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mardi 20 juin 2017

Je voudrais vous parler de mon député...

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Après ces législatives, je voudrais vous parler de mon député...

Parce que " je suis " blogueur politique, parce que je suis ( pour encore combien de temps ?) membre d'un parti politique et que quitte à l'être autant jouer le jeu, parce que je voulais voir comment cela se passait, je souhaitais participer de près à cette campagne électorale.

J'avais pris part à la campagne des régionales, puis à celle de la présidentielle mais là, c'était différent, je participais à la campagne d'un bonhomme que je connais, un gars du coin, pas un mec du microcosme parisien.

Mon député est un type bien. Certes un juppéiste, mais un juppéiste bien.  Il est maire de la ville depuis deux ou trois mandats et se présentait ce coup ci pour un quatrième mandat de député. Que ce soit au plan local ou national, il a fait du bon boulot. Sa ville, très agréable à vivre, est bien tenue et jouit d'une certaine notoriété. En tant que député, idem, du bon boulot, il s'est investi dans diverses commissions dont celle des affaires étrangères et fait partie des députés que l'on n'épingle pas pour leur absentéisme.

Dans sa famille, l'investissement en politique est de tradition: son père fut maire, député et ministre, son frère est aussi député, sans doute son fils prendra-t-il la suite. Localement, il jouit d'une bonne réputation, est connu et reconnu de tous et ne perd jamais l'occasion de faire le marché, période électorale ou pas. En clair, maire ou député, le gars fait le job depuis des années (un handicap ?). Une des raisons pour lesquelles j'ai bien voulu jouer le jeu.

Campagne du premier tour, j'ai tracté trois ou quatre fois à la gare de bon matin, fait les marchés et participé aux réunions politiques. Lui, mon député, n'a pas ménagé ses efforts: tractage matinal dans les gares, près de cinquante opérations de porte à porte, affichage, marchés, supermarchés, hypermarchés, supérettes, sorties d'écoles, réunions publiques; toute la circonscription fut écumée. Du bon boulot, vraiment. Un bon boulot qui n'aurait pu être fait sans une équipe aussi efficace que motivée. M. et C. si vous me lisez...

Et voilà que patatras, La République en Marche met face à mon député un candidat quasi inconnu, tout juste conseiller municipal du village voisin. Un gars qui a réussi la performance d'avoir adhéré à pas moins de 7 partis politiques en quinze ans de "carrière politique". Bref un opportuniste de première qui n'a jamais prouvé politiquement, à quelque niveau que ce soit, de quoi il était capable si ce n'est de prendre le train En Marche, il y a environ un an.

Les résultats du premier tour ne nous surprennent guère: la magie Macron a opéré. Le gars obtient 4 000 voix de plus que mon député, 10 points d'écart ! Tout était-il perdu pour autant ? Mon député nous donna l'impression que non, tout était encore possible, qu'il fallait mobiliser les abstentionnistes et les troupes; ne pas se démobiliser.  

Mais c'est à cet instant que je n'ai plus rien compris...

Quand avant le premier tour, on me téléphonait pour monter d'urgence un tractage matinal, ce fut silence radio entre les deux tours. Quand nous faisions une gare, un porte à porte, un marché et une sortie d'école, le candidat d'En Marche en faisait dix fois plus ! Quand le macronien inondait les réseaux sociaux de clips vidéos, de photos et de commentaires, nous, nous en étions totalement absents. Il paraît que cela ne sert pas à grand chose les réseaux sociaux, qu'il m'a dit mon député... Quand le macronien écume la circonscription grâce à un logiciel de géolocalisation de la population, notre député demandait, seulement 6 jours avant le deuxième tour, d'aller éplucher les listes d'émargements de la présidentielle et celles du premier tour. Quand la moyenne d'âge des candidats d'en face devait être de 45 ans, la notre devait avoisiner les 55 ans, etc, etc, etc...

Et ce qui devait arriver arriva, mon député fut battu de 550 voix au deuxième tour. On se consolera avec cette belle remontada, mais on aura perdu et mon député n'est plus que mon ex-député. Et cet inconnu, cet homme dont on se sait rien, cet opportuniste dont la principale qualité fut de porter la marque " En Marche " est, depuis dimanche, mon nouveau député. La force d'En marche d'un côté sans que je sache très bien quoi mettre en face de l'autre... La macronien s'est formidablement bien battu, j'aimerai être convaincu que, de notre côté, nous avons tout fait... je n'en suis pas sûr. Pourquoi ce relâchement entre les deux tours ?

Alors pas de véritable déception de ma part; j'ai bien profité de tous ces moments de campagne, rencontré de nouvelles personnes et ne regrette rien de ces rencontres avec les électeurs, bien au contraire.

Pas de véritable déception ? Si, finalement, voir que les gens sont capables de miser sur un cheval neuf qui n'a jamais couru plutôt que sur l'expérience et la reconnaissance des résultats. Dommage... ou tant pis. Au choix. Et une certitude, Les Républicains sont très mal barrés pour les années à venir. Mais de cela nous débattrons un autre jour...

Folie passagère 3362.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

Législatives: Chapeau l'artiste ! Chapeau les Moutons !



Bon et bien les résultats de ces élections législatives confirment ceux de la présidentielle: Il y a bien un malaise démocratique dans notre pays. Il suffit de regarder les chiffres ci-dessus. Une abstention record, signe évident que les électeurs ne sont pas ou plus intéressés par la politique. Un parti socialiste, nous dit-on au fond du gouffre, mais qui avec près de 600 000 voix de moins que le FN remporte 21 sièges de plus que la bande à Marine. Quant aux nouveaux maîtres du pays, LREM et Modem réunis, ils raflent la mise avec au total 348 sièges quand ils ne représentent que 18,88% des inscrits ! Bref, on nage en plein délire démocratique, un pays où près de 61% des électeurs inscrits (ne parlons même pas des 9 millions de non inscrits ou mal inscrits) ne se retrouvent pas dans l'offre politique qui leur a été proposée.

Et comme d’habitude, en moins de deux jours, tout a été dit par les commentateurs et les politiciens: il faut prendre en compte l'abstention, nous avons entendu le message, il faut se remettre en question, le pouvoir en place devra ceci ou cela, blablabla... Les élections passent, rien ne change, pis le malaise s'aggrave et nos politiciens, force est de le constater, se satisfont d'un pays qui politiquement se barre en sucette ! Ils obtiennent leur siège, les postes et les prébendes qui vont avec... finalement, un peuple quelque part complice de ce naufrage démocratique. Jusqu'à quand ? Jusqu’à quel niveau de déliquescence politique faudra-t-il plonger pour qu'il y ait (enfin?) un sursaut à la fois populaire et politique ? Et si tant est qu'il y ait rebond, quel forme celui-ci prendra-t-il ?

Faut-il mettre deux baffes aux abstentionnistes et rendre le vote obligatoire (avec forte amende à la clé) comme le suggérait un commentateur sur RMC ?  Mais comment ne pas comprendre ceux qui, n'ayant au second tour de cette élection que deux candidats aux antipodes de leurs aspirations, ne sont pas allés voter ? Ils auraient sans doute du aller voter, voter blanc... encore faudrait-il que celui-ci soit pris en compte, dans les suffrages exprimés. Doit-on d'ailleurs réfléchir à intégrer le vote blanc dans les suffrages exprimés ? ce serait logique, motivant pour une partie des pêcheurs à la ligne mais quel parti politique osera se lancer ? Aucun, et il suffit de reprendre les chiffres de la présidentielle ou de ces législatives pour comprendre pourquoi cela ne se fera pas ...

Enfin, nous voici donc avec une nouvelle assemblée nationale macronienne dont la première caractéristique est qu'elle n'est absolument pas représentative de la population française... Quand je vous dis que rien ne change...

