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mercredi 9 août 2017

Les 6 raisons qui ont fait le succès de la pétition contre Brigitte Macron

                                              
Je fus assez surpris il y a quelques jours lorsque j'entendis, sur LCI, le journaliste faire, en quelque sorte, de la pub pour la pétition demandant qu'il n'y ait pas de statut officiel pour Brigitte. Quoi, quoi, me dis-je, un journaleux qui fait de l'anti-macron même pas voilé? Un signe que les lignes bougent et que, enfin, quelques journaleux aient pris la mesure de l'arnaque dont ont été victimes les Français avec l'élection du gamin ? Mais ma surprise fut encore plus grande lorsque la même scène se reproduisit sur... BFM !

J'avais bien noté que depuis quelques temps certains journalopes semblaient ouvrir les yeux mais là franchement, même sur BFM, on s'en prenait à Macron ouvertement en promotionnant cette pétition et donc en allant contre la promesse qu'avait fait le gars pendant sa campagne, promesse qu'avait soutenu la rédaction de la chaîne, Ruth Elkrief en tête.

Et quasiment tous les journaux de s'extasier sur " l'immense succès " de cette pétition, de ce  " triomphe démocratique " qui aura fait reculer Jupiter, celui-ci se contentant, pour sa bourgeoise, d'une simple charte de transparence.

Mais de qui se moque-t-on ? Un immense succès ? Tout juste 300 000 " signatures " à date. Des signatures qui ne sont en fait que de simples clics sur un clavier d’ordinateur, le tout en moins de une minute (je le sais, je l'ai signé avant que LCI en parle). Tous ces journalistes auraient-il oublié les plus de 2 millions de clics contre la loi Travail, pétition initiée par l'affreuse féministe Caroline de Haas ? Auraient-ils oublié les 700 000 vraies signatures (il fallait soi même rédiger le courrier l'affranchir et le poster) contre le mariage zinzin ? Ça, c'étaient de véritables succès pétitionnaires. Alors pensez-vous 300 000, ridicule !

Ridicule de par le nombre, certes, sauf que là où 2 millions de clics ne firent pas broncher le gouvernement d'alors sur la loi El Connerie, sauf que là où 700 000 vraies signatures furent jetées à la poubelle par les pros mariage zinzin, deux vrais échecs démocratiques, avec à peine 300 000 clics, Macron a été obligé de réviser sa copie !

Qu'est-ce qui a donc fait la différence ? Il y a, à mon sens 6 raisons à ce relatif succès numérique qui, contrairement à ce que déclarait Castaner, " ne racontait pas n'importe quoi ".

Son succès médiatique n'aurait sans doute pas été tel si les médias ne l'avaient pas relayé. Il y a donc bien une  p'tite fronde médiatique anti-Macron qui émerge (Suffit d'écouter LCI en ce moment, c'est flagrant), fronde médiatique alimentée par ailleurs par le régime sec auquel Jupiter a mis les journalistes.

Deuxième raison, elle confirme tous les derniers sondages: le Président à peine élu est devenu, c'était prévisible, impopulaire, plus impopulaire qu'un Trump chez lui !

Troisième raison, elle a permis aux 306 000 cliqueurs d'exprimer leur mécontentement: Macron, c'est non ! Alors que pourtant, avec cette promesse d'établissement d'un véritable statut pour la première dame, Macron était dans l'air du temps et dans le move de cette exigence populaire de transparence.

Quatrième raison, sons succès montre sans doute là aussi que la Brigitte n'est sans doute pas aussi populaire que l'on voudrait nous le faire croire. Les Français n'ont pas toujours la mémoire courte et les épisodes Trierweiller ou Gayet ont laissé des traces. Quant à Brigitte, sa surexposition médiatique, voulue par l'Elysée, et ses inélégances ont rapidement fatigué la populace.

Cinquième raison, les cliqueurs sont peut-être moins contre ce statut que dans l'attente exaspérante de la résolution des problèmes bien plus importants auxquels ils sont confrontés: chômage, immigration, précarité, etc... Bref, ils ont cliqué en réaction.

