Affichage des articles dont le libellé est Obama. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Obama. Afficher tous les articles

vendredi 8 décembre 2017

Saint Obama, Trump le criminel et Jérusalem, capitale d'Israël...

Quand c'est Saint Obama qui cause, personne ne moufte et tout le monde applaudit, Ruth Elkrief y compris.

Résultat de recherche d'images pour "obama mur deslamentations"


Sous un tonnerre d'applaudissement, Obama déclara le 4 juin 2008 devant le congrès de l'Aipac: " Jérusalem devra rester la capitale d'Israël et devra demeurer indivisible ". Dans le même discours, il rajoutera qu'il considérait l'Iran comme " la plus grande menace pour Israël et pour la paix et la stabilité dans la région. Mon but sera d'éliminer cette menace " puis : " Il n'y a pas de place à la table des négociations pour les organisations terroristes ".

La suite, on la connait... Rien ne fut fait pendant ses 8 années de mandat.



Quand Donald Trump déclare, conformément à une promesse de campagne et à une loi américaine de 1995 sans cesse repoussée dans son application, qu'il transférera l'ambassade des USA de Tel Aviv à Jérusalem (d'ici 3 ou 4 ans) et ce faisant reconnaître Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël (seul pays au monde à ne pas avoir pu choisir librement sa propre capitale), tout le monde crie au fou et tous les grands de ce monde de l'accuser de mettre le feu et de vouloir semer le chaos au Moyen-Orient (comme si ce n'était pas le cas depuis si longtemps). On entendra même Sunnites et Chiites, d'accord pour une fois, s'opposer véhément à cette "folie" et Ruth Elkrief traiter Trump de criminel hier soir sur BFM. Quant à nos grands médias, tous sont unanimes: Condamnation !

Allez comprendre !

Résultat de recherche d'images pour "trump mur des lamentations"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

lundi 30 janvier 2017

Des murs, partout, partout et c'est qui le méchant ? Trump !

Afficher l'image d'origine

Ah ces Américains ! Qu'est-ce qu'ils me font rire, parfois. Pas tous, certains. Hier je regardais les manifestations qui avaient lieu dans plusieurs aéroports américains afin de protester contre le décret signé par Trump visant à interdire l'entrée sur le territoire US aux ressortissants de 7 pays musulmans. Ces manifestants étaient quasiment tous estampillés démocrates ou, c'est selon, "progressistes". Des tordus du ciboulot à l'indignation bien sélective ! Tenez les ressortissants israéliens sont interdits dans 16 pays au monde et là, curieusement, cela ne choque personne.

Les Américains, Obama et vedettes du show-biz en tête, et tous ceux qui, de par le monde y compris en France, s'élèvent contre l'autre décret de Trump visant à "construire" un mur à la frontière mexicaine me font rire; pas possible autrement, ils ont le ridicule chevillé au corps ! Pourquoi ?

D'abord parce que ce mur existe déjà (près de  1 500 km, 1 800 miradors et 18 000 hommes pour le surveiller), pas sur la totalité de la frontière mais presque. Lorsqu'il a fallu le construire, en 2006, devinez un peu qui a approuvé le "Secure Fence Act " de Georges W. Bush, je vous le donne en mille: Pas moins de 26 sénateurs démocrates dont... tadam... un certain Barack Obama et la sénatrice de l'Etat de New-York Hilary Clinton. Deux ans plus tard, le premier devint POTUS et la seconde secrétaire d'Etat. Et pendant 8 ans, l'administration américaine continuera de bâtir ce mur et financera son entretien. Trump ne fait rien d'autre, avec son décret, que de rénover, d'entretenir et de prolonger ce mur. Rigolo, non ? D'autant plus que le Mexique en construit un au sud du pays et que là, personne ne dit rien.

Comme personne ne dit rien des murs qui ont poussé ou poussent un peu partout dans le monde. Y en a partout et sous toutes les formes, en Israël, en Hongrie, en Serbie, en Roumanie, à Chypre, entre le Maroc et l'Espagne à Melilla et Ceuta, entre la Bulgarie et la Turquie, celui entre le Koweit et l'Irak érigé en 1991 et sans cesse consolidé depuis 2004, entre l'Arabie Saoudite et l'Irak depuis 2014 et bientôt au sud vers le Yémen, entre la Corée du Sud et celle du Nord, entre le Botswana et le Zimbabwe, entre l'Inde et le Pakistan, à Djibouti, etc... la liste n'est pas exhaustive, y en a partout. Tenez, même en France, on en a construit un du côté de Calais.

