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samedi 17 mars 2018

Hélène Carrère d'Encausse, un regard intelligent sur la Russie de Poutine !

Excellente interview d'Hélène Carrère d'Encausse à propos de Poutine et de la Russie. Y a rien de mieux qu'une spécialiste pour vous parler du sujet et renvoyer ainsi aux placards tous les pseudos experts de BFM, CNews et compagnie... Je sais, c'est un peu long mais comme chacun le sait, plus c'est long, plus c'est bon !


« Il ne faut pas juger le pouvoir autoritaire de Poutine à l’aune de nos seuls critères »  

Vincent Tremolet de Villers interroge pour le Figaro Hélène Carrère d'Encausse...

- La Russie est-elle encore une démocratie ? 

Lorsque nous parlons de démocratie, nous le faisons avec un regard français, forts d’un siècle et demi d’expérience démocratique. La Russie quant à elle n’a connu que deux brèves tentatives de démocratisation : d’abord entre 1860 et 1880, quand Alexandre II a voulu, ayant aboli le servage, créer des pouvoirs locaux, les zemstvos, son assassinat en 1881 y mit fin. Après la révolution de 1905, il y eut l’amorce d’un système de monarchie constitutionnelle, condamné dès 1917 par la révolution. Ce n’est qu’en 1991 que la Russie instaure la démocratie ! Vingt-cinq ans, cela ne pèse pas bien lourd au regard d’une histoire millénaire ! Pourtant, depuis 1993, la Russie s’est dotée d’une Constitution et d’institutions démocratiques. Cette Constitution de 1993 a été rédigée avec l’aide de grands constitutionnalistes français, et Vladimir Poutine s’est refusé à la modifier en 2008 pour pouvoir prétendre à un nouveau mandat en dépit d’un accord populaire réel sur ce point. À partir de là, nous entrons dans un autre débat : celui du fonctionnement des institutions et de la conception de la démocratie des dirigeants. La situation de la Russie est très particulière : l’immensité de l’espace russe (17 millions de kilomètres carrés) fait que la préoccupation première du pouvoir russe est de s’imposer à la totalité de cet espace et d’une population multiethnique et multiculturelle difficile à rassembler. 

Le but était d’installer un État fort ? 

En arrivant au pouvoir, Poutine a rendu publics ses objectifs prioritaires. D’abord sauver la Russie, telle qu’elle était sortie de la décomposition de l’URSS, et préserver l’État, qui n’existait presque plus, d’un effondrement total. Pour accomplir ces tâches immenses, puis pour reconstruire l’ensemble russe et l’État et les maintenir ensuite, il fallait un pouvoir fort, autoritaire. Un pouvoir se réclamant des valeurs traditionnelles de la Russie, l’idée russe, la puissance, le sens de l’État et la solidarité sociale. 

Quels sont les modèles de Poutine ? 

Le premier modèle dont il s’est réclamé était Pierre le Grand, l’homme de la volonté d’ouvrir la Russie à l’Occident et d’occidentaliser son pays. C’est ce qu’a essayé de faire Vladimir Poutine jusqu’en 2004. Puis d’autres figures ont gagné en importance dans son discours : Stolypine, premier ministre de Nicolas II, qui fut l’homme de la transformation sociale de la Russie et du développement de la propriété privée ; mais aussi, d’une certaine façon, Alexandre III, qui disait que les meilleurs alliés de la Russie étaient « sa flotte et son armée ». Mais c’est surtout le projet de Pierre le Grand de construire un État russe, et le rêve de puissance, développé par tous les tsars, qui inspirent aujourd’hui Vladimir Poutine. Rappelons qu’il manifeste peu de sympathie pour Lénine dont il n’a même pas inauguré l’exposition lors du centenaire de la révolution. Il se réclame en revanche clairement et toujours du passé impérial. 

Est-il nostalgique de l’ère soviétique ? 

Il est courant de citer, à ce sujet, la phrase bien connue de Poutine : « Celui qui ne regrette pas l’URSS n’a pas de cœur ; celui qui souhaite son retour n’a pas de tête. » Mais ce n’est pas réellement le système soviétique qu’il regrette, c’est la puissance internationale de son pays et le prestige acquis par son rôle décisif dans la victoire sur le nazisme. Pour le soixante-dixième anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, les chefs d’État occidentaux ont refusé de participer aux commémorations à Moscou, de même que Poutine n’a pas été invité à célébrer la libération d’Auschwitz, qui était pourtant le fait des troupes soviétiques… Cependant on ne peut contester que son premier mandat a été ouvert sur le monde occidental, Vladimir Poutine entendait alors coopérer avec l’Union européenne et il a soutenu la création de quatre espaces de coopération - économie, recherche, justice et sécurité, sécurité extérieure - qui ouvraient de vastes perspectives au développement des relations Europe-Russie. De même, il a envisagé une participation de son pays à l’Otan et, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, il a spontanément offert son aide aux États-Unis et leur a ouvert des moyens stratégiques de riposte. Mais les révolutions de couleur de 2003-2004 - « révolution de la rose » en Géorgie et orange en Ukraine - ont brisé cet élan. Poutine y a vu une intervention des États-Unis à la périphérie de la Russie et la volonté d’en éloigner des pays de l’ex-URSS. Moscou entre alors dans une période de confrontation dont les projets de coopération Europe-Russie seront victimes. 

A-t-il transformé son pays ? 

Certainement, même s’il y a des zones d’ombre. À son actif, on peut lui attribuer le mérite d’avoir sauvé l’espace russe de la désagrégation en brisant la rébellion tchétchène, en rétablissant une certaine paix dans le Caucase du Nord et en remettant le contrôle de la région à Kadyrov. Il a restauré partout l’autorité de l’État après l’avoir reconstruit. Il a par ailleurs opéré une centralisation considérable de l’État. Celle-ci commence dès 2000 lorsque Poutine pour l’unifier crée sept « super-gouverneurs » (polpred) qui mettent un terme au pouvoir exorbitant des gouverneurs des 89 régions du pays. Il a ainsi placé sous contrôle ces gouverneurs, dont il a ensuite réduit l’autorité en supprimant leur élection, qui sera rétablie en 2012, mais avec de nombreuses limitations. Notamment les gouverneurs ne siègent plus à l’Assemblée fédérale et n’ont donc plus d’immunité parlementaire. En revanche, Vladimir Poutine n’a pas réussi à réformer l’économie russe, qui a été dépendante de la rente pétrolière jusqu’en 2014. L’économie n’a été réellement ni diversifiée ni modernisée. Enfin, Poutine n’a pas su réduire la corruption, cette vieille tradition russe qui empoisonne le pouvoir et que Medvedev et lui n’ont cessé de dénoncer. La corruption indigne toujours la société russe. 