Sixième raison. A tort ou à raison et bien plus souvent à raison qu'à tort, d'une manière générale, le peuple se sent dépossédé de son expression démocratique - il suffit de reprendre les résultats des dernières élections, il semble donc s'être laisser contaminer par la pétitionite, un moyen comme un autre de faire entendre sa voix. Non sans succès comme on le voit ici.

Des pétitions à cliquer, j'en reçois trois ou quatre chaque jour, sur tout et sur n'importe quoi. Certaines atteignent à peine les 500 signatures mais nombreuses sont ceux qui dépassent allègrement les 300 000 signatures sans que personne ni aucun média n'en fassent l'écho. Celle-ci, malgré ce nombre de signatures relativement peu élevée - 300 000 à l'ère du numérique et d'internet, c'est rien - a été un réel succès: Elle a fait reculer Jupiter.

Quant à l'utilité de mettre au point un véritable statut pour la première dame, à vrai dire, je n'en sais rien. Je ne vois pas l'utilité de statuer sur un  lien familial et jusqu'ici, sans statut pour la première Dame (en attendant la seconde ?), ça a très bien fonctionné, quoiqu'on en dise. Et puis franchement, n'y a-t-il pas d'autres priorités ?

Folie passagère 3406
Photo published for Une pétition vent debout contre le statut de Première dame
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

dimanche 9 novembre 2014

Ne fermez pas l'hôpital du Val-de-Grâce !


" C'est l'intitulé de la pétition que Florence Berthout, maire du Vème arrondissement de Paris, élue le 13 avril 2014, qui a déjà recueilli 35 000 signatures, demande de signer à tous ceux qui sont choqués par la désinvolture avec laquelle le Gouvernement veut en finir avec ce témoin de notre Histoire et de l'excellence française.


Mais si vous me le permettez, faisons un peu d'histoire. L'Abbaye Royale du Val-de-Grâce, nous la devons à un voeu de la reine Anne d'Autriche, épouse de Louis XIII, qui n'ayant toujours pas eu d'enfant après plus de vingt ans de mariage, promit à Dieu de lui élever « un temple magnifique » s'il lui donnait un fils.

C'est le 5 septembre 1638, après vingt-trois ans de mariage que naquit le futur Louis XIV. Tenant sa promesse, c'est François Mansart, architecte de la Couronne, qui fut chargé d'établir les plans de l'église et du nouveau monastère. Cependant Anne d'Autriche devra attendre d'être Régente de France pour pouvoir ordonner le début des travaux. Si bien que ce sera le jeune roi lui-même, âgé de sept ans qui, le 1er avril 1645, posera la première pierre de ce qui devait devenir le plus somptueux ensemble baroque de Paris. Les travaux furent achevés en 1660 quelques mois seulement avant la mort d'Anne d'Autriche. Or le 31 juillet 1793, en pleine Révolution, la Convention nationale autorise le ministre de la Guerre à utiliser l'abbaye du Val-de-Grâce, devenue bien national, pour en faire un hôpital militaire, « ce qui le sauve très probablement de la destruction », peut-on lire sur le site du Ministère de la Défense.

Aujourd'hui la pétition de Florence Berthout affirme que le Gouvernement s'apprêterait à fermer le Val-de-Grâce par manque de moyens. Cette idée, n'en doutons pas, sera intolérable à tous ceux qui, non seulement sont attachés à ce patrimoine architectural et artistique, mais aussi à tous ceux qui apprécient ce haut-lieu de la médecine militaire française dont la renommée est internationale. Car ainsi qu'elle le rappelle, le Val-de-Grâce, hôpital militaire, « n'en est pas moins un hôpital de proximité. 87% des patients sont franciliens et parmi eux plus de la moitié viennent des arrondissements limitrophes. »