Alors c'est vrai, tous n'ont pas été érigés pour les mêmes raisons ni aux mêmes époques. Tantôt, c'était entre pays belligérants, parfois pour se protéger, souvent entre deux pays irréconciliables se partageant des bouts de territoires, pour limiter autant que faire se peut l'immigration clandestine, etc... autant de raisons, bonnes ou mauvaises, de construire des murs. Ils ont tous cependant un point commun: Empêcher "les gens" de circuler à leur guise, empêcher "les gens" d'entrer chez autrui sans autorisation. Nous avons bien des portes à nos maisons et des clôtures à nos jardins, non ?

Si après ce beau billet matinal, comme moi, vous n'êtes pas pliés de rire en contemplant ces limités du bulbe manifester contre les décrets Trump, c'est à désespérer !

Et puis, un Président qui tient ses engagements de campagne, c'est tellement rare que ça vaut le coup de le signaler !

Folie passagère 3437.
Résultat de recherche d'images pour "Trump"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 29 juillet 2014

Au secours des Chrétiens d'Irak... Service minimum !


Les autorités françaises par les voix des sinistres Fabius et Cazeneuve se sont déclarés prêtes à accueillir les chrétiens d'Irak ! Il paraîtrait même que la France aurait dégagé une aide humanitaire exceptionnelle pour ceux qui ont pu se réfugier au Kurdistan. C'est bien, c'est très bien. Ont-ils ainsi la conscience tranquille ? Estiment-ils qu'avec cette déclaration, ils auront fait le job ?

Service minimum, plutôt !  Un effet de manche, tout au plus. Combien de chrétiens d'Irak (et d'Orient) sommes-nous prêts à accueillir ? 5 000, 10 000, 100 000, plus encore ? Les femmes et les enfants d'abord ? Quelle aide exceptionnelle ? Quel montant ? Sous quelle forme ? Versée à qui ? Contrôlée par qui ? 8 millions d'euros comme ils se sont plus à envoyer aux habitants de Gaza; en réalité au Hamas ?

Que l'on accueille des réfugiés politiques, bien sûr que cela doit être proposé et possible, mais est-ce bien la solution ? 

Et d'une la France n'a pas les moyens d'accueillir toute la misère du monde et de deux, c'est bien d'autres solutions qu'il faut envisager. 

Un engagement commun et rapide de la communauté internationale est indispensable, engagement qui devrait permettre de lutter rapidement contre ces islamistes-terroristes de l'EIIL, les anéantir. Et que l'on nous dise pas que cela n'est pas possible. A voir comment les Israéliens sont capables de cibler au mètre près leurs objectifs sur Gaza, il est forcément possible de faire pareil en Irak en frappant les positions de l'EIIL. Le tout, sans mettre le pied à Mossoul. l'ONU a dit qu'il fallait agir contre ces terroristes qui commettent massacres sur massacres, Obama a dit qu'il fallait agir, Président aussi, l'Union Européenne aussi l'a dit: Il faut agir ! Et bien agissez , bordel, agissez ! Ou bien préférez-vous qu'une fois de plus, nous constations que vous êtes, malgré promesses et discours, totalement incapables de mener, de conserve, la moindre action ? Pire, que nous imprimions dans nos esprits rebelles la certitude que des chrétiens d'Irak ou d'Orient, vous n'en avez rien à battre ? Combien faudra-t-il encore de chrétiens massacrés, de femmes violées, d'enfants et d'hommes torturés et/ou assassinés pour que la communauté internationale lève le petit doigt ?

Ils étaient 1 600 000 en 1991, les descendants des premiers chrétiens, nos origines, ne sont plus que 400 000 à survivre en Irak, plus qu'une dizaine à Mossoul ! Laissons faire et avec ces monstres armés par dieu seul sait qui (on a bine une petite idée, mais, chut)), il n'y en aