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mardi 18 août 2015

C'est quoi son problème à la France ?

Peut-être avez-vous déjà vu passer ce graphique... Il représente la variation du taux de croissance du PIB dans les différents pays d'Europe pour le deuxième trimestre 2015.


Deux pays se distinguent. L'Islande qui,  compte tenu de sa population ou de sa production industrielle, ne représente pas grand chose à l'échelle européenne, mais au moins reforme-t-elle son économie en profondeur et... La France, sous gouvernement socialiste. Et quand tous les pays de la zone progressent; qu'est-ce qu'elle fait la France ? Elle STAGNE. Et sans doute ne régresse-telle pas car on imagine fort bien les tripatouillages statistiques qui ont été fait pour que la Socialie ne soit pas, par exemple, à - 0,1%. L'effet eut été encore plus dévastateur politiquement.

Il y a trois mois lorsque la France connut une embellie de 0 pouième de %, question croissance, nos socialistes ont crié presque victoire, Sapin était heureux et Président nous parlait, encore et encore, d'une retour certes timide de la croissance mais que voilà: Toutes les petites graines qu'il avait planté pour que la crise ne soit plus que derrière nous commençaient à donner. Un brin réaliste, il reconnaissait, comme tous les commentateurs, que sans un alignement des planètes ( baisse du prix du pétrole, baisse de l'euro, ...), cette progression du premier trimestre n'aurait pas été possible.

Le problème, c'est que cet alignement est toujours d'actualité. Le prix du pétrole continue de descendre, aux environ de 42,50 dollars le baril WTI, soit son niveau de 2009, au plus fort de la crise d'alors et que les spécialistes pensent même qu'il descendra encore. Et l'euro est toujours aussi bas.

La question est donc la suivante: Comment se fait-il que tous les pays progressent alors que la France stagne et que ce faisant, non seulement tout espoir de voir la courbe du chômage s'inverser s'amenuise mais que de surcroît nos mauvais résultats plombent la croissance de la zone euro ? Dès lors, une autre question s'impose: Combien de temps les autres gouvernements européens vont-ils mettre avant d'imposer, pour de bon, à la France, un plan de réforme digne de ce nom ?

Et du coup, une nouvelle question: Et si le problème de la France n'était pas son économie mais simplement l'incompétence de ses actuels dirigeants ?

Avec un pétrole à 40 dollars et un euro, enfin faible, notre gouvernement est incapable de redresser notre économie... Imaginez un peu si nous en étions encore à un pétrole à 80 ou 100 dollars...

Ah, on me dit dans l’oreillette que l'agence Moodys maintient la France en perspective négative et qu'un retour de l'inflation, consécutivement à l'Allemagne, ne devrait pas tarder à poindre...

Je sens que les choses vont se corser pour nos guignols du gouvernement. La rentrée va être chaude, terriblement chaude...

Allez, bonne journée à tous, même en Socialie...

Folie passagère 2869.
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vendredi 29 août 2014

Vladimir Poutine s'attaque aux pétrodollars...



La Chine et la Russie ont signé mercredi 21 mai 2014 un énorme accord de fourniture de gaz qui offre au premier consommateur mondial d'énergie une précieuse source d'approvisionnement et à Moscou un débouché bienvenu à un moment de tension avec ses traditionnels clients européens.

L'accord, fruit de plus de 10 ans de négociations, prévoit l'exportation vers la Chine de 38 milliards de mètres cubes de gaz russe par an pendant trois décennies, pour un montant total estimé à plus de 400 milliards de dollars américains.

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue chinois Xi Jinping ont applaudi en assistant à la signature, à Shanghai, de l'accord entre Gazprom et China National Petroleum Corp (CNPC). L'accord est un triomphe personnel pour Vladimir Poutine, qui courtise de nouveaux partenaires en Asie au moment où l'Europe tente réduire sa dépendance au gaz russe pour conserver sa crédibilité dans le bras de fer qui l'oppose à Moscou au sujet du conflit ukrainien. (sources: Radio Canada et tous ceux qui ouvrent un peu plus les yeux que nos media sur ce qui se passe en Ukraine)


Après que Vladimir Poutine ait annoncé le 14 août dernier que la Russie voulait désormais vendre son gaz en devises nationales et non plus en dollar US, il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que Moscou mette au point un accord global avec la Chine allant en ce sens.

Selon RIA Novosti qui cite la revue Kommersant, le gouvernement russe a d’ores et déjà expédié deux navires vers l’Europe avec à leur bord 80 000 tonnes de pétrole en provenance de Novoportovskoye, un champ d’extraction situé dans l’Arctique. Ces deux livraisons seront réglées en roubles et non en dollars, du jamais vu. La Russie livrera aussi du pétrole via le Pipeline Est-Sibérien / Océan Pacifique (ESOP) à destination de la Chine qui sera réglé en yuans chinois.

Selon Kommersant, il s’agit là d’une mesure de “protection” de la Russie consécutive aux sanctions prises par les USA à son encontre.

Il semble donc que le seul résultat tangible de la politique de sanctions contre la Russie soit un véritable ébranlement de l’hégémonie du dollar US dans les transactions internationales et une remise en question enfin ouverte de son rôle de monnaie de réserve planétaire. Une hégémonie jamais contestée depuis 1945.

Désormais, la Chine, première puissance économique du monde à partir de 2014, et la Russie – respectivement premier et deuxième producteur de pétrole et de gaz de la planète – vont désormais réaliser leurs échanges dans leurs devises respectives. Un développement qui redéfinit complètement l’ordre politique et économique international. (sources: Breizatao, Ria Novotsi, Kommersant).

Deux "brèves" dont on a même pas entendu parler aux JT de TF1,de France 2, sur Itélé ou sur BFM et qui pourtant préfigurent bien un nouvel ordre économique mondial et la remise en cause de l'hégémonie du dollars sur nos économies. En prendre connaissance, c'est peut-etre aussi mieux comprendre ce qui se passe en Ukraine, en Irak et en Iran, pays où l'activisme américain semble avoir repris du poil de la bête depuis quelques temps...

Folie passagère 2430.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.