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jeudi 10 janvier 2019

Dans ma tête, c'est le grand chamboule tout.



Si je ne suis pas contre un petit peu de bordel de temps en temps, j'ai toujours - enfin, disons, depuis très longtemps - été un fan de la police et de la gendarmerie;  j'aime que l'ordre règne et que l'autorité soit respectée. Que l'ordre règne, c'est à dire que personne ne m'emmerde quand je sors en ville, que je puisse aller et venir, quelque soit l'heure, en me sentant en sécurité, bref que ma liberté n'empiète sur celle de personne et que personne ne vienne empiéter sur ma liberté de me promener (ou de penser). Que l'ordre règne, c'est à dire que le fonctionnement de la vie de tous les jours ne soit pas altérée par des blocages, des grèves qui s'éternisent ou par une poignée de syndicalistes ringards (pléonasme) semant le chaos dans les transports en commun. Que l'autorité soit respectée, c'est à dire que quelque soit le détenteur légitime d'une autorité légitime, celle-ci ne puisse être discutée ou pis, remise en cause. Ainsi, l'élève turbulent qui ne respecte pas son prof: out !  Le gars qui fait un bras d'honneur à un flic: out ! Quant à celui, quelque soit son âge, qui brave l'autorité légitime tout en foutant le bordel en ville et en cassant du flic: au gnouf, direct !

C'est pour toutes ces raisons et quelques autres que, par exemple, je n'ai pas aimé les manifestations contre la loi Travail, que je n'ai pas aimé les zadistes de NDDL, que je n'aime pas les antifas, les pouilleux de Sud Rail, les blacks blocs, la France Insoumise et autres perturbateurs "endocriniens" de notre vie quotidienne. En clair, je soutiens la police, force doit rester à la loi, ordre républicain et respect de la légitimité acquise par le suffrage universel.

Et puis sont arrivés Emmanuel Macron et les gilets jaunes. Autant (ou si peu) pour me chambouler la tête.

Comment accepter et respecter un gars sorti de nulle part, aussi mal élu, arrogant, suffisant, hors-sol, inexpérimenté et supposé incarner l'autorité suprême ? Comment respecter une autorité dont on a du mal à croire qu'il puisse ramener l'ordre (sans parler du reste) ? Too much, trop difficile. Impossible. Et comment respecter ses sous-fifres dès lors que l'on ne respecte pas celui qui les a nommé.  Là aussi, impossible. Le premier pilier de mes convictions s'effritait. 

Les gilets jaunes auraient du m'énerver. Qu'ont-ils apporté depuis qu'ils se sont mis en branle ? Des perturbations à tous les niveaux de notre vie quotidienne, des violences, des destructions, une occupation médiatique quasi permanente; des perturbations qui feraient passer celles des grèves dures d'Air France ou des cheminots pour des chicailleries de cours d'école. L'ordre ne règne plus les samedis, l'ordre ne régnera pas samedi prochain. Et pourtant, je n'arrive pas à leur en vouloir puisque je les comprends ( les gilets jaunes, pas les casseurs) et que faute de participer, je les soutiens totalement. Et parce que j'ai vu la totalité de la scène en vidéo, je n'arrive pas à en vouloir vraiment à Christophe Dettinger.  Me voici soutenir "la chienlit". Le deuxième pilier de mes convictions, lui aussi, s'effrite.

Soutenir les forces de l'ordre, la police et la gendarmerie, cela devrait être. Mais là aussi l'effort est difficile. Comment les soutenir lorsque l'on constate, de visu, de quelle manière elles répriment le mouvement des gilets jaunes. Depuis quand n'avions nous pas vu lors d'un mouvement social une si sévère répression, autant de morts (12), autant de blessés et autant d'arrestations pour la plupart arbitraires ? Vous me direz, ils ne font qu'obéir aux ordres, certes, mais quelque autorité aurait ordonné expressément de viser à la tête ? Non, aucune. Réprimer ferme, certes, mais je n'ose pas croire que la chaîne de commandement ait pu ordonner de tirer au flashball, en tir tendu, délibérément, dans la tronche des gars d'en face. Je ne veux pas croire que les autorités ait pu permettre que les goldoraks de la police se déchaînent, sans ménagement, à coup de tonfas, de coups de poing,  de grenades de désencerclement et de gaz lacrymo sur des milliers de manifestants pour la plupart pacifiques (et non pacifistes comme on l'entend si souvent ces jours-ci). Les forces de l'ordre que je vois à l'oeuvre dans cette histoire de gilets jaunes ne me plaisent pas,  ce ne sont pas les forces républicaines que je chéris d'habitude, ce n'est pas la police que j'aime. Le troisième pilier, à son tour se lézarde.

Avouez que tout cela à de quoi tournebouler. Dans ma tête, c'est le grand chamboule tout.

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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 8 janvier 2019

Ils veulent se venger !

Une autre vision du mouvement des Gilets Jaunes qui n'est pas pour me déplaire...



Par Ulysse Lorn, sous le titre : "Gilets Jaunes: Tisiphone Edition"

" Ce qui se produit est fascinant, non parce que c'est complexe, mais parce que c'est terriblement simple. Après 40 années passées à tenter par tous les moyens de dissoudre le peuple français en le soumettant à des superstructures technocratiques impersonnelles seulement indexées à de vils intérêts financiers, à organiser sa submersion par le tiers-monde islamisé en une sorte de rite expiatoire à échelle continentale, à avoir systématiquement favorisé les facteurs objectifs précipitant son abrutissement, son abêtissement, sa dévirilisation, à avoir par tous les moyens tenté de lui faire intérioriser le caractère souhaitable et-ou inéluctable de sa propre disparition, à lui avoir fabriqué un terrifiant Surmoi d'esclave en forme d'équation (-se défendre = mal = fascisme = nazisme = poubelles de l'Histoire = vous avez de la chance d'être en vie = fermez-la-) voici donc qu'en deux mois, ce qui demeure du peuple français aura eu démontré son caractère infracassable, irréductible, insubmersible. C'est fascinant, parce que c'est simple, que c'est laid, et que c'est inexorable. Ils avaient prévu l'habile combine du putschiste éduqué, les tours spéculatifs du conspirateur, les magouilles paramilitaires de l'Identitaire, ils avaient fabriqué l'épouvantail populiste en forme de parti à flamme tricolore... Mais voilà, ils n'avaient pas prévu la vaillance du Smicard. Ni son insurrection hebdomadaire en forme d'exutoire, lorsqu'il ne peut pas aller faire ses courses au Super-Casino. 

On touche à l'os désormais. 

On touche à une forme de présence qu'on ne peut pas conditionner. Ni intimider, ni manipuler, ni ignorer. La techno-oligarchie inhumaine fait face à une forme de présence minimale, misérable, humaine elle, dans son désespoir, qu'elle ne pourra que TUER. Exterminer purement et simplement si elle veut s'en débarrasser. Mais cela s'effectuera alors au risque d'agréger dans une même haine tous les groupes insurrectionnels et de précipiter une Révolution ou une sécession. Les Gilets Jaunes ne sont ni essoufflés, ni radicalisés. De facto minoritaires, ils sont la racine du peuple autochtone historique qui ne veut pas être arrachée, et ils ont le second souffle que donne seulement la fureur de vivre. Ils sont le peuple français compris dans sa forme immanente la plus pure, non civilisée, inculte, non calculatrice, et donc non manipulable.

Facteur aggravant pour ce gouvernement d'autistes et de novhommes à processeurs intégrés : les Gilets Jaunes ont pris goût à la violence. Et cela, les conseillers de Trogneux-Premier feraient bien d'y penser. Semaine après semaine, les manifestants ont intériorisé l'idée que la violence était nécessaire et ils ont pu jouir de succès non négligeables. C'est absolument décisif : une part importante d'entre eux aime ce qui advient - aime le danger, aime la confrontation, l'adrénaline, le frisson de la fin de semaine, comme des gosses trop longtemps privés d'attention et d'amour et qui, dans le déploiement de la colère injuste, trouvent le remède à la frustration et à l'aigreur d'avoir été méprisés. Et cela, à mon sens, compagnons, est un paramètre capital qu'apparemment personne n'aperçoit : en cherchant une demi-mesure occidentaliste minable, c'est-à-dire en faisant comme s'il laissait faire les manifestations (et se contentait d'en contenir les éventuels débordements), ce gouvernement a favorisé la croissance d'une joie tapageuse et d'un plaisir subjectif à défier son ordre. Incapable d'admettre qu'il aurait dû s'incliner immédiatement en authentifiant une crise de régime, et en mettant en place une alternative à la mascarade de la représentation post-démocratique, il a endurci ses adversaires. Mais surtout, il leur a donné ce gain d'autant inestimable qu'ils ne l'attendaient sans doute pas : la joie d'éprouver qu'un homme libre peut tout abandonner et mettre sa vie en péril s'il pense que c'est l'instant propice et que sa survie l'exige. La HAINE ne faiblira pas, parce qu'au fond, (ainsi qu'en toutes les occurrences où elle advient comme la passion brûlante qui annonce le retour du refoulé), elle fait du BIEN. La digue a cédé. Les chantages moraux ne fonctionnent plus. Les intimidations juridiques ou racailleuses s'écrasent contre l'esprit borné de celui qui n'a plus rien à perdre. Et qui, à tout prendre, préfère flamber que flancher, attaquer à mains nues un CRS casqué, tout foutre en l'air, quitte à s'enterrer.

Ces gens, ce peuple auquel j'appartiens, n'ont rien de radicaux. De factieux, de fascistes, ou autres balivernes béchamelliennes.

Il est complètement imbécile de vouloir théoriser ou intellectualiser le mouvement de la Bile Jaune en sériant ses demandes, ses représentations, ses attentes, ses désirs, ses exigences... On entend un peu partout que les Gilets Jaunes aspireraient à plus de justice sociale, d'équité, de pouvoir d'achat etc. Tout cela est exact, mais n'est pas vrai. Ces gens ne veulent pas débattre, entamer un dialogue, ou entretenir des conversations sur la hiérarchie axiologique des modes de distribution de la richesse. On ne débat pas avec Gros-Jean-Louis, et on ne partage pas des vues métaphysiques avec Nadine-Legging. Non, mon compagnon d'Odyssée : ils s'en branlent de l'ISF, ou bien de savoir s'il faut augmenter ou diminuer la CSG, si le mariage homosexuel est une bonne chose qui authentifie l'assomption des droits de l'homme, ou bien une abomination qui en accuse l'imposture...

Ces gens veulent tout autre chose que la Justice bien comprise...

Quelque chose de beaucoup plus simple.

Ils savent que rien du mal qui leur a été infligé pendant des décennies et que j'évoquais au début du texte ne sera soulagé. Qu'aucune des épreuves que leurs familles ont traversées -la haine raciale des immigrés qu'on leur a imposée chez eux en leur demandant de la fêter, les vexations gouvernementales, les coups de poignards fiscaux- ils savent bien que JAMAIS ils n'obtiendront réparation pour tout cela, que JAMAIS les institutions qui ont causé sciemment leur perte pourraient comme par magie vouloir décidément leur bien... Ces gens ne veulent pas la Justice, au sens où celle-ci ne peut s'établir que moyennant la reconnaissance et l'obéissance à un ordre institutionnel posé comme légitime. 
Ils savent bien que celui qui vous a passé à tabac ne risque pas de vous dédommager et de demander pardon.
Ces gens ne veulent pas la Justice.

Ils veulent se VENGER.

_____________


C'est l'animal maltraité qui détruit le salon.
Le chien dénutri qui mord la main qui va pour le caresser.
Le clébard qu'on n'a pas sorti qui défèque sur le lit.
Les Gilets Jaunes sont un esprit vengeur - un égrégore sorti tout droit des inter-mondes entre banlieue et campagne que personne ne visitait plus. On lui propose un grand débat, il annonce le grand débarras. On lui annonce qu'on va taper plus fort, il répond d'accord, à la semaine prochaine.
C'est extrêmement dangereux, et comme tout ce qui implique le spectre du péril, potentiellement salutaire.
Entre celui qui lutte pour maintenir son existence, et celui qui lutte pour se venger de la destruction de la sienne, je ne crois pas, toutefois, qu'il y ait le moindre doute -à long terme- sur l'issue du combat.
"



Ulysse Lorn
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

jeudi 6 décembre 2018

Gilets Jaunes: La France a peur !



Oulalala, la pression monte, la peur s'installe, la panique semble gagner tous les étages du pouvoir et une partie de la population: La France a peur, comme disait l'autre. 

Le Gilet Jaune est en passe de devenir l'ennemi public numéro 1. 

Ils vont monter, encore, à Paris ce samedi et ça va casser, ça va swinguer, ça va chauffer, il va y avoir du sang et des larmes ! Appels aux meurtres proférés, nous dit-on. Menaces de morts sur des élus, nous dit-on aussi. L'Elysée menacé, le parlement menacé, les Champs menacés... Ça a été trop loin le 1er décembre, faut pas que ça recommence. La Nation est en danger, la démocratie en péril, la République menacée. Faut-il sortir dans les rues de Paris les blindés de la Gendarmerie ? Le probabilité qu'il y ait maintenant des morts n'est plus négligeable. Insurrection.

Le Gilet Jaune se radicalise, attention !

Diminution de l'activité commerciale: la TVA ne rentre plus dans les caisses de l'Etat. Les petits commerçants sont menacés de faillite. La grande distribution souffre. Tout cela n'est pas bon pour le tourisme et pour l'image de la France dans le monde. Le Français lambda a du mal à faire ses courses de Noël; Noël sera-t-il gâché ? On leur a donné ce qu'ils voulaient après tout, pourquoi continuent-ils à mettre le bronx ?

Le Gilet Jaune est irresponsable !

Les lycéens commencent à sécher les cours à sortir dans la rue (veuillez, là, avoir une pensée émue pour les parents qui verront leur enfants revenir blessés à la maison), voilà qui est inquiétant.  Les routiers vont se mettre en grève, les infirmiers et les ambulanciers aussi; ce qui est tout aussi inquiétant. Les Gilets Jaunes moteur d'une convergence des luttes; pas bon ça, pas bon. La violence n'a jamais rien solutionné. Il ne faudrait pas que la racaille des quartiers converge (comme si ce n'était pas déjà le cas)...

Le Gilet Jaune est dangereux pour le pays !

Oui, j'en ai entendu des trucs depuis deux jours. tout n'est pas faux bien sûr et oui, le risque est réel que tout cela parte méchamment en vrille. Fallait voter pour Macron car, nous disait-il, si la populace votait Marine, ce serait le chaos. Oui, et bien il a été élu, mal, très mal élu, et nous sommes possiblement au bord du chaos. Et le chaos, ça fait terriblement peur car quand il y a chaos, il n'y a plus rien, c'est l'anarchie, la chienlit se régale et cette France qui aime l'ordre, l'autorité et accessoirement les valeurs de la République rabâchées ad nauseam n'aime pas quand c'est le bordel, elle perd ses repères, elle craint pour elle et pour le pays. Le bourgeois tremble à l'idée de voir sa Merco incendiée ou sa Porsche retournée, il a peur pour ses actions en bourse et plus largement il craint que son environnement cossu ne soit défiguré. Le cadre sup craint pour l'activité de son entreprise, donc pour son emploi. Le retraité "vieille France" s'interroge: comment cela va-t-il finir ? Et le lambda qui n'est pas Gilet Jaune et qui ne les soutient pas s'inquiète lui aussi.

La France a peur du Gilet Jaune ! Et si elle n'a pas peur, elle ferait bien, vu le zèle que la sphère médiatico-politique met à discréditer le mouvement.

Alors nombreux sont ceux qui appellent au calme et à la concorde. Le Président himself, le Premier, les ministres, les députés marcheurs mais pas que, certains journalistes, ma voisine et mon boulanger demandent que le bordel cesse, que la paix revienne, en finir avec la violence, que tout rentre dans l'ordre, que les choses s'apaisent et que les affaires reprennent. Cool, les mecs, pas bon le chaos.

Parce que je suis de cette France qui aime l'ordre, l'autorité et la sécurité pour tous, j'aurai tendance à me joindre à cet appel au calme sauf que... sauf qu'il m'a été donné une fois de voir une cocotte-minute exploser et c'est exactement ce à quoi j'ai l'impression d'assister. Le métal dont elle est faite commence à se dilater, imperceptiblement au début puis de manière de plus en plus violente, le cadre et l'arceau se mettent à vibrer et ne parviennent plus à contenir le tumulte intérieur et puis d'un coup, le contenu prend le contrôle du contenant, c'est l'explosion, y a tout qui pète dans une assourdissante déflagration. Boum ! Fallait éteindre le feu avant et s'assurer que la soupape était la bonne...

Et c'est exactement ce que notre classe politique n'a pas fait depuis des années. Elle n'a pas éteint le feu, pire elle a joué les pompiers pyromanes: sur-imposition fiscale des classes moyennes, endettement du pays, surendettement des ménages, crédits faciles, chômage, précarité, pauvreté, législation étouffante, salaire minimum insuffisant, fin de mois de plus en plus tôt, déclassement, mépris, délocalisation, mondialisation, immigration, etc... jusqu'à, pour nombre de Français, en perdre sa dignité. Des Français corvéables à merci et si facilement manipulables.

Les Gilets Jaunes, les vrais, le pouvoir les a ignoré depuis trop longtemps, ils se font aujourd'hui entendre.

Alors oui, je redoute ce samedi à venir et les violences inévitables et je sais que ces appels au calme resteront pour l'instant lettre morte mais comment ne pas comprendre le Gilet Jaune ? Ne pas le comprendre, ne pas prendre plus au sérieux le profond malaise dans lequel le pays évolue depuis si longtemps, c'est le mépriser plus encore.

Parce que j'ai la chance de ne pas avoir à me plaindre, je ne suis pas Gilet Jaune, je les soutiens, mieux, je les comprends parfaitement.


D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 1 mai 2018

D'un premier mai à l'autre...

1er mai 2012: 200 000 personnes au Trocadéro, zéro dégât.

 

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1er mai 2018: La gauche et l'extrême-gauche défilent à Paris, 15 000 manifestants dont 1 200 Black Blocs qui cassent tout en totale impunité; c'est le bordel !

 

 

 


Pour Jean-Luc Mélenchon, un seul responsable à ce grand souk: L'extrême-droite !
Gérard Collomb... condamne "avec fermeté ces actes inqualifiables" et "tout est mis en oeuvre pour éviter les débordements".


Anne Hidalgo exprime "Toute sa solidarité aux commerçants et riverains touchés ainsi qu'aux manifestants qui défilaient dans le calme pour le 1er-Mai"

Edouard Philippe doit être aux abonnés absents, on ne l'a pas encore entendu... dire une connerie.

Le Préfet de police ne sera pas démissionné. Seuls 1 500 policiers avaient été mobilisés pour circonscrire "ces incidents d'une extrême violence".

A Nice et Cannes, le FN célèbre à sa façon le 1er mai: aucun incident relevé, zéro dégât.

Et en même temps, Jupiter se la coule douce et dîne en Australie au grand opéra de Sydney.

Quant aux contribuables, comme d'habitude, ils paieront les dégâts...

Joyeux 1er mai à toutes z'é tous, même en Macronie !


D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 23 janvier 2018

Violence à gauche, bisous à droite. Devinez qui gagne ?



Dimanche avait lieu à Paris La Marche pour la Vie; une marche qui s'effectue depuis une douzaine d'années. Les marcheurs manifestent ainsi, pacifiquement, contre, et pour faire simple, la PMA, la GPA, la banalisation de l'avortement et toutes les dérives progressistes en matière de mœurs. En grande majorité, la population de cette manifestation est de droite (toutes tendances), catholique (tradi ou pas) et familiale; une population calme, tranquille, voire docile.. Selon les organisateurs, la manifestation de dimanche a rassemblé 40 000 participants sans que le moindre incident n'ait été signalé.

Pour aller à cette manif, un car avait été affrété par l'Association Familiale Catholique. Après plusieurs arrêts, le car, à 07h45, procède à Rennes à un dernier arrêt pour ramasser les derniers participants du coin avant de partir pour Paris, C'est à ce moment qu'une cinquantaine d'encagoulés l'encercle et l'immobilise, un fumigène est jeté à l'intérieur brûlant les vêtements de deux personnes ainsi qu'un siège. On imagine la panique à l'intérieur parmi les passagers âgés de 15 à 75 ans... Il faudra plus de trois heures pour que le bus puisse reprendre sa route.

Voilà ce que cela donne avec plusieurs titres de journaux:

Marche pour la vie : cinquante manifestants cagoulés attaquent un car pour Valeurs Actuelles,
Marche pour la vie. Le car pris en embuscade à Rennes pour Le Télégramme,
Rennes. Une manifestation pour empêcher le départ des anti-IVG pour Ouest-France.

A ma connaissance aucune chaîne de télévision n'en a parlé.


L'identité des agresseurs? Vu qu'on est à Rennes, pas difficile de la cerner: antifas, gauchiasses et autres bouffeurs de curé. Certains témoignages parlent de la présence de féministes et de militants LGBT.

