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mardi 29 octobre 2013

Eco-Taxe: Un gouvernement courageux qui est à l'écoute !


Oui, oui, oui, l'éco-taxe est une création Borloo-Sarkozy, un truc pondu à la suite du Grenelle de l'Environnement. Nous sommes d'accord. Alors les gauchistes bas du front se font un plaisir de répéter à l'envie que la bazar lié à sa mise en place, c'est de la faute à Sarkozy. Pavlov, quand tu nous tiens...

Mais ces gauchistes et les médias ont tout de même la mémoire courte et oublient de rappeler deux points essentiels. Le premier, c'est que cette taxe était et est dans l'air du temps. J'entends par là que si la France de Sarkozy ne l'avait pas mise en route, l'Europe de Bruxelles, un jour nous l'imposera. Le deuxième, c'est que si la Madone du Poitou avait été élue en 2007, cette taxe, sous sa forme actuelle ou sous une autre, aurait vu le jour. Ségolène Royal, pour le PS, comme Sarkozy, pour l'UMP, comme les 15 autres candidats, avaient signé le pacte écologique de l'écolocoptère Nicolas Hulot. Et ce pacte écologique prévoyait la mise en place de ce type de taxe. Donc, les antisarkozystes primaires, camembert !

Alors maintenant, à ceux qui se moquent du gouvernement qui vient de se prononcer pour la suspension de cette taxe, je dis, ce n'est pas bien. Le gouvernement a été courageux, il a écouté le peuple de Bretagne. Celui-ci ne voulait pas de cette taxe, l'a signifié sans ménagement au taulier de Matignon, celui-ci a entendu et s'est incliné. Point. C'est ce qui s'appelle être à l'écoute du peuple. C'est aussi cela la démocratie. Nous avons donc un gouvernement démocrate, qualité dont il fit preuve d'ailleurs, semaine passée, lorsqu'il recula sur la taxation des PEA et PEL. Ce gouvernement ne recule pas, il écoute. Je me permets donc de conseiller à toute personne, à tout groupement d’intérêt,  à toute corporation, lobbies et autres groupes de pression aussi divers que variés de ne pas hésiter à manifester bruyamment, violemment si nécessaire, c'est payant ! Et puis comme dirait l'autre, toute cause vaut bien une main arrachée ou l'achat d'un bonnet rouge.

Alors n'hésitez plus; un projet gouvernemental ne vous plait pas, une taxe à venir vous indispose, c'est simple: Bougez, bronchez, manifestez, brûlez, cassez du flic, bloquez les autoroutes, achetez des bonnets bleu, des blancs, des rouges, faites du bruit, sortez crécelles et cornes de brume: ça marche ! Le gouvernement vous entendra, puis vous écoutera, puis manifestera sa volonté de dialoguer, et roule : Suspension, calendes grecques et avenir radieux. Et tant pis pour les antis mariage zinzin, fallait casser du pédé, du CRS et des abribus, la greluche guyanaise aurait, qui sait, peut-être, reculé...

C'est le moment d'en profiter. Car à ceux qui s'interrogerait sur la durée de cette suspension, je les rassure, que les Bretons dorment tranquilles, nous ne sommes pas près de la voir revenir l'éco-taxe. Dans 5 mois, nous avons les élections municipales, deux mois plus tard les élections européennes; en 2015, les élections dites départementales suivies des régionales. Autant dire qu'au regard des prochaines déculottées qui s'annoncent pour l'actuelle majorité, l'éco-taxe, c'est au revoir à jamais, en tout cas pas avant 2016.

Bon, ceci dit, être à l'écoute, c'est bien mais ça coûte. Financièrement et politiquement. Quid de la position des écolocons de gouvernement, avaleront-ils une nouvelle couleuvre ? Quid des votes verts à venir à l'assemblée et au Sénat ? Quid du prochain baromètre d'opinion; on peut s'attendre à une nouvelle chute de pépére et de Ayrault. Le peuple aime qu'on l'écoute mais n'aime pas ceux qui reculent. Comment sera dédommagée la société, italienne, je crois, qui a monté toute la structure et les portiques de collecte de l'éco-taxe ? Enfin, cette éco-taxe devait rapporter l'année prochaine 1,4 milliard d'euros, la reculade sur le PEA et PEL, c'est en gros 300 millions d'euros de manque à gagner pour les caisses de l'Etat. Il fait comment l'Etat pour compenser ? Une nouvelle taxe ?

Pas grave, si tel était le cas, y aura qu'à démonter une préfecture !

Folie passagère 1968.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 27 octobre 2013

La révolte des bonnets rouges. Attention danger !

Le landernau médiatico-politique semble - ou fait semblant de l'être - surpris par ce qui se passe en Bretagne. Rien de surprenant, pourtant. 


Le 17 octobre dernier, Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, breton de souche, déclarait: "En quarante ans de vie politique, je n'ai jamais vu un tel climat en Bretagne ".

Alors pourquoi avoir attendu si longtemps pour réagir, et réagir aussi petitement: une ristourne de 50% sur l'éco-taxe et quelques 15 millions pour la Bretagne quand l'Etat gomme la dette de 3 milliards de la Côte d'Ivoire... 

Ils furent en Bretagne 56% à voter pour ce qui nous sert aujourd'hui de président. La fronde est donc à la hauteur d'une déception massive. Et l'on aurait bien tort de croire que seule la mise en place de l'éco-taxe est à l'origine de cette révolte, pour l'instant, locale. Elle n'est que la goutte d'eau qui fait déborder le vase. En 18 mois, ce vase s'est rempli de tout ce qui peut exciter et énerver les populations: la crise, l'augmentation massive des impôts, la concurrence étrangère, la réduction drastique du pouvoir d'achat, les plans de licenciements massifs, etc... le tout assorti des  incohérences gouvernementales, ses reculades, ses renoncements, son absence de cap et d'autorité. Pourquoi l'Etat ne reculerait-il pas sur l'éco-taxe en Bretagne puisqu'il cède aux caprices d'une gamine kosovare ? Pourquoi ne céderait-il pas aux Bretons puisqu'il recule ce matin sur la taxation des PEA et des PEL ? Pourquoi les Bretons ne feraient-ils pas entendre leur voix  puisqu'il suffit à quelques lobbies d'exiger d'être reçu par le président pour que celui-ci cède aux exigences de ces derniers?

La fronde des bonnets rouges n'est pas seulement la colère d'une poignée d'irréductibles désespérés; elle n'est que la générale de la révolte, en gestation, d'un peuple qui ne sait plus de quoi demain sera fait.

Attention danger !

Folie passagère 1965.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.