse à l'homme judiciaire et médiatique semble s'être engagée pour qu'il ne puisse pas mettre son funeste dessein à exécution, sans que nos « élites » ne s'en étonnent, bien au contraire, puisqu'elles en sont parties prenantes.
L'acte I de cette mise à mort annoncée, est de proclamer haut et fort, qu'un « ancien président de la République est un justiciable comme un autre ».
L'acte II est d'affirmer qu'il est « inacceptable de critiquer la Justice ».
Et voilà notre pauvre « justiciable comme un autre » pris entre le marteau et l'enclume, incapable qu'il est de se défendre, à qui il ne reste plus qu'à s'épancher dans les media toujours prêts à lui donner la parole, eu égard à l'audimat dont il bénéficie.
De quoi se plaint-il donc ?
- D'avoir été écouté depuis septembre 2013 comme aucun « justiciable comme un autre » ne pourrait d'ailleurs l'être, ne serait-ce qu'à cause du coût que de telles écoutes représentent et dont on se garde bien de nous révéler le montant.
- D'être interrogé par des juges dont il doute de l'impartialité, puisque l'une d'entre elles appartient au syndicat de la magistrature, est membre fondateur du groupement Attac et a milité ouvertement contre lui, Sarkozy, en demandant expressément de voter pour François Hollande durant la campagne des présidentielles de 2012.
- D'avoir eu à subir une garde-à-vue humiliante que chacun s'accorde à considérer qu'aucun motif valable ne justifiait.
Dans une démocratie comme la nôtre où la liberté d'opinion est garantie par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, où on a le droit de critiquer le pouvoir exécutif aussi bien que le pouvoir législatif, tous deux issus du suffrage universel, comment justifier qu'on ne puisse pas critiquer le pouvoir judiciaire qui pourtant échappe à tout contrôle démocratique ?
Et sans remonter jusqu'à l'époque du gouvernement de Vichy qui avait vu la justice se déshonorer, serait-il trop cruel de rappeler la calamiteuse affaire d'Outreau qui a vu la justice sombrer par la faute d'un seul « petit juge » agissant en dehors de tout contrôle ?
On nous avait promis que la Justice en tirerait les leçons, mais ce « mur des cons » qu'on nous a présenté comme une « blague de potaches » où figuraient tous ceux à qui certains juges vouent une haine féroce, n'est-il pas le symptôme de la maladie d'une corporation qui se sent à l'abri de toute critique ?
En attendant voilà Nicolas Sarkozy mis en examen pour « corruption active, trafic d'influence actif et recel de violation du secret professionnel ».
Une véritable chasse à l'homme judiciaire et médiatique semble s'être engagée pour qu'il ne puisse pas mettre son funeste dessein à exécution, sans que nos « élites » ne s'en étonnent, bien au contraire, puisqu'elles en sont parties prenantes.
L'acte I de cette mise à mort annoncée, est de proclamer haut et fort, qu'un « ancien président de la République est un justiciable comme un autre ».
L'acte II est d'affirmer qu'il est « inacceptable de critiquer la Justice ».
Et voilà notre pauvre « justiciable comme un autre » pris entre le marteau et l'enclume, incapable qu'il est de se défendre, à qui il ne reste plus qu'à s'épancher dans les media toujours prêts à lui donner la parole, eu égard à l'audimat dont il bénéficie.
De quoi se plaint-il donc ?
- D'avoir été écouté depuis septembre 2013 comme aucun « justiciable comme un autre » ne pourrait d'ailleurs l'être, ne serait-ce qu'à cause du coût que de telles écoutes représentent et dont on se garde bien de nous révéler le montant.
- D'être interrogé par des juges dont il doute de l'impartialité, puisque l'une d'entre elles appartient au syndicat de la magistrature, est membre fondateur du groupement Attac et a milité ouvertement contre lui, Sarkozy, en demandant expressément de voter pour François Hollande durant la campagne des présidentielles de 2012.
- D'avoir eu à subir une garde-à-vue humiliante que chacun s'accorde à considérer qu'aucun motif valable ne justifiait.
Dans une démocratie comme la nôtre où la liberté d'opinion est garantie par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, où on a le droit de critiquer le pouvoir exécutif aussi bien que le pouvoir législatif, tous deux issus du suffrage universel, comment justifier qu'on ne puisse pas critiquer le pouvoir judiciaire qui pourtant échappe à tout contrôle démocratique ?
Et sans remonter jusqu'à l'époque du gouvernement de Vichy qui avait vu la justice se déshonorer, serait-il trop cruel de rappeler la calamiteuse affaire d'Outreau qui a vu la justice sombrer par la faute d'un seul « petit juge » agissant en dehors de tout contrôle ?
On nous avait promis que la Justice en tirerait les leçons, mais ce « mur des cons » qu'on nous a présenté comme une « blague de potaches » où figuraient tous ceux à qui certains juges vouent une haine féroce, n'est-il pas le symptôme de la maladie d'une corporation qui se sent à l'abri de toute critique ?
En attendant voilà Nicolas Sarkozy mis en examen pour « corruption active, trafic d'influence actif et recel de violation du secret professionnel ».
Les juristes qui se sont penchés sur la question assurent que rien ne sera plus difficile à prouver. Il sera d'autant plus intéressant de voir dans quel sens la Justice dira le droit lorsque l'affaire arrivera en jugement.
Mais en attendant, affaire Karachi, affaire Kadhafi, affaire Bettencourt, affaire Tapie, affaire Bygmalion, voilà les affaires qui ont éclos sous les pas de Sarkozy comme autant de fleurs vénéneuses, et toujours pas la moindre condamnation.
Si cela devait continuer ainsi, il sera très difficile de ne pas parler d'acharnement judiciaire et médiatique pour empêcher, coûte que coûte, un candidat de se présenter à l'élection présidentielle de 2017.
Nicolas Sarkozy, l'homme à abattre, par Marianne Arnaud.
(Billet devant paraître initialement sur le site de Jacques Benillouche, l'actualité dramatique au Proche-Orient en a décidé autrement)
Mais en attendant, affaire Karachi, affaire Kadhafi, affaire Bettencourt, affaire Tapie, affaire Bygmalion, voilà les affaires qui ont éclos sous les pas de Sarkozy comme autant de fleurs vénéneuses, et toujours pas la moindre condamnation.
Si cela devait continuer ainsi, il sera très difficile de ne pas parler d'acharnement judiciaire et médiatique pour empêcher, coûte que coûte, un candidat de se présenter à l'élection présidentielle de 2017.
Nicolas Sarkozy, l'homme à abattre, par Marianne Arnaud.
(Billet devant paraître initialement sur le site de Jacques Benillouche, l'actualité dramatique au Proche-Orient en a décidé autrement)
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr
