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jeudi 20 avril 2017

Quand Alexis de Tocquevile pulvérise Mélenchon et tous ceux qui se réclament du socialisme



Via Aristide, Ci dessous, discours d'Alexis de Tocqueville prononcé le 12 septembre 1848 devant l’Assemblée Constituante, assemblée chargée précisément d’établir une nouvelle Constitution après la révolution de février qui avait chassé Louis-Philippe ou " Comment pulvériser façon puzzle tous ceux qui se réclament du socialisme ". A méditer à quelques heures du premier tour de l'élection présidentielle...

" Si je ne me trompe, messieurs, le premier trait caractéristique de tous les systèmes qui portent le nom de socialisme, est un appel énergique, continu, immodéré, aux passions matérielles de l’homme. 

C’est ainsi que les uns ont dit qu’il s’agissait de réhabiliter la chair [Saint-Simon] ; que les autres ont dit qu’il fallait que le travail, même le plus dur, ne fut pas seulement utile, mais agréable ; que d’autres ont dit qu’il fallait que les hommes fussent rétribués non pas en proportion de leur mérite, mais en proportion de leurs besoins [Cabet] ; et enfin, que le dernier des socialistes dont je veuille parler est venu vous dire ici que le but du système socialiste et, suivant lui, le but de la révolution de Février, avait été de procurer à tout le monde une consommation illimitée [Proudhon].

J’ai donc raison de dire, c’est une attaque tantôt directe, tantôt indirecte, mais toujours continue, aux principes mêmes de la propriété individuelle. Depuis le premier socialiste qui disait, il y a cinquante ans, que la propriété était à l’origine de tous les maux de ce monde [Babeuf], jusqu’à ce socialiste que nous avons entendu à la tribune et qui, moins charitable que le premier, passant de la propriété aux propriétaires, nous disait que la propriété était un vol [Proudhon], tous les socialistes, tous, j’ose le dire, attaquent d’une manière directe ou indirecte la propriété individuelle.
(...)
Voici le troisième et dernier trait, celui qui caractérise surtout à mes yeux les socialistes de toutes les couleurs et de toutes les écoles, c’est une défiance profonde de la liberté, de la raison humaine ; c’est un profond mépris pour l’individu pris en lui-même, à l’état d’homme ; ce qui les caractérise tous, c’est une tentative continue, variée, incessante, pour mutiler, pour écourter, pour gêner la liberté humaine de toutes les manières ; c’est l’idée que l’Etat ne doit pas seulement être le directeur de la société, mais doit être, pour ainsi dire, le maître de chaque homme - que dis-je ! son maître, son précepteur, son pédagogue ; que, de peur de le laisser faillir, il doit se placer sans cesse à côté de lui, au-dessus de lui, autour de lui, pour le guider, le garantir, le retenir, le maintenir ; en un mot c’est la confiscation, comme je le disais tout à l’heure, dans un degré plus ou moins grand, de la liberté humaine ; à ce point que si, en définitive, j’avais à trouver une formule générale pour exprimer ce que m’apparait le socialisme dans son ensemble, je dirais que c’est une nouvelle formule de la servitude.
(...)
Et enfin, messieurs, quant à la liberté, il y a une chose qui me frappe, c’est que l’Ancien Régime, qui sans doute, sur beaucoup de points, il faut le reconnaitre, était d’une autre opinion que les socialistes, avait cependant, en matière politique, des idées moins éloignées d’eux qu’on ne pourrait le croire. Il était bien plus près d’eux, à tout prendre, que nous. L’Ancien Régime, en effet, professait cette opinion que la sagesse seule est dans l’Etat, que les sujets sont des êtres infirmes et faibles, qu’il faut toujours tenir par la main, de peur qu’ils ne tombent ou ne se blessent ; qu’il est bon de gêner, de contrarier, de comprimer sans cesse les libertés individuelles ; qu’il est nécessaire de réglementer l’industrie, d’assurer la bonté des produits, d’empêcher la libre concurrence. L’Ancien Régime pensait sur ce point, précisément comme les socialistes d'aujourd’hui. Et qu’est-ce qui a pensé autrement, je vous prie ? La Révolution française.

Eh quoi ! messieurs, tout ce grand mouvement de la Révolution française n’aurait abouti qu’à cette société que nous peignent avec délices les socialistes, à cette société réglementée, réglée, compassée, où l’Etat se charge de tout, où l’individu n’est rien, où la société agglomère en elle-même, résume en elle-même toute la force, toute la vie, où le but assigné à l’homme est uniquement le bien-être, cette société où l’air manque ! où la lumière ne pénètre presque plus. Quoi ! ce serait pour cette société d’abeilles et de castors, pour cette société plutôt d’animaux savants que d’hommes libres et civilisés, que la Révolution française aurait été faite !
(...)
Non, messieurs, la démocratie et le socialisme ne sont pas solidaires l’un de l’autre. Ce sont des choses non seulement différentes mais contraires. Serait-ce par hasard que la démocratie consisterait à créer un gouvernement plus tracassier, plus détaillé, plus restrictif que tous les autres, avec cette seule différence qu’on le ferait élire par le peuple et qu’il agirait au nom du peuple ? Mais alors, qu’auriez vous fait ? sinon donner à la tyrannie un air légitime qu’elle n’avait pas, et de lui assurer ainsi la force et la toute puissance qui lui manquaient. La démocratie étend la sphère de l’indépendance individuelle, le socialisme la resserre. La démocratie donne toute sa valeur possible à chaque homme, le socialisme fait de chaque homme un agent, un instrument, un chiffre. La démocratie et le socialisme ne se tiennent que par un mot, l’égalité ; mais remarquez la différence : la démocratie veut l’égalité dans la liberté, et le socialisme veut l’égalité dans la gêne et la servitude.
(...)
La Révolution française, je vous l’ai déjà dit, n’a pas eu la prétention ridicule de créer un pouvoir social qui fit directement par lui-même la fortune, le bien-être, l’aisance de chaque citoyen, qui substituât la sagesse très contestable des gouvernements à la sagesse pratique et intéressée des gouvernés ; elle a cru que c’était assez remplir sa tâche, que de donner à chaque citoyen des lumières et de la liberté.

Elle a eu cette ferme, cette noble, cette orgueilleuse croyance que vous semblez ne pas avoir, qu’il suffit à l’homme courageux et honnête d’avoir ces deux choses, des lumières et de la liberté, pour n’avoir rien de plus à demander à ceux qui le gouvernent."


Ce soir, si vous en avez le courage, regardez dans la lucarne les candidats de gauche exposer leurs idées... et repensez à ce texte...

