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samedi 14 avril 2018

P'tites frappes

Ecrire un billet sur les frappes de cette nuit contre la Syrie, tomber sur  ce texte de Richard Millet, jeter mon brouillon à la poubelle et publier le sien...




" Petites frappes


On pouvait attendre de Macron qu’il ne poursuivît pas au Proche-Orient la politique étrangère de ses prédécesseurs. Le peuple syrien lui-même l’espérait, comme j’ai pu le constater, à Damas, en novembre dernier. Il est vrai qu’avec un vieux représentant de commerce socialiste tel que Le Drian aux Affaires étrangères, il ne pouvait en être autrement. Voilà donc la France jouant, une nouvelle fois, avec l’Angleterre, le rôle de roquet utile des États-Unis. Cet interventionnisme-là (quelques frappes aériennes sur les usines qui fabriqueraient des armes chimiques) relève évidemment de la gesticulation. La France et l’Angleterre apparaissent comme de petites frappes aux côtés du caïd yankee, qui valorise peut-être les red necks américains mais qui déconsidère son pays au point de faire passer certains dictateurs asiatiques pour des modèles de vertu.

Une « ligne rouge » aurait été franchie, dans la Ghouta, qui justifierait ces attaques aériennes : Assad aurait fait lancer des gaz létaux sur des civils. On imagine mal pourquoi, avec l’appui des Russes, et au moment de remporter la victoire, il aurait eu besoin d’y recourir. Mais les Occidentaux en auraient la « preuve » : quelle est-elle, à part la parole de « rebelles » islamistes vaincus ? Est-il besoin de rappeler que les USA avaient envahi l’Irak sur la foi de telles « preuves », sans qu’on ait jamais trouvé les « armes de destruction massive » prétendument possédées par Saddam.

Quelques remarques, donc :

1/ La réaction « occidentale » (toujours le même trio, en vérité) relève de la symbolique humanitariste pour caniches en mal d’éthique : quelle différence entre le fait de mourir sous des obus ou à cause de gaz, diraient certains cyniques ?

2/ Les gaz, nous n’y échappons pas, nous-mêmes, Occidentaux jouissant de la paix éternelle au sein d’une béatitude démocratique assurée par les droits de l’homme : gaz d’échappement, pics de pollution, aliments toxiques, herbicides cancérigènes que la Commission européenne refuse d’interdire, etc. …

3/ Ces gaz peuvent aussi prendre une dimension métaphorique : ne sommes-nous pas en train de mourir de la pollution idéologique, post-littéraire, i.e. post-chrétienne ? Les crimes contre l’esprit sont eux aussi létaux. On pourrait donc demander à l’ONU des frappes sur Monsanto comme sur les officines qui fabriquent la fausse monnaie littéraire…

Au nom de quoi attaque-t-on la Syrie, maintenant que l’État islamique est à peu près vaincu? Ce n’est en vérité ni par souci « humanitaire » ni par celui de vérité, mais bien pour marquer, au moment où Assad va gagner la guerre, que l’Occident a choisi le camp sunnite, c’est-à-dire les régimes islamo-fascistes d’Arabie saoudite, du Qatar, de Turquie. Et cela pour marquer son opposition à l’Iran et à Poutine. Rien de nouveau, donc. Certains régimes seraient donc plus acceptables que d’autres : il n’y a que les gogos, les bobos, les cathos de gauche et les protestants pour le croire, et bien sûr Plenel, qui avait applaudi au massacre de Munich, en 1972, et par qui Macron ose se laisser interviewer... On m’a banni, moi, pour avoir simplement dit la vérité sur la décomposition de l’Europe. Il est vrai que je ne suis pas gauchiste.