La seconde caractéristique est que, comme jamais, le groupe majoritaire est composé de novices, de branquignols pour bon nombre, de recasés du socialisme et d'opportunistes. Et pour la première fois, celui-ci aura un président de groupe non élu mais désigné d'office par Jupiter: Ferrand-la-magouille échappera ainsi, pour un temps souhaitons le, à la justice. En clair, un groupe majoritaire à la botte de l’exécutif.

La troisième caractéristique c'est que les arrivées de Melenchon et de sa bande et d'un FN renforcé permettront sans doute d'animer un peu plus les séances avec, et c'est bien, un peu moins de ce politiquement correct qui depuis des décennies régissait l'hémicycle.

La quatrième, c'est que le premier groupe d'opposition d'aujourd'hui, Les Républicains est en train de se scinder en deux: une partie qui ouvertement se déclarera macron compatible quand l'autre s’affirme déjà d'opposition sans concessions. Bref, une première opposition qui n'en sera pas une.

Macron et ses équipes, reconnaissons leur cela, ont sacrément bien manœuvré. Chapeau l’artiste ! Et... chapeau  les Moutons !

Un cycle électoral aussi interminable que vérolé s'est donc achevé dimanche soir, il ne reste plus qu'à patienter et voir venir... Je crains néanmoins qu'au moins politiquement la France n'en sorte pas grandie. Bien au contraire.

Breaking News: J'apprends que la Goulard, éphémère ministre des Armées, est virée pour cause d'emplois fictifs... J'attends avec impatience l'éviction de cette pourriture de Bayrou et de Sarnez. Que Macron s'y atèle, voilà qui lui redonnerait un demi point dans mon échelle de confiance...

Folie passagère 3361
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

lundi 12 juin 2017

Elections législatives, 1er tour: L’abstention, gagnante, n'aura aucun élu !


Et bien comme on nous l'avait assuré Macron aura une majorité plus qu'absolue à l'Assemblée Nationale. La République En Marche devrait avoir plus de 400 députés. Les électeurs en ont décidé ainsi. Enfin, quand je dis les électeurs, précisons, les 49% de Français inscrits qui sont allés voter. Avec à peine 15% des électeurs inscrits - soit 7 323 102 voix à comparer aux 10 millions de voix obtenues par la hollandie en 2012 et les 11,8 millions obtenues par la droite en 2007 -, Macron et LREM auront donc les pleins pouvoirs. Dans la France de 2017, 15% des voix suffisent à détenir 100% des pouvoirs exécutif et législatif. C'est, paraît-il, parfaitement démocratique...



Ceci dit, que ceux qui ne sont pas contents du résultats et qui se sont abstenus, veuillent bien la mettre en sourdine. Sauf à considérer que premier parti politique de France, l'Abstention leur donne droit à la parole...

Les Républicains subissent une belle défaite. Le FN, n'ayant pas su mobiliser, perd la moitié de ses électeurs du second tour de la présidentielle; on nous annonçait une quinzaine de députés frontistes, ils ne seront sans doute pas plus de 5. Mélenchon s'est lui aussi pris un vent et c'est tant mieux. Quant au parti socialiste, quasi mort, il ne lui reste plus qu'à vendre ses locaux de la rue de Solférino, la baffe est magistrale et ça, c'est super jouissif. Comme le sont les défaites de tous ces vieux dinosaures et autres apparatchiks socialistes: Guigou, Cambadélis, Faure, Glavany, Boutih, Menucci, Hamon, Filippetti, Vaillant, Rihan Cypel, Cherki, j'en passe et des pires... Le plaisir sera complet lorsque dimanche prochain on annoncera la défaite de Belkacem.

Ce n'est pas que je me satisfasse de la victoire des macroniens, loin de là, très loin de là, mais force est de constater que l'entreprise En Marche cartonne, le produit marketing " Macron " a été bien chiadé, les Français ont acheté. La faute à qui ? 