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dimanche 5 février 2017

L'assassinat politique de François Fillon

Un autre regard sur l'affaire Fillon. C'est un peu long mais c'est très bon... Par Régis Desmarais (qui n'est ni LR, ni supporter de François Fillon et qui n'a pas voté à la primaire de la droite et du centre )

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" Les masques tombent : l'affaire François Fillon se révèle être un véritable assassinat politique, mené tambour battant et avec une efficacité redoutable. Pourtant, un léger recul permet de voir cette affaire d'une façon différente et instructive. Ce qui se passe n'est rien de moins que la révélation des simulacres dans lesquels nos démocraties ont sombré.

Ce matin, sur France Info, un journaliste s’indignait de la réaction de ceux qui critiquent la charge médiatique sur François Fillon en vociférant (enfin presque) « mais on fait notre travail de journaliste ! ». Cette proclamation « On fait notre travail de journaliste » m’a laissé rêveur quand on songe à ce que nous dit, en creux, cette affaire Fillon sur le mode de fonctionnement de notre démocratie.

Pour décrypter et comprendre ce que cache l’affaire Fillon, il convient évidemment de s’abstraire du tumulte médiatique pour poser à plat les données de cette affaire, en apprécier la portée, voir les mécanismes de pouvoir en jeu et essayer d’identifier qui sera bénéficiaire de tout ce brouhaha médiatique.

Que se passe-t-il dans la maison Fillon ? La révélation, au moment où François Fillon est devenu le candidat de la droite à l’élection présidentielle française, d’une pratique commune dans le microcosme politique : rémunérer ses proches à des postes laissés à discrétion de l’élu.

La rémunération de Pénélope Fillon par François Fillon:

M. Fillon a ainsi rémunéré sa femme sur un poste d’attaché parlementaire. Sur ce sujet, rien de neuf dans le monde politique. La plupart des élus, si ce n’est la totalité, emploient des proches sur des postes directement rattachés à l’exercice de leur mandat électif : la femme, l’époux, les enfants, la maitresse ou l’amant et parfois d’autres parents, sont rémunérés sur des postes d’attaché parlementaire. La pratique est courante, non interdite par la loi et connue de la presse depuis des lustres. C’est légal, mais évidemment moralement douteux dans un pays où tant de gens sont au chômage et où on invoque à tout bout de champ la nécessité de faire ses preuves. Certains, dans notre République, bénéficient de piston, de rente de situation en étant les parents ou ami(e)s intimes d’un élu. C’est triste mais ce n’est affreusement pas nouveau.

Ce que l’on peut reprocher à François Fillon sur ce point, c’est d’avoir été comme les autres élus, ni plus, ni moins vertueux. Or, on attend d’un candidat à la présidence de la République une droiture certaine et une exemplarité de fait. Bon, ça c’est dans un monde idéal. Dans nos démocraties du 21ème siècle, la droiture et la moralité sont en dose limitée dans le sang du politique. En somme, sur la question du principe de la rémunération de Pénélope Fillon par François Fillon, il est difficile de faire les vierges effarouchées qui découvrent comment on fait des enfants sauf à avoir une sacré dose d’hypocrisie.

Un autre argument est abondamment déversé par la presse afin d’effarer le citoyen électeur : le montant des salaires versés.

Des salaires pharamineux perçus par Mme Fillon ?

Les parlementaires rémunèrent leurs collaborateurs en puisant dans une enveloppe mise à leur disposition par les institutions. Le montant mensuel de cette enveloppe est de 9 561 euros (si l’Assemblée Nationale est en charge de la gestion du contrat de travail et paye les charges sociales) ou de 14 341 euros (dans ce cas c’est l’élu qui gère le contrat de travail et qui verse lui-même les charges patronales à prélever dans cette enveloppe).

Mme Fillon a été rémunérée de 1989 à 2013 pour un montant de 830 000 euros…..bruts ! Et oui, la presse brandit ce montant proche du million d’euros en omettant de préciser que la somme est en euros bruts. En net, Mme Fillon a perçu 639 000 euros et l’Etat a récupéré 191 000 euros ! En salaire mensuel net, sur la période considérée, Mme Fillon a donc perçu 2 218,75 euros. C’est une jolie somme, mais le travail d’un attaché parlementaire correspond à un travail d’agent de catégorie A de la fonction publique et le montant du salaire net n’est pas manifestement choquant ni déraisonnable.

Les salaires perçus par Mme Fillon sont-il pharamineux ? La réponse est non et cette réponse résulte des chiffres eux-mêmes et non d’un sentiment ou d’une opinion personnelle sur ce que devrait être le salaire d’un attaché parlementaire.

Autre argument avancé pour déstabiliser la candidature de François Fillon : l’effectivité du travail réalisé par Mme Fillon.

Mme Fillon a-t-elle perçu une rémunération de complaisance ?

Une interview de Mme Fillon circule dans laquelle elle dit qu’elle n’avait pas travaillé pour son mari. Là, c’est désastreux. Ou bien Mme Fillon a perçu 2 218,75 euros nets par mois pour un travail effectif ou bien elle a perçu cet argent sans contrepartie. Comment répondre à cette question à la place du principal et de la principale intéressée ? En essayant de suivre un raisonnement logique. Si Mme Fillon n’a pas travaillé pour son mari pendant 24 ans alors quelqu’un d’autre a exercé ces fonctions d’attaché parlementaire car il est impossible à un élu national d’exercer son mandat électif sans l’aide d’un attaché. Or, que pouvons-nous observer ? Un grand silence de la presse à ce sujet. Personne ne nous dit qui a réellement travaillé et surtout qui a travaillé pendant 24 ans pour les beaux yeux de François Fillon, c'est-à-dire gratuitement puisque l’enveloppe réservée à la rémunération de l’attaché parlementaire de M. Fillon servait à rémunérer une femme qui ne faisait rien.

Vous connaissez beaucoup de gens qui travaillent pendant 24 ans sans percevoir de salaire ? Moi non. La logique veut que Mme Fillon ait bel et bien travaillé pour son mari. Alors cette interview ? Rappelons que cette interview a été sortie de son contexte, est ancienne et est l’interview d’une femme qui ne considérait sans doute pas que travailler pour son mari était un travail classique, voire un travail tout court. Je ne vais pas écrire que le couple Fillon est innocent et que le travail a été effectif en l’absence de preuves matérielles mais le bon sens et la logique doivent nous interpeller et nous conduire à poser les bonnes questions. Qui aurait alors travaillé pendant 24 ans sans rémunération pour François Fillon ? Personne assurément. De fait, Mme Fillon n’est certainement pas restée inerte pendant toute cette période. Avant de hurler à la mort politique du candidat Fillon, les journalistes qui font leur travail devraient creuser cette question.

Tout ceci nous interpelle sur le contexte dans lequel surgit cette affaire…

Le contexte:

François Fillon, à la différence de M. Macron, n’est pas un jeune nouveau dans le paysage politique. Il a détenu différents portefeuilles ministériels et il a été Premier ministre de Nicolas Sarkozy pendant cinq années… Cinq années au cours desquelles son épouse a perçu une rémunération d’attaché parlementaire. Etrange que la presse qui fait son travail ne se soit pas emparée de cette question à l’époque. Curieusement, ce sujet qui est un vrai sujet légitime, n’est évoqué qu’au lendemain de la primaire de la droite et à quelques mois de l’élection présidentielle. Les français et les électeurs ne sont pas des gens dénués de sens critique. Il est clair que tout ce remue ménage à un but : tuer politiquement François Fillon. Pourquoi le tuer ? Assurément pour l’empêcher d’accéder au poste de Président de la République. Pour comprendre les vrais motifs du lynchage médiatique de François Fillon, il convient de voir en quoi François Fillon se distingue des autres candidats et quel(s) autre(s) candidat(s) à l’élection présidentielle est susceptible de tirer les marrons du feu.

Sans se lancer dans une analyse approfondie du programme de François Fillon, ce qu’il conviendrait de faire pour mettre en parallèle ce programme avec celui du (des) candidat(s) avantagé(s) par cette affaire, on peut déjà identifier quelques lignes de force qui distingue François Fillon des autres : sa volonté de réforme, sa vision d’un monde multipolaire, son catholicisme affiché, sa volonté de renouer les liens avec Moscou et la Syrie, sortir le pays d’une situation d’endettement, l’idée de redonner à la France une place forte au sein de l’Union européenne. En clair, François Fillon est une « horreur » pour le système qui depuis des décennies est aux commandes. Quel est ce système : celui du monde financier dont le seul dieu est l’argent et dont le moteur est la consommation des masses sans cesse développée grâce à l’endettement. Système dont le rêve est celui d’un monde globalisé où les populations se distinguent par leur indistinction car toutes soumises au dictat de la dépense avec pour finalité à l’existence : consommer pour vivre et vivre pour s’endetter. Je sais, je force le trait mais il n’est pas nécessaire de trop appuyer le feutre sur le papier pour le forcer.

Dans cette affaire, François Fillon a eu le tort de ne pas être le candidat du système en place. Les électeurs de la primaire ont placé en tête de leur choix un candidat qui ne satisfaisait pas aux critères du système. Or, vous le savez bien, qui a l’argent possède le pouvoir. Dans un monde ou plus de 99% des richesses planétaires sont entre les mains de 1% de la population mondiale, il est hors de question que la démocratie, qui par nature est la loi de la majorité donc des moins fortunée, laisse passer des candidats qui ne sont pas autorisés et souhaités par le système. Ce que les électeurs citoyens doivent comprendre dans cette affaire, c’est que nos démocraties contemporaines sont des simulacres. Oui, on choisit les candidats puis celui qui occupe la fonction suprême mais à la condition que ces candidats soient validés et pré-filtrés par le système lequel est le système financier et le lieu de pouvoir de ces 1% de la population qui possède plus de 99% de la richesse mondiale (8 personnes au monde possèdent même en patrimoine ce que possède la moitié de la population planétaire la plus pauvre cela donne le vertige et permet de comprendre que nos démocraties sont aujourd’hui des simulacres). 

La désignation inattendue de Fillon par les électeurs de la primaire a coupé l’herbe sous le pied de ceux qui attendaient la désignation d’Alain Juppé, un candidat en tout point conforme aux désirs du système. Il était donc nécessaire de virer Fillon et nous assistons aujourd’hui à son assassinat politique pour que ce dernier n’accède pas à la fonction présidentielle.

Cette mise à l’écart de Fillon est d’autant plus nécessaire qu’un autre beau et jeune candidat, sorti de presque nulle part, est en vogue et correspond en tout point au profil du candidat du système : Emmanuel Macron. Méditons sur le beau travail des journalistes qui laissent dans l’ombre cette fameuse histoire des 120 000 euros (80% de l’enveloppe budgétaire de représentation du ministère de l’économie) consommée par Macron avant son départ de Bercy pour financer des prestations sans lien avec le ministère de l’économie mais en très fort lien avec la préparation de sa candidature présidentielle. Sur ce sujet, mutisme de la presse. On objectera que si 120 000 euros c’est une somme, elle est toujours inférieure aux 639 000 euros de Mme Fillon, heu pardon, reprenons la méthode de désinformation des médias… les 830 000 euros de Mme Fillon. C’est moins important mais cela s’est produit sur une échelle de temps bien plus courte. Mais vu l’efficacité de la dépense de M. Macron, je vous laisse calculer ce que cela aurait représenté sur 24 ans d’activités politiques…cela donne des frissons.. M. Macron ne vient pas vraiment de nulle part mais de la banque Rothschild…eh oui M. Macron est un pur produit du système financier et du monde de l’argent. Regardons ses soutiens : Jacques Attali, Pierre Bergé ou le maire de Lyon qui récemment hurlait sa douleur existentielle en déclarant que vivre qu’avec 4 000 euros par mois était insupportable… Jamais un candidat se déclarant anti-système n’aura été un candidat à ce point issu du système et validé par ce système.

Enfin la chronologie des évènements parle de façon assez claire : le 25 janvier 2017, le Canard enchaîné publie son article sur l’affaire « Pénélope Fillon », le 26 janvier 2017, le Parquet national financier ouvre une enquête judiciaire et le lendemain plusieurs témoins sont auditionnés….il faut vite virer Fillon.

En conclusion, vous l’avez compris : la démocratie a « dérapé » en plaçant François Fillon candidat de la droite française. Le système a vite réagi pour sortir ce candidat gênant de la scène politique et tracer un boulevard à un autre candidat construit, façonné et adulé par le système. Si ce dernier candidat ne devait pas percer, alors ce n’est pas un problème car le nouveau candidat de la droite fera l’affaire car, quel qu’il soit, il sera forcement le candidat désigné de force par le système. Sauf erreur d’analyse de ma part, François Fillon va être sommé de renoncer à l’élection présidentielle pour être remplacé par un candidat cautionné par le système. Les millions d’électeurs qui se sont prononcés lors de la primaire sont donc désavoués et rappelés à l’ordre : vous deviez désigner celui qui était le favori des sondages ! Pour la première fois, jamais le simulacre de la démocratie ne se sera dévoilé avec autant de pertinence aux citoyens qui acceptent d’ouvrir les yeux et de raisonner en dehors de tout mouvement d’humeur. Un conseil, pour l’élection présidentielle, comme tout est joué d’avance, autant aller à la pêche et conserver en vous une place pour le souvenir de François Fillon, martyr du simulacre de démocratie. "
Régis Desmarais

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mardi 30 juin 2015

Référendum grec, le retour de la démocratie en Europe


Ci-dessous et même si je ne suis pas d'accord avec tout ce qui y est écrit, à lire, la tribune de Jacques Sapir publiée par le Figaro décrivant pourquoi la décision de Tsipras marque le retour de la démocratie dans l'espace européen. Que ceux qui le souhaitent et peuvent prennent le temps, auparavant, de lire l'article de Jean Quatremer  en lien ici : " Aux racines de la crise grecque ". L'engouement tout naturel que suscite la décision de Tsipras d'organiser un référendum ne doit pas occulter les responsabilités du peuple grec dans son ensemble pour cette crise dont on ne voit pas la fin...

" Un spectre hante l'Europe:

Alexis Tsipras, dans un geste que l'on peut qualifier de «gaullien», a décidé de convoquer un référendum le 5 juillet, demandant au peuple souverain de trancher dans le différent qui l'oppose aux créanciers de la Grèce. Il a pris cette décision devant ce qu'il faut bien appeler les menaces, les pressions, et les ultimatums auxquels il avait été confronté durant les derniers jours de la négociation avec la «Troïka», soit la BCE, la Commission Européenne et le FMI. Ce faisant, il a délibérément renvoyé au domaine politique une négociation que les partenaires de la «Troïka» voulaient maintenir dans le domaine technique et comptable. Ce geste a provoqué une réaction de l'Eurogroupe d'une extrême gravité. On le mesure au communiqué publié le samedi qui, dans une note de bas de page, confirme l'expulsion de fait de la Grèce hors de l'Eurogroupe. Nous sommes ici en présence d'un véritable abus de pouvoir qui a été commis ce 27 juin dans l'après-midi. Ce qui se joue désormais n'est plus seulement la question du devenir économique de la Grèce. C'est la question de l'Union européenne, et de la tyrannie de la Commission et du Conseil, qui est ouvertement posée.

La déclaration d'Alexis Tsipras:

Le texte de la déclaration faite par Alexis Tsipras dans la nuit du 26 au 27 juin sur la télévision d'Etat grecque est un exemple de probité démocratique. Devant le comportement de ses interlocuteurs, et en particulier ce qu'il appelle un ultimatum, le Premier ministre grec en appelle à la souveraineté du peuple. Le texte, de ce point de vue, est extrêmement clair:

«Après cinq mois de négociations, nos partenaires en sont venus à nous poser un ultimatum, ce qui contrevient aux principes de l'UE et sape la relance de la société et de l'économie grecque. Ces propositions violent absolument les acquis européens. Leur but est l'humiliation de tout un peuple, et elles manifestent avant tout l'obsession du FMI pour une politique d'extrême austérité. (…) Notre responsabilité dans l'affirmation de la démocratie et de la souveraineté nationale est historique en ce jour, et cette responsabilité nous oblige à répondre à l'ultimatum en nous fondant sur la volonté du peuple grec. J'ai proposé au conseil des ministres l'organisation d'un référendum, et cette proposition a été adoptée à l'unanimité» .

Ce texte court, empli de gravité et de détermination, entrera vraisemblablement dans l'Histoire comme l'une des déclarations qui font honneur à la démocratie. Ce texte dit aussi la colère, froide et déterminée, qui imprègne son auteur. Et c'est peut-être là l'échec principal de l'Eurogroupe et des institutions européennes: avoir transformé un partisan de l'Europe en un adversaire résolu des institutions européennes.

Les enseignements de la déclaration d'Alexis Tsipras:

Il convient de lire attentivement ce texte, qui n'est pas que de circonstances. En effet, on peut retirer de cette courte déclaration trois points importants.

Le premier est que le désaccord entre le gouvernement grec et ses partenaires a été d'emblée politique. La BCE et la Commission Européenne n'ont eu de cesse que de rechercher une capitulation du gouvernement grec, ce que Tsipras appelle «l'humiliation de tout un peuple». Ce que cherche l'Union européenne, par le biais de l'Eurogroupe, c'est de cautériser le précédent ouvert par l'élection de janvier 2015 en Grèce. Il s'agit de faire la démonstration non seulement en Grèce, mais ce qui est en fait bien plus important en Espagne, en Italie et en France, qu'on ne peut «sortir du cadre de l'austérité» tel qu'il a été organisé par les traités comme l'avait affirmé dès l'élection du 25 janvier Jean-Claude Juncker, le Président de la Commission européenne.

Le deuxième point important de cette déclaration est que, pour la première fois un dirigeant légalement élu et en fonction déclare que les institutions européennes font des propositions qui, dans leur fond comme dans leur forme «violent absolument les acquis européens». C'est une accusation très grave. Elle revient à dire que les institutions européennes qui sont censées être des garants de la démocratie agissent au contraire de celle-ci. Elle revient aussi à dire que ces mêmes institutions, dont la légitimité n'existe que par délégation de la légitimité des Etats membres ont des comportements qui violent la légitimité et la souveraineté de l'un des dits Etats membres. Cela revient donc à dire que les institutions de l'UE se sont constituées en Tyrannus ab exercitio soit en un pouvoir qui, tout en étant issu de procédures légitimes, se conduit néanmoins en Tyran. Cela revient à contester radicalement toute légitimité aux instances de l'Union européenne.

Le troisième point se déduit des deux premiers. Il est contenu dans la partie du texte qui dit: «Notre responsabilité dans l'affirmation de la démocratie et de la souveraineté nationale est historique en ce jour, et cette responsabilité nous oblige à répondre à l'ultimatum en nous fondant sur la volonté du peuple grec». Il place désormais les enjeux non plus au niveau de la dette mais à celui des principes, de la démocratie comme de la souveraineté nationale. Et c'est en cela que l'on peut parler d'un véritable «moment gaullien» chez Alexis Tsipras. Il a osé poser la question de l'austérité et du référendum, et a reçu un soutien unanime, y compris des membres de l'ANEL, le petit parti souverainiste allié à SYRIZA. Il s'est ainsi réellement hissé à la stature d'un dirigeant historique de son pays.

Le coup de force de l'Eurogroupe:

La réaction de l'Eurogroupe ne s'est pas faite attendre. Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, après avoir qualifié de nouvelle «triste» (sad) ce référendum , a demandé au Ministre grec, M. Yanis Varoufakis, de quitter la salle de réunion. Ce faisant, il a confirmé les options et les méthodes antidémocratiques qui ont cours aujourd'hui au sein de l'Union européenne. Au-delà des mots, il y a les faits, et ces derniers sont d'une extrême gravité. Dans un acte qui conjugue l'illégalité la plus criante avec la volonté d'imposer ses vues à un Etat souverain, l'Eurogroupe a décidé de tenir une réunion en l'absence d'un représentant de l'Etat grec. De fait, l'Eurogroupe a donc décidé d'exclure la Grèce de l'Euro. Ceci constitue à l'évidence un abus de pouvoir. Et il faut ici rappeler plusieurs points qui ne sont pas sans conséquences tant juridiquement que politiquement.

1. Aucune procédure permettant d'exclure un pays de l'Union Economique et Monétaire (non réel de la «zone Euro») n'existe actuellement. S'il peut y avoir une séparation, elle ne peut avoir lieu que d'un commun accord et à l'amiable.

2. L'Eurogroupe n'a pas d'existence légale. Ce n'est qu'un «club» qui opère sous couvert de la Commission Européenne et du Conseil européen. Cela signifie que si l'Eurogroupe a commis un acte illégal - et il semble bien qu'il en soit ainsi - la responsabilité en incombe à ces deux institutions. Le gouvernement grec serait donc fondé d'attaquer la Commission et le Conseil à la fois devant la Cour Européenne de Justice mais aussi devant la Cour Internationale siégeant à La Haye. En effet, l'Union européenne est à la base une organisation internationale. On le constate par exemple dans le statut, et les exemptions fiscales, des fonctionnaires européens. Or, la règle dans toute organisation internationale est celle de l'unanimité. Le traité de Lisbonne a bien prévu des mécanismes de majorité qualifiée, mais ces mécanismes ne s'appliquent pas à l'Euro ni aux questions des relations fondamentales entre les Etats.

3. Le coup de force, car il faut l'appeler par son nom, que vient de faire l'Eurogroupe ne concerne pas seulement la Grèce. D'autres pays membres de l'Union européenne, et l'on pense au Royaume-Uni ou à l'Autriche, pourraient eux-aussi attaquer devant la justice tant européenne qu'internationale la décision de fait prise par l'Eurogroupe. En effet, l'Union européenne repose sur des règles de droit qui s'appliquent à tous. Toute décision de violer ces règles contre un pays particulier constitue une menace pour l'ensemble des membres de l'Union européenne.

4.Il faut donc ici être clair. La décision prise par l'Eurogroupe pourrait bien signifier, à terme, la mort de l'Union européenne. Soit les dirigeants européens, mesurant l'abus de pouvoir qui vient d'être commis, se décident à l'annuler soit, s'ils persévèrent dans cette direction ils doivent s'attendre à une insurrection des peuples mais aussi des gouvernants de certains Etats contre l'Union européenne. On voit ainsi mal comment des Etats qui ont juste recouvré leur souveraineté, comme la Hongrie, la République Tchèque ou la Slovaquie, vont accepter de telles pratiques.

Ceci révèle au grand jour la nature fondamentalement antidémocratique des institutions de l'UE et le fait que cette dernière soit en train de se constituer en Tyrannie. Le silence des principaux responsables tant du PS que de l'ex-UMP (rebaptisée «Les Républicains») en dit long sur l'embarras d'une partie de la classe politique française. On le comprend, sans l'excuser.

Le spectre de la démocratie dans les couloirs de Bruxelles:

En France donc, on ressent très distinctement le malaise que provoque l'initiative d'Alexis Tsipras. Que ce soit au Parti Socialistes ou chez les «Républicains», on ne peut ouvertement s'opposer à une telle décision sans contredire immédiatement et brutalement tous les discours qui ont été tenu sur la démocratie. Mais, en réalité, le référendum grec fait planer le spectre d'un autre référendum, celui de 2005 sur le projet de traité constitutionnel en Europe. La manière dont la classe politique française, dans sa large majorité, de Nicolas Sarkozy à François Hollande en passant par les Aubry, Bayrou, Juppé et autres Fillon, avait été désavouée par la victoire du «Non», mais avait fait passer en contrebande à peu de choses près le même texte lors du Traité de Lisbonne qui fut ratifié par le Congrès à Versailles, est l'un des épisodes les plus honteux et les plus infamants de la vie politique française.

On ne peut, et on ne doit, préjuger du résultat de ce référendum. Mais on doit souligner qu'il représente le retour de la démocratie dans un espace européen dont elle était absente. Il est probable que les partis d'opposition, que ce soit Nouvelle Démocratie ainsi que le Parti de centre-gauche La Rivière (To Potami) protestent et cherchent à empêcher par divers recours légaux ce référendum d'avoir lieu. Ces réactions sont exemplaires des comportements antidémocratiques qui s'épanouissent aujourd'hui en Europe. Ils apportent de l'eau au moulin d'Alexis Tsipras. On sent comment les acteurs européistes de ce drame sont aujourd'hui terrorisés par le spectre de la démocratie.

Alexis Tsipras ne doit ainsi pas s'attendre à un quelconque soutien de la part de François Hollande, n'en déplaise à Mélenchon. Notre Président est renvoyé sans ménagement à sa propre médiocrité. Il ne doit pas s'attendre au moindre merci d'Angela Merkel dont la politique est la véritable cause de cette crise. Mais il peut s'attendre au soutien de tous ceux qui, en Europe, se battent pour la démocratie et la souveraineté."


D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 13 mars 2015

Mais tu la veux comment ta démocratie ?


Oui, alors, on fait comment ?

Le vote obligatoire, c'est une atteinte à notre liberté. Okay !

C'est tout de même pas la mer à boire que d'aller voter, mais tant pis, plus on avance et moins on vote. Remarques que si tu le rends obligatoire le vote, il perd de sa valeur; d'ailleurs, il a si peu de valeur ton vote que tu préfères t'abstenir. Waouh !

L'abstention, c'est rien qu'à cause des politiciens qui n'en foutent pas une, qui s'enrichissent, qui nous mentent et qui accessoirement se foutent comme de l'an 40 de... l'abstention.

Voter pour des pourris ? Pas question ! Mais tant pis si Guérini ou Balkany sont à chaque fois réélus !

Et puis d'abord, nos politiciens, ils n'ont aucun pouvoir, ce sont les belettes de Bruxelles et c'est Bruxelles qui décide de tout. Et tant pis si ceux qui sont à Bruxelles, c'est vous, nous, moi, eux, qui les avons mis là où ils sont.

Alors, on envoie tout paître ? On s'en fout " complètement " ? Ils nous ont baisé avec Le Référendum, ils ne nous baiseront pas deux fois, qu'ils se débrouillent, ce sera sans ma voix ! C'est ça ?

On vote FN même si l'on sait que leur programme ne vaut pas un clou ? On souhaite le chaos pour repartir sur des bases "saines" ? On se désintéresse totalement de la chose publique et de la politique ?

UMP = PS, UMPS, t'as dit ça, t'as tout dit mais tu n'as surtout rien fait pour que ça change, alors t'as laissé le FN grandir et aujourd'hui, tu te marres avec un FNPS.

On se recroqueville, on se replie; chacun chez soi et la merde pour tous... mais surtout pour les autres ? 

On ne croit plus en rien et on fait profession de foi du Rien ? Je ne veux rien de ce système, rien ne m intéresse sauf les allocs, les Assedic, le RSA, les APL, ma retraite et mon complément vieillesse

On blablate, on refait le monde, on critique à tout va mais dès qu'il faut bouger un peu, on freine des quatre fers et on se réfugie dans le cocon familial ?

On appelle au secours les intellos mais dès qu'il y en a un pour prendre la parole, on le crucifie sur l'autel de la bien-pensance et du politiquement correct.

On critique, le Français adore critiquer, mais on propose quoi ? Rien ? La lanterne pour tous ces jean-foutres de politiciens ?

Notre république, elle est pourrie, notre démocratie pervertie et tant pis si nous nous y prélassons en laissant aux autres le soin de décider à notre place... " je m'en fous complètement " !

Les muzz font chier, on les catapulte ? Tu parles d'une solution à la con, y a pas assez de catapultes disponibles ! Y a trop d'immigrés, okay, mais préservons nous de le dire trop fort et votons pour ceux qui continuent, par exemple, à saluer le regroupement familial et à définir comme un progrès l'AME.

Les écolos font chier, ils ne pèsent rien, ne font pas 3% à la présidentielle mais on continue à les laisser nous asticoter les gonades avec leurs éoliennes. C'est la démocratie, coco ! La démocratie ? Ah bon, quelle démocratie ? Celle qui envoie au Palais, à l'Assemblée ou à Bruxelles des gusses qui ne rassemblent sur leur nom - Vive l'Abstention ! - qu'à peine 35 à 38% du corps électoral ?


" La vraie démocratie serait de faire un vote à un seul tour, et à la proportionnelle. Pour toutes les élections, locales et nationales. " Oui pourquoi pas ? Faut voir. Mais tu la veux comment ta démocratie ? A l'italienne ou à la grecque ? A l'ukrainienne ?


Des guignols qui nous promettent monts et merveilles depuis 40 ans ? Ah que oui, trop contents, trop cocus, trop empapaoutés mais tant pis si ça fait 40 ans que nous les reconduisons. T'es pas content ? T'as voté pour ou tu t'es abstenu, blanc-seing tu leur a donné !

Yaka, yaka  !

Stop ou encore ?

Non décidément, je n'en démordrais pas, nous avons bien les élus que nous méritons !

Tenez, je vais même me faire un brin moraliste: Il ne te plaît pas notre système ? Tu vas peut-être même jusqu’à le conchier... Okay. Mais tu fais quoi, tu propose quoi de réaliste pour que ça change ? 

Grrrr ... !

Folie passagère 2693.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Oui, trois fois oui au vote obligatoire !


Il a fallu que ce soit un écolo qui relance l'idée pour qu'on en parle à nouveau: rendre le vote obligatoire et s'il le faut assortir la non exécution d'une amende de 35 euros. Pour l'écolo en question, rendre le vote obligatoire serait la meilleure arme contre l'abstention, " ce mal qui mine la démocratie " comme l'affirmaient la quasi-totalité des députés PS il y a quelques jours.

A l'évocation du vote obligatoire, il est amusant de constater que la quasi totalité de la classe politique, droite et gauche, a pris aussitôt position et semble y être opposée. Redouterait-elle maintenant quelques chose  alors que par le passé, y compris récemment, députés de droite comme de gauche avaient émis la même proposition. Même Fabius y était favorable. Même Florian Philippot !

Même Manuel Valls, il y a peu, à mots couverts, le souhaitait: " Je ne veux pas culpabiliser mes compatriotes et mes concitoyens. Il y a des hommes et des femmes qui meurent dans le monde pour arracher la démocratie, la liberté, le droit de vote. Quand on a la chance d'avoir ce droit, celui de voter, c'est un devoir pour les Français de voter pour les élections départementales ".

Et bien oui - et croyez-moi, ça fait tout drôle - me voici d'accord avec un écolo: Rendons le vote obligatoire et oui, sanctionnons d'une amende ceux qui ne feront pas le déplacement jusqu'aux urnes: 35 euros, un peu léger, allons-y pour 100 euros !

Mais à une seule et unique condition: que le vote blanc soit comptabilisé comme suffrage exprimé. Qu'il soit comptabilisé, depuis peu, séparément des votes nuls ne suffit pas.

Des gens se sont battus, des femmes aussi, pour qu'on ait le droit de vote, ne serait-ce que pour cette raison, voter est non seulement un droit mais mieux encore un devoir. Ne pas voter, s'abstenir d'aller voter, c'est laisser le champ libre aux politocards; ils ne demandent que cela.

Rendre le vote obligatoire et au moins personne ne pourra dire que les Français étaient à la pêche ou en famille.

Rendre le vote obligatoire et personne ne pourra plus exploiter, souvent honteusement, l'idée que les Français se sont détournés de la politique.

Rendre le vote obligatoire, c'est enfin fermer le clapet à ceux qui se plaignent toujours de la politique et qui ont un jugement sur tout sans pour autant faire le déplacement jusqu'aux urnes.

Rendre le vote obligatoire tout en donnant au vote blanc autant de valeur qu'un suffrage exprimé obligera les politiciens à réviser complètement leurs stratégies et leurs discours, ils ne pourront plus, là aussi, exploiter sournoisement, l'abstention. Elle est tellement pratique finalement...

Oui, rendons le vote obligatoire!

Folie passagère 2692.
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vendredi 31 janvier 2014

Et oui mon biquet, c'est ça la démocratie !


Je viens de lire le billet d'un gauchiste et il fallait absolument que je vous le fasse partager tant sa conclusion est formidable. Ce blogueur est formidable... ou fort minable, comme le dit la chanson... Vous jugerez.

Son billet, des fois que vous n'auriez pas le courage de le lire, ce que je pourrai parfaitement comprendre, est le stéréotype même de ce que l'on peut lire un peu partout chez les gauchistes: Blablabla, les réacs sont dans la rue, les fachos et les cathos aussi, les odieux qui n'acceptent pas le mariage zinzin et les évolutions du monde, les factieux qui répandent un air nauséabond dans notre beau pays, etc... Les trucs habituels du gauchiste qui ne comprend pas, trop compliqué pour lui, que l'on puisse penser différemment. Tellement claquemuré dans ses certitudes qu'il lui parait inconcevable que l'on soit, par exemple, contre l'avortement. Lui, voyez-vous, il a tout compris du progressisme parce qu'il est intelligent et qu'il est dans le bon camp, alors que la plupart des gens qui manifestent ou qui s'alarment des éventuels dérapages du Gender, sont des esprits un peu simplets, un peu étroits. Les messages de haine, d'homophobie, d'anti-avortement, d'un supposé apprentissage de la masturbation à l'école - vas-y qu'on mélange tout - que diffusent les nauséabonds qui manifestent s'adressent "à une population assez coutumière à gober n’importe quoi. C’est forcement vrai puisque Monsieur le curé l’a dit ! " Ben oui, quoi, tout ces manipulations, c'est la faute aux "adeptes extrémistes de religions diverses". 

Et puis si les religieux ne suffisent pas comme coupables de toute cette haine, il y en a un autre de fauteur de troubles que le gauchiste dégaine aussi vite que sa boutanche de gros rouge: Sarkozy ! Et oui, Sarkozy, coucou le revoilou, lui aussi est responsable de tout cela, n'a-t-il pas embobiné "ouvriers, indigents et précaires, paysans, chômeurs, sans grades divers, qui ont cru aveuglement aux boniments"; l'infâme ! Se pose-t-il la question, notre bon gauchiste de savoir pourquoi tous ces "braves gens" ont déserté les meetings de Pépère ? Pensez-vous, cela ne lui viendrait même pas à l'esprit... La France divisée, et bien oui, c'est la faute à Sarko mais que des centaines de milliers de gens (selon la police) se soient mis à défiler régulièrement depuis 20 mois... sans doute est-ce la France apaisée d'hollande... Misère ! 

Alors, toute cette haine, ces manifestations de méchants, de fachos, en fin de compte, notre gauchiste de service, ça l'amuse: "le phénomène pourrait sembler sérieux, mais dès qu’on jette un œil sur les pancartes, qu’on perçoit les slogans et les motivations, je n’ai pu m’empêcher de rire. Franchement.Derrière toute la gravité des sujets abordés, face aux cris d’orfraie poussés ça et là, je me suis follement amusé "... Et bien, nom d'une pipe en bois, si ça l'amuse, c'est sans doute qu'il n'a pas perçu l'ampleur du problème; hollande lui-même semble avoir compris qu'il se passait quelque chose, n'a-t-il pas déclaré aujourd'hui que ces manifestations, que manifester était totalement légitime !

Et c'est là, mes amis, qu'on en arrive à la conclusion de notre gauchiste, elle est superbe, je vous la livre in extenso: " En attendant, il faut faire avec ce sketch permanent, ce concours de bras tendus, de pancartes et de dessins qui finit par être lourd et nauséabond comme Dieudonné. C’est la démocratie qui s’exprime. Elle est imparfaite, comme tout ce qui se trouve en ce bas monde. Mais quand même. Dire que dans le bureau de vote que je fréquente, l’isoloir voisin est peut-être occupé par un de ces marcheurs du dimanche qui refuse que sa fille joue avec des petites voitures, et qui joue à pile ou face avec la démocratie selon ce que quelques dégénérés lui auront intimé de voter… Voilà qui devrait faire réfléchir.

Et oui mon biquet, tu as presque tout compris, c'est ça la démocratie, le système n'est pas parfait, loin s'en faut, mais c'est ce que l'on a trouvé de mieux pour l'instant, c'est le système qui permet à tout un chacun de s'exprimer et de défendre ses idées, quelles qu'elles soient. "Le marcheur du dimanche" a les mêmes droits que toi, le droit de s'exprimer, de manifester, même celui de penser autrement; Dingue, non ? C'est drôle mais dans ta conclusion, on a presque l'impression que cela te défrise, on sent ton envie irrésistible de lui retirer son bulletin de vote au voisin d'isoloir. 

Et bien loupé, nous pensons encore et toujours et nous n'avons absolument pas l'intention de nous laisser bouffer, encore moins lobotomiser, par des comme toi. Ça te la coupe ? C'est la démocratie ! 

Plus sérieusement lorsqu'on lit pareil texte, force est de constater que nous en sommes arrivés à un tel degré d'incompréhension mutuelle que je ne vois pas vraiment comment tout cela pourrait finir sereinement... Dans l'apaisement ? J'ai des doutes mais une certitude, c'est aux hommes au pouvoir de s'assurer que le pays ne s'enfonce pas dans des divisions insurmontables. Ils sont "en" responsabilité ! 

Folie passagère 2116.


D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 2 décembre 2013

En Croatie, la démocratie dit non au mariage gay

(Au nom de la famille)

En Socialie, nos  dirigeants, lorsque fut venu le temps d'instaurer, ou pas, le mariage zinzin, avaient refusé de recourir au référendum sur cette question que, nombreux, nous jugeons plus sociétale que politique. 700 000 signatures et des centaines de milliers de manifestants ne suffirent pas à infléchir la position du gouvernement socialiste. Pour celui-ci, il s'agissait d'un droit pour tous, pour les opposants, ils s'agissait de défendre la famille et la filiation. Pour moi, il s'agissait de dire non à l'équation infernale: un enfant n'est pas le fruit de deux papas ou de deux mamans. Mais peu importe ce que moi ou la majorité des Français pensions, il fallait au gouvernement et à nos progressistes faire bouger les lignes et engager la France dans un "changement de civilisation". Sans faire l'unanimité dans la population, le mariage zinzin fut adopté.

La Croatie, 28ème pays à être entré dans l'Union Européenne en janvier dernier, a elle aussi choisi de se positionner sur le sujet sans même que le moindre projet de loi soit dans les tuyaux législatifs. Considérant que celui-ci avait bien plus d'importance que la seule volonté idéologique des gens au pouvoir localement, la Croatie décida de se prononcer sur le mariage homosexuel par voix référendaire. Les résultats sont tombés, la démocratie l'a emporté, 65,76% des Croates ont décidé d'inscrire dans la Constitution du pays que "Le mariage est l'union entre un homme et une femme" rendant ainsi le mariage de personnes de même sexe impossible. Ainsi en a décidé le peuple. Ce qui n'est pas du goût du chef du gouvernement croate, un gauchiste façon hollande, qui commenta ce résultat ainsi: "C'est un référendum triste et insensé. J’espère que c'est la dernière fois que nous aurons à organiser un tel scrutin sur ces questions". Triste, insensé, dernière fois, rien de très inhabituel finalement dans la bouche d'un socialiste: que le peuple s'exprime et choisisse, ça a de quoi énerver ! Au point que ce triste sire en est maintenant à vouloir modifier la Constitution pour déterminer quels seront à l'avenir les sujets "ayant droit" à référendum, ceux ayant "trait à l'intimité de la famille" devant être exclus ! Socialisme, quand tu nous tiens !

Dans le même genre, le représentant local des droitsdelhommistes a fait cette curieuse déclaration: "Je m'aperçois que l'on utilise des méthodes démocratiques pour menacer des valeurs fondamentales de la démocratie. C'est à la majorité qu'il revient de lutter pour les droits des minorités." Utiliser des méthodes démocratiques menacerait la démocratie, fucking guy , et personne pour lui dire que justement, la majorité avait décidé ...

Pour le parti conservateur (désigné comme nationaliste par les médias et Le Monde, comprendre d’extrême droite) à l'origine de ce référendum, ce oui signifie "protéger les valeurs traditionnelles. Il ne s'agit pas de menacer les droits des autres, mais de maintenir notre droit d'être ce que nous sommes. Malheureusement, nous devons, pour ce faire introduire dans la Constitution quelque chose qui est naturel ". 

Nous le voyons, en Croatie, la configuration politique était en gros la même qu'en France: un gouvernement de gauche bénéficiant d'une majorité absolue au parlement, des modernœuds qui voulaient le mariage pour tous et une opposition de droite qui y était opposée au nom du respect des valeurs traditionnelles. L'un des deux pays, celui des Lumières et de la "démocratie" n'a pas voulu consulter sur un tel sujet, l'autre, une nouvelle démocratie, indépendante depuis seulement 1991, a choisi de privilégier la volonté du peuple. 

L'esprit de démocratie s'étiolerait-il avec les années ? Tel est l'avertissement que je voudrais lancer aux Croates. Ils nous ont donné ce week-end une leçon de démocratie lorsque, chaque jour, en France, nos dirigeants ne se contentent que de nous faire... des leçons de morale.

Vous l'aurez peut-être remarqué, ce qui s'est passé en Croatie hier n'a pour ainsi dire pas été relayé dans nos médias et dans aucun JT que j'ai pu suivre depuis ce matin. Il y a pourtant des exemples qui méritent d'être souligné.

Pour les défenseurs-thuriféraires-mordus de la cause LGBT, précisons que depuis 2003, la Croatie a accordé aux homosexuels les mêmes droits que les couples hétérosexuels vivant en union libre y compris pour la reconnaissance de la communauté de biens. En 2002, environ 200 personnes, dont la plupart furent tabassées, défilèrent lors de la première gay pride locale, ils furent 15 000 à parader en 2012.

Folie passagère 2026.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 4 mars 2013

Referendum, votation citoyenne, droit de veto: Bravo les Suisses !

Que les Suisses sont des gens curieux. Je le sais, j'ai bossé à Genève quelques années. Là-bas, tout est beau, tout est propre... à condition de ne pas trop regarder sous les tapis. Mais bon, à part cela, la Suisse est une belle démocratie. Ils ont un truc très chouette: cela s'appelle la votation citoyenne ou en Français de par chez nous, le referendum d'initiative populaire, parfois populiste. Ils ont une tellement haute opinion de la démocratie, les Suisses, qu'ils ont même instauré, comme les Italiens ou les Californiens, le droit de veto à opposer à une loi déjà adoptée par le parlement.

Ainsi, ce week-end, ont-ils voté pour qu'une loi vienne dorénavant réglementer la rémunération des patrons des entreprises cotées. Que les gros salaires lèvent le doigt, qu'on leur coupe ! Et donc, 68% des Suisses ont décidé que oui, il fallait punir les patrons qui gagnent trop, redonner du pouvoir aux assemblées d'actionnaires, réélire chaque année les membres du Conseil d'administration et valider l'enveloppe globale des rémunérations de l'équipe dirigeante et du dit-conseil. Sanction pénales lourdes pour les vilains patrons qui ne respecteront pas ce processus.

Que c'est beau mais que c'est con ! La nouvelle loi, pas le processus, voulais-je dire. Au moins ont-ils la possibilité de s'exprimer, hors les grands scrutins nationaux, eux ! Notre premier sinistre, Jean-Marc Ayrault, ne s'y est pas trompé jugeant que cette loi adoptée par le système de votation citoyenne était " une excellente expérience démocratique où les Suisses montrent la voie et personnellement je pense qu'il faut s'en inspirer. "

Signalons donc à Ayrault que ce qui est bon pour les Suisses peut éventuellement être bon pour nous. Je parle bien sûr du système de votation. Il suffit pour pouvoir adopter un projet de loi que celui-ci soit présenté aux électeurs après avoir rassemblé, par pétition, 100 000 signatures. Une fois la pétition signée, le projet de loi est soumis aux électeurs, ils n'ont plus qu'à voter. Simple et démocratique ! Le peuple est content et le pays avance...

Nous, en France, patrie des Lumières, des Droits de l'Homme et donneuse de leçons, c'est différent. Lorsque, par exemple, un collectif rassemble 700 000 signatures pour dire non à un projet de loi, il va déposer ensuite cette pétition au CESE, 3ème assemblée de la République et celui-ci, après avoir pris ses ordres du gouvernement, enterre cette pétition: Coucher, pas bouger !

Le peuple français, on fait appel à lui de temps en temps, on le gave de promesses démagogiques et/ou intenables et roule ma poule: Elections valent quitus et blanc-seing donnés à des branquignols qui, une fois élus, se permettront de faire tout mais aussi n'importe quoi !

Alors, admettons et partons du principe que Ayrault est un homme d'engagement qui ne parle pas pour ne rien dire et puisqu'il juge excellente cette expérience démocratique suisse, chiche, allons-y et mettons cela en place ici.

( note: à lire, referendum d'initiative populaire, droit de veto " populaire ", ici )

Folie passagère 1603.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 9 octobre 2012

Un grand jour pour la démocratie !


Aujourd'hui est un grand jour pour notre démocratie ( smiley ). Les députés vont adopter le traité budgétaire européen qui instaure de facto la fameuse règle d'or et oblige les 25 États signataires à ne pas dépasser, à moyen terme, un déficit structurel égal à 0,5% du PIB.

Grand jour pour la démocratie ( re-smiley ) car sur ce sujet le peuple français n'aura la parole que par le biais des représentants qu'il a élu  en mai et juin dernier. Ce qui en soi n'est peut-être pas plus mal dans la mesure où ce traité est tellement compliqué à comprendre pour le commun des mortels qu'autant laisser nos z'élites en débattre. A supposer que ces mêmes z'élites aient tout compris du machin, ce qui n'est pas acquis. Quant aux z'élites " nonistes ", elles seront priés de la fermer et de rentrer dans le rang, à défaut elles seront mises à l'index.

Grand jour pour la démocratie ( encore smiley ) car, nous ne l'oublions pas, ce traité est porté en France par un homme qui a été élu avec entre autres promesses phares celle de le renégocier. L'hollande jugeait ce traité mauvais pour le pays, mauvais pour la croissance, mauvais pour le peuple, mauvais pour la démocratie et mauvais pour l'Europe. Autrefois dans l'opposition, il fustigeait la règle d'or... elle est inscrite dans le traité. Une fois élu sur ses promesses, il est allé voir Angela, n'a rien renégocié et aujourd'hui il verra, non sans satisfaction et soulagement, la ratification du traité Merkozy se faire.
Un grand jour pour la démocratie ( smiley, toujours ) dans ce qu'elle a de pire: faire prendre au peuple des vessies pour des lanternes et lui faire avaler toutes les couleuvres que les folles promesses de campagne autorisent...
Folie passagère 1378.
 
D'accord,pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.