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jeudi 18 juillet 2019

Donald Trump est décidément un homme précieux



Un texte d'Aristide Renou:


" Donald Trump est décidément un homme précieux.

Nous en avons encore la preuve en ce moment avec la polémique – déclenchée à son initiative – qui l’oppose à un groupe de Représentantes Démocrates d’extrême-gauche.

Le président des Etats-Unis est un homme précieux car, jour après jour, tweet après tweet, il ose dire tout haut ce que le politiquement correct défend de dire. Il est pratiquement le seul homme politique de premier plan à oser le faire en Occident (Orban et Salvini sont peut-être ceux qui s’en approchent le plus actuellement).

Il le fait sans jamais s’excuser ni reculer. Et lorsque ses adversaires politiques, la presse quasiment unanime, son propre camp même, essayent de le discréditer en le taxant de « racisme » ou autres gentillesses du même genre, il rajoute encore une couche de propos offensants. Trump n’est jamais sur la défensive. Il attaque, toujours, partout. Jamais de pause, jamais de compromis, jamais d’armistice dans la guerre qu’il livre au politiquement correct.

Le politiquement correct est le bras armé du multiculturalisme, ou de l’idéologie diversitaire, pour reprendre le terme forgé par Mathieu Bock-Coté. Or, poussé au bout de sa logique, le multiculturalisme signifie la mort de l’Occident, purement et simplement. La mort de la raison, la mort de la nation, la mort de la liberté politique, la mort de tout ce qui a fait notre richesse intellectuelle et spirituelle.

Donald Trump est donc pratiquement le seul homme politique occidental de premier plan qui défende l’Occident, non pas du bout des lèvres, non pas en entourant cette défense de réserves et de nuances, mais entièrement, sans hésitation ni doute apparent, comme si cette défense allait de soi.

Mais cette manière de présenter les choses est encore inférieure à la réalité. Je l’ai dit, Trump ne connait pas la défensive. Sa défense de l’Occident est donc à proprement parler une offensive, une attaque directe, brutale : elle est l’affirmation non pas d’une innocence mais d’une supériorité. Trump ne se contente pas de dire que l’Occident est innocent des crimes qui lui sont imputés, il affirme sans aucun ambages la supériorité de la civilisation occidentale sur toutes les autres.

De manière appropriée, cette défense de l’Occident se présente sous la forme de l’apologie d’un pays en particulier, son pays, les Etats-Unis, car la vitalité de l’Occident et le génie de la liberté politique qui lui est propre sont inséparables de sa division en nations jalouses de leur indépendance, et parfois rivales.

Donald Trump apparait d’abord et avant tout comme un patriote. Et un patriote, au plein sens du terme, n’est pas seulement quelqu’un qui aime le pays dans lequel il est né, c’est aussi quelqu’un qui est convaincu au fond de lui-même que l’on vit mieux en cet endroit de la terre que n’importe où ailleurs. Trump affirme donc à chaque fois qu’il en a l’occasion que les Etats-Unis sont un grand pays, en fait le plus grand pays que la terre ait jamais porté. Les Etats-Unis peuvent perdre temporairement cette grandeur, sous l’effet notamment de mauvais gouvernements, mais elle leur appartient pour ainsi dire de droit. Ce pourquoi son slogan de campagne proposait de « rendre » sa grandeur à l’Amérique. L’Amérique, selon Trump, est essentiellement grande, même si elle peut être accidentellement petite.

Mais cette apologie tonitruante d’une nation particulière revient à une apologie de l’Occident, car ce qui rend l’Amérique plus grande que toutes les autres nations, c’est qu’elle applique mieux que les autres les « découvertes » qui caractérisent la civilisation occidentale. Et en faisant l’éloge de son pays, Trump défend inévitablement l’idée même de nation. Par son patriotisme flamboyant, il légitime implicitement le patriotisme de tous les autres peuples.

Nous pouvons être en total désaccord avec Donald Trump sur le fait que l’Amérique soit la plus grande nation que la terre ait jamais porté, mais nous lui sommes tous redevables d’oser exprimer ce sentiment alors que tout concours à rendre le patriotisme anathème.

Comme l’a dit fort justement un observateur américain : « Les qualités de Trump sont son courage, son bon sens, et sa rhétorique. Il va à l’essentiel, à ce dont personne d’autre ne parlera de peur d’être traité de « raciste » ou de « fasciste », ou d’une autre de ces injures qui excitent la foule des lyncheurs vertueux. »

Ces qualités sont cruciales, indispensables, dans le contexte politique actuel. Toutefois elles ont aussi leurs limites. Trump a les défauts de ses qualités. Parce qu’ils sont ceux d’un guerrier, qui considère que l’attaque est la meilleure défense, ses propos sont souvent brutaux. Parce qu’ils sont ceux d’un homme qui, à juste titre, méprise la classe des intellectuels et plus généralement la classe jacassante, ses propos sont souvent mal dégrossis. Ils contiennent souvent des vérités précieuses, mêlées à beaucoup d’impureté qui parfois peuvent les cacher. Trump ne s’embarrasse pas de nuances ni d’explications, et peut-être d’ailleurs n’est-il pas vraiment capable de fournir des explications approfondies. On peut difficilement être à la fois le roi du tweet et le roi de la dialectique.