Nous autres, veilleurs de l’aube, qui savons l’homme damné par la chute, nous refusons de croire à sa bonté non plus qu’à sa perfectibilité. Ses vices le gouvernent bien plus que ses vertus. On le voit chaque jour, notamment dans le cas de Tariq Ramadan qui est le Harvey Weinstein de l’islamisme. Non seulement la France et la Grande-Bretagne n’ont rien à gagner en s’aventurant de cette façon au Proche-Orient, mais elles ont tout à y perdre. Mieux eût valu laisser Trump jouer seul des muscles, et aller, Français et Anglais, bombarder Trappes, Molenbeek, Sarcelles, Notre-Dame-des-Landes et tous les wilayats des banlieues anglaises. "


Addendum personnel:

- En attaquant la Syrie sans mandat onusien, Trump, Macron et May ont non seulement agi dans l'illégalité mais ils portent de facto un coup supplémentaire à cette pauvre ONU qui n'en avait pas besoin.
- Étonnant que ces frappes aient été entreprises la veille de l'arrivée sur place des experts de l'OIAC.
- A ce jour, aucune preuve du bombardement chimique de Douta n'a été révélée publiquement. Il y a moins de 48 heures, Macron disait qu'il avait des preuves mais que cela devait être vérifier...
- Dans le rapport gouvernemental français (8 pages accessibles à tous) publié ce jour évaluant la présumée attaque chimique sur Douta, rien de tangible pour en accréditer la thèse: témoignages à distances d'ONG, faits anciens, aucun travail de terrain.
- Une attaque sur un état souverain qui n'a jamais été une menace pour la sécurité de la France, des USA ou de l'Angleterre.
- Daech tue en France. La Syrie et la Russie se battent contre Daech. La France bombarde la Syrie. Va comprendre. 
- Sur les 103 missiles expédiés sur la Syrie, 70 auraient été détruits par la défense aérienne syrienne.
- Sur cette centaine de missiles, douze provenaient des forces françaises dont, et pour la première fois, 3 nouveaux missiles MdCN à 2,6 millions d'euros pièce, deux fois plus cher que les Tomahawk américains.
- On imagine bien qu'annoncées depuis 8 jours, Assad se sera préoccupé de mettre à l'abri tout ce qui devait l'être.
- Attaque massive et coordonnée ?: Seulement 3 civils blessés recensés.
- Amusant d'entendre tous les commentateurs "saluer" l'action de Trump, un Trump qu'ils ont toujours considéré jusque lors comme un déséquilibré.
- Et pendant ce temps-là, un gouvernement français incapable de maîtriser les pouilleux de NDDL et d'évacuer les facs occupées par une poignée d'étudiants noyautée par l'extrême-gauche. On se marre pour éviter de pleurer...

... Mais soyez-en assurés, on n'a pas fini de nous prendre pour des cons !


D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

vendredi 7 avril 2017

Immunité médiatique pour Libération

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Parce qu'elle avait en 2015 montré sur twitter (réseau social auquel vous n'avez accès que si vous êtes abonné) la photo d'un homme sur le point d'être égorgé par des islamistes (voir ci-dessus) avec le commentaire " Daech, c'est ça ", Marine Le Pen est poursuivie par la justice française. Cette dernière a même obtenu du parlement de Bruxelles que l'immunité parlementaire de MLP soit levée. Pour avoir publié ce tweet-photo , elle risque jusqu'à 3 ans de prison et 75 000 euros d'amende...

Pour avoir publié aujourd'hui la photo ci-dessous, le journal Libération, accessible à tous et après nous avoir déjà fait le coup avec le petit Aylan, ne risque absolument rien, même pas la levée de son immunité médiatique. C'est normal, c'est pas pareil...



C'est tout pour le moment et bonne soirée à tous même en Socialie !

Folie passagère 3503
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 29 mars 2016

Ça y est, François, Palmyre est libérée !


Le 13 mai 2015, les barbares de l'auto-proclamé Etat Islamique s'attaquaient à Palmyre; en moins de 15 jours, l'affaire fut pliée, le joyau de l'Antiquité tombait aux mains de Daesh. 

Le monde entier s'en offusqua et prit peur que Palmyre ne soit détruite. " Deux grosses larmes de crocodiles ont coulé sur les joues de Laurent Fabius et de François Hollande " et ce fut à peu près tout. Souvenez-vous, que disait-il Président à ce moment-là ?: " Nous devons agir, parce qu'il y a un péril pour des monuments qui sont inscrits au patrimoine de l'humanité et en même temps nous devons agir pour lutter contre Daech. Il s'agit aussi de trouver une solution politique en Syrie et c'est ce que fait la France et ce qu'elle fait depuis longtemps; tous les jours le groupe Daech mais aussi le régime se livrent à des combats et se livrent aussi à des pressions sur les populations civiles ". Voilà ce qu'il disait, autrement dit pas grand chose ou plutôt la même chose que ce qu'il dit sur tel ou tel sujet: " Il faut agir ".

Mais nous qui regardions cette bête à peine humaine de Daesh étendre peu à peu son emprise sur les territoires syriens et irakiens avions remarqué - il eut fallu être aveugle pour ne pas le voir - qu'aucune puissance internationale n'avait fait quoique ce soit pour empêcher l'EI de devenir le monstre que l'on connaît aujourd'hui. Washington, Londres et Paris se foutaient royalement de Palmyre. " Il faut agir " , my ass  ! Que valait Palmyre en regard d'une défaite tant espérée de cet affreux Bachar ? Rien. Nos trois mini-leaders n'avaient qu'un truc en tête: se défaire de Bachar, faire tomber Bachar. On, pardon, Président avait même fait parvenir des armes aux rebelles anti-Assad: Il fallait s'en débarrasser, le bombarder et pourquoi, j'exagère à peine, l'atomiser façon puzzle. Le monstre, depuis 4 ans, à l'époque, c'était Bachar, pas al-Baghdadi ! On allait voir ce qu'on allait voir, on allait " agir "...

Mon séant, disais-je plus haut, on n'a pas agi du tout. Et Bachar, seul pendant très longtemps, soutenu néanmoins par l'autre affreux, Poutine, s'est démerdé comme il a pu pour combattre à la fois la rébellion et l'EI. Et c'est comme ça qu'il y a un an, nous en étions déjà à plus de 150 000 morts: forces armées des divers camps opposés, civils, femmes et enfants. Autant de morts qui, finalement, n'avaient le don de nous émouvoir que le temps du passage des images dans les JT. Autant de morts qui donnaient l'opportunité à nos guignols de proclamer, régulièrement: on va se payer Assad ! 

Assad qui ne doit son salut qu'à sa détermination et aux soutiens russe, iranien et plus discrètement chinois.

Et puis l'EI, qu'à priori personne n'avait vu venir, est devenu ce qu'il est devenu. Alors, Président, il s'est fâché, un peu, s'est joint à la coalition internationale et a envoyé le grand Charles et quelques avions pour frapper, en principe, les troupes de l'EI. Oui, on a vu. Il a agi; cette même coalition qui a procédé, en deux ans, à 12 000 frappes aériennes avec les résultats que l'on connaît... Mais rien à faire Daesh continuait de progresser et Palmyre tomba. Il y a un an.

Tandis que Président et ses collègues se pignolaient pour savoir à quelle sauce ils mangeraient Assad, celui-ci se paya le luxe d'aller à Moscou voir Poutine, au moins deux fois, pour consolider les relations qui semblent lier étroitement les deux hommes. Et Poutine décida, lui, qu'il était vraiment temps d'agir contre... Daesh. Alors, il employa les grands moyens: plus de 5 000 hommes (dont 2 à 300 redoutables spetsnaz),  plus de 300 aéronefs de tous types et une douzaine de navires seront déployés en Syrie. A la russe, ils ne font pas dans le détail et tapent sur tout ce qui porte ombrage au régime de Damas. De septembre 2015 au 14 mars 2016, date de l'annonce du retrait des troupes russes de Syrie, l'aviation russe effectuera pas moins de 9 000 vols, 873 cibles "terroristes" sont détruites pour les seule journées du 1er au 3 février 2016.

Et tout ça finit par payer, Bachar reprend peu à peu les contrôle du pays et l'emprise territoriale de Daesh (et des rebelles) se réduit d'environ 20 à 40% selon les estimations.

Malgré l'annonce de son retrait, l'aviation russe continue d'effectuer une vingtaine de sorties par jour.Entre le 20 et le 23 mars, elle frappe plus de 150 fois dans la région de Palmyre quand, au sol, l'armée de Bachar el Assad, aidée du Hezbollah libanais et de spetznaz, se lance dans la reconquête de la ville.

Le 27 mars, Palmyre est délivrée de Daesh. Poutine et Assad ont agi. L'alliance syrio-russe a fonctionné et ne s'est pas embarrassée de discours bidons. Bref, ils ont fait le taf quand Président n'a guère levé plus d'un cil pour préserver du péril ces monuments qui sont inscrits au patrimoine de l'Humanité. Une victoire toute aussi stratégique que symbolique, donc. Comble du désastre pour Président et ses amis, leur inertie aura renforcé celui qu'ils s'étaient juré de pulvériser: Assad.

On ne s'étonnera donc pas du silence de Président. Deux jours après la chute de Palmyre, aucun dirigeant occidental ne s'est publiquement exprimé pour saluer le sauvetage de cette perle architecturale du Moyen Orient. Il y a un an, tous, absolument tous, s'étaient inquiétés d'une éventuelle destruction de Palmyre. Pignoufs !

Folie passagère 3115.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

samedi 28 septembre 2013

Syrie: l'ONU est ravie, Bachar el Assad aussi !


Depuis hier, le monde libre est heureux ! Rendez-vous compte, enfin, une résolution a été adoptée à l'ONU pour obtenir la destruction des armes chimiques en Syrie. Fort de ce succès, Ban-Ki-Moon n'a pas hésité à déclarer: "La communauté internationale a rempli sa mission. C'est le premier signe d'espoir en Syrie ". Fabius et Pépère sont aussi très contents: " C'est le point de départ d'un processus politique pour faire cesser les combats ".

Et moi, je rigole, Assad aussi. Car pendant ce temps-là, pendant que la communauté internationale (dont les dirigeants Français) continue de soutenir les rebelles de diverses façons (envois d'armes, logistique, formation...) et de se réunir pour parler de destruction d'armes chimiques, il se passe des choses curieuses au sein de l'opposition syrienne, celle que soutiennent, entre autres, Pépère et Fabius. Étrangement, il faut  vraiment fouiller pour trouver quelques journaux qui en parlent (et rien aux JT) et pour comprendre le malaise qui devraient normalement s'emparer des ravis de l'ONU.

En Syrie, deux entités font la guerre à l'armée régulière de Assad: l'Armée Syrienne Libre et la Coalition Nationale Syrienne. La CNS, bras politique de l'ASL, est soutenue par les occidentaux. Ses dirigeants ont été reçus par Pépère en son Château. L'ASL qui compte environ 150 000 hommes est elle composée de divers groupes bien structurés, certains sont modérés et d'autres sont composés d'islamistes purs et durs qui considèrent la Charia comme seule source de la Loi. Or, parmi les groupes modérés, treize jusqu'ici affiliés à l'ASL ont décidé de rejoindre le Front Al Nosra. Ce dernier se revendique ouvertement d'Al Quaida. Parmi ces treize groupes qui font sécession d'avec l'ASL, 3 sont liés aux Frères Musulmans et à l'Arabie Saoudite et viennent de déclarer que la CNS ne les représentait plus et qu'ils ne la reconnaîtraient plus. Ces trois groupes revendiquent 40 000 combattants sur les 150 000 que compterait l'ASL. Vous suivez ?

Ainsi, la composante rebelle modérée de l'ASL ne représenterait plus que 15 à 20% de l'ensemble des forces opposées au régime de Bachar El Assad. Et lorsque l'on demande aux treize groupes sécessionnistes la raison de leur ralliement au Front Al Nosra, la réponse est sans appel: Le renoncement des occidentaux à frapper militairement le régime de Damas malgré les promesses et les déclarations fracassantes de hollande et d'Obama d'après-21 août ! Désormais, la mouvance radicale, salafiste et djihadiste, est la plus puissante et la plus nombreuse sur le terrain.

Autant dire que la Coalition Nationale Syrienne, soutenue ouvertement par la France, n'a plus aucune légitimité, localement, pour mettre en place comme elle le souhaitait un gouvernement de transition.

Comprenez-vous maintenant pourquoi la résolution de l'ONU a quelque chose de saugrenu propre à amuser Assad ? Vous verrez que sous peu cette même ONU se verra obligé de pondre une nouvelle résolution pour s'opposer fermement aux gens qu'elle défendait jusqu'à encore hier ! De là à imaginer que d'ici quelques semaines, l'ONU en vienne à soutenir Assad face à une opposition devenue majoritairement et officiellement  djihadiste, il n'y a pas loin !

Bachar se marre, il fait carton plein !

Folie passagère 1923.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 10 septembre 2013

Syrie: Obama et Hollande Gros-Jean comme devant !


Dans cette affaire syrienne, hollande aura été en dessous de tout. De A à Z, tout en sachant que le Z n'est pas atteint, nous n'avons pas encore touché le fond.

Depuis quelques mois, les annonces hollandaises se sont succédées sur le dossier syrien sans jamais véritablement convaincre. Il y eut d'abord l'annonce de la nécessité d'envoyer illico des armes aux rebelles. L'Union Européenne s'insurge, on n'enverra pas d'armes aux rebelles. Fabius remet le couvert quelques temps plus tard; rebelote, les armes ne seront pas expédiées. Il faut sévir, ne pas laisser faire Assad, etc... mais rien ne se passe, les rebelles continuent de se rebeller, l'armée syrienne continue de frapper. (Et hollande de draguer ouvertement l'Arabie Saoudite...)

Puis vint le 21 août et ce fameux massacre chimique attribué d'office à l'affreux Assad mais sans qu'aucune preuve incontestable ne soit fournie par les autorités françaises ou américaines. Tant pis, envers et contre tout, snobant ostensiblement l'opinion publique, hollande décide qu'il faut punir militairement le régime syrien. Obama itou. Les Syriens peuvent s'étriper depuis des mois avec de l'armement classique mais gazer la population, faire des centaines de morts (aucun bilan n'est toujours formellement établi sur le massacre du 21 août ) d'un coup, avec du gaz, non, ce n'est pas bien et c'est en contradiction formelle avec le droit international sur l'armement chimique ( accords non signés par la Syrie). Méchant Assad, il faut le punir. Pépère décide donc de frapper de manière ciblée le régime syrien à l'aide de quelques bombinettes, action devant être limitée dans le temps. Obama itou. 

Sauf que là tout dérape, les Anglais disent niet, les grandes puissances et d'une manière quasi générale les opinions publiques, aussi. Niet, de cette intervention armée, personne ne veut, si ce n'est la France hollande et Obama pour l'Occident et principalement l'Arabie Saoudite pour le Moyen-Orient. Lors du dernier G20, Fabius et Pépère s'en gausseront, une dizaine de pays présents sont d'accord pour condamner le régime de Damas, même l'Allemagne, mais aucun ne se prononcera pour une intervention militaire. Condamner n'est pas exécuter ! 

Malgré tous les effets d'annonces, Obama et hollande se retrouvent désespérément seuls. Obama surprend tout son monde, y compris hollande, son seul allié, en annonçant qu'il demanderait d'abord un vote du Congrès, manière pour lui d'obtenir la caution du peuple américain. A quelques jours du vote, tous les sondages indiquent que le Congrès US votera un non massif à toute intervention militaire. Et Pépère de refuser jusqu'à maintenant un vote du Parlement Français (sauf, dit-on, à avoir l'assurance de l'emporter). Il y avait urgence à punir Bachar El Assad, il est acquis aujourd'hui que pour nos deux vedettes, Obama et hollande, il est urgent... d'attendre.

Et plus le temps passe, plus l'éventualité d'une intervention militaire semble incertaine. Nos deux va t'en guerre sont forcément un peu couillons, Gros-Jean comme devant. Le salut, pitoyable pour ces derniers, viendra de la Russie; la Russie condamnée sans relâche par hollande et Obama pour le soutien qu'elle apporte depuis toujours à Bachar el Assad. Poutine propose au régime syrien, qui semble l'accepter, que l'arsenal chimique de celui-ci soit détruit ou tout au moins "confisqué" pour être ensuite détruit, sous contrôle, pourquoi pas, de l'ONU. La proposition séduit le monde entier. Obama saisit la balle au bond, lui permettant ainsi de repousser et le vote au Congrès et les éventuelles frappes punitives. Fabius semble d'accord mais demande à voir: " il faut saisir la perche qui est tendue mais ne pas tomber dans le piège " (mouarf !). hollande... on attend qu'il cause. Que n'ont-ils pas eu cette idée avant même si son application semble difficile à mettre en place ?

Bref, nous le voyons, de la nécessité et de l'urgence de punir Assad, il ne reste plus grand chose, si ce n'est des annonces plombées par la réalité, le rejet des opinions publiques et les difficultés liées à la nature éminemment complexe du conflit syrien. 

Dans cette histoire, ce qu'il convient d'appeler l'amateurisme d'Obama m'aura surpris, celui d'hollande, absolument pas. On ne devient pas président de la République, responsable de la politique étrangère et chef des armées lorsque pour seule expérience de haut niveau, on a comme seuls faits d'armes à son actif la gestion désastreuse pendant onze ans du Parti Socialiste et de la Corrèze.

Syrie toujours

On apprend aujourd'hui que, selon USA Today et l'Assyrian International News Agency, l'Arabie Saoudite (dont hollande a rencontré au moins 4 fois de manière officielle les plus hauts responsables, et encore dernièrement lors du G20) aurait, en échange du pardon et moyennant le versement d'un salaires mensuel aux familles, envoyé en Syrie 1 239 de ses condamnés à mort afin que ces derniers combattent aux côtés des rebelles syriens. L'Arabie Saoudite, un allié de choix pour les islamistes... et hollande ?

Folie passagère 1897.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 2 septembre 2013

Vladimir Poutine, le nouveau héros des réactionnaires occidentaux ?


" Il est le nouveau méchant. Le diable idéal. Pas un jour sans que Vladimir Poutine ne soit épinglé par les médias occidentaux. Un tyran. Un corrompu. Le protecteur du massacreur syrien Assad. Un homophobe. Un islamophobe. Un xénophobe. Un misogyne. Un réactionnaire allié de l'église orthodoxe. Un nostalgique de Staline. La coupe médiatique n'est jamais assez pleine. Même l'asile politique octroyé à Snowden fuyant la vindicte d'Obama pour avoir révélé les scandaleuses pratiques américaines d'espionnage ne fut pas mis à son crédit. On accusa Poutine de ressusciter une rhétorique de guerre froide. Comme si on avait reproché aux américains d'avoir accordé l'asile à Soljenitsyne !

Poutine n'est pas un saint. Ce n'est qu'un social-démocrate scandinave et il ne paie pas sur ses deniers sa facture d'électricité au Kremlin comme le faisait de Gaulle à l'Elysée. Mais un tel acharnement est suspect. On y reconnait les méthodes de diabolisation anglo-saxonnes. On se souvient de Saddam Hussein comparé à Hitler. Les américains regrettent sans doute le bon temps d'Eltsine qui avait "vendu" son pays aux grands groupes d'outre-atlantique. Poutine a restauré l'Etat. Et le patriotisme russe. Avec des méthodes autoritaires. Dans la tradition des tsars. Il est devenu, peu à peu, sans doute sans le vouloir, le chef de file mondial d'une opposition au  nouvel ordre idéologique qui domine l'occident: Une bien-pensance anti-raciste, mondialiste, homophile, féministe, islamophile et christianophobe.

Poutine se pose en dernier défenseur des chrétiens d'Orient alors que la France [fille aînée de l'Eglise] a renoncé à son ancienne mission. Il n'hésite pas à se moquer des contradictions de la diplomatie française qui combat le terrorisme islamiste au Mali et s'apprête à le soutenir militairement en Syrie. La justice russe punit sévèrement les Pussy Riots qui profanent une église. Poutine fait interdire l'adoption des enfants russes par des couples homosexuels [occidentaux]  mariés. Une athlète russe qui a le malheur de défendre la "loi de son pays" est traînée dans la boue par les médias du monde entier alors que l'interdiction de "toute propagande sexuelle à l'égard des enfants mineurs" dénoncée comme homophobe existait encore dans notre législation sous le général de Gaulle. Poutine exalte le caractère russe du pays, et refuse d'ouvrir son pays au multiculturalisme. Il défend la souveraineté nationale, la famille et la religion orthodoxe. 

Autant de péchés capitaux "réactionnaires" aux yeux des médias et des intellectuels progressistes occidentaux qui, il y a cinquante ans, avaient en revanche pour Joseph Staline les yeux de Chimène..."

Peu importe, dans un premier temps, le nom de l'auteur de ce texte. Disons qu'il répond parfaitement aux interrogations que j'avais: Pourquoi Poutine est-il si détesté par, entre autres contempteurs, la gauche française. Compte-tenu de l'actualité de ces derniers jours à propos de la Syrie, gageons que le G20 qui se tient à partir de jeudi à Saint-Petersbourg devrait donner lieu à quelques explications de gravures savoureuses entre grands de ce monde. Enfin, quand je dis grands,... vous m'aurez compris...

(le nom de l'auteur sera communiqué ultérieurement en commentaire)

Folie passagère 1882.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

samedi 18 août 2012

Fabius s'en va-t-en guerre...


Comme s'il fallait donner un écho aux propos de Sarkozy sur l'immobilisme du gouvernement français en Syrie, Fabius est allé faire un petit tour par là-bas. Pas en Syrie, rassurez-vous, trop dangereux, non en Turquie, au Liban et en Jordanie. Là, il a pu visiter des camps - plutôt proprets - de réfugiés syriens. Un peu à la façon BHL, Weston aux pieds et chemise blanche immaculée bien ouverte.

Enfin bref, il s'est promené, est rentré et sa tournée est visiblement un échec. Il est venu, il a vu mais n'a pu rien faire, c'était prévisible.

Au cours de ce séjour, en tant que ministre des affaires étrangères de la France, responsable donc, de sa diplomatie, il a tenu les propos suivants: " Le régime syrien devait être abattu et rapidement. Après avoir entendu les témoignages bouleversants des personnes ici (…) quand on entend ça et je suis conscient de la force de ce que je suis en train de dire : Bachar al-Assad ne mériterait pas d'être sur terre."

Si ce n'est pas de l'appel au meurtre, ça y ressemble énormément. Alors, et quoique l'on puisse penser de Assad, je me pose juste quelques questions: Au nom de quoi Fabius s'élève-t-il tout à la fois au rang de procureur et de juge ? Est-il avec ses déclarations dans son rôle de chef de la diplomatie française ? N'a-t-il, et pourquoi, qu'une vision unilatérale de ce conflit ? 

Etrange... Oui comme très étrange ce parti-pris quasi général anti-Assad et dans le même temps une situation qui n'en finit pas de se dégrader. Comme très étrange toutes ces manipulations d'images... Comme très étrange, à l'opposé de la position de Fabius, le revirement d'Obama...

Jusqu'à maintenant et souhaitons que cela demeure, la crise syrienne est une guerre civile, entre Syriens, de confessions diverses et  variées ( voire avariées ). Ce conflit qui n'en finit plus est chaque jour la preuve flagrante de l'impuissance de la communauté internationale, ONU en tête, à résoudre des crises qui ne la concerne pas. C'est aux Syriens, entre eux, de résoudre cette crise. Tiens curieux, c'est exactement ce que disait, discrètement, Fabius, le même jour en visitant le camp de Zaatari en Jordanie. Une fois, Assad abattu, bien entendu. Au propre comme au figuré ! Sauf que Assad est syrien et que, à la louche, la moitié de la population syrienne le soutient encore.

Va comprendre ce merdier !

Folie passagère 1309.
 
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr



France, 2019.