Suite à cet incident, ma copine Boutfil, avec sa verve habituelle, m'a laissé le commentaire suivant sur le précédent billet: " C'est de pire en pire, on croyait qu'on était au fond avec hollande, ben non, ils creusent encore ces cons ! tous les jours on apprends des trucs qui fatiguent, tiens, par exemple, le bus attaqué à Rennes avec des gens âgés, des gosses, ils se rendaient à la manif pour la vie, ils n'avaient pas le droit, attaqués par une bande de tarés, comme une vulgaire diligence des temps anciens , les flics n'ont rien fait pendant 3 heures, elle est pas belle la démocratie et le droit d'aller manifester ? je suis dégoûtée de ce pays de merde ! "

Et oui, ma chère Boutfil, ces tarés, ces antifas qu'on appellerait fachos s'ils étaient de droite, ces enculés, n'ayons pas peur des mots, ont attaqués ce car. Ils ont utilisé des moyens dont ils ont l'habitude: la force, la violence, l'agression, l'attaque, les fumigènes, les cagoules qui font peur et parfois même les pavés, les boulons, les battes de base-ball. Oui, des moyens qu'ils utilisent pour essayer de faire triompher leur idéologie, pour faire taire leurs adversaires, pour emmerder et terroriser les gens qui ne pensent pas comme eux. Les mêmes moyens que ceux employés à NDDL, à Sivens, pendant les manifs contre la loi Travail et plus généralement dès qu'ils ne sont pas d'accord avec quelque chose.

Et à NDDL, ils ont gagné. A Sivens aussi. Et bien souvent, ils gagnent face aux forces de l'ordre parce la chaîne de commandement a une trouille bleue qu'il y ait mort d'homme !

Alors, sans les excuser, sans nullement les défendre, bien au contraire, ces enfoirés n'ont peur de rien et utilisent tous les moyens à leur disposition pour défendre ce à quoi ils croient, souvent avec la complicité active ou passive d'une partie de nos élus de gauche, des écologistes (tous les leaders écolos sans exception ont manifesté à NDDL) et de quelques officines plus discrètes (Sorros, etc...). Et force est de constater que bien souvent, ça marche pour eux ! Et ce depuis des années.

Nous, à droite, nous sommes des agneaux, des bisounours bien sages, pas violents pour un sou. On nous demande parfois de manifester, alors on y va en mocassins ou en Loden, on chante, on amène les enfants, les poussettes et quand on nous dit, c'est fini, on rentre bien sagement à la maison en attendant la prochaine, si tant est qu'il y en ait une. Les gens de droite des temps modernes ne font pas le coup de force, ils sont légalistes, respectueux de l'ordre public et ont horreur de détruire ce que leurs impôts payent. Je soupçonne même la plus grande partie d'entre eux d'être un brin couards.

Souviens-toi, aux manifs contre le mariage zinzin, des centaines de milliers de personnes, plusieurs fois, ont défilé, sagement, à Paris et partout en France. Quelques incidents certes et un pouvoir, alors de gauche, qui n'a pas lésiné sur la présence policière pour encadrer le barnum. Nous étions plus de cinq cent mille lors de la plus grande manif, les organisateurs nous ont intimé de reculer, nous avons reculé; je m'en souviens, nous étions du côté de la porte Maillot. A la manif suivante, rappelle-toi, nous étions en bas des Champs, des dizaines de milliers de manifestants face à 2 petites rangées de CRS, à moins d'un kilomètre de l'Elysée. Certains d'entre nous  gueulaient: " allons prendre l'apéro à l'Elysée ". Il a suffit de quelques jets de lacrymos pour nous faire reculer. Pas un participant n'a été blessé, pas un flic n'a été secoué et on est rentré sagement.

C'est tout nous, ça. On défendait un truc qui importait à nos yeux, un truc fondamental et on s'est couché sans même qu'on nous mette de coups de fouets. Et ça, le pouvoir l'avait bien compris et tous les pouvoirs depuis au moins 30 ans l'ont bien compris: le peuple de droite dans sa très grande majorité n'est pas dangereux. Il  est docile. Et voilà comment la gauche a passé tout ce qu'elle voulait. Et voilà comment Macron (et suivants) fera très certainement passer la PMA, l'euthanasie, la GPA, la dépénalisation du cannabis, etc... Je l'avais déjà écrit sur ce blog il y a 3 ou 4 ans, si la gauche repasse en 2017 - et pour ce qui est des questions progressistes, Macron et sa clique sont " de gauche " - la PMA puis la GPA seront légalisés, le cannabis dépénalisé; c'est entrain de se faire.

Alors loin de moi de vouloir justifier ou excuser l'emploi de la force, la violence, l'agression de nos adversaires, j’observe et je constate seulement. La gauche a ses armées violentes ( syndicalistes, antifas, black blocs, altermondialistes,...), la droite, à part quelques dizaines d'individus que parfois nous qualifions nous mêmes de " fachos ", n'a que des agneaux respectueux des lois et règlements. Comment s'étonner dès lors que nous perdions quasiment tous nos "combats " ?

Doit-on recourir aux mêmes moyens pour faire gagner nos idées ? Je ne sais pas, je dis juste qu'il faudra peut-être bien qu'un jour nous - ou nos jeunes - cessions de nous comporter comme des bisounours. Je sais, je rêve...

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mardi 10 octobre 2017

Tout le monde veut plus et si possible... travailler moins

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Aujourd'hui, c'est la grève des fonctios. Ils sont plus de 5 millions à être appelés, par des syndicats qui ne représentent plus grand monde, à manifester contre une loi qui, grosso merdo, ne les concerne pas. 

Ils vont réclamer plus de pouvoir d'achat, comme les infirmières, les routiers, les retraités, les agriculteurs, les intermittents, les postiers, les artisans, les boulangers, les lycéens (si, si, certains font grève aujourd'hui,  les danseurs de tango et les joueurs de pipeau. Fonctios ou pas fonctios, tout le monde veut plus et si possible... travailler moins.

Ce pays est aussi fantastique que déconnant. Nous sommes perclus de dettes, dans une situation économique à la limite du catastrophique, une industrie qui part en quenouille, un Etat aussi omnipotent qu'impuissant à nous sortir de la mouise et c'est quoi qu'on a ? Des centaines de milliers de gens qui en appelleront à ce même Etat pour gagner trois fifrelins de plus.  Des grèves en veux-tu, en voilà, des manifestations constamment, des gens jamais contents, toujours à se plaindre et à vouloir plus; comme si on ne pouvait pas, des fois, parfois, se satisfaire de ce que l'on a. 

Oh, je sais bien, vous me direz que certains gagnent des queues de cerises, d'autres à peine le smic après 25 ans de dur labeur, que d'autres n'ont pas été augmentés depuis des lustres, je sais tout cela et je comprends, je peux comprendre. J'en ai juste un peu marre de voir et d'entendre chacun défendre son pré carré, son bout de gras, sa corpo, sa branche, sa convention collective, son portefeuille et ses avantages acquis. Ce n'est certainement pas comme cela que le pays s'en sortira. 

L'effort et l'intérêt collectifs, des valeurs désuètes ? Sans importance ? Largement dépassées par l'individualisme et le corporatisme ? La valeur travail, un truc obsolète qui n'appartiendrait plus qu'au Medef ? Possible, certain, même. Tout pour ma gueule, rien pour les autres ! C'est comme cela que ça fonctionne aujourd'hui.

" Ne te demande pas ce que le pays peut faire pour toi, demande toi plutôt ce que tu peux faire pour ton pays ": Mouarf, qu'est-ce qu'il pouvait être con celui qui a dit ça ! Encore un qui gagnait plus que moi ! C'est exactement ça. Le chacun pour soi. Ainsi va le monde et notre pays.

Les seuls qu'on ne verra pas manifester aujourd'hui, les seuls qu'on entend jamais, que l'on ne voit pas descendre dans la rue et dont les syndicats, mais pas qu'eux, n'ont finalement cure, ce sont les chômeurs, les précaires et les pauvres; normal, eux, ils n'ont, dans leur grande majorité, même pas les moyens d'aller battre le pavé. Et quand bien même ils les auraient qu'ils ont d'autres chats à fouetter.


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jeudi 23 juin 2016

Manifestations: Qui paye ? Qui dédommage ? Quels coûts ?


Combien de manifs depuis le début de ce quinquennat ? Combien de manifs contre la loi travail ? 15, 20, 40, peut-être plus, à Paris et sur tout le territoire ? La comptabilité doit pourtant être tenue par quelqu'un je suppose. Et pourtant, à ma connaissance, aucune information ne circule sur les coûts engendrés par cette fronde contre un projet de loi vidé aujourd'hui de toute sa substance initiale...

Qui paye ? Qui prend à sa charge les frais occasionnés ? Peut-on croire que cela ne coûte rien au contribuable ? Parce que tout de même:

- les forces de l'ordre mobilisées comme jamais, les heures supplémentaires induites, les récupérations, les arrêts maladies. Rien que pour la manif d'aujourd'hui à Paris: 2 100 policiers et gendarmes mobilisés.

- les moyens engagées par les forces de l'ordre ( fumigènes, lacrymo, grenades,...)

- les installations et désinstallations de barrières,

- le nettoyage des rues après les manifs,

- les réparations du mobilier urbain détruits ou sa remise en état après démontage fait par précaution comme aujourd'hui à Paris,

- les réparations des devantures de magasins, de banques,

- les pertes de chiffre d'affaire pour les commerces vandalisés ou fermés par précaution, commerçants qui verront sans doute leur prime d'assurance augmenter,

- les frais de santé pour les centaines de blessés ou pour les usagers des transports en commun éreintés par ces succession de jours de grève,

- la perte d'attractivité touristique, en particulier pour Paris,

- la perte d'attractivité économique: Quel investisseur étranger irait s'installer dans un pays aussi bordélique que le notre en ce moment ?

- le nombre de jours de travail perdus,

- les frais d'interpellations et de justice: plus de 1 200 interpellations en trois mois !

200 000 euros de dégâts à l’hôpital Necker. La SNCF qui annonce que les grèves de ces deux derniers mois lui ont coûté 300 millions d'euros !

Oui tout cela, sans compter ce que j'ai pu oublier, a un coût. 

Qui s'en soucie ? Qui paye ? Qui dédommage ? Pas les syndicats apparemment... le contribuable donc et tous  ceux qui subissent. Et que Président ne vienne pas nous dire que c'est pas cher, c'est l'Etat qui paie, il pourrait bien me venir l'envie de lui mettre une soufflée, tout cela nous coûte, vous coûte, me coûte une fortune, une véritable fortune, une inestimable fortune sacrifiée sur l'autel du sacro-saint droit à manifester.

La démocratie a un coût, a-t-on coutume de dire, certes, mais il serait peut-être bien temps, là aussi, de faire des économies.

Folie passagère 3212.
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mardi 21 juin 2016

Manifestations: Après les sommations, parole restera aux troupes !


Jeudi doit avoir lieu à Paris une énième manifestation contre la loi Travail, manifestation organisée par 7 syndicats, CGT en tête, manifestation dont on ne sait toujours pas à cette heure si elle sera autorisée, itinérante, statique ou interdite. Doit-on s'inquiéter de son éventuelle tenue... comme autrefois à la veille des grandes manifestations du 1er mai 1906... comme le relatait le quotidien L'Echo de Paris ?



" Sera-ce une journée rouge ? Les chefs de la Confédération joueront-ils leur va-tout ? N’est-il pas préférable de prévenir l’émeute plutôt que d’avoir à la réprimer ? Quelle que soit l’intensité du mouvement révolutionnaire, l’ordre sera maintenu à Paris. Mais cet ordre aurait-il jamais dû être à ce point menacé ? La question, à la veille des élections, devra être posée à ceux qui, depuis dix ans, ont laissé faire – quand ils ne les ont pas encouragés – les partis révolutionnaires. On a permis à des syndicats de se constituer comme un Etat dans l’Etat, d’organiser la révolte. 

Nous nous trouvons en présence d’une agitation de groupements ou de syndicats ouvriers, appuyés et encouragés par la Confédération du Travail, qui ne se sont nullement organisés en vue de ce qu’ils méditent. Et que méditent-ils ? Primitivement, c’était l’obtention de la journée de huit heures par un chômage de toutes les corporations ouvrières. Depuis deux ans, une pancarte de toile, dont M. Lépine [Préfet de police de Paris], entre parenthèses, malgré tous ses efforts, n’a pu obtenir l’enlèvement de la façade de la Bourse du Travail où elle est exposée aux yeux de tous, annonce qu’à partir du 1er mai 1906 les ouvriers ne travailleront que huit heures par jour. M. Lépine connaît les points stratégiques de Paris qu’il faut occuper pour rendre impossible tout mouvement insurrectionnel : sur une centaine de points, d’accord avec l’autorité militaire qui va disposer, en dehors de la garnison ordinaire, de 20 000 soldats, dont 5000 cavaliers pris dans les corps d’armée environnant Paris, nous répartirons une force de police et de sécurité de 36 000 hommes, tout compris. […] Vous supposez bien que si nous laissons dans la rue 500 manifestants déambulant au chant de L’Internationale, ce groupe sera bientôt grossi et fera la boule de neige, au point de former 1000, 2000, 10,000, 50,000… Ça, non. Ce pourrait être l’émeute, et nous devrions nous résigner à faire donner l’artillerie. Eh bien ! On n’en arrivera pas là. Les manifestants, les chômeurs ne circuleront, à aucun prix, en dehors du rayon que nous leur assignons.

On annonçait dans la soirée que des arrestations seraient opérées. Le gouvernement aurait décidé de faire appréhender plusieurs des meneurs de la Confédération. Pour faire la balance, on arrêterait en même temps quelques bonapartistes et royalistes. […] Pour ce qui est des mesures générales qui seront prises pour maintenir l’ordre le 1er mai, la préfecture fait seulement savoir qu’aucun attroupement ne sera toléré et que toute manifestation bruyante sera immédiatement et vigoureusement réprimée. Une centaine de points, dans la capitale, seront occupés militairement et constamment reliés entre eux par des patrouilles.

Le préfet de police, qui a jusqu’ici dirigé l’organisation du service d’ordre, est décidé à ne pas laisser les manifestants se répandre dans Paris. Il a réuni hier les commissaires de police de Paris et de la banlieue et leur a ordonné de ne tolérer aujourd’hui ni cortèges, ni rassemblements sur la voie publique. Si, malgré tout, des groupes se forment, les commissaires feront les sommations, puis la parole restera aux troupes "

L'Echo de Paris des 27, 29 avril et 1er mai 1906

Quelques jours plus tôt, le 19 mars 1906, on pouvait lire dans le journal L'Ouvrier Syndiqué:

" Les dirigeants rêvent de répression et de régime despotique ! Mais, ne nous y trompons pas, le motif invoqué cache des raisons plus profondes. Ce que visent les dirigeants, c’est frapper au cœur l’organisation syndicale, dont ils redoutent la puissance grandissante et l’action revendicatrice ; ce qu’ils veulent, c’est persécuter les militants syndicalistes, espérant ainsi enrayer le mouvement du Premier Mai 1906. Ces manœuvres scélérates n’aboutiront pas ! L’organisation syndicale et confédérale a des racines profondes et vivaces.Travailleurs, le comité confédéral, dans sa réunion du vendredi 23 février, a décidé d’en appeler à l’opinion publique contre l’arbitraire républicain qui s’appesantit sur les militants des organisations syndicales ".

Quelques heures avant la manifestation le secrétaire général et le trésorier de la CGT sont arrêtés à titre préventif.

" L’arrestation du secrétaire général de la Confédération du Travail a jeté la stupeur dans le monde ouvrier. Fassent les événements qu’elle ne soit pas le prélude de provocations pires, de mesures plus insanes et que le gouvernement s’arrête dans la voie sans issue où il nous paraît s’être étourdiment engagé ".

L'Humanité du 1er mai 1906

" Quelle n’est point notre surprise d’apprendre qu’à midi, il y a déjà plus de cent cinquante arrestations. Cette anomalie s’explique en partie par ce fait que les mouchards qui pullulaient aux alentours de la Bourse du Travail se sont divertis à se signaler parmi les passants les bonnes têtes que l’ont peut coffrer sans risques. Les arrestations étaient un véritable jeu. Et ceux qui avaient l’audace de rouspéter étaient menés rudement dans le poste de la caserne de la rue du Château-d’Eau et passés à tabac, avant d’être, après un bref interrogatoire, mis dehors ou jetés dans les paniers à salade . Il était nécessaire aussi de prouver aux gogos de Paris que M. Clemenceau et son collègue de la Guerre avaient eu raison de bonder la ville de troupes. C’est pourquoi, à diverses reprises, on a vu un bataillon du 19e infanterie et un autre du 2e s’en aller vers des émeutiers imaginaires" .

Si imaginaires que la police chargera et fera 850 arrestations...

" C’est miracle que ces actes d’inutile et sauvage brutalité, ajoutés à bien d’autres, n’aient pas surexcité la foule et déterminé des bagarres. Ainsi, le soir, les charges ont continué jusqu’à sept heures et demie faubourg du Temple, rue Fontaine-au-Roi, rue de la Folie-Méricourt et quai Valmy. La foule des manifestants se reformait bientôt après. À plusieurs reprises, les sommations ont été faites et la troupe s’élançait alors et chargeait à l’arme blanche. La police fait 860 arrestations. Il n’y a pas de mort parmi les manifestants, mais un très grand nombre de blessés, bien plus que les 60 annoncés par la police ".

L'Humanité du 2 mai 1906 avec en titre " La police maîtresse de Paris "


Je suis très impatient de voir ce qui se passera Jeudi.  Président, le sinistre Cazeneuve et l'hystérique de Matignon iront-ils jusqu'au bout de leur menace d'interdiction de la manifestation si les organisations syndicales refusent d'accepter le principe du rassemblement statique ? Nous savons à cette heure qu'ils l'ont refusé. Les syndicats braveront-ils une nouvelle fois l'autorité de l'Etat. Celui-ci acceptera-t-il d'être à nouveau bafoué ? Y a-t-il des négociations secrètes entre les syndicats et le gouvernement afin de calmer, d'ici jeudi, le jeu ? Les casseurs seront-ils à nouveau là alors que l'on nous a annoncé un renforcement de la présence policière. La police chargera-t-elle ou bien recevra-t-elle, encore, consigne de ne pas trop en faire ?

Ce 23 juin 2016 risque d'être chaud à Paris. Nous donnera-t-il un nouveau Malik Oussekine ? Parce que finalement, il me semble que seule cette odieuse extrémité pourrait, paradoxalement, mettre un terme au bordel ambiant... ou au contraire le décupler...

( NB: les extraits de ces articles de journaux ont été repérés sur Terrains de Luttes, un blog animé par des gens de la CGT, de Solidaires, de FSU, du NPA et du FDG, ils sont néanmoins consultables sur le site de la BNF: gallica.bnf.fr )

Folie passagère 3210.
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vendredi 13 mai 2016

C'était hier...

Ça, c'était hier à Paris:




Et ça, c'était hier à Cannes:


Folie passagère 3171.
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dimanche 1 mai 2016

1er mai: des débordements tant désirés...


J'ai pas mal écouté les infos depuis hier, en particulier Itélé et BFM. Ils n'arrêtent pas de nous parler de ce 1er mai, des défilés et autres manifestations traditionnelles et, en boucle, cette interrogation maintes fois répétée: Y aura-t-il des débordements ?  Les télés font venir des " experts " en mouvements sociaux, des flics, des étudiants, des syndicalistes: Alors les gars, c'est quoi qui va se passer ? Débordements ou pas débordements ? Le tout avec une telle insistance qu'on en vient à se poser la question: Les médias ne souhaiteraient-ils pas qu'aujourd'hui, encore, un peu partout en France, ça pète ?

Mettez-vous à leur place. Rien de plus ennuyeux que de devoir couvrir de paisibles manifestations durant lesquelles il ne se passerait strictement rien du tout. Ennuyeux, sans saveur, sans bruit et pas de fureur: Pas bon pour l'audimat, ça, pas bon!

Alors il est vrai que tous les éléments sont réunis pour qu'effectivement et à l'occasion de ces défilés, ça chauffe: chômage, une CGT qui doit montrer qu'elle est toujours vivante, la loi Travail, un gouvernement à la ramasse et qui a démontré à maintes reprises que la contestation y compris violente, ça paye, Nuit Debout, des antifas qui ne risquent finalement pas grand chose à caillasser les flics, des flics à qui on aimerait bien faire payer la perte d'un œil, un muguet tardif qui se vendra sans doute moins bien et plus cher, etc... Oui tout est réuni pour que la colère gronde et s'exprime.

Mais tout de même, est-il bien nécessaire que les médias en rajoutent ainsi. Et puis, encore une fois, mettez-vous à la place des casseurs et autres éléments incontrôlés, va bien falloir qu'ils passent à l'action puisque les médias l'annoncent, non ? Il ne faudrait tout de même pas que demain, l'on puisse titrer: Pas d'incident hier, racaille et extrémistes de gauche étaient à la pêche ou autour du poulet dominical, en famille.

Va peut-être bien falloir un jour se poser la question de la responsabilité des médias dans le bordel ambiant. Non ?