Pourtant les explications sont aussi nécessaires pour gagner durablement les esprits et transformer des victoires rhétoriques temporaires en gains politiques plus durables. Et le tempérament bagarreur qui peut séduire une partie de l’opinion publique risque aussi, à la longue d’en rebuter d’autres segments, tout aussi considérables, et pour des raisons qui sont loin d’être entièrement mauvaises. Bref, il ne suffit pas de se battre. Pour gagner ce genre de combat il faut aussi être capable d’expliquer pourquoi sa cause est juste.

Autrement dit, Trump aurait besoin de gens qui soient capables d’assurer régulièrement son service après-vente.

Pour nous en persuader, il suffit d’examiner la polémique en cours.

Celle-ci a commencé lorsque le président des Etats-Unis a tweeté la chose suivante : « « Il est tellement intéressant de voir des élues “progressistes” démocrates du Congrès, qui à l’origine venaient de pays dont les gouvernements sont des catastrophes sans mélange, qui sont les pires, les plus corrompus et les plus ineptes au monde (à supposer même qu’ils aient seulement un gouvernement qui fonctionne) venir maintenant expliquer bruyamment et perfidement au peuple des Etats-Unis, la plus grande et la plus puissante nation du monde, comment son gouvernement devrait fonctionner. Pourquoi ne retournent-elles pas dans ces endroits totalement défaillants et infestés par la criminalité dont elles viennent pour aider à les remettre en état ? Elles pourraient ensuite revenir et nous montrer comment il faut faire. Ces endroits ont vraiment besoin de votre aide, il faut y aller au plus vite. Je suis sûr que Nancy Pelosi sera très contente d’organiser sans délai des voyages gratuits. »

Les élues auxquelles Trump fait allusion sont essentiellement quatre : Alexandria Ocasio-Cortez (New York), Ilhan Omar (Minnesota), Ayanna Pressley (Massachusetts) et Rashida Tlaib (Michigan). Ces quatre femmes sont rentrées au Congrès à l’occasion des dernières élections, en 2018. Ce qui les rapproche est, d’une part, leurs positions politiques, très à gauche au sein d’un parti Démocrate qui s’est lui-même continuellement déporté vers la gauche depuis les années 1960. Et d’autre part qu’elles sont des femmes « de couleur » dont la famille est arrivée récemment aux Etats-Unis pour trois d’entre elles. Rashida Tlaib est fille d’émigrés palestiniens. Ilhan Abdullahi Omar est originaire de Mogadiscio et a obtenu le statut de réfugié politique aux Etats-Unis en 1995. Alexandria Ocasio-Cortez, la plus connue des trois, a une mère porto-ricaine et un père dont les parents étaient porto-ricains. Par leur statut revendiqué de « porte-parole des minorités visibles » et par leur opinions politiques d’extrême-gauche, ces quatre nouvelles élues sont très représentatives de la frange la plus dure du parti Démocrate, la grande question étant de savoir si cette frange dure, c’est-à-dire ouvertement multiculturaliste et socialiste, ne va pas devenir purement et simplement le parti Démocrate. Leur proximité idéologique est d’ailleurs attestée par le fait qu’elles ont constitué un groupe informel, nommé « The squad », dont le but non avoué, mais très clair, est de prendre à terme la tête de leur parti.

A travers elle, Trump a donc ciblé précisément la pointe avancée du multiculturalisme. Sans les nommer expressément, il s’en est pris aux gardiennes les plus féroces du dogme diversitaire.

Comme souvent, la saillie trumpienne a provoqué une consternation mal déguisée dans son propre camp, pour des raisons essentiellement mauvaises.

Tout le monde s’est empressé de faire remarquer que ces quatre femmes ne viennent pas « d’ailleurs » puisque trois d’entre elles sont nées aux Etats-Unis. Qu’elles n’ont donc pas « d’autre pays » dans lequel elles pourraient aller. Et que par ailleurs il était inadmissible de dire à une réfugiée politique qu’elle devrait « retourner chez elle ».

Mais ce genre de réaction revient à regarder obstinément le doigt qui montre la lune. Ce qu’a dit Donald Trump n’est sans doute pas d’une exquise précision linguistique, mais la pensée, ou plutôt les pensées qu’il voulait exprimer, sont parfaitement claires pour n’importe qui ayant un peu d’intelligence et de bonne foi.

En ces quelques lignes de tweet, Donald Trump a rappelé trois choses simples et très importantes.

D’abord, il existe bien des pays « merdiques » (shithole), pour reprendre une autre expression trumpienne. Ces pays sont merdiques non pas à cause de la couleur de peau des gens qui y vivent, mais parce que ces peuples ont à leur tête des gouvernements corrompus, inefficaces, despotiques, parce que la criminalité y fait rage et que le niveau de vie y reste désespérément bas. Porto-Rico, la Somalie et la Palestine sont en effet de très bon exemples de pays particulièrement merdiques. Les pays merdiques sont ceux dont les gens émigrent s’ils le peuvent, pour se diriger vers des pays où il fait bien meilleur vivre. Il existe donc d’un côté les pays merdiques et de l’autre les pays qui font rêver ceux qui vivent dans des pays merdiques. Au premier rang de ces pays qui font rêver se trouvent les Etats-Unis. Les gens viennent du monde entier pour s’installer aux Etats-Unis, alors que personne ne se bouscule pour s’installer en Somalie, à Porto-Rico ou en Palestine.

Autrement dit, Trump a rappelé à « The squad » qu’il existe une hiérarchie objective des régimes politiques, par conséquent aussi une hiérarchie objective des civilisations, et que les Etats-Unis sont en haut de cette hiérarchie, comme le prouve incontestablement le parcours familial de trois des membres du « squad ». D’où le rappel, parfaitement approprié, de l’origine étrangère de ces trois femmes.

Première leçon de philosophie politique élémentaire.

D’autre part les Etats-Unis sont un pays libre (à la différence des pays merdiques), ce qui signifie notamment qu’il est toujours possible de quitter les Etats-Unis, en emportant ses biens, pour s’installer ailleurs si l’on estime que l’herbe y est plus verte. Dans les pays gouvernés tyranniquement cette liberté n’existe pas. On ne peut donc pas présumer que ceux qui y vivent ont envie d’y vivre. En revanche, celui qui vit aux Etats-Unis est présumé être raisonnablement satisfait du régime dans lequel il vit. Celui qui ne cesse de dénoncer les Etats-Unis comme un pays essentiellement raciste, oppressif, criminel, etc. mais qui persiste à y vivre, est nécessairement un hypocrite ou un lâche. Tout particulièrement s’il profite dans le même temps des possibilités offertes par ce régime pour s’élever aux plus hauts postes d’honneur et de responsabilité.

Deuxième leçon de philosophie politique élémentaire.

Il découle du deuxième point qu’être Américain ne signifie pas seulement avoir une carte d’identité américaine mais implique d’être loyal envers les Etats-Unis. Être loyal envers un pays signifie considérer que son sort personnel est indissolublement lié à celui de la nation tout entière, c’est faire allégeance de manière exclusive à cette communauté politique particulière et considérer que celle-ci est essentiellement bonne. La loyauté est donc compatible avec la critique, y compris la critique sans concession, du gouvernement de son pays, avec la reconnaissance des fautes passées de sa nation, elle n’est pas compatible avec la conviction que cette nation est irrémédiablement mauvaise, que son histoire n’est qu’une longue suite de crimes, que ses principes fondamentaux de gouvernement sont injustes, et que le monde se porterait mieux sans elle. Autrement dit, l’Amérique, tu l’aimes ou tu la quittes. Ce qu’a résumé Trump en répondant aux accusations de « racisme » suite à son tweet : « Ce groupe de quatre personnes (...), elles se plaignent constamment (…) Ce sont des gens qui haïssent notre pays. Elles lui vouent une haine viscérale. Elles peuvent partir si elles veulent. »

Troisième leçon de philosophie politique élémentaire.

A quoi on pourrait ajouter une quatrième leçon, qui est une leçon de bon sens : la critique est aisée, l’art est difficile, surtout l’art politique. Vous, mesdames, qui n’arrêtez pas de critiquer l’Amérique, qui êtes perpétuellement indignée de ce que sont les Etats-Unis, qui par conséquent critiquez perpétuellement le gouvernement américain, pourquoi ne nous montrez-vous pas vos talents en matière de gouvernement ? Vos critiques présupposent qu’il serait possible de faire beaucoup mieux et que vous savez comment faire beaucoup mieux. Montrez-nous ce qu’il en est. Prouvez-nous que vos critiques sont le fruit d’un vrai savoir et d’une vraie compétence, et non pas la conséquence de votre totale ignorance de ce que signifie gouverner un pays et de vos conceptions politiques chimériques.

Voilà, en substance, ce que contenait la charge de Trump contre « The squad ». Une charge, on le voit, parfaitement justifiée et hautement nécessaire.

En les attaquant Trump a, une nouvelle fois, allègrement piétiné nombre d’interdits édictés par le politiquement correct : 1) Il a attaqué des femmes 2) Il a attaqué des femmes « de couleur » 3) Il a affirmé que la vérité existe 4) Il a affirmé qu’il est possible d’établir une hiérarchie objective des régimes politiques 5) Il a affirmé que les Américains sont fondés à attendre des nouveaux-venus qu’ils ne contentent pas de respecter les lois du pays mais qu’ils en adoptent aussi les mœurs, à commencer par un patriotisme sourcilleux.

C’est beaucoup pour un tweet, et c’est même assez remarquable.

On pourrait bien sûr regretter que Trump, plutôt que de produire des tweets rageurs, ne fasse pas de grands discours à la Lincoln dans lesquels il rappellerait aux Américains les principes fondamentaux de leur gouvernement, dans lesquels, en somme, il expliquerait posément ce qu’il se contente de sous-entendre dans ses saillies verbales ou sur les réseaux sociaux.

On peut regretter bien des choses au sujet de Donald Trump. Seulement voilà, presque au même moment, en France une vidéo circulait sur Twitter dans laquelle un supporter de l’équipe de foot algérienne affirmait : « Regarde, regarde, filme tout autour de toi. Il y a des Algériens, il y a des Tunisiens, il y a des Marocains, il y a des Sénégalais. Il n’y pas une bagarre, il n’y a pas une embrouille, il n’y a rien qui brûle. On n’est pas des Gilets jaunes, on n’est pas les black blocs. On n’est là, et on restera là. On est Français, on est nés en France. Mais on reste Africains, et on va rester.» Et il ajoutait : « On a pris Paris en trois heures, plus vite que les Allemands. »

Ce genre de sentiments, on le sait, est très répandu au sein d’une certaine jeunesse nominalement française mais dont le cœur et la loyauté sont manifestement ailleurs.

Y-a-t-il eu un seul homme politique français de premier plan pour réagir comme Donald Trump l’aurait fait ? Y-a-t-il eu un seul homme politique français de premier plan pour répondre à cette attaque contre la France ? Y-a-t-il eu un seul homme politique français de premier plan pour se saisir de l’occasion de ces émeutes de supporter afin de rappeler les points fondamentaux que j’ai énuméré précédemment, dans un tweet ou dans un discours, peu importe ? A ma connaissance, même Marine Le Pen s’est contentée de protester contre les dégradations matérielles.

Personne. Rien. Nada.

Alors oui, certes, on peut regretter bien des choses au sujet de Donald Trump, à commencer par le fait qu’un tel homme soit devenu nécessaire, mais moi, mon plus grand regret, c’est que nous n’ayons pas un Donald Trump."

Aristide Renou
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

samedi 27 avril 2019

Le retour des peuples

Vous attendiez peut-être un billet sur la prestation de Macron... Hélas, comment commenter la médiocrité... J'ai préféré un peu de Bercoff.



Le retour des Peuples, par André Bercoff pour RT France:

" La politique se meurt, la politique est morte. Mais non. Fake news. Ce sont les politiques, comme on les pratique et comme ils se vivent, qui vont de moins en moins bien. Depuis des années, en effet, comme ils font leurs dénis, ils se couchent. Ils n’ont pas voulu voir que la représentation parlementaire, voire présidentielle, l’un des fondements de la démocratie, est devenue peu à peu un théâtre d’ombres sur la scène duquel les marionnettistes ne tiennent plus grand compte des spectateurs. Sécession des élites, en leur oubli volontaire et organisé des populations soi-disant non productives à qui, faute de pain et d’avenir, on propose de la brioche et du minimum vital. Un peu partout, en Europe en particulier, et jusqu’aux frontières de l’Occident, des millions de laissés-pour-compte, d’invisibles et de «gens de peu» ne se demandent même plus à quelle sauce ils sont mangés puisqu’on leur a expliqué  qu’au fond ils ne servent pas à grand chose mais que dans leur grande générosité et leur indéfectible humanisme, les princes qui nous gouvernent ne vont pas leur indiquer tout de suite le chemin des abattoirs. Ils continueraient à être nourris, logés, blanchis, à la condition expresse qu’ils rabotent définitivement leurs exigences et qu’ils se contentent de survivre.

Et voilà-t-il pas que ça et là, des brèches apparaissent, des failles se creusent, des coups de canifs se multiplient dans les contrats léonins qui régissent le système. Un humoriste italien, Beppe Grillo, crée le mouvement Cinq Étoiles et organise un VaffanculoDay. Déjouant tous les pronostics, sondages et autres clichés plus ou moins avariés, il conquiert en quelques années un électorat qui, aujourd’hui, avec la Ligue de Matteo Salvini, a pris le pouvoir dans la péninsule. Ce qui aurait été considéré comme une impossibilité délirante il y a encore quelques années.

Et il y a quelques jours, en Ukraine, un humoriste qui n’avait jamais touché à la politique et ne brillait que dans les séries télévisées et le one man show, remporte la présidence de la république avec 73% des votants. À des milliers de kilomètres de là, il y a plus de deux ans, un magnat de l’immobilier qui lui non plus n’avait jamais fait de politique active et se partageait entre les caméras de la téléréalité et les milliards de dollars par lui investis dans la construction de gratte-ciels, remporte, contre toute attente, et contre la quasi totalité des médias, les élections présidentielles américaines. Un peu plus au sud, fatigués de la corruption et surtout de l’insécurité quotidienne, les Brésiliens ont plébiscité un ancien général, à la surprise catastrophée des sachants, experts et autres spécialistes auto-proclamés de phénomènes qu’ils n’ont même pas vu venir. Si l’on complète le tableau avec l’Europe de l’Est qui célèbre sa liberté retrouvée en faisant de la Frontière, jadis considérée comme une régression frileuse, le concept essentiel de leur survie, et d’une Angleterre qui ne sait plus à quel Brexit se vouer, force est de constater qu’un grand basculement a commencé : celui du retour des peuples. Il ne s’arrêtera pas.

Les raisons de cet ébranlement des plaques tectoniques, on les connaît : une mondialisation heureuse pour les uns, tragique pour d’autres. Libre circulation des hommes et des armes, de l’argent et des produits, lutte de tous contre tous dans les eaux glacées du calcul égoïste, comme l’écrivait l’ancêtre Karl Marx. Diminution incontestable et bienvenue de la pauvreté dans les pays dits du Tiers monde, prospérité foudroyante des élites productives des grandes métropoles planétaires, où se situent toutes les innovations et les créations startuppeuses des nouveaux territoires de la ruée vers l’or ; migrations de masse, voulues par les uns, subies par les autres ; fuites aussi éperdues que luxueuses dans les paradis fiscaux de la part de ceux qui protègent leurs fortunes et leurs manoirs à l’aide de hauts murs et de polices privées ; glorification, par ceux qui considèrent le monde comme leur résidence principale, du nomadisme, du multiculturalisme, de la perte d’identité considérée comme l’un des beaux-arts. Les nouveaux maîtres de l’univers prônent évidemment la société ouverte, l’accueil permanent sans quotas ni filtres, l’Occident comme passoire et l’Europe comme maison de tolérance. Qu’importent les malaises dans la civilisation pourvu que les salaires restent les plus bas possibles. Une nouvelle lutte des classes naît ainsi qui n’oppose plus gauche et droite réconciliées depuis longtemps dans la soumission aux lois de la finance, mais ceux d’en haut et ceux d’en bas. Toute la question désormais est de savoir si les premiers sauront tendre la main aux seconds afin que ceux-ci ne se transforment pas en bombes à retardement.

Aujourd’hui, nous sommes entourés d’hommes et de femmes qui ne savent plus où ils habitent, qui ont perdu leurs repères et qui se demandent si leur avenir et surtout celui de leurs enfants sera fait de sang, de sueur et de larmes, ou des couleurs arc-en-ciel d’un horizon encore possible. Une chose est sûre, ils ne se tairont plus. Et ne se terreront plus."

Une chose est sûre, ils ne se tairont plus. Et ne se terreront plus." J'aimerais être aussi optimiste qu'André Bercoff...

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mardi 12 juin 2018

Aux contempteurs de Trump, je dis: " Shut -up ! "

Hier soir, sur CNews, Yves Calvi dont l'impartialité et l'objectivité journalistique sont mondialement reconnues titrait son émission ainsi: " Trump est-il devenu fou ? ", une émission dans laquelle bien évidemment on tira à boulets rouge sur le Président élu démocratiquement des USA. Ce matin, toujours sur CNews, un journaliste dont je n'ai pas retenu le nom mais qui à défaut de porter une veste nous inflige ses bretelles et présenté comme un spécialiste des questions internationales répétait par trois fois: " Je déteste Trump, je déteste Trump, je déteste Trump depuis qu'en 1981 il a fait détruire un immeuble à New-York" (sic !, le gars est journaliste...).

Depuis des mois et des mois, la classe médiatique dans sa grande majorité ne cesse de critiquer, d'insulter et de dénigrer Trump. Ils nous ont promis les pires catas si ce type était élu. Et depuis qu'il est élu, ils continuent de nous prédire le pire avec ce Président "fantasque", "imprévisible", "vulgaire", "fou": guerre commerciale, chômage, crise monétaire et même, il y a encore quelques semaines, une nouvelle guerre mondiale provoquée par la fureur de Trump contre le dictateur Kim Jung Un.

Il en va de la classe médiatique comme de la plupart de nos politiciens au premier rang desquels notre Jupiter, un Jupiter qui bien qu'il soit Maître des Horloges et qu'il ait effectué plus de 45 voyages à l'étranger depuis son élection n'a absolument aucun succès diplomatique à mettre à son actif.

Alors certes, Trump est un président des plus curieux, un gars qui casse les codes, il fait néanmoins ce qu'il avait dit qu'il ferait et depuis son élection, il agit avec comme premier objectif: défendre les intérêts de son pays. Sa popularité est supérieure  à celle de notre gamin élyséen...

Mais de tous ces contempteurs qui en veulent pis que pendre à Trump - le dernier en date étant Robert de Niro qui " Fuck Trump ! " - pas un, pas même Obama, n'a été foutu de réussir un coup pareil, pas un n'a été capable de réaliser ça:



Un moment historique ! Un moment historique que nombre de dirigeants internationaux ont rêvé de vivre. Trump et Kim en ont-t-ils rêvé ? je ne sais pas, en tout cas, ils l'ont fait ! Voilà qui devrait valoir à Trump un minimum de respect de la part de ses prétentieux collègues...

A peine un an après avoir été élu et alors qu'il n'avait encore rien entrepris de "grand" (on ne  se pose même plus la question de savoir s'il a réalisé quelque chose de grand), Obama recevait le prix Nobel...

On verra ce que l'accord signé entre Trump et Kim Jun Un donnera par la suite, au moins a-t-il été signé; alors les contempteurs: " Shut up !  Fermez vos gueules !".

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samedi 14 avril 2018

P'tites frappes

Ecrire un billet sur les frappes de cette nuit contre la Syrie, tomber sur  ce texte de Richard Millet, jeter mon brouillon à la poubelle et publier le sien...




" Petites frappes


On pouvait attendre de Macron qu’il ne poursuivît pas au Proche-Orient la politique étrangère de ses prédécesseurs. Le peuple syrien lui-même l’espérait, comme j’ai pu le constater, à Damas, en novembre dernier. Il est vrai qu’avec un vieux représentant de commerce socialiste tel que Le Drian aux Affaires étrangères, il ne pouvait en être autrement. Voilà donc la France jouant, une nouvelle fois, avec l’Angleterre, le rôle de roquet utile des États-Unis. Cet interventionnisme-là (quelques frappes aériennes sur les usines qui fabriqueraient des armes chimiques) relève évidemment de la gesticulation. La France et l’Angleterre apparaissent comme de petites frappes aux côtés du caïd yankee, qui valorise peut-être les red necks américains mais qui déconsidère son pays au point de faire passer certains dictateurs asiatiques pour des modèles de vertu.

Une « ligne rouge » aurait été franchie, dans la Ghouta, qui justifierait ces attaques aériennes : Assad aurait fait lancer des gaz létaux sur des civils. On imagine mal pourquoi, avec l’appui des Russes, et au moment de remporter la victoire, il aurait eu besoin d’y recourir. Mais les Occidentaux en auraient la « preuve » : quelle est-elle, à part la parole de « rebelles » islamistes vaincus ? Est-il besoin de rappeler que les USA avaient envahi l’Irak sur la foi de telles « preuves », sans qu’on ait jamais trouvé les « armes de destruction massive » prétendument possédées par Saddam.

Quelques remarques, donc :

1/ La réaction « occidentale » (toujours le même trio, en vérité) relève de la symbolique humanitariste pour caniches en mal d’éthique : quelle différence entre le fait de mourir sous des obus ou à cause de gaz, diraient certains cyniques ?

2/ Les gaz, nous n’y échappons pas, nous-mêmes, Occidentaux jouissant de la paix éternelle au sein d’une béatitude démocratique assurée par les droits de l’homme : gaz d’échappement, pics de pollution, aliments toxiques, herbicides cancérigènes que la Commission européenne refuse d’interdire, etc. …

3/ Ces gaz peuvent aussi prendre une dimension métaphorique : ne sommes-nous pas en train de mourir de la pollution idéologique, post-littéraire, i.e. post-chrétienne ? Les crimes contre l’esprit sont eux aussi létaux. On pourrait donc demander à l’ONU des frappes sur Monsanto comme sur les officines qui fabriquent la fausse monnaie littéraire…

Au nom de quoi attaque-t-on la Syrie, maintenant que l’État islamique est à peu près vaincu? Ce n’est en vérité ni par souci « humanitaire » ni par celui de vérité, mais bien pour marquer, au moment où Assad va gagner la guerre, que l’Occident a choisi le camp sunnite, c’est-à-dire les régimes islamo-fascistes d’Arabie saoudite, du Qatar, de Turquie. Et cela pour marquer son opposition à l’Iran et à Poutine. Rien de nouveau, donc. Certains régimes seraient donc plus acceptables que d’autres : il n’y a que les gogos, les bobos, les cathos de gauche et les protestants pour le croire, et bien sûr Plenel, qui avait applaudi au massacre de Munich, en 1972, et par qui Macron ose se laisser interviewer... On m’a banni, moi, pour avoir simplement dit la vérité sur la décomposition de l’Europe. Il est vrai que je ne suis pas gauchiste.

Nous autres, veilleurs de l’aube, qui savons l’homme damné par la chute, nous refusons de croire à sa bonté non plus qu’à sa perfectibilité. Ses vices le gouvernent bien plus que ses vertus. On le voit chaque jour, notamment dans le cas de Tariq Ramadan qui est le Harvey Weinstein de l’islamisme. Non seulement la France et la Grande-Bretagne n’ont rien à gagner en s’aventurant de cette façon au Proche-Orient, mais elles ont tout à y perdre. Mieux eût valu laisser Trump jouer seul des muscles, et aller, Français et Anglais, bombarder Trappes, Molenbeek, Sarcelles, Notre-Dame-des-Landes et tous les wilayats des banlieues anglaises. "


Addendum personnel:

- En attaquant la Syrie sans mandat onusien, Trump, Macron et May ont non seulement agi dans l'illégalité mais ils portent de facto un coup supplémentaire à cette pauvre ONU qui n'en avait pas besoin.
- Étonnant que ces frappes aient été entreprises la veille de l'arrivée sur place des experts de l'OIAC.
- A ce jour, aucune preuve du bombardement chimique de Douta n'a été révélée publiquement. Il y a moins de 48 heures, Macron disait qu'il avait des preuves mais que cela devait être vérifier...
- Dans le rapport gouvernemental français (8 pages accessibles à tous) publié ce jour évaluant la présumée attaque chimique sur Douta, rien de tangible pour en accréditer la thèse: témoignages à distances d'ONG, faits anciens, aucun travail de terrain.
- Une attaque sur un état souverain qui n'a jamais été une menace pour la sécurité de la France, des USA ou de l'Angleterre.
- Daech tue en France. La Syrie et la Russie se battent contre Daech. La France bombarde la Syrie. Va comprendre. 
- Sur les 103 missiles expédiés sur la Syrie, 70 auraient été détruits par la défense aérienne syrienne.
- Sur cette centaine de missiles, douze provenaient des forces françaises dont, et pour la première fois, 3 nouveaux missiles MdCN à 2,6 millions d'euros pièce, deux fois plus cher que les Tomahawk américains.
- On imagine bien qu'annoncées depuis 8 jours, Assad se sera préoccupé de mettre à l'abri tout ce qui devait l'être.
- Attaque massive et coordonnée ?: Seulement 3 civils blessés recensés.
- Amusant d'entendre tous les commentateurs "saluer" l'action de Trump, un Trump qu'ils ont toujours considéré jusque lors comme un déséquilibré.
- Et pendant ce temps-là, un gouvernement français incapable de maîtriser les pouilleux de NDDL et d'évacuer les facs occupées par une poignée d'étudiants noyautée par l'extrême-gauche. On se marre pour éviter de pleurer...

... Mais soyez-en assurés, on n'a pas fini de nous prendre pour des cons !


D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

vendredi 19 janvier 2018

Trump, un an déjà et... ça va plutôt bien pour lui et l'Amérique !



Je n'aime pas particulièrement Trump, encore que... C'est vrai, le bonhomme est moche, grossier et vulgaire. Il n'a pas la classe ni la tenue d'un Obama, voire d'un Macron ou d'un Poutine. Il tient des propos qu'on n'attend guère de la part du président de la première puissance mondiale. Il sait manier la mauvaise foi et les infos douteuses comme personne. Il ne parle pas, il tweete. Cependant, voilà un peu plus d'un an qu'il est élu et de tous les malheurs du monde que prévoyaient les médias si le bonhomme était élu, force est de constater qu'aucun n'est arrivé. On l'a présenté comme idiot, malade mental et nombreux sont les psychiatres à s'être penché sur son cas: névrosé, schizophrène, paranoïaque, j'en passe et des pires...

On nous monte en épingle les démissions successives des membres de son cabinet mais on oublie de nous préciser qu'en France, la valse est la même dans certains ministères, le record appartenant à Françoise Nyssen qui vient d'enregistrer la quatrième démission d'un de ses conseillers en 6 mois !