Quelle vision Poutine a-t-il des valeurs de la Russie ?

La question démographique joue un rôle décisif dans ses conceptions morales. Au début des années 2000, la natalité était toujours très basse et la mortalité, notamment masculine, alarmante. L’accent mis alors sur la famille, la mise en place d’une politique nataliste est une réponse à cette urgence, et c’est ce qui explique l’intolérance de Poutine et souvent de la société russe à l’égard des évolutions sociétales occidentales. Ce rejet n’est pas tant le fruit d’une religiosité réelle ou supposée du chef de l’État, mais d’abord d’une nécessité politique. De plus, en matière de valeurs morales et familiales, le système soviétique, c’est-à-dire le Parti, avait toujours prétendu guider les comportements : après 75 ans d’encadrement autoritaire des individus par le système autoritaire, celui-ci s’effondrant brutalement, le pouvoir a considéré que la religion orthodoxe pouvait être comme un substitut permettant de maintenir un certain ordre social et les valeurs dont il se réclame. 

Quid de l’opinion publique russe ? 

Elle a surtout un souvenir horrifié du chaos des années 1990. Elle est donc obsédée par la volonté de voir préserver la stabilité. Certes chaque Russe est favorable à la démocratie, mais ce qui le préoccupe d’abord, c’est de vivre mieux. Or Poutine s’est donné pour objectif majeur pour son prochain mandat de réduire de moitié la pauvreté, tout en garantissant à ses administrés une stabilité politique. Avec Poutine, les Russes espèrent éviter de nouvelles périodes de chaos. 

Quel est son bilan géopolitique ? 

En 1999, les Russes pensaient leur pays comme effacé du monde. Les bombardements de la Serbie en 1999 par l’Otan ont accentué ce sentiment, car la seule chose qu’avait conservée la Russie de son statut de super-grand, c’était d’être membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU. Or à l’époque, les bombardements ont été décidés sans consultation de l’ONU pour éviter un veto russe. Poutine en a conclu et il l’a répété que sa mission était de rendre à la Russie son statut. C’est ce qu’il a exprimé en 2007 à la Conférence de Munich où il a dit que désormais la Russie devait accorder la priorité à sa sécurité et à son intérêt national. Et c’est ce qu’il a redit le 1er mars 2018 dans son discours à l’Assemblée fédérale. C’est aussi ce que traduit en 2008 la guerre de Géorgie, qui a permis à Medvedev et à Poutine de donner un coup d’arrêt à l’hypothèse d’une entrée de l’Ukraine et de la Géorgie dans l’Otan, hypothèse inacceptable à la Russie. En Syrie, depuis 2015 Poutine a pris l’initiative, et les bénéfices qu’il en retire pour la Russie sont réels. Les Russes en sont désormais à la troisième manifestation de la démonstration de leur puissance, après la Géorgie en 2008 et le rattachement de la Crimée à la Russie en 2014. En Syrie, ils ont fait la preuve de leurs capacités militaires et démontré qu’il n’y a pas de solution sans eux au Proche-Orient. En sauvant Bachar el-Assad, Poutine inverse le cours des événements et répète que la stabilité des États est l’arme la plus efficace pour freiner les progrès du terrorisme.

Comment Poutine répond-il à la question de l’islam ? 

Le pouvoir postsoviétique affiche, dans ce domaine, une réussite remarquable. Les musulmans (environ 15 % de la population de Russie) sont rassemblés dans des régions symboliques, en Tchétchénie, au Nord-Caucase, le long de la Volga, au Tatarstan, qui est véritablement un État musulman prestigieux. Poutine a fait édifier à Moscou « la plus grande mosquée d’Europe », qui rivalise donc avec celle de Saint-Pétersbourg, qualifiée jusqu’à présent de même ! On constate une réelle coopération entre les autorités musulmanes, l’Église orthodoxe et le pouvoir. Enfin, pour l’heure, et malgré la très forte présence à ses abords d’États musulmans agités - Afghanistan notamment - la Russie ne s’inquiète pas de phénomènes extrémistes. Les musulmans sont dans ce pays russes et musulmans, mais surtout citoyens de Russie. 

Certains prêtent à Poutine une influence sur les élections occidentales… 

Il y a beaucoup de naïvetés sur ce sujet. Pour l’élection française, ce qui est avéré c’est que Poutine a reçu Marine Le Pen et que les banques russes lui ont prêté de l’argent pour sa campagne. Pour le reste, quelles ont été les intentions et l’influence réelle, nul ne le sait vraiment. Ce qui est certain en revanche, c’est que la manipulation des élections dans un pays étranger n’est pas une exclusivité russe. En 1996, les États-Unis ont manipulé la réélection de Boris Eltsine et leurs interventions, ou pressions dans maintes situations électorales ne relèvent pas du secret ! Pour ce qui est de la présidentielle américaine, il est incontestable que Poutine s’inquiétait de l’hostilité de Hillary Clinton, et que Trump lui semblait plus proche des intérêts russes, donc certainement plus souhaitable. Cependant, le résultat final est que la Russie est perçue aux États-Unis comme l’acteur premier de la campagne de Trump, ce qui impose à ce dernier une posture hostile à la Russie et entraîne une sérieuse dégradation de la relation Russie - États-Unis. 

Le Royaume-Uni accuse Poutine d’empoisonnements successifs… 

Sur la réalité des empoisonnements et des commanditaires, impossible de se prononcer avec certitude et l’on ne pointe en Occident que « la responsabilité quasi certaine » de la Russie. Mais l’URSS avait une tradition remarquable d’empoisonnement des ennemis de l’intérieur et de l’extérieur. Un historien russe a même assuré que Staline avait fait empoisonner la veuve de Lénine. Durant la guerre froide les incidents du type « parapluie bulgare » n’ont pas manqué. Ce passé inspiré par le « laboratoire des poisons » stalinien, et aussi la riche histoire des espions doubles ou triples « retournés », tout particulièrement en Angleterre, John le Carré est à cet égard un excellent témoin, expliquent la sensibilité et la vigilance britannique aujourd’hui sur le thème. La conséquence en est une dégradation spectaculaire des relations russo-occidentales. Pour autant, évoquer à ce sujet une nouvelle guerre froide est excessif. La guerre des « sanctions » n’a rien à voir avec la menace nucléaire d’hier, elle témoigne de crises récurrentes, du malaise des Occidentaux devant la puissance montante d’une Russie qui revendique le droit à une interprétation souveraine de la démocratie. 

Y a-t-il une volonté d’établir une hégémonie culturelle russe ? 

Dans les années 1990, Eltsine a compté sur une politique d’influence dans les pays de l’ex-Union soviétique pour créer une communauté d’intérêt, à la façon du Commonwealth britannique. Cette politique a complètement échoué. La Communauté des États indépendants n’a qu’une existence réduite, et l’idée d’une zone d’influence postsoviétique à la périphérie de la Russie a périclité. La Russie a aussi essayé de développer un espace de la langue russe, inspiré de la francophonie, sans plus de succès. En revanche, une autre idée, plus récente, est apparue : il s’agit de développer une politique d’influence intellectuelle à travers le monde, étranger historiquement à la Russie. Ainsi l’Institut Pouchkine à Paris est peut-être conçu à Moscou comme une réplique des instituts Goethe dont le prestige et l’influence sont réels. 

Comment jugez-vous les relations entre Macron et Poutine ? 

L’idée d’engager une politique de la main tendue, ou de réconciliation franco-russe en invitant le président russe à Versailles pour l’exposition consacrée à Pierre le Grand était fort subtile. Pierre le Grand lors de son périple français a réconcilié Paris et Saint-Pétersbourg, mis fin à l’ignorance réciproque des deux pays et ouvert à jamais la Russie à l’Occident et à son influence. Le président Macron a probablement à l’esprit une vision nouvelle de l’Europe. Les États-Unis se consacrent désormais à leurs intérêts propres, « America First » selon le président Trump, et l’Europe est davantage livrée à elle-même. L’Europe va, disait le général de Gaulle, de l’Atlantique à l’Oural, aujourd’hui il dirait de l’Atlantique au Pacifique, car c’est vers l’Asie que le poids géopolitique glisse. La Russie est le lien, le pont entre cette Asie triomphante et l’Europe. Ignorer la Russie, lui tourner le dos signifie pour l’Europe se couper de l’Asie, c’est-à-dire rester à l’écart du grand basculement géopolitique du XXIe siècle. Peut-être faut-il regarder les crises actuelles qui nous opposent à la Russie à la lumière de ce bouleversement. Et aussi juger le pouvoir autoritaire de Poutine non seulement à l’aune de nos critères, mais aussi en prenant en considération l’évolution spectaculaire du pouvoir en Chine, pays vers lequel la Russie tend à se tourner dès lors que l’Occident la repousse.

(NB: merci à @JackDeliz qui m'a fait parvenir cet article réservé aux seuls abonnés du journal)

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 13 décembre 2016

François Hollande, toujours plus ridicule sur la Syrie

Alep, cimetière des ambitions américano-sionistes en Syrie

Et dire qu'il va falloir encore supporter cela pendant 5 mois, 5 longs mois, 5 interminables mois... 

Un coup devant Angela, un coup devant des ONG, un coup devant le " responsable " de l'opposition syrienne, mais tout cela dans la même journée, voilà ce qu'a déclaré celui qui nous sert de Président, les bras m'en tombent:

" Les Russes seront responsables d'une situation qu'ils ont contribué à créer s'ils ne font rien pour permettre l'accès de l'aide humanitaire et je leur lance un ultimatum humanitaire. L'enjeu, c'est d'arrêter cette offensive (sur Alep), ces massacres et ces bombardements. La France doit être en première ligne et le sera. Si l'ultimatum n'est pas entendu, il y a des responsabilités qui devront être appelées. Il y a urgence. Nous devons agir, il faut agir, nous agirons. Le régime de Bachar al-Assad croit avoir gagné une partie alors qu'il a simplement gagné une horreur supplémentaire en reprenant la ville d'Alep. Il n'y aura pas d'impunité par rapport à ce qui se passe en Syrie. Il ne peut y avoir de solution sans cessez le feu."

On va quand même lui préciser à gros nigaud que, et d'une, ce ne sont pas les Russes qui ont commencé mais bien des opposants au régime en place. Poutine, au début, n'a  fait qu'assurer la sécurité de ses installations en Syrie, et de deux, l'enjeu n'est plus d'arrêter cette offensive, Alep-Est est quasi libérée par les forces du régime.

" Massacres et bombardements ", ben c'est pas joli-joli, c'est sûr, mais c'est la guerre et on ne fait pas la guerre en envoyant dans le ciel des ballons multicolores. Les curieusement dénommés " rebelles " ne font pas plus dans la dentelle que les forces du régime et de ses alliés. Les rebelles sont aidés par des puissances étrangères que pas grand monde ne veut nommer, le régime de Bachar est aidé par des puissances qui n'avancent pas masquées. L'horreur vient des deux camps qui ne s'épargnent pas et qui " profitent " d'une communauté internationale totalement impuissante et inopérante. L’exceptionnelle durée de ce conflit démontre, s'il le fallait encore, l'incapacité pour l'ONU de jouer l'un des rôles qui lui a été confié: le maintien de la paix dans le monde. Une énième réunion du conseil de sécurité aura lieu ce soir à 18h00, c'est bien.

Enfin, en ayant aidé et armé les " rebelles ", qu'on l'admette ou non, François Hollande a participé au massacre.

310 000 morts en 4 ans, nous répète-t-on à l'envie en oubliant de préciser le nombre de morts dans le camp des " méchants ".

On a synthétisé en nous parlant du massacre à Alep en s'efforçant de ne pas dire Alep-Est, seule une partie de la ville était assiégée, assiégée parce que les rebelles, une espèce d'agglomérat de forces syriennes rebelles au régime, de milices tribales et de djihadistes ont choisi eux-même d'en faire un camp retranché en se servant d'une bonne partie de la population civile comme otage ou bouclier.

Hollande, tout en reconnaissant " qu'ils sont les seuls à pouvoir améliorer la situation, lance un ultimatum humanitaire aux Russes et au régime afin d'obtenir l'ouverture de couloirs humanitaires ! Mais pour qui se prend-il ? Comment ose-t-il penser que Poutine et Bachar, sur le point de gagner,  puissent avoir un instant les chocottes devant ce genre de menace bidon; ils doivent se bidonner. " Des responsabilités devront être rappelées "... Président, c'est le gars qui s'est fait poisser sur un scooter et qui a été si nul pendant 4 ans au point d'abandonner, en premier, le navire en plein naufrage et il voudrait faire la leçon au tsar de toutes les Russie... On rêve ! " Il n'y aura pas d'impunité ! " Y compris pour les " rebelles " ? Guignol !

Se pourrait-il que tout ce vomi hollandais soit en fait uniquement destiné à la population française et à la communauté internationale, histoire de montrer que tout Président fini qu'il soit, il agit encore. Mais qui pour miser encore un calot sur ce looser ? Qui pour le prendre encore au sérieux, lui que même les américains n'ont pas voulu suivre en Syrie ? Personne. Guignol !

Tiens, au lieu de se ridiculiser avec la Syrie et d'émettre des vents qui puent sur la Russie, qu'il essaie donc de se rendre utile un instant, si tant est que cela soit possible: Qu'il nous explique donc, lui le chef de guerre, comment, malgré les dizaines d'avions déployés, les forces engagées sur le terrain et les satellites qui tournent sans relâche, quatre à cinq mille djihadistes ont pu reprendre sans coup férir Palmyre en Irak ? Marrant ça, non ? Mais personne n'a pu sérieusement nous l'expliquer pour le moment.

Encore cinq mois, cinq longs mois, cinq interminables mois...

Folie passagère 3387.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

lundi 5 octobre 2015

La Syrie, Assad, Daesh... et François Hollande qui n'a toujours rien compris...

Rappelez-vous, c'était il y a quelques jours à la tribune de l'ONU. Celui qui nous sert de Président avait déclaré à propos de la Syrie et d'Assad: " On ne peut pas faire travailler ensemble les victimes et le bourreau " puis d'ajouter " Assad est une partie du problème, il ne peut pas faire partie de la solution. Ce n'est pas parce qu'il y a un groupe terroriste qu'il y aurait une forme de pardon et d'amnistie pour le régime qui a créé cette situation ". Président affirmait ainsi haut et fort sa volonté que jamais Assad ne puisse de près ou de loin être soutenu par la coalition internationale en lutte contre Daesh. La voix de Président se devait de porter, il devait être entendu par le monde entier.

Et depuis, il a été entendu... Voyez donc avec ce petit tour d'horizon:

Le ministre espagnol des affaires étrangères, a déclaré: " Une des parties impliquées, c'est le gouvernement de Bachar al-Assad qui personnellement ne me plaît absolument pas (...) mais la paix se fait toujours avec les ennemis, il faudra négocier.

Le ministre autrichien des affaires étrangères Sebastian Kurz a également proposé que les puissances occidentales impliquent le président syrien dans la lutte contre le groupe Etat Islamique. 

L'affreux Erdogan qui tenait un meeting islamo-électoral ce week-end à Strasbourg, jusqu'ici farouche adversaire d'Assad, a déclaré que celui-ci " pourrait faire partie d'une période de transition dans le cadre d'une solution de la crise syrienne ". 

Malgré le jeu trouble de la Turquie dans le conflit civil syrien, l'Arménie a annoncé soutenir Assad.

Si Obama et David Cameron restent farouchement opposés à Bachar El Assad et ont réclamé maintes fois son départ, ils semblent avoir eux aussi évolué puisqu'ils ont, chacun de leur côté, annoncé qu'un calendrier prévoyant " éventuellement " un départ d'Assad pourrait être l'objet de négociations. Ce qui en langage commun peut être traduit par: Le départ d'Assad n'est plus une urgence.

Les ministres des affaires étrangères russe et américain ont annoncé que leurs militaires se rencontreraient pour mettre au point, non pas des opérations communes anti-Daesh, mais une organisation technique afin que dans le ciel syrien leurs avions ne se gênent pas mutuellement. La première réunion a eu lieu jeudi dernier.

L'Iran a annoncé vouloir s'engager, aux côtés des Russes, dans la lutte contre Daesh, possiblement par le biais du Hezbollah, et considère Assad comme un allié objectif pour éradiquer Daesh. Dès 2012, Le chef des unités d'élite de l'armée iranienne, Ghassem Soleimani, déclarait: " Nous soutiendrons jusqu'au bout la Syrie de Bachar El Assad".

Angela Merkel a quant à elle fait un superbe pied de nez à Président en déclarant jeudi dernier: " Il faut parler avec de nombreux acteurs, et cela implique Bachar al Assad, mais il y en a d'autres. "

Poussés par les diasporas syriennes locales, le Brésil, le Vénézuela et l'Argentine ne cachent plus aujourd'hui soutenir Assad, considéré dans ces 3 pays comme le seul rempart de protection pour les minorités religieuses.

La Chine a envoyé un porte-avion ( quand Hollande a fait rapatrier le Charles de Gaulle ) qui mouille maintenant à quelques encablures des côtes syriennes. Elle a annoncé vouloir prendre part à la lutte anti-Daesh aux côtés des Russes et confirme avoir fait parvenir des armes au régime de Damas. 

Les Russes ne font pas dans la dentelle et bombardent à tour de bras les positions de l'EI ( et sans doute aussi quelques positions rebelles ) avec, déployés en Syrie, 28 avions quand la France n'en a que 12 pour toute la région. Poutine n'a jamais caché qu'il soutenait le régime syrien et qu'une pacification de la région ne pouvait se faire " pour le moment " sans Assad. 

Etc, etc, etc... 

Bref, comme vous pouvez le constater, quoi qu'ait pu dire la semaine dernière notre Président à la tribune de l'ONU, le monde entier s'en fout royalement. Il peut continuer à rabâcher à qui souhaite encore l'entendre que Assad ne fait pas partie de la solution, Hollandouille n'est plus dans le mouv'; tous les grands dirigeants occidentaux et quelques autres semblent avoir enfin compris, parfois avec des motivations opposées, que l'éradication de Daesh comme la pacification de la Syrie ne pouvaient se faire sans Assad. 

Tous l'ont compris et l'admettent, parfois à demi-mots. Tous sauf un et il a fallu que cela soit le notre... Quelle pitié !

NB: à lire, en complément, pour ceux qui l'ont, l'excellent article d'Alexandre Adler paru dans le Figaro Magazine et intitulé: " L'inquiétant amateurisme de François Hollande. "

Folie passagère 2923.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 24 septembre 2015

Sans perte financière... Vraiment ?


Pour la revente expresse des Mistral à l'Egypte, nous ne pouvons que saluer la réussite de Président. C'est bon ça, nous voila débarrassés de ces deux navires. Cerise sur le gâteau, Président l'a dit, la France ne va pas perdre d'argent, " pas de perte financière " ! Une décision présidentielle qui, pour une fois, ne nous coûtera rien, voilà qui semble aussi inhabituel que surprenant, n'est-ce pas? Et puis ça doit être vrai puisque tous les médias saluent le deal franco-égyptien...

Mais à y regarder de plus près... Voyons:

La Russie nous passe commande de deux navires. Montant communiqué du contrat initial: 1,2 milliards d'euros. On mettra de côté l'option d'achat de deux autres Mistral dont la fabrication devait être délocalisé en Russie.