Enfin, pour ce que j'en dis... Et puis zut, que cela pète un bon coup, grave, hein, pas juste un œil poché, voilà qui nous permettra, comme l'autre rillette sarthoise, de dire: " Monsieur Cazeneuve,ça suffit ! "

Folie passagère 3160.
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vendredi 29 avril 2016

Pas de panique, Cazeneuve et Valls sont en colère...

Bon, hier, comme depuis quelques temps, le mix #NuitDebout et Loi Travail ont fait leur office: le bordel un petit peu partout. Des policiers blessés, certains grièvement, des voitures brûlées, des poubelles incendiées, la routine quoi ! J'imagine que la plupart d'entre vous avez visionné les images de ce qu'il est convenu d'appeler " des débordements " ou " des incidents en fin de manifestation ", etc... Mais avez-vous vu celle-ci ?:
Avouez que de voir l'image de la bêtise incarnée a quelque chose de fascinant, non ?

Alors ceci étant: L'étudiant attardé qui est à la tête de l'Unef a mollement condamné ces débordements même si, dit-il, la stratégie policière n'est sans doute pas pour rien dans ces incidents de parcours. Okay . Quant à lui, le Sinistre de l'Intérieur, il était colère et a regretté que certains, les fauteurs de troubles, ne soient pas en amour avec la République. Il a même demandé à la justice de punir sévèrement les casseurs. Okay.

Bon, mais une fois qu'on a dit ça ? hein ? On fait quoi ?

Et bien 3 ou 4 heures plus tard, ça recommençait de plus belle, la nuit fut agitée du coté de la République et de Stalingrad, les cocktails Molotov ont volé dans un sens et les bombes lacrymo dans l'autre.

Et ce matin ? Cazeneuve était à nouveau en colère et même l'hystérique de Matignon, actuellement sous le soleil de Nouméa, nous a expédié un coup de menton bien senti.: " Je condamne avec force... ", blablabla, on connaît la suite.

Euh...

Certains se demandent pourquoi, alors que nous sommes en état d'urgence, les manifestations sont autorisées ? Je ne sais pas trop sauf à imaginer, je sais, c'est impossible, que certains finalement y trouvent leur compte...

Doit-on interdire toutes les manifestations, quel qu’elles soient ? Et ce malgré nos sacro-saints principes (sévèrement écornés depuis quelques temps, je le reconnais) de liberté de manifester et d'expression ?

Je dirais oui, absolument. Merde, tout de même, quand même ! Ne sommes-nous pas en " état d'urgence ", soyons cohérents !

Je sais, je sais, la cohérence, toussa, venant de nos guignols... soupirs

Folie passagère 3158.
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samedi 21 février 2015

Encore des manifestants non identifiés


Il faut donc considérer que nous avons face à nous en ce moment deux types d'ennemis intérieurs. Il y a les djihadistes, autrement appelés islamistes radicaux ou musulmans radicalisés et le FN les antifas, autrement appelés zadistes, extrémistes de gauche ou bien encore pseudo anarchistes de gauche. Les premiers sont unanimement condamnés et tous les moyens, nous dit-on, sont mis en place pour les contrer ( sauf à utiliser contre eux les mêmes moyens qu'eux emploient contre nous, normal, nous on est des gentils ), les autres, et bien, je ne sais pas trop... 

Intéressons-nous aujourd'hui aux seconds,  ceux que nous appellerons de façon générique les antifas.

Il y a quelques jours un cimetière est profané à Sarre-Union. Des centaines de tombes sont profanées et vandalisées. Aussitôt, et cela se comprend, la machine médiatique s'emballe. C'est pas possible des trucs comme ça. Président va faire un tour sur place pour faire souffler à nouveau l'esprit du 11 janvier, des fois que ce serait des muzz radicalisés qui aient fait le coup, un peu comme ceux qui défilaient à Barbès en juillet aux cris de " Morts aux Juifs ", à défaut des nazillons bien blonds aux yeux bleus. Un député socialiste, Philippe Bies, ira même soutenir que, dans la région de Sarre-Union, cet acte odieux est forcément lié à l'influence d'un Front National bien implanté localement.  Bref, on en fait des tonnes, on ne sait pas trop qui a agi, mais c'est forcément des antisémites, des islamo-fascistes ou des fascistes tout court. Les coupables, âgés de 15 à 17 ans, rejetons de fonctionnaires, profs ou proviseur, se dénoncent et passent aux aveux. Non seulement, ils ont agi par antisémitisme, les médias ne se seront pas privés de nous le faire savoir, mais en plus, pas de bol, ils, tout au moins le chef de la bande, se revendiquent antifas, t-shirts, slogans, et tatouages pour confirmer. Donc des extrêmes gauchistes. Ben merde alors, c'est pas c'qu'on croyait, des gauchistes antisémites. Sidération et... aussitôt silence médiatique. Circulez !

Et ne me dites pas qu'on ne sait pas qui on est à 17 ans, Cambadélis ou Plenel étaient d'extrême-gauche à 17 ans.


Partons maintenant pour Nantes et Toulouse. Aujourd'hui, y a manifs. Dans les deux villes, l'une située près de Notre Dame des Landes, l'autre pas loin de Sivens, les antifas manifestent, tenez-vous bien, contre: " les violences policières, sociales, économiques... Résistance ! " L'objectif pour les fouteurs de merde (dont certains ne semblent pas avoir 18 ans) étant de " rappeler qu’il y a un an, après la manifestation violente du 22 février 2014 contre l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, trois manifestants avaient perdu un œil. ", pour ceux de Toulouse " se souvenir de Rémi Fraisse " bien sûr. Comme à chaque fois, les manifs commencent dans le calme pour très vite dégénérer. On parle de 500 antifas à Toulouse, de 800 à Nantes. Ces manifestations n'avaient rien de spontané, elles étaient prévues, annoncées mais... non autorisées. La police est sur les lieux, les canons à eau sont de sortie à Nantes, les pavés et les boulons volent, ça castagne et ça casse à tout va, comme déjà plusieurs fois l'année passée.

Europe 1 nous dit: " une manifestation contre les violences policières dérape ". Le Figaro parle de " manifestation tendue à Nantes ". Ouest-France titre: " Manifestation sous surveillance, 500 policiers et CRS mobilisés ". Claire Chazal sur TF1, tout sourire, nous dit " qu'une manifestation est prévue pour rendre hommage aux victimes des violences policières " (rendre hommage...). Pour 20Minutes, il s'agit " Nouvelle manifestation contre les violences policières ". Le Monde: "Manifestations contre la répression policière : plusieurs interpellations à Nantes ". Pour Libération, je ne sais pas, ils doivent encore dormir à cette heure. Quant à la police nantaise, elle communique sur twitter: " Samedi AM à #Nantes, manifestation non-déclarée contre les violences policières: consignes de prudence au centre-ville."