Mais dès lors que l'on appris tout ça, comment expliquer la réussite du bonhomme tout au long de sa vie: immobilier, hôtellerie, télévision et cerise sur le gâteau, gagner à la surprise générale et à la loyale l'élection présidentielle ? L'homme casse les codes (c'est aussi ce que certains disent de Macron), il est inhabituel, surprenant, étonnant; qu'on le veuille ou non, l'homme est extraordinaire au sens premier du terme.

Moi qui regarde assidûment les infos sur toutes les chaînes, j'ai été interloqué par le silence assourdissant des médias: quasiment aucun de nos médias n'a pris la peine de faire le bilan de sa première année de mandat se contentant, par contre, de nous bassiner avec les six mois de Macron et les bourdes ou écarts de langage de Trump.

Et pourtant quel président de quelque pays que ce soit peut se prévaloir, au bout d'un an à peine d’exercice, d'avoir un si bon bilan.

La première surprise est sans doute de constater qu'à chaque fois que cela a été possible il a tenu ses engagements. Sa popularité n'est pas aussi mauvaise qu'on nous le dit, elle fut même par moment égale ou supérieure à celle d'un Macron (38% en novembre 20177, 43% en janvier 2018, mieux que Poutine); Dieu Obama, à la même date, plafonnait à 49%. Même Marc-Olivier Fogiel, bobo gaucho s'il en est, habitué des séjours aux USA racontait dernièrement: " Je vois beaucoup de gens là-bas – en dehors de New York, puisqu’à New York, c’est évidemment les anti-Trump. Dans la réalité de l’Amérique pas si profonde que ça, par exemple en Floride, c’est un héros. Je suis halluciné de ce qu’on dit ici, à juste raison je crois, et la façon dont il est perçu par des Américains qui réfléchissent et qui trouvent qu’aujourd’hui il fait beaucoup de bien à leur pays et qui sont fiers d’avoir un président tel que lui. "

Après, on peut aussi parler de chiffres et d'indicateurs (ceux-ci dessous sont de décembre 2017 ou janvier 2018) et le moins que l'on puisse dire c'est que l'Amérique de Trump a la banane, on aimerait avoir les mêmes résultats:

- Au cours des trois premiers trimestres de 2017 la croissance américaine s’est inscrite à un rythme annuel supérieur à 3% et pour 2018, la FED prévoit au minimum + 2,5% (Le journal La Tribune et BNP Paribas prévoyaient 2,1% pour 2017).
- Chômage inférieur ou égal  à 4% pour 2018, le plus bas depuis 18 ans.
- Près de 2,2 millions d’emplois créés en 12 mois.
- Le nombre d’Américains en demande d’indemnité chômage est le plus bas depuis 45 ans.
- Le taux de chômage des Afro-américains est à son niveau le plus bas jamais enregistré.
- Le taux de chômage des femmes est le plus bas relevé depuis 17 ans.
- Le taux de chômage des Hispaniques est à son niveau le plus bas de l’histoire des Etats-Unis (depuis qu’il est calculé).
- L’indice de confiance des consommateurs est quant à lui à son plus haut niveau depuis 2000.
- Le Dow Jones a bondi de 5 000 points depuis l’élection de Donald Trump, pour s’établir à près de 24 750 points. Soit un gain exceptionnel de 25% en quinze mois. Au cours de l’année 2017 cet indice a clôturé plus de soixante-dix fois à un nouveau record, du délire quand on songe que la quasi totalité des ménages américains possèdent un portefeuille boursier, principal moyen d'épargne aux USA.
- Depuis son élection, Trump a imposé que pour une règle, un règlement ou une norme votés, dix soit abrogés.
- La taxe sur les bénéfices des entreprises est ramenée de 35% à 21%.
- Le barème de l’imposition des ménages est abaissé pour toutes les tranches.
- Le montant du crédit d’impôt accordé pour chaque enfant est également multiplié par deux.
- En matière d'immigration, jamais depuis 1971 le nombre d'arrestations à la frontière n'a été aussi faible, c'est dire à quel point les discours de Trump anti-immigration et sa promesse de construire un mur ont été bien entendu des candidats au départ.

Certes, tout n'est pas parfait et d'autres indicateurs comme celui des ventes d'automobiles (en légère baisse après plusieurs années record) pourraient tempérer ce bilan, il n'empêche...

On pourrait aussi rétorquer que pour une part ces résultats de la politique menée par son prédécesseurs, possible, il n'empêche, ils sont là et si toutes les prévisions se confirment pour 2018, nul doute que tous les tocards du New York Times (qui annonçaient un effondrement de la bourse si Trump était élu), de CNN, de BFM ou de France 2 n'auraient d'autre choix de reconnaître que tout aussi clivant qu'il soit, Trump n'est pas aussi taré qu'il en a l'air. Hélas, on peut le parier ils ne retiendront et en mettront en avant que ses tweets, le nombre de jours passés à jouer au golf et des pseudos scandales dont aucun, pour le moment, ne s'est trouvé avéré.

Trump, lors de sa campagne, avait promis " Make America Great again ", il semblerait qu'il soit en passe de réussir; même ses menaces grossières vis à vis de la Corée du Nord semblent avoir une certaine portée: les deux Corée ont rétabli la ligne rouge et annoncé qu'elles défileraient ensemble sous un même drapeau lors des prochains Jeux Olympiques.