Là-dessus, pataquès en Ukraine, Président décide de ne pas livrer les bateaux. Les Russes font valoir leur droit à des dédommagements et aux retours au pays des pièces et parties lui appartenant. S'en suivent des négociations franco-russes qui se soldent par un accord: La France rembourse à la Russie 949,8 millions d'euros; j'arrondis à 950 millions pour faire simple.

Durant toute la durée des négos, surveillance, frais de parking et maintenance des deux Mistral ont coûté, selon différentes sources, aux contribuables français entre 1 et 5 millions d'euros par mois pendant neuf mois. Arrondissons et moyennisons à 2,5 millions x 9 mois soit: 22,5 millions d'euros.

Puis Président se débarrasse des deux machins en les vendant 950 millions d'euros aux Egyptiens.

Bilan de l'opération: Au lieu d'empocher 1,2 milliard, on rembourse 950 millions aux Russes et les Egyptiens nous filent 950 millions. Soit un manque à gagner de 250 millions. Manque à gagner auquel je rajoute les frais de gardiennage et de surveillance pendant 9 mois, soit 22,5 millions ! 

On mettra de côté les dégâts en terme d'image sur le plan national et international de cette embrouille.

C'est ce qu'on appelle en langage présidentiel: une opération sans perte financière. Bien, puisqu'il le dit... On va le croire...

Une certitude, il n'a pas fini de nous prendre pour des cons.

Folie passagère 2912.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 31 juillet 2015

Une question d'honneur ! ( lettre ouverte au Président de la République )


" Monsieur le Président de la République,

Vous vous apprêtez à prendre une décision définitive sur la livraison des BPC Mistral que la Russie a commandé à la France il y a maintenant quatre ans.

Cette décision marquera votre quinquennat et engagera la réputation de notre pays. Elle aura des conséquences capitales sur notre relation multiséculaire avec la Russie, partie intégrante de la civilisation européenne, notre alliée au cours des deux guerres mondiales, aujourd’hui partenaire naturel et incontournable pour étouffer ce brasier du Proche-Orient qui nous menace.Cette décision dira au monde si la France reste ou non un grand pays, fier de ses savoir- faire, de son indépendance et fidèle à son Histoire. 

La décision russe de commander ces deux bateaux multifonctions à la France, pays pourtant membre de l'OTAN, témoignait d’une confiance particulière envers la patrie du général de Gaulle. Cette commande a permis de sauver les chantiers navals de Saint-Nazaire, des milliers d'emplois et un savoir-faire exceptionnel. C’était la démonstration de la volonté russe d’élargir la coopération à de nouveaux domaines liés aux hautes technologies. Elle donnait à la France la perspective de devenir un partenaire industriel majeur de la Russie, le seul pays industriel où nous détenions, avant les ineptes sanctions européennes, une part prépondérante de parts de marché dans les hautes technologies, l’aéronautique et le spatial. Cette commande a permis à des centaines de marins russes, à la conduite exemplaire, d’être formés pendant des mois en France et qui véhiculeront à l’avenir l'image qu'il vous appartiendra de donner de notre pays.

Ce contrat de 1,2 milliard d'euros est une remarquable réussite industrielle et a permis à des dizaines d’entreprises françaises et russes de coopérer harmonieusement et efficacement, laissant ainsi présager l'intérêt mutuel et le potentiel de la relation franco-russe. Aujourd’hui ces bateaux sont prêts, ils sont à quai, ils sont aux normes russes et portent les beaux et glorieux noms de Sébastopol et Vladivostok.

Si vous décidiez de ne pas livrer ces bateaux, il faudra alors expliquer aux Français pourquoi la France va perdre plus d'un milliard d'euros directement et des milliards indirectement alors que le système des sanctions européennes ne concerne pas ce contrat. Un milliard, c'est plus que le gâchis de l'écotaxe. C’est plus que la baisse des allocations familiales pour les classes moyennes mise en œuvre cette année. Un milliard à l’exportation, ce sont des milliers d'emplois hautement qualifiés,si précieux dans un contexte de chômage endémique. Certes, ce milliard pourrait, par quelques tours de passe-passe, n’apparaitre dans les comptes publics qu'après 2017. Mais dans tous les cas, c’est la France qui paiera, demain ou après-demain.

Si vous décidiez de na pas livrer ces bateaux, il faudra expliquer au monde que la parole de la France peut être remise en cause en cas d’alternance, lorsque les nouveaux dirigeants sont plus sensibles aux pressions de pays qui eux ne transigent jamais sur leurs intérêts nationaux.

Si vous décidiez de ne pas livrer ces bateaux, il faudra expliquer aux Français pourquoi vous avez choisi de conditionner cette vente à un contentieux russo-ukrainien qui n'a rien à voir avec ce sujet. Ces bateaux ne changent strictement rien à l’équilibre des forces, leur livraison ou non n’a pas la moindre influence sur les positions de la diplomatie russe et tout le monde prend conscience aujourd’hui que c’est bien le gouvernement de Kiev qui bloque le volet politique de Minsk 2.

Si vous décidiez de ne pas livrer ces bateaux, il faudra expliquer peut être un jour aux Français pourquoi des bateaux semblables, baptisés également Sébastopol et Vladivostok sortiront des chantiers navals russes, grâce à nous mais sans que nous n’en ayons perçu le moindre bénéfice économique.

Si vous décidiez de ne pas livrer ces bateaux, il faudra expliquer aux ouvriers , techniciens et ingénieurs le sens que vous donnez à la valeur travail quand il faudra casser ce qui a été construit pour rendre aux Russes leurs équipements installé à bord et cela aux frais des contribuables français.

Si vous décidiez de ne pas livrer ces bateaux, il faudra tout au long des prochaines années expliquer aux Français de ce que vous allez faire de ces deux navires invendables en l’état et dont l’entretien à quai coutera plus de 5 millions d’euros par mois.

Si vous décidiez de ne pas livrer ces bateaux, il faudra expliquer aux Français pourquoi vous avez choisi de pousser au divorce entre les deux parties de la civilisation européenne, confirmant ainsi la faute politique de votre absence à Moscou aux cérémonies du 70 ème anniversaire de la Victoire sur le nazisme pour laquelle le peuple russe a sacrifié plus de 25 millions des siens.

Si vous décidiez de ne pas livrer ces bateaux, il faudra expliquez aux Français pourquoi vous refusez de coopérer avec la Russie, alors que vous vous enorgueillissez de vendre de armes offensives à des régimes obscurantistes qui nourrissent idéologiquement et matériellement le terrorisme islamique.