Et bien vous le croirez ou pas, vous pouvez aller vérifier, j'ai lu tous les articles que j'ai mis en lien ci-dessus. Tous. J'ai même écouté intégralement Clare Chazal, c'est dire le sérieux de mon enquête. A aucun moment, nulle part, nos journalistes, qui de l'information impartiale et objective ont fait leur profession de foi, ne parlent de manifestants gauchistes, d'antifas ou d'anarchistes de gauche. Non, non, rien, en aucune façon, à l'heure où je vais publier ce billet, il n'est fait mention d'une quelconque appartenance politique de tous ces manifestants ni même qu'ils reçoivent implicitement ou explicitement le soutien de gens comme Melenchon, Besancenot, de Duflot et consorts. On se doute bien que ce ne sont pas des " fachos ", des jeunes d'extrême-droite, des représentants d'une frange nauséabonde de la droite, non, ça, je vous fiche mon billet, c'eut été écrit.  Il n'y a à Nantes et à Toulouse que des manifestants qui manifestent; peu importe qui ils sont, sans doute cela ne nous regarde-t-il pas, et ce qu'ils veulent vraiment. On sait juste qu'ils ont la rage contre les violences policières et donc qu'ils jettent des pierres sur les flics. A cette heure, malgré la présence de 500 policiers, seuls deux manifestants auraient été interpellés.

Finalement, après tout ce silence médiatique sur la nature véritable des dits-manifestant et cette curieuse non-information constatée, je ne m'étonne en fait qu'à moitié d'écrire en début de billet: " les autres, et bien, je ne sais pas trop... ". il y a des ennemis que l'on peut nommer, surtout quand cela arrange tout le monde et permet de faire perdurer l'esprit du 11 janvier et puis, il y en a d'autres, les mêmes qui, génération après génération, mettent régulièrement le bronx dans nos villes mais que l'on préfère désigner autrement que ce qu'ils sont vraiment: Des gauchistes, des antifas, des extrémistes de gauche, bref des gens de gauche qui, si ils ont voté en 2012, ont certainement voté pour l'actuel président de la République.

On dit souvent que pour combattre ses ennemis, pour les connaître, il faut pouvoir et vouloir les nommer, les définir et les identifier; il faut croire que ces manifestant ne sont pas des ennemis de l’ordre républicain et qu'en aucune façon ils ne mettent en danger les valeurs de la république.

Folie passagère 2669.
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lundi 27 janvier 2014

T'es qui toi, petit Français de base pour te plaindre ?

Passée la manif, revenons à des choses plus légères, voulez-vous. 


Comme celle de cette fameuse Courbe dont nous nous languissions de voir la forme qu'elle prendrait. Après tout, puisque notre Président, zizi rider pour les intimes, nous avait promis son inversion, nous étions en droit d'y croire: la parole présidentielle, tout de même, c'est quelque chose, non ? Quand il cause, c'est inscrit dans le marbre en principe: il nous l'a promis, ils y ont cru, ils sont couillons, encore. Encore et toujours. En lieu et place d'une inversion, eux qui ont déjà les chiffres nous vendent une STA-BI-LI-SA-TION !  Normalement, inversion, tant et tant promise, et stabilisation, ce n'est pas pareil. Ben si ! C'est comme cela maintenant, le pouvoir en place fourgue ses éléments de langage aux médias, ceux-ci vous vendent de l'évolution sémantique, ni vu, ni connu, je t'embrouille, t'es trop stupide, petit Français, pour t'en rendre compte ou trop servile pour dénoncer. Alors shut-up, la stabilisation, tu la prends et tu t'en contentes. Circulez !

Tiens et circule à nouveau, petit Français de base, qu'est-ce que tu en as à faire que le fils du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, fossoyeur de ce qui reste de notre armée et grand ami de Président, dont le CV est aussi court que ta mémoire soit nommé au Comité exécutif d'un des plus grand bailleur social du pays ?  Bailleur social dont le patron a été décoré du Mérite National par le papa-ministre, il y a tout juste 6 mois. Ce n'est pas ton problème, ça. Ton problème, c'est de gueuler quand Jean Sarkozy est candidat à la présidence de l'Epad, pas de t'insurger de ce genre de copinage. C'est juste un petit arrangement entre gens de bonne compagnie qui ne se permettraient certainement pas de faire la morale à qui que ce soit. Circule, petit Français de base, mêle toi de ce dont on te dira de te mêler, pas du reste.

Ne me dis pas en plus, petit Français de base, que d'apprendre qu'un des comiques-chroniqueurs-psychanalystes les plus courus de la place de Paris, un ex-maoïste, soutien de Mélenchon à la dernière présidentielle - Gérard Miller - ait un compte bancaire planqué en Suisse, ça t'énerve un brin. Ce n'est pas ton pognon, c'est le sien, il en fait ce qu'il veut après tout, il est du Camp du Bien, lui, pas toi, Gérard Depardieu, non plus. Alors, encore une fois, occupe toi de tes oignons...

... Petit Français de base, jamais content. T'en avais marre de Sarkozy alors tu as voté hollande pour plus d'égalité, pour " tous", pour plus de "dignité ", pour plus d'emplois, pour plus de pouvoir d'achat, pour plus de libertés, non ? Alors si les gens que tu as soutenu se proposent de faire ce qu'ils veulent de ta vie, de ton intimité, de tes enfants, de tes stéréotypes archaïques, de ton pays, et "d'encadrer" ta liberté d'expression sur twitter ou sur le net, tu ne vas pas te plaindre. Tu l'as voulu, tu les a eu.

T'es pas content, petit Français de base, ça on peut éventuellement l'admettre et tu peux encore le dire sur ton blog ou au comptoir du bistrot mais franchement, manifester bruyamment, faudrait quand même pas pousser, c'est réservé à la gauche ça, les manifestations et les barricades, pas aux nauséabonds de droite. Pour toi, on a les élections, ton vote, n'est-ce pas la preuve que la démocratie fonctionne et que l'on prend en compte tes opinions ? Bon, okay, on t'a entourloupé quelques fois, Maastricht et le Traité de Lisbonne par exemple, mais c'était pour la bonne cause, la leur, pas la tienne. Tu n'es pas content de hollande, même pas grave, tu te tais jusqu'aux prochaines élections et tu iras voter contre qui bon te semblera. Du résultat, ils feront bien ce qu'ils voudront, ils seront aux manettes et toi devant ta téloche à regarder Drucker ou Ruquier et son copain ... Miller. Du Pain et des Jeux façon France 2 ou TF1, c'est largement suffisant pour étancher ta soif de connaissances.

Tu vois, petit Français de base, je vais t'apprendre un truc ce soir.. Toi, tu as le droit de faire des paris au PMU ou de jouer ton bas de laine au Loto ou bien encore de prendre des risques professionnels ou personnels (comme de fonder une belle famille, par exemple), c'est sympa d'espérer, tu peux jouer mais tu as aussi le droit de perdre. Président, lui, c'est différent, il peut faire un pari, le renouveler chaque mois depuis un an, le perdre et bien le croiras-tu, lui, ça ne lui coûte rien de perdre. Il va parier un nouveau truc dans lequel tous les commentateurs s'engouffreront, un Pacte de responsabilité, et zou ! Circulez ! T'es qui, toi petit Français de base pour demander à Président qu'il tienne ses engagements ? Hein, t'es qui ?

T''es rien qu'un petit Français de base, tiens-le toi pour dit et s'il te plait, tais-toi !

Folie passagère 2109.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.