Il n'y a pas à aller chercher bien loin:  A tous les politiciens qui depuis 40 ans ont réussi la performance de détourner les Français de la chose publique, pis à les en dégoûter pour grand nombre d'entre eux. A tous les politiciens qui depuis 40 ans n'ont pas été foutus de sortir le pays de l'ornière dans laquelle il ne cesse de s'enfoncer. Ils ont conduit le pays là où nous en sommes aujourd'hui: chômage de masse, précarité, appauvrissement, ..., et un paysage politique traditionnel dévasté. Ne parlons même pas de cette calamiteuse séquence électorale allant des primaires de gauche et de droite à ce premier tour des législatives: Les Républicains qui avaient un boulevard devant eux se sont lamentablement plantés, la faute aux égo, à un Fillon piteux avocat de sa propre cause, à un programme présidentiel abandonné dès la défaite du 23 avril et une totale absence de leadership lors de cette campagne législative. Un pitoyable leader pour le parti socialiste qui ne représentait que les frondeurs de l'ex majorité présidentielle. La démagogie absolue mais convaincante d'un Mélenchon. Un FN bousculé dans son ADN tant par la mauvaise prestation de MLP lors du débat final que par des dissensions internes mortifères. Des sujets sociétaux que quasiment tout le monde politicien a sciemment occulté. Et, cerise sur le gâteau, des médias incroyablement indulgents et totalement énamourés d'un jeune homme de 39 ans dont on ne savait rien trois ans plus tôt.

Qu'on le veuille ou non, Macron et sa bande ont réussi là où Républicains, socialistes, insoumis et frontistes ont échoué: le rassemblement et le renouvellement, du moins en apparence. Certes, les troupes macroniennes comprennent un bon paquet de novices, d'amateurs, d'abrutis, de traîtres à leurs camps, de magouilleurs et d'opportunistes mais le résultat est là: un Président, sans doute plus de 400 députés et... un minimum de trois ans de tranquillité électorale.

Et des Français toujours aussi veaux pour avoir porté leurs suffrages sur des candidats dont, pour la plupart, on ne sait rien: ni ce qu'ils valent, ni s'ils ont le minimum de jugeote pour faire ce pour quoi ils ont  été élus, ni si ils auront assez de tempérament pour ne point se satisfaire du rôle de godillots dans lequel Macron et sa bande rêvent de les cantonner.

( Résultats définitifs publiés à 17h00 par le ministère de l'Intérieur: ICI )

Folie passagère 3357
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

samedi 10 juin 2017

Macron à Oradour-sur-Glane, Guigou à la mosquée...

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J'ai en horreur absolue ceux qui n'hésitent pas à se servir des morts pour faire leur propre promotion. Hélas, c'est trop souvent le moyen qu'utilise nos dirigeants. Ce fut encore le cas ce matin avec le Macron qui est (re) allé célébré-commémoré le drame que fut le massacre d' Oradour-sur-Glane.

Je l'ai vaguement écouté et regardé. Grandiose cérémonie pas tant par le faste que par le nombre de personnes présentes, d'enfants de France convoqués (500) et de gerbes de fleurs déposées pour l'occasion. Quelle occasion d'ailleurs ? Le 73ème anniversaire, pas le 70ème, ni le 75ème, le 73ème ! Et tant qu'à faire le 9 au lieu du 10 juin. Bon vous me direz, le Macron, lors de sa précédente visite, avait promis de revenir au dernier survivant du massacre âgé aujourd'hui de 91 ans. C'est vrai que face à cet âge canonique, valait mieux tenir rapido sa promesse... Le problème de ces rassemblements mémoriels, c'est qu'à le faire une fois en grande pompe, faut assurer les années suivantes, sinon à quoi ça sert ? Un coup d'épée dans l'eau ? Alors pour le 74ème anniversaire, qu'organiseront-ils ? Que décidera l'homme qui a révolutionné le monde ? Une petite cérémonie, la même, en plus grand ? ... Vous me direz, les Français ont la mémoire courte, alors, qui sait, si on fait un p'tit truc tout simple, sans Président, l'année prochaine, ça devrait passer.