Alors frappadingue le Trump ? Indésirable chez lui ? Impopulaire ? Bien trop tôt pour juger, il faudra attendre les élections de mid-terms en novembre prochain pour savoir. En attendant, l'Amérique est plutôt calme et quoiqu'en disent la quasi totalité des médias français ou étrangers ainsi que les gauchiasses d'ici et d'ailleurs, pour l'instant, je trouve qu'il ne s'en sort pas si mal.

Et puis un type qui fait ce qu'il dit et pense d'abord à son peuple, aux intérêts de celui-ci plutôt qu'aux autres, moi, ça me plaît. Il est clivant ? Certes mais au moins ne me laisse-t-il pas indifférent. Macron, par contre...

(sources: Le Figaro, Atlantico, La Tribune, Le Point, VA, Dreuz, Challenges)


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vendredi 8 décembre 2017

Saint Obama, Trump le criminel et Jérusalem, capitale d'Israël...

Quand c'est Saint Obama qui cause, personne ne moufte et tout le monde applaudit, Ruth Elkrief y compris.

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Sous un tonnerre d'applaudissement, Obama déclara le 4 juin 2008 devant le congrès de l'Aipac: " Jérusalem devra rester la capitale d'Israël et devra demeurer indivisible ". Dans le même discours, il rajoutera qu'il considérait l'Iran comme " la plus grande menace pour Israël et pour la paix et la stabilité dans la région. Mon but sera d'éliminer cette menace " puis : " Il n'y a pas de place à la table des négociations pour les organisations terroristes ".

La suite, on la connait... Rien ne fut fait pendant ses 8 années de mandat.



Quand Donald Trump déclare, conformément à une promesse de campagne et à une loi américaine de 1995 sans cesse repoussée dans son application, qu'il transférera l'ambassade des USA de Tel Aviv à Jérusalem (d'ici 3 ou 4 ans) et ce faisant reconnaître Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël (seul pays au monde à ne pas avoir pu choisir librement sa propre capitale), tout le monde crie au fou et tous les grands de ce monde de l'accuser de mettre le feu et de vouloir semer le chaos au Moyen-Orient (comme si ce n'était pas le cas depuis si longtemps). On entendra même Sunnites et Chiites, d'accord pour une fois, s'opposer véhément à cette "folie" et Ruth Elkrief traiter Trump de criminel hier soir sur BFM. Quant à nos grands médias, tous sont unanimes: Condamnation !

Allez comprendre !

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lundi 6 novembre 2017

Quand LCI cherche le buzz en " mouillant " Elisabeth II...

J'aime bien relever, sur twitter, comment certains agissent et usent d'artifices borderline pour faire le buzz et attirer le chaland.

Ainsi je vois ce tweet de la chaîne de télé LCI:



Quoi, quoi, quoi, la reine Elisabeth mouillée, à son âge, dans ce qui n'est même pas encore un scandale ou la découverte de fraudeurs, tout juste la révélation que des gens, et non des moindres, ont mis du pognon, et pour la plupart en toute légalité, dans des paradis fiscaux... Les " Paradise Papers " qu'ils ont appelé le machin: des milliers de documents montrant que certains VIP avaient placé ailleurs que chez eux de l'argent. A ce stade de la publication des documents, rien, absolument rien n'a montré qu'une des personnes apparaissant dans ces documents aient fraudé le fisc ou fait quelque chose d'illégal.

Et pourtant, Elisabeth II est mouillée, Justin Trudeau, Lewis Hamilton, un proche de Trump forcément, etc... sont mouillés ! " Mouillés ", comprenez: vérolés, pourris, fraudeurs, escrocs, etc... au choix !

Là, vous avez deux solutions, soit vous zappez (ce que font la plupart des gens) mais vous aurez retenu " mouillés ", compromis, fraudeurs, bref, tous pourris les Trudeau, Hamilton, Elizabeth, le proche de Trump (donc Trump)...

Soit vous cliquez sur le lien parce que vous êtes curieux, friands de ce genre de choses ou tout simplement parce que le " mouillée " de la Reine vous paraît un peu gros et vous tombez sur ça:



Oh ben merde alors, v'là t'y pas que la Reine a séché et qu'elle n'est plus que " citée ", comme les autres ! " Citée " autrement dit, son nom ne fait qu'apparaître dans les documents, comme les autres, et rien, absolument rien, dans l'article qui suit ne permet de l'accuser, elle et ses " mouillés " du tweet de LCI, de quoi que ce soit !

Mieux encore, le journaleux de LCI conclut son article par: " Les circuits auxquels ont recours les personnes fortunées et les multinationales pour déplacer leurs fonds dans les paradis fiscaux ne sont pas illégaux. Ils exploitent simplement des failles réglementaires déjà présentes dans le système afin de permettre à ces personnalités de payer moins d’impôt."

Bref, rien d'illégal (pour l'instant), pas de quoi fouetter un chat et encore moins de " mouiller  " qui que ce soit.

Bref (bis) un exemple flagrant de désinformation, de manipulation de l'opinion et de racolage à bas coût !

Méfiez-vous de ce que vous voyez sur Twitter ou ailleurs (réseaux sociaux, télés ou autres) et ne prenez jamais une info "brute" sans fouiller un petit peu. Vous verrez, c'est un jeu passionnant et en quelques jours, vous vous rendrez compte, si tant est que cela soit nécessaire,  à quel point il est facile de faire le buzz, de l'audience et manipuler l'opinion quitte à salir bidule ou machin. 


Du journalisme de bas étage, en somme !


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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr


France, 2019.