Affichage des articles dont le libellé est de Rugy. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est de Rugy. Afficher tous les articles

vendredi 28 août 2015

Leçon d'Anglais - English lesson

Repeat after me...



Et sans aucun rapport ni transition, une pensée émue pour Jean-Vincent Placé qui s'est fait griller la politesse par François de Rugy. Nous avions les Guignols de l'info, nous avons aussi maintenant les Guignols de l'écologie.

Bon début de week-end à toutes et tous.

Folie passagère 2883.
Résultat de recherche d'images pour "jean-vincent placé et francois de rugy"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 1 avril 2015

Mais qu'est-ce qu'on en a à foutre des écolos ? Nous ? Rien !


Non mais qu'est-ce que c'est que ce bazar ? 

Le chômage est au plus haut. La dette du pays est au plus haut. Le Front National est au plus haut. L'abstention est au plus haut. Les Français montrent une nouvelle fois leur désintérêt pour la classe politique. Les gauchistes sont au plus bas et viennent de se prendre une nouvelle déculottée électorale et qu'est-ce qu'ils nous font ? Qu'est-ce qu'ils nous jouent ? Règlements de comptes à Okay Bourbon ! Même Aubry avait fait le déplacement de Lille hier en fin de journée pour y montrer ses gros bras...

L'hystérique de Matignon annule un voyage important en Allemagne et laisse partir la plupart de ses ministres à Berlin pendant que lui va tenter de se rabibocher avec les frondeurs de ce qu'il reste de sa majorité. Explications de gravures au Palais Bourbon et explications de gravures rue de Solférino. A Valls, les frondeurs, à Cambadélis, les écolos. Fallait les voir, les Verts, la gueule qu'ils tiraient sur le perron de Solférino où pas un cador socialiste ne prit la peine de les raccompagner. Pas contente la Cosse. A Cambadélis, les écolos, disais-je... Du moins en apparence, parce que le bout de gras avec EELV, c'est à Matignon et à l'Elysée qu'il sera véritablement partagé. Le gouvernement place au centre des débats des guignols habillés en vert qui rassemblent sous leur bannière EELV à peine 2% des suffrages à la présidentielle, 2% aux départementales !

Duflot minaude pour se laisser convaincre, ou pas, de revenir au gouvernement. De Rugy ou Barbie-Pompili s'y verraient bien mais font face à un tir de barrage de leurs propres collègues à l'Assemblée et Placé lui ne cache plus depuis longtemps qu'il veut un maroquin quitte à renier ses " amis ". Mais attention, hein, ils veulent bien y retourner au gouvernement mais pas n'importe comment ni à n'importe quelles conditions. Va falloir parler d'écologie ! Pour de bon ! Et de réductions des inégalités ! Et du chômage ! Et de la place de la France dans le monde ! Qu'elle a dit Duflot ce matin.

Mais qu'est-ce qu'on en a à f..... des écolos d'EELV qui ne pèsent rien, qui ne représente quasiment plus rien ? Nous ? Rien ! Mais Président et Valls, ils estiment en avoir besoin. Il faut dire que dès la présidentielle, Président s'est fait gruger avec le fameux accord piloté par Aubry et les verts qui a permis aux écolos, malgré leur score pitoyable, d'obtenir une quinzaine de députés. Et quinze députés, ça compte, c'est important pour tenter de conserver une majorité qui, à la chambre, s'étiole chaque jour un peu plus. Alors tant pis, même s'ils ne valent pas un clou, on négocie. Et puis Président, il pense que pour le succès et la crédibilité de son sommet de décembre sur le climat, il a besoin d'avoir une paire de ministres verts au gouvernement. Question d'image et de cohérence... On se marre...

Le jeu politocard dans toute sa splendeur, celui qui vous fait prendre en grippe chaque jour un peu plus cette caste de politiciens hors-sol à mille lieues de nos préoccupations...

Au fait, vous avez dit chômage ? Non.

Folie passagère 2718.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 13 mars 2015

Oui, trois fois oui au vote obligatoire !


Il a fallu que ce soit un écolo qui relance l'idée pour qu'on en parle à nouveau: rendre le vote obligatoire et s'il le faut assortir la non exécution d'une amende de 35 euros. Pour l'écolo en question, rendre le vote obligatoire serait la meilleure arme contre l'abstention, " ce mal qui mine la démocratie " comme l'affirmaient la quasi-totalité des députés PS il y a quelques jours.

A l'évocation du vote obligatoire, il est amusant de constater que la quasi totalité de la classe politique, droite et gauche, a pris aussitôt position et semble y être opposée. Redouterait-elle maintenant quelques chose  alors que par le passé, y compris récemment, députés de droite comme de gauche avaient émis la même proposition. Même Fabius y était favorable. Même Florian Philippot !

Même Manuel Valls, il y a peu, à mots couverts, le souhaitait: " Je ne veux pas culpabiliser mes compatriotes et mes concitoyens. Il y a des hommes et des femmes qui meurent dans le monde pour arracher la démocratie, la liberté, le droit de vote. Quand on a la chance d'avoir ce droit, celui de voter, c'est un devoir pour les Français de voter pour les élections départementales ".

Et bien oui - et croyez-moi, ça fait tout drôle - me voici d'accord avec un écolo: Rendons le vote obligatoire et oui, sanctionnons d'une amende ceux qui ne feront pas le déplacement jusqu'aux urnes: 35 euros, un peu léger, allons-y pour 100 euros !

Mais à une seule et unique condition: que le vote blanc soit comptabilisé comme suffrage exprimé. Qu'il soit comptabilisé, depuis peu, séparément des votes nuls ne suffit pas.

Des gens se sont battus, des femmes aussi, pour qu'on ait le droit de vote, ne serait-ce que pour cette raison, voter est non seulement un droit mais mieux encore un devoir. Ne pas voter, s'abstenir d'aller voter, c'est laisser le champ libre aux politocards; ils ne demandent que cela.

Rendre le vote obligatoire et au moins personne ne pourra dire que les Français étaient à la pêche ou en famille.

Rendre le vote obligatoire et personne ne pourra plus exploiter, souvent honteusement, l'idée que les Français se sont détournés de la politique.

Rendre le vote obligatoire, c'est enfin fermer le clapet à ceux qui se plaignent toujours de la politique et qui ont un jugement sur tout sans pour autant faire le déplacement jusqu'aux urnes.

Rendre le vote obligatoire tout en donnant au vote blanc autant de valeur qu'un suffrage exprimé obligera les politiciens à réviser complètement leurs stratégies et leurs discours, ils ne pourront plus, là aussi, exploiter sournoisement, l'abstention. Elle est tellement pratique finalement...

Oui, rendons le vote obligatoire!

Folie passagère 2692.
Résultat de recherche d'images pour "vote obligatoire"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 19 juin 2013

Abolition des privilèges: Mais pourquoi ne sont-ils que 10 ?


Ils sont un peu con-cons; ils auraient pu attendre le 4 août, cela aurait eu plus de gueule... Dix députés, dans le cadre de cette idée folle que serait la moralisation de la vie politique, réclament l'abolition de leurs privilèges. Notons que ces dix chevaliers blancs sont socialistes pour 5 d'entre eux, 3 viennent de l'UMP et 2 sont écolos.

Laurent Wauqiez propose d'aligner le régime de retraite des parlementaires sur celui du régime général. Nos députés bénéficient actuellement d'une retraite à taux plein dès la 30éme année de cotisation.

Olivier Faure propose de son côté de publier les augmentations de patrimoine de ses pairs parlementaires entre le début et la fin du mandat parlementaire. 

Gérald Darmanin suggère d'encadrer l'achat des permanences des parlementaires. Aujourd'hui, ces permanences peuvent être louées et les loyers sont réglés avec les fonds de l'IRFM qui couvre les dépenses liées à l'activité des députés. La permanence peut aussi être achetée, le député devenant dès lors propriétaire d'un local payé par le contribuable.

Jérôme Guedj propose de fiscaliser les frais de mandat (IRFM): 5508€ par mois pour lesquels, actuellement, aucun justificatif n'est exigé.

Karine Berger souhaite que soit publiée la réserve parlementaire. Cette somme dont le montant s'élève à 110.000€ pour les députés peut être donnée à qui ils veulent et rarement à des opposants politiques.

François de Rugy, souhaite un meilleur contrôle de la présence des lobbys à l'Assemblée. Reste à savoir si de Rugy parle de tous les lobbies...

Razzy Hammadi veut clarifier le fonctionnement des groupes d'amitiés comme par exemple celui de l'Amitié France-Saint Siège. Il en existe plus de 150 à l'Assemblée, ils sont le lieu de la diplomatie parlementaire et permettent accessoirement de se balader dans le monde entier aux frais de qui vous savez.

Bruno Le Maire souhaite pour sa part la généralisation de ce qu'il s'était appliqué lors de son élection en juin 2012: la démission de la haute fonction publique dès lors que l'on devient parlementaire.

Barbara Pompili propose une réforme de l'assurance-chômage des parlementaires en cas de non ré-élection par exemple.

Barbara Romagnan propose d'adopter le mandat parlementaire unique ce qui permettrait de rajeunir radicalement le personnel politique.

Et bien pour une fois, par delà le joli coup de com', saluons une initiative intéressante et bien plus perceptible par le grand public que la fumeuse loi sur la transparence patrimoniale des élus réduite à peau de boudin séché. Le truc le plus aberrant, c'est la fameuse IRFM. 5 508 euros filés chaque mois aux députés, somme non imposable qu'ils sont libres de dépenser comme bon leur semble. La réserve parlementaire, c'est le clientélisme officialisée et financé par le contribuable... 

Ceci dit, à bien y regarder, certaines de ces propositions ne sont pas si simples que cela à mettre en oeuvre et je suis prêt à parier qu'aucune ne sera prise lors de la présente législature. Après tout, aussi "étonnant" que cela puisse paraître, pourquoi ne sont-ils que dix à proposer cela et pas 577 ?

En tout cas, voilà une initiative qui n'a pas eu l'heur de plaire à Claude Bartolone, farouche opposant à la transparence patrimoniale et président (PS) de l'Assemblée Nationale: "Je commence à en avoir ras le bol de ces députés qui se font une réputation sur le dos des autres ! Je conseille à ces députés de prendre contact avec leur président de groupe s'ils ont quelque chose à dire. Ce n'est pas juste pour tous les autres députés, nous sommes attentifs à chaque euro. Se faire un petit coup de pub sur ses collègues, ce n'est pas bien ! " Quand je vous disais que j'étais prêt à parier...

Si seulement on pouvait se prendre à rêver de parlementaires simplement soucieux de la bonne utilisation des deniers publics sans qu'une loi ne les oblige à faire preuve de probité...

Folie passagère 1765.
Claude Bartolone
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.