Enfin bref, le Macron a été se montrer, nous a parlé d'avenir, de tolérance, de liberté, de confiance, du passé et du présent, blablabla, d'une voix qui se voulait autant solennelle que respectueuse de l'endroit et de son histoire. Du grand Macron, donc, puisque tous les médias semblent penser qu'il est bon, qu'il est grand, qu'il est... Dieu ? Mais pourquoi ais-je du mal à trouver quelque sincérité dans son discours, dans ses mots, choisis nous a-t-on dit, dans sa posture ? Et de me poser la question de savoir si un homme de 39 ans n'ayant jamais souffert dans sa chair, fut-il Président, a toute la légitimité nécessaire pour honorer nos morts et nos martyrs... Je devrais arrêter de me poser des questions, mais réfléchir est encore le seul moyen véritablement à ma portée que j'ai trouvé pour ne pas me transformer en mouton...

C'est comme cette autre question... Faut-il voir dans cette cérémonie, retransmise en direct par au moins deux chaînes de télévision, une tentative de récupération politicienne ? De la com' présidentielle avec les sous du contribuable ? N'y a-t-il pas là un moyen comme un autre, une veille de scrutin électoral, de faire campagne sans en avoir l'air puisque la campagne officielle a pris fin  hier soir à minuit. Il paraît que non, certainement pas, pas le genre du bonhomme, faut pas voir le mal partout. Je veux bien mais tout de même. Parce que, qu'a-t-on vu ? Macron, Macron et encore Macron. Donc, La République en Marche... Non ? Je dis ça, je dis rien... A vous de voir...

A propos de République en Marche... Z'avez vu le nombre de macroniens, plus de trente à ce jour et non des moindres, qui sont rattrapés par la patrouille ? C'est impressionnant tout de même. Je crois même que l'ancien Pépère n'avait pas fait aussi fort en si peu de temps... Mais bon, visiblement, il vaut mieux s'appeler Bayrou, de Sarnez, Goulard, Ferrand, Schiappa, Touret que Morelle, Arif, Benguigui ou... Fillon...

______________________

Une des derniers vestiges de la Mitterrandie, Elisabeth Guigou, 70 ans, 4 fois député, une fois député européenne, autant de fois ministre que d'opérations de chirurgie esthétique subies, 43 ans à vivre sur le dos du contribuable, se présente une nouvelle fois à la députation. Cette vieille bique, islamogauchiste de la première heure, n'a rien trouvé de mieux pour faire campagne que d'aller s'afficher voilée dans la mosquée de Pantin. Dans le genre lèche-babouche et dhimmi attitude, difficile de faire mieux... Le tout frisant l'illégalité ( loi du 9 décembre 1905, art.26: Il est interdit de tenir des réunions politiques dans des locaux servant habituellement à l’exercice d'un culte). Je souhaite de tout cœur qu'elle soit battue le plus sèchement possible par le premier candidat venu.


C'est tout pour le moment, bonne soirée à tous, même en Macronie !

(NB: Faute de temps, je n'ai pu répondre aux commentaires  laissés sur le précédent billet. Je vous prie de bien vouloir m'en excuser)

Folie passagère 3356
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mercredi 7 juin 2017

Alain Juppé, un traître ? Une enflure ? Les deux ? Au choix.

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Depuis le temps qu'Alain Juppé patauge dans le marigot de la politique française, on s'imagine bien le connaître. Et puis, on s'aperçoit que non, pas tout à fait, l'homme n'en finit pas de surprendre.

Tenez, saviez-vous qu'en 1969 lors de la présidentielle, trouvant que Pompidou était trop mou, il vota pour Alain Krivine le fondateur de la Ligue Communiste, dissoute en 1973 parce que trop violente (avant de renaître sous le nom de Ligue Communiste Révolutionnaire)... Quand même !

Normale-Sup, Science-Po, Ena, Young Leader (comme Belkacem et tant d'autres politciens), tout pour réussir...


Ceci dit, une fois qu'il prit de la bouteille, l'homme finit par choisir son camp, celui de la droite molle, consensuelle, ouverte à la diversité et islamo-compatible. Des débuts en politique difficiles puisqu'il fut battu deux fois de suite par la gauche (1978 et 1979) dans les Landes, son fief familial. Déçu, il décide de monter à Paris et se met au service de Jacques Chirac qui verra en lui le "meilleur d'entre nous" et lui donnera la main pour se faire élire aux municipales dans le 18ème arrondissement de la capitale, poste qui laissera, préférant devenir maire-adjoint du grand Jacques. Député européen en 1984, puis député de Paris en battant Delanoë, le tout sous les couleurs du RPR. Commencera alors en 1986, une carrière ministérielle avec Balladur, carrière qui s’interrompra, dans un premier temps en 1988 avec le retour de la gauche au gouvernement, il devient alors numéro 2 du RPR. Tout au service de son mentor Chirac et du " oui " à Maastricht, il verrouillera le parti de telle façon que Charles Pasqua aura le commentaire suivant: " L’appareil du RPR fonctionne désormais comme celui du parti communiste nord-coréen, le leadership éclairé de Kim Il-sung en moins ". 

Sa carrière ministérielle reprend avec l'arrivée de Chirac au pouvoir, carrière qui s'interrompra à nouveau pour cause d'inéligibilité, de 14 mois de prison avec sursis et d'expatriation au Canada suite à l'affaire des emplois fictifs à la mairie de Paris.

La suite de ses aventures nous est connue, elle est plus récente. Ex-premier ministre, plusieurs fois ministre, adversaire de Sarkozy qu'il ne ménagera jamais, malgré sa promesse de ne pas quitter la mairie de Bordeaux conquise depuis,  on le retrouve en 2016 candidat à la présidentielle lors des primaires de la droite et du centre, primaires qu'il perdra magistralement face à Fillon. Dès lors, et il le répétera de nombreuses fois, il déclare qu'il soutiendra Fillon et que rien ne doit diviser " sa famille politique"... Un soutien qui deviendra vite très tiède...

Grâce aux " affaires " Fillon, mais pas que, la droite perd l'élection qu'elle ne pouvait perdre et le pays se retrouve avec à sa tête un blanc-bec inconnu trois ans plus tôt du grand public: Le Macron. Et là, tout le jeu politicien qui régulait la vie politique depuis des lustres se dérègle, le PS est en plein naufrage, la droite surnage difficilement et En Marche devient La République... Ne restait plus que les législatives à vivre et à venir pour voir à quel point Ali Juppé manquait de sérieux, de cohérence et de fidélités à ses supposées convictions et à sa famille politique.

Le 6 juin de cette année, Alain Juppé, à la surprise générale, décide de soutenir pour les législatives Aurore Bergé, girouette politicienne de droite s'il en est (un coup, elle soutient Fillon, un coup Sarkozy qu'elle dit admirer, puis Fillon à nouveau, puis Juppé lors de la primaire, puis Fillon) qui, avant même les résultats de la présidentielle connus, rejoint En Marche ! Juppé décide donc de soutenir dans les Yvelines, une candidate parachutée qui non seulement n'est plus de sa famille politique mais qui de surcroît est opposée à Jean-Fréderic Poisson (qu'Aurore Bergé soutenait aux législatives de 2012), candidat du PCD soutenu officiellement par Les Républicains ! Chapeau, l'enflure ! Délibérément, dans les Yvelines, Juppé joue donc contre son camp (si tant est qu'il en ait un)

Mais la peut-être bien meilleure enflure d'entre nous, ne s'arrête pas là et va aujourd'hui nous démontrer à quel point il est tordu. Ce matin, et donc après avoir apporté hier son soutien à une candidate d'En Marche, il fait quoi notre Juppé ? Il décide d'apporter son soutien à... NKM ! NKM dont le succès aux législatives semble de plus en plus illusoire opposée qu'elle est à un candidat d'En Marche et deux dissidents LR ! 