Monsieur le président, à la veille d’une décision historique, je rappelle à votre mémoire les paroles du général de Gaulle : "Pour la France et la Russie, être unies, c’est être fortes, être désunies, c’est être en danger ".

Au plus fort de la guerre, le chef de la France libre avait constitué l’escadrille Normandie-Niemen. 70 ans plus tard, chaque Russe la garde en mémoire comme le glorieux symbole de l’amitié entre nos deux pays. Il serait affligeant que pour les décennies à venir, vous laissiez se substituer à ce symbole le refus de livraisons de Mistral. "

Tribune de Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne, président de Debout la France et de Thierry Mariani, député des Français de l’Etranger, Les Républicains, publiée sur le site Atlantico, le 31 juillet 2015.

Le seul truc qui déconne dans cette tribune que j'approuve de A à Z, c'est que des gens comme Thierry Mariani ou Nicolas Dupont Aignan puissent croire un instant que ce qui nous sert de Président ait un tant soit peu d'honneur...

Folie passagère 2864.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr                                                        Jour J - 6 ...

vendredi 24 juillet 2015

Dix parlementaires français " libres " en Crimée

Le parlementaire de Crimée Vladimir Konstantinov (à gauche) avec son homologue français Thierry Mariani le 23 juillet 2015 à Simferopol 

Nous sommes en démocratie, nous dit-on; dès lors, les parlementaires sont les représentants du peuple et à ce titre, ils sont libres d'aller ou bon leur semble. Ils sont ( ou tout de moins devraient-ils l'être ) les yeux et les oreilles de ceux qui les ont élus. Ne pouvant se contenter des discours officiels et parce qu'ils bénéficient de quelques facilités dont ne disposent pas les citoyens lambda, ils se doivent d'aller sur le terrain constater de visu ce qui se passe, que ce soit en France ou à l'étranger. Aucune loi et règlement ne restreint à ce jour les déplacements de nos représentants. Ils peuvent même, à l'improviste et sans prévenir qui que ce soit, débarquer dans la plus infâme de nos prisons...

Ces droit de visites et de libre circulation semblent encore plus nécessaires lorsque à propos de telle ou telle situation, les versions des autorités en place ne semblent pas recueillir un consensus largement majoritaire dans la population.

Et c'est exactement ce qui se passe depuis quelques temps. Il y a peu, 4 parlementaires français, 3 de droite et un socialiste, faisaient le voyage à Damas pour voir ce qu'il s'y passait, de visu, et rencontrer Bachar El Assad. Cette visite, financée sur leurs fonds propres, fut sévèrement critiquée par la gauche: On ne fraye pas pas avec l'ennemi désigné par Président. Plus récemment, c'est le député Poisson (PCD) qui lui aussi rendit visite à Assad. Là aussi la visite, peut-être moins médiatique que la précédente, fut sévèrement critiquée par la gauche, le président de l'Assemblée Nationale et Fabius.

Et rebelote ces jours-ci avec la visite d'une dizaine de parlementaires français en Russie et en Crimée. Crénom, en Crimée ! En terre ukrainienne " annexée " par l'affreux Poutine ! Voilà qui devait forcément rester en travers de la gorge de tous ceux qui soutiennent l'Ukraine de Porochenko ! L'hystérique de Matignon s'insurge, Fabius monte au créneau en se disant " choqué " et invoquant une violation du droit international, Bruno Le Roux aboie et Bartolone aura tout fait pour les en dissuader; sans succès. Tout juste si ces parlementaires français ne sont pas accusés de collaboration avec l'ennemi ! Tous d'évoquer que cette visite sera inévitablement, localement, utilisée à des fins de propagande par Moscou et les séparatistes. Possible, localement... Je doute néanmoins que des gens comme Thierry Mariani ou Jacques Myard, vieux habitués de ces voyages " pouvant nuire à la diplomatie de leur propre pays " se laissent abuser par ce qu'ils verront ou ce qui leur sera donné de voir; pas des perdreaux de l'année ces deux-là !

Et oui, cela ne plait pas à Président et à sa clique de voir des parlementaires " libres " aller directement au contact, sur le terrain, se rendre compte par eux-mêmes car refusant de se satisfaire de la seule position de l’Exécutif. Tout le problème, c'est que ces visites non avalisées par la Socialie se multiplient: Pas moins de trois en moins de trois mois, deux en Syrie, une en Crimée. Le dernier précédent remontant à ... 2002 avec la visite de 3 députés français en Irak, députés qui n'étaient pas convaincus par le discours ambiant sur la détention par Saddam Hussein d'armes de destruction massive. Hollande, alors premier secrétaire du PS, jugea cette initiative " étrange et stupéfiante " !

Ces visites révèlent néanmoins deux choses choses importantes: La première, et pour reprendre ce que disait Hollande en 2002, c'est qu'elles montrent que " les parlementaires manquent d'informations sérieuses et fiables " sur la situation en Syrie ou en Ukraine, le même Hollande qui suite à cette même visite de 2002 réclamait un débat parlementaire pour éclairer la représentation nationale ! La deuxième chose importante, c'est que ces voyages non autorisés révèlent au monde que la diplomatie française, domaine bénéficiant généralement d'un consensus politique large, est de plus en plus contestée par la représentation nationale, donc par les Français. Comment pourrait-il en être autrement... quand on se souvient des déclarations fracassantes mais dénuées d'effets de Président et de Fabius sur la Syrie ou sur l'Ukraine ...

Non, non, monsieur Le Roux, contrairement à ce que vous éructez, ce n'est pas une honte que dix parlementaires se rendent en Crimée sans avoir le moindre rapport avec les autorités ukrainiennes.Ce n'est pas une soumission à la Russie de Poutine et ce n'est pas une une honte pour le Parlement français. C'est tout à l'honneur de ces députés " libres " que d'aller voir par eux-mêmes ce qui se passe ailleurs. Que cela vous plaise ou non.


Folie passagère 2856.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 1 juin 2015

BHL, Bartolone, Le Roux, Hollande, Poutine et nos 26 200 nouveaux chômeurs...


Qu'ils sont drôles ! Pathétiques, ridicules ou stupides ! Au choix, l'un n’excluant pas l'autre ! Les voila, nos progressistes atlantistes pro-Poroschenko et anti-Poutine pavloviens s'offusquer d'une liste noire de 89 noms de personnes interdites de séjour en Russie par le tenant du Kremlin.