Or Jean Duval, qui se présente comme un « patient très bien informé du Val-de-Grâce », a voulu réagir sur le site de la pétition, à ce qu'il appelle « cette fermeture décidée dans l'égarement d'une panique budgétaire ». Il évoque le coût avancé de 250 millions d'euros que nécessiterait la restructuration de l'hôpital, qu'il nie. Jean Duval écrit : « Il suffit de circuler des sous-sols aux derniers étages pour constater l'excellent état des locaux de cet hôpital moderne, construit avec la plus haute qualité en 1979, et entretenu avec constance depuis. Les toutes dernières normes de sécurité incendie ont déjà conduit entre 2007 et 2009 à des travaux considérables, le bloc opératoire vient d'être rénové et il n'y a pas à l'heure actuelle de nouvelles obligations normatives d'importantes dépenses. » Je vous renvoie à son commentaire qu'il conclut en écrivant : « Un Hôpital utile, rentable et exemplaire ».

Après l'Hôtel Dieu de Lyon - où Rabelais avait exercé la médecine - qui s'est vu livré par les édiles de la ville aux « marchands du Temple », verra-t-on l'Hôpital du Val-de-Grâce, haut lieu du christianisme aussi, subir le même sort ? "


La pétition, elle est ici => : Cliquez et signez !

Marianne Arnaud, Ne fermez pas l'hôpital du Val-de-Grâce ! 

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 28 février 2013

Balayée la manif, au pilon vos signatures ! Bande de nazes !


Vous avez été près de 700 000 à signer une pétition pour que le CESE se prononce sur le mariage zinzin. Bande de nazes ! Qu'avez-vous cru ? Que le CESE vous ouvrirait les portes quand bien même vous aviez réuni toutes les conditions nécessaires ? Que ce Conseil vous entendrait ? Que ce supposé relai de la démocratie citoyenne prendrait en compte vos interrogations ? Ben, voyons, stupides que vous fûtes et moi avec ! Vous avez cru à la possibilité d'un dernier recours. Vous vous êtes fait avoir. Vous pensiez qu'en étant plus de 500 000 personnes à défiler dans Paris le 13 janvier et 700 000 à pétitionner cela permettrait de faire reculer les humanistes de salon dans leur tentative de légiférer sur un projet visant à exploser ce qui a de la valeur à vos yeux ? Bande de nazes anti-progressistes !

Balayée la manif, au pilon vos signatures ! Le CESE, après avoir pris ses ordres de Matignon, vous envoie paître pour ce que vous êtes: des gens qui ne comptent pas, des gens dont l'opinion ne saurait enrayer la marche du progrès, des gens dont le pouvoir en place se fout royalement. C'est ainsi. Le comprendrez-vous enfin: Vous ne comptez pas ! Vous n'êtes que quantité négligeable, rien, nada, nibe, zéro ! C'est clair ?

Tenez, il y en a même un, pourtant membre du Conseil en question, qui pensait que 700 000 signatures, cela valait peut-être le coup de s’intéresser au problème. Et bien même pas, Jean-François Bernardin a préféré démissionner de ce machin devenu inutile: "  On se ridiculise et on insulte les 700 000 pétitionnaires que l’on balaie d’un trait de plume, alors que l’on aurait pu au moins recevoir les représentants en séance plénière. Au-delà des opinions de chacun, il s’agit de la première pétition qui rassemble autant de monde dans notre pays », affirme-t-il à La Croix. Il dénonce un « choix purement politique » et la propension « au politiquement correct » des membres de cette institution, « tellement contents d’être là au point de refuser de prendre des décisions qui peuvent déplaire ».

Bah, lui aussi peut dénoncer, comme vous, ce déni de démocratie, Jean-Paul Delevoye, Ayrault et cie s'en tapent le coquillard !  Un démissionnaire, grand bien lui fasse, qu'il se taise maintenant. Et que le CESE continue à ne pas faire chier ni le gouvernement ni nos modernoeuds. On lui donne au CESE, chaque année près de 39 millions d'euros de budget pour faire illusion, on ne va pas lui demander, en plus, d'écouter le peuple. Faut pas déconner.

Tout cela vous dégoute au plus haut point, vous avez les nerfs, vous en avez marre de ne compter que pour du beurre ou pour les impôts que vous paierez rubis sur l'ongle si, par chance, vous le pouvez encore. Vous vous êtes sentis insulté, voire humilié, par cette décision scandaleuse du CESE de ne pas vous reconnaître ? Vous n'en pouvez plus de ronger votre frein faute d'être écouté ?

Et bien faites comme moi, prévoyez de venir en masse, en famille, avec vos amis, parents, cousins ou collègues le 24 mars à Paris. Venez donc montrer que vous n'êtes pas que simplement " consistant ", venez montrer à ces guignols que vous en avez marre d'être pris pour des nazes, venez leur dire qu'il va falloir apprendre à compter avec vous !

A l'origine, la manif du 24 mars se devait être une manifestation supplémentaire pour montrer l'opposition de toute une partie de la population au mariage zinzin, dorénavant, cette manif sera aussi celle de la défense de la démocratie.

Folie passagère 1595.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

On se ridiculise et on insulte les 700 000 pétitionnaires que l’on balaie d’un trait de plume, alors que l’on aurait pu au moins recevoir les représentants en séance plénière. Au-delà des opinions de chacun, il s’agit de la première pétition qui rassemble autant de monde dans notre pays », affirme à La Croix Jean-François Bernardin. Il dénonce un « choix purement politique » et la propension « au politiquement correct » des membres de cette institution, « tellement contents d’être là au point de refuser de prendre des décisions qui peuvent déplaire ». - See more at: http://www.nonaumariagehomo.fr/spip.php?article87#sthash.n7x8v094.dpuf
que les évolutions contemporaines de la famille et ses conséquences en matière de politiques publiques justifient une autosaisine de sa part - See more at: http://www.nonaumariagehomo.fr/spip.php?article86#sthash.moJCGXAh.dpuf
que les évolutions contemporaines de la famille et ses conséquences en matière de politiques publiques justifient une autosaisine de sa part - See more at: http://www.nonaumariagehomo.fr/spip.php?article86#sthash.moJCGXAh.dpuf
que les évolutions contemporaines de la famille et ses conséquences en matière de politiques publiques justifient une autosaisine de sa part - See more at: http://www.nonaumariagehomo.fr/spip.php?article86#sthash.moJCGXAh.dpuf

mardi 26 février 2013

Mariage Pour Tous, le Conseil Economique et Social, aujourd'hui sur la sellette !


Le 15 février dernier, une pétition rassemblant plus de 694 000 signatures a été déposée au Conseil Economique, Social et Environnemental. De l'aveu même du président du CESE, Jean-Paul Delevoye, le nombre impressionnant de signatures fait de cette pétition " un fait politique évident ".

Si tout le monde a bien compris qu'il n'est pas dans le rôle du CESE d'intervenir sur le processus législatif, il lui appartient de juger de la recevabilité de cette pétition et dans l'affirmative d'ouvrir un débat sur la question au sein de " ce  lieu rare et peut-être unique où la culture du dialogue permet de n’exclure personne ". Le CESE aura alors 1 an pour rendre son avis sur ce projet de loi.

Les rumeurs laissent entendre que celui-ci devrait aujourd'hui annoncer l'irrecevabilité de cette pétition, ignorant, si tel était le cas, la requête légitime de 700 000 Français.

Il n'est pas trop tard pour maintenir sur le CESE la pression afin qu'il juge recevable la pétition en envoyant via twitter un message à l'adresse suivante: @lecese ou par email à l'adresse suivante: contact@lecese.fr  ou par téléphone au numéro suivant: 01 44 43 60 00 .

Rappelons ce que disait hollande du CESE: " le CESE, comme l'on dit, a été le cadre dans lequel nous avons voulu engager le dialogue avec la société. J'ai d'ailleurs modifié son règlement intérieur - je ne sais s'il aura quelque effet mais je veux le souhaiter - parce que vous avez un rôle tout particulier dans notre République. Le Parlement répond souvent à l'urgence ; vous, vous êtes sur le temps long. Ce qu'un parlementaire comme un président de la République ne peut pas forcément espérer. Vous contribuez donc à la représentation des forces vives de la Nation et je suis attentif aux conclusions de vos rapports. "

En espérant que le CESE ne fera pas, avec un éventuel rejet de cette pétition, mentir à nouveau hollande.

Sur ce bonne journée, je m'en vais voir aujourd'hui comment nos députés bossent. J'ai peur de ne pas être surpris...

Folie passagère 1591.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 15 février 2013

Mariage pour tous: Faudra-t-il dissoudre le Conseil Economique et Social ?


Les opposants au Mariage zinzin, réunis dans le collectif La Manif pour Tous, ont déposé ce matin au Conseil Economique, Social et Environnemental les 700 000 pétitions recueillies en à peine 3 semaines. Sauf erreur de ma part, c'est du jamais vu en France. 694 428 pétitions soit 173 cartons contenant 40 liasses de 100 pétitions. Un dernier carton numéroté 174 avec 2428 pétitions !

Du jamais vu tant par le nombre de signatures récoltées que par l'incroyable mobilisation et le besoin de dire non au projet que cela démontre. Car, à l'heure où notre temps est compté comme jamais, ou du lever au coucher, chacun ne cesse de courir de la journée, il en fallait de la motivation pour faire valider son " non ".
 
1) Aller sur le site internet initiateur du projet
2) lire le texte
3) l'imprimer
4) le signer, le mettre sous enveloppe, l'affranchir
5) aller poster le courrier.

Au minimum, 5 minutes tout compris ( 9 minutes en ce qui me concerne, j'ai chronométré ). 5 minutes x 700 000 personnes = 3 500 000 minutes pour dire non ! 58 333 heures ! Sans compter le temps passé par les bénévoles pour enregistrer les pétitions, les empaqueter et les livrer au CESE.

On est loin, très loin, des pétitions que nous avons pris l'habitude de recevoir par email et qu'un simple clic permet de valider.
 
Dans la quasi indifférence des médias nationaux, les 174 cartons ont été remis à Jean-Paul Delevoye, président du CESE. Si celui-ci juge cette pétition recevable, 500 000 signatures sont nécessaires pour cela, un débat devra donc être ouvert au sein de cette instance " lieu rare et peut-être unique où la culture du dialogue permet de n’exclure personne ". Le CESE aura donc un an pour rendre ses conclusions et se prononcer sur ce projet de loi. Alors certes, son avis ne peut interférer sur le processus législatif, mais nos parlementaires gauchisses auront-ils l'outrecuidance d’entériner cette loi sans attendre les conclusions du dit CESE... 

Possible, il ne restera plus, dans ce cas, qu'à dissoudre devant un tel déni démocratique le dit Conseil. Un comble !

Que disait hollande du CESE lors de ses vœux exprimés le 16 janvier:

" J'ai évoqué la démocratie sociale. Je voudrais donc saluer le Conseil économique social et environnemental qui aura été au cœur des concertations que le gouvernement a lancées sur de nombreux sujets. Je m'y suis moi-même rendu : conférence sociale (c'était au mois de juillet), transition énergétique (c'était au mois de septembre), Assises sur la pauvreté. Bref, le CESE, comme l'on dit, a été le cadre dans lequel nous avons voulu engager le dialogue avec la société. J'ai d'ailleurs modifié son règlement intérieur - je ne sais s'il aura quelque effet mais je veux le souhaiter - parce que vous avez un rôle tout particulier dans notre République. Le Parlement répond souvent à l'urgence ; vous, vous êtes sur le temps long. Ce qu'un parlementaire comme un président de la République ne peut pas forcément espérer. Vous contribuez donc à la représentation des forces vives de la Nation et je suis attentif aux conclusions de vos rapports."

Promis, nous aussi, nous saurons être attentif et aux conclusions à venir du CESE et à l'attention que parlementaires et président porteront à ces dernières.

Vous pouvez continuer à envoyer votre pétition à l'adresse suivante: La Manif Pour Tous - 15, rue Pottier - 78150 LE CHESNAY.

Folie passagère 1576.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 11 janvier 2013

Un référendum sur le mariage pour tous ? Ne rêvez pas ! ( mais signez la pétition )


Alors, faut-il, ou pas, un référendum pour valider ou enterrer le mariage zinzin ?

Globalement, les gauchistes et autres pro-mariage zinzin disent que non; pas la peine puisque par la voie des urnes, le 6 mai, les Français avaient validés ce projet en élisant qui vous savez. L'élection de hollande légitimait de facto la validation de la promesse n° 31 du candidat pas encore président : " J’ouvrirai le droit au mariage et à l’adoption aux couples homosexuels." Circulez, il n'y a rien à débattre... Pourquoi pas sauf si l'on se remémore les conditions de l'élection de l'hollande et si on occulte la façon avec laquelle 51% des Français ont voté.

Mais peu à peu le débat a pris forme, les langues se sont déliées, les gens ont commencé à discuter et à réfléchir. Et l'on s'aperçut, un euphémisme, que le truc n'était pas aussi simple qu'il n'y paraissait; sans compter les errements socialistes ( PMA, GPA, liberté de conscience...) qui alimentèrent les polémiques. Quoiqu'il advienne et même si certaines discussions furent vérolées par la socialie, en particulier lors des travaux parlementaires qui virent le temps de parole des représentants des diverses religions scandaleusement réduits, on ne pourra pas dire que la question du mariage pour tous n'aura pas été débattue.

Ainsi, plus le temps passait, plus la chose qui semblait acquise devenait discutée et discutable. Les oppositions s'organisèrent au même moment où  l'objet du débat sortait du microcosme parisien. Alors quand, il y a plus d'un an, 63% des Français se disaient favorables au mariage zinzin, ils ne seraient  plus que 54 à 58% aujourd'hui.

Le gouvernement a annoncé que, quoiqu'il advienne et quelque soit la mobilisation de dimanche prochain, le projet de loi serait mené à terme et la république accoucherait d'un nouveau genre de mariage. Quoiqu'il advienne ! " Ce n'est pas la rue qui légifère " !

Soit. Sauf qu'un sondage Itélé paru aujourd'hui révèle que: " 62% des Français estiment que le projet de loi sur le mariage pour tous devrait être soumis à un référendum auprès de l’ensemble de la population. Et que si le projet de loi sur le mariage pour tous était soumis à un référendum, 52% des Français voteraient « oui » et 37% « non ». Les 11% restants déclarent qu’ils s’abstiendraient ou ne savent pas ce qu’ils voteraient ".

Tiens donc... 62% pour un referendum, on est loin du quitus donné le 6 mai, non ? 52% à voter oui, on est tout de même loin, très loin des 64% d'il y a un an, non ? Et 52%, comme dirait l'autre, ça se discute, ça se travaille. Et les 11% d'indécis, ils feraient quoi si on les "instruisait" un peu plus. On est loin de l'approbation massive. Et, 62% ne valent-ils pas mieux qu'un maigre 51% obtenu un 6 mai 2012?

Alors, referendum, ou pas referendum?  Ce sondage balayant le quitus sur le sujet donné à hollande lors de son élection, la logique voudrait que oui. L'ampleur de la mobilisation et l'enjeu sociétal que représente ce projet plaideraient pour l'organisation d'un referendum. Il faudrait à hollande une sacrée paire de coucougnettes, choses dont rien ne nous prouve aujourd'hui qu'il en soit doté, pour prendre une telle décision.

Que la Socialie et les pro mariage zinzin ne s'inquiètent pas, hollande ne prendra pas une telle décision, il se discréditerait plus encore qu'il ne l'est déjà dans l'opinion, à gauche, comme à droite.

62% des Français favorables à un referendum qui, hélas, n'aura pas lieu. Ce n'est pas un problème, ceux-ci ont l'habitude depuis longtemps que leurs revendications ne soient pas prises en compte par le pouvoir politique.

Rien ne change. Même en Socialie.

Mais si vous êtes favorable à un référendum, vous devez signer la pétition comme 105 000 Français l'ont déjà fait.

Folie passagère 1529.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.