Et que disait hier Juppé pour justifier son soutien à Bergé ? Tenez:


Et que dit aujourd'hui Juppé pour justifier son soutien à NKM ? Tenez:

" De tout cœur avec toi chère Nathalie, tu portes la parole de la droite efficace [on se marre, ndlr], humaniste et ouverte [à tout vent, ndlr]. (...) Il faut se battre pour qu'il n'y ait pas de parti unique, pour ne pas donner de chèque en blanc à La République en Marche ! Il ne faut pas se retrouver avec un gigantesque parti unique, sans racines, sans colonne vertébrale, sans véritable doctrine. Il est très important que les députés de la droite soient nombreux pour faire un travail constructif dans l’intérêt général "

Si ça, c'est pas du foutage de gueule de première bourre, faudra m'expliquer ! Et après ce sont ce genre de types qui s'étonneront du désintérêt des Français pour la politique, du succès de la pêche à la ligne les jours d'élections et... du triomphe annoncé de Macron le 7 mai dernier et du raz de marée de la République en Marche les 11 et 18 juin prochain !

Qu'il(s) dégage(nt) ! Que tous ces vieux dinosaures dégagent !

Folie passagère 3554
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mardi 9 mai 2017

Présidentielle: Une défaite du Front National ? Vraiment ?

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Il paraît que le FN a subi une cuisante défaite lors de cette élection présidentielle. C'est du moins ce que j'entends sur les ondes, toutes les ondes. Et que consécutivement à cette défaite, le parti entrerait dans une zone de turbulences. Moi je veux bien mais peut-on réellement parler de défaite lorsque, d'une élection présidentielle à l'autre, on passe du premier au second tour et que l'on engrange 4 000 000 de voix supplémentaires ? Je dis non!

Marine Le Pen n'est pas Présidente, c'était écrit, y compris par elle-même, mais il est totalement surfait de parler de défaite.

Alors certes, elle a été lamentable lors du débat d'entre-deux-tours, je ne vois pas qui pourrait dire le contraire. Certes, l'arrivée de Dupont-Aignan a pu en déconcerter certains. Certes, la position du FN sur l'Euro, l'Europe et la monnaie commune a évolué autant qu'elle a été brouillonne. Certes, les sondages nous ont vendu pendant quasiment toute la campagne une Marine Le Pen gagnante du premier tour (histoire de faire peur et de stimuler le Front Républicain ?)...

Mais tout de même, quand on songe au tir de barrage qu'a du affronter le FN entre les deux tours,  réussir à se goinfrer 10 millions d'électeurs (soit 5 millions de plus que le papa en 2002), quelle performance ! Alors qu'on arrête de dire que le FN s'est planté !

Le FN s'installe lentement mais surement et sans doute bien plus vite depuis que MLP est aux manettes; de quoi énerver un brin le Vieux et l'establishment.

Si échec du FN il doit y avoir, ce sera aux législatives. Si le FN n'arrive pas à transformer une grande partie de ces 10 millions de voix de la présidentielle en autant de voix aux législatives, si le FN n'arrive pas à capitaliser sur ce succès présidentiel en obtenant au moins une cinquantaine de sièges, alors oui, on pourra parler d'échec cuisant. Pas avant.

Combien de sièges ? Nul ne saurait le dire aujourd'hui. Les pessimistes tablent sur une quinzaine de députés, de quoi former un groupe, les plus optimistes parient sur au moins une cinquantaine.

Perso, je n'en sais fichtre rien. La seule chose que je sais c'est que le seuil nécessaire pour se maintenir au second tour des législatives est d'obtenir le suffrage de seulement 12,5% des électeurs inscrits... De quoi, finger in the nose, si le FN parvient à aligner 577 candidats, être présent partout le 18 juin. Du jamais vu.

Voilà qui nous promet de jolies carabistouilles et autres petits arrangements entre ennemis d'aujourd'hui...

Ces élections législatives vont elles aussi être rock'n roll !

Folie passagère 3534
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

France, 2019.