Ben quoi, lorsque l'Occident, trop pas content de la politique de Poutine vis à vis de l'Ukraine, prend des sanctions économiques contre la Russie, quitte à pénaliser ses propres économies nationales, et dresse une liste de 90 ruskoffs (et 20 entités, entreprises, banques, institutions) interdits de séjours à l'Ouest, tout le monde trouve cela normal. Et Vladimir n'aurait pas le droit, en réaction, de faire de même ? Toi qui me lis, laisserais-tu entrer le loup dans la bergerie, le renard dans le poulailler ou l'islamo-terroriste dans Notre-Dame un dimanche ? Non ! Et bien Poutine fait de même. Il décide de ne pas laisser rentrer ceux qui lui crachent dessus, ceux qui crachent sur son peuple; peuple qui, à 80%, le soutient. C'est aussi simple que cela. BHL vomit Poutine et bien Poutine vomit BHL. Poutine interdit Bruno Le Roux de séjour ? Non mais ! Mais qui accepterait de se laisser mordiller les chevilles par un vulgaire roquet socialiste ? Personne. Donc Le Roux est interdit de séjour. Et cette andouille de Bartolone qui menace d'annuler la visite d'une délégation de parlementaires français si Le Roux ne peut pas s'y joindre ! Poutine doit se marrer : une menace de boycott venant du parrain du 9-3 , non mais ! 

Et cette andouille de représentant de la diplomatie européenne qui déclare: " Nous considérons cette mesure [la liste en question] comme étant totalement arbitraire et injustifiée, surtout en l'absence de toute clarification ultérieure et de transparence. " Parlons-en d'arbitraire et de transparence ! Pourquoi cette même union européenne ne dresserait-elle pas, publiquement, le bilan de ce que coûte à nos économies les sanctions prises contre la Russie. Au bas mot 24 milliards d'euros ! Pourquoi est-il impossible de trouver la moindre trace de ce que coûte précisément à notre pays, la France, ces sanctions ? Sans compter cette ridicule histoire de Mistral laissés en cale à Saint Nazaire... Pourquoi cette même UE ne se désolidarise-t-elle pas de ce gouvernement ukrainien qui compte en son sein néo-nazis et ultra-nationalistes que ne renierait pas Aube Dorée ? Et BHL, pourquoi se tait-il à ce sujet ? Il y aurait de bons extrémistes dès lors que ceux-ci seraient opposés à Poutine et de mauvais lorsque ceux-ci s'appellent Le Pen, Aube Dorée ou UKIP ! Il pouvait bien pérorer sur Maïdan le BHL, sans doute la sono était-elle trop forte pour qu'il entende les snipers des bataillons Azov tirer sur les contre-manifestants. Alors que nos dirigeants se fendent de beaux discours sur la liberté d'expression, aucun d'entre eux ne s'est offusqué de l'interdiction émise du jour au lendemain par Kiev de parler le russe dans l'est du pays, là où 90% de la population le parle depuis toujours. Pourquoi ne s'offusque-t-on pas des meurtres en série d'opposants au régime de Kiev ? Et parmi tous les meurtres bizarres commis en Ukraine et en Russie, pourquoi BHL ne se souvient-il que de celui de Boris Nemstov ? Tartufes et hypocrites !  

Alors certes Poutine n'est pas un grand démocrate, nous le savons, mais qui se souvient de la Russie d'avant Poutine lorsque parvenant au pouvoir, il remit debout un pays sinistré ? J'ai été en Russie avant Poutine, j y ai été après, j'ai vu la différence et le peuple russe sait rendre grâce à Poutine pour le travail accompli. Sans doute parce qu'il a su redonner du lustre et de l'aplomb à un pays en plein naufrage, sinistré par soixante dix ans de socialo-communisme... 

Vous l'avez compris, le méchant c'est forcément Poutine et les gentils, forcément nous, les occidentaux. Possible. J'aurai tendance à penser que si nous sommes les gentils, nous sommes surtout de parfaits crétins pour n'avoir pas su, depuis la chute de l'URSS et depuis l'arrivée de Poutine au pouvoir, concevoir une véritable politique étrangère de partenariat avec la Russie. Et pourtant, en regardant vers qui la Russie se tourne aujourd'hui, nous devrions comprendre ce que nous allons perdre en le stigmatisant. L'Europe et les USA, 900 millions d'habitants, diabolisent Poutine quand la Russie, l'Inde, la Chine, le Brésil et l'Afrique du Sud, 2,5 milliards d'habitants, ne passent pas une semaine sans signer des accords commerciaux et autres partenariats financiers et de développement. Sommes-nous assez riches et en si bonne forme pour que nous puissions nous passer de tout cela ? Pitoyable politique étrangère de l'UE, toute inféodée (sauf l'Allemagne qui continue en loucedé de commercer avec la Russie) aux USA. 

Pour l'année 2013, les exportations  de l'UE vers la Russie représentaient 120 milliards d'euros faisant de la Russie le quatrième partenaire de l'Union. A fin février 2015, les sanctions économiques imposées à la Russie représentaient une perte de 21 milliards d'euros pour l'ensemble des économies européennes, 24 milliards à fin mai. Combien à fin décembre ? Pourquoi chaque mois, lorsque l'Insee nous balance les sinistres chiffres du chômage, encore en hausse à fin avril, le gouvernement ne communique-t-il pas sur le manque à gagner pour notre économie " généré " par ces sanctions ? Le bon peuple n'a pas à savoir, j'imagine... 

En attendant, sur 1 an, à fin mars 2015, la Russie voyait son PIB diminuer de 1,6% quand celui de l'Ukraine s'effondrait de 17 % !  Visiblement si les sanctions imposées à la Russie nous pénalisent, elle ne pénalisent pas tant que cela le royaume de Poutine et toutes les aides que nous versons à l'Ukraine ( 3 milliards en 2014 et 2015 pour l'UE + une ligne de crédit de 14 à 18 milliards via le FMI ) semblent  ne pas profiter à l'ukrainien moyen... 

Que Bartolone n'aille pas en Russie, et alors, qui donc là-bas s'en offusquera ? Personne. 

Et pendant que Poutine reçoit en grande pompe Giscard sans qu'aucun de nos tartufes ne s'en offusque, en France, en avril, 26 200 nouveaux chômeurs ont franchi le seuil de Pôle Emploi... et Président reçoit aujourd'hui, en son palais, quelques personnalités du show-business.

Folie passagère 2791.
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samedi 9 mai 2015

Poutine sur la Place Rouge, Hollande sous les cocotiers


Il nous aura tout fait ! 

Alors qu'il est en voyage campagne électorale aux Antilles, Président a cru bon de faire la leçon à David Cameron qui vient d'être réélu triomphalement ! Comme il se doit, il lui passe un coup de bigo pour le féliciter et en profite pour le sermonner: " Il est légitime de tenir compte des aspirations des Britanniques mais il y a des règles en Europe et parmi ces règles il y la concertation ". On croît rêver, le gars Cameron a tenu ses promesses, a sorti son pays du marasme, a des résultats, certes en imposant 4 ans de rigueur et de réformes libérales, mais après tout, il avait été élu pour ça et l'autre qui, pour l'instant, n'a rien réussi se permet de lui dire qu'il y a des règles à respecter ! Président, incapable de ramener, malgré ses promesses, son pays dans les clous des règles européennes, le 3% de déficit par exemple, fait la leçon à un gars à qui tout ou presque réussi jusqu'ici ! Hallucinant !

Qu'il commence déjà par redresser son pays et par revitaliser le sentiment des Français vis à vis de l'Union et peut être bien qu'après, nous pourrons l'écouter attentivement sans pouffer de rire, faute de vouloir pleurer pour un branquignol de cette sorte.

La Russie commémorait aujourd'hui la capitulation de l'Allemagne nazie. Le 9 mai est une des dates les plus importantes dans l'esprit des Russes puisqu'il s'agit bien sûr de commémorer la capitulation des nationaux socialistes allemands mais aussi de se souvenir des quelques 27 millions de morts, civils et militaires, prix à payer pour une victoire que les occidentaux auraient mis sans doute des années à obtenir. Poutine, pour fêter l’événement, et, ne soyons pas dupes, pour faire une colossale démonstration de force, organise la plus grande parade jamais organisée sur la Place Rouge depuis la chute de l'URSS et pas un chef d'Etat ou de gouvernement de l'Ouest pour participer à l’événement !  Parce que l'Ukraine, pas un n'a fait le déplacement pour honorer ces 27 millions de morts ! Les mêmes qui se pressaient auprès de Poutine pour obtenir un entretien  ou une photo en sa compagnie sur les plages du débarquement en juin dernier à l'occasion des 70 ans du D-Day ont snobé avec dédain et absence totale de reconnaissance 27 millions de morts et 145 millions de russes bien vivants aujourd'hui. Ahurissant !

Et l'autre andouille qui, sans arrêt, à la moindre occasion, nous parle de devoir de mémoire, du passé qui est notre avenir et blablabla préfère aller prendre des bains de foule sous les cocotiers que d'aller ... enfin bref ! Buse un jour, buse toujours !

Folie passagère 2767.
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vendredi 20 mars 2015

Jean-Claude Juncker, commandant en chef d'une armée européenne ?


Le saviez-vous ? Peut-être pas, alors laissez moi vous le dire: L'Union Européenne envisage la création d'une armée commune européenne financée par tous les contribuables européens, vous et moi. Dans l'esprit de ses concepteurs à la tête desquels on trouve bien évidemment Juncker, il s'agirait en premier lieu de montrer à la Russie " qu'il faut nous prendre au sérieux ! ", mais aussi de pouvoir intervenir partout où les intérêts de l'UE et de ses ressortissants sont menacés . Cette future armée pourrait aussi intervenir dans le cadre de missions humanitaires, d'opérations de " maintien ou de rétablissement de la paix " ( que les eurosceptiques appellerons opérations de maintien de l'ordre ).

Tout a été pensé et prévu; par exemple, dans un premier temps, histoire de montrer les dents rapidement, l'armée commune, baptisée curieusement Coopération Structurée Permanente, se verrait doter en premiers équipements des 2 Mistral non livrés à la Russie et de trois divisions d'intervention rapide composées par exemple des déjà constitués bataillons de l'Eurocorps.

Le grand chef Juncker aurait en charge les orientations politiques de la future armée et nommerait un Commissaire chargé de l'organisation et du fonctionnement. Juncker soumettrait les conditions d'engagements à un haut conseil composé des chefs d'Etat  et de gouvernements  des pays participants à cette armée ( tous les pays de l'UE ne seront pas obligés d'y adhérer, au moins dans un premier temps ).

Ont déjà été pensés le budget (0,3% du PIB des pays adhérents) les statuts des futurs soldats, leurs salaires, les grades, le lieu où serait établi l'état-major ( Bruxelles ) ainsi que le montage de la chaîne de commandement: 


" L'Armée européenne commune posséderait une chaîne de commandement indépendante. Elle organiserait de façon autonome ses écoles militaires (navale, terrestre et aérienne). Elle serait dotée de son propre service de renseignements (information et contre-espionnage). Des mécanismes de collaboration étroite entre ceux-ci et ceux des Etats membres participant à la CSP seraient établis. Les bases navales, terrestres et aériennes de l'Armée européenne commune seraient établies en fonction de critères stratégiques et en tenant compte des déséquilibres entre les pays participants en matière d'industries de l'armement. Ainsi les premières bases navales seraient établies en Pologne, en Bulgarie et au Portugal, les bases terrestres en Roumanie, en Espagne et dans les pays baltes. "

Cette future armée a été pensé comme compatible avec l'Otan et pourrait même si, besoin était, se placer sous commandement de l'Otan si l'un des pays européens, membre de l'Otan, était menacé. 

Bref, et sans entrer dans les détails compliqués, visiblement, tout a été pensé, prévu, budgété, organisé et l'ennemi principal désigné d'office: La Russie... Y a plus qu' à !

Maintenant, essayez de vous projeter dans le temps, dans trois, quatre ans ou dix ans, lorsque cette armée sera mise en place - et nul à Bruxelles ne semble douter de sa mise en place - et posez vous la question de savoir, si celle-ci existante, les armées nationales pré-existantes auront encore une raison d'être...

Certains gouvernements européens semblent, au moins en façade, opposés à cette création mais tous ont élu, à la majorité, Juncker et sa nouvelle équipe...

Nigel Farage aura beau s'insurger, vous et moi aussi, nous n'aurons qu'à constater qu'une nouvelle fois nos souverainetés auront encore pris un sacré pet au casque !

Remarquez que cette création aurait un avantage: sortir à terme des PIB nationaux les budgets de la défense. C'est d'ailleurs ce que cherche à négocier en ce moment Manuel Valls pour ce qui concerne le budget des opérations extérieures décidées unilatéralement par la France.Celui-ci devrait se monter pour 2015 à 1 milliard d'euros, les sortir du PIB permettrait de diminuer d'autant l'effort supplémentaire de 4 milliards que nous impose l'UE pour tenter de réduire notre déficit...

Allez, bonne soirée à tous, même en Socialie !

Folie passagère 2703.
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France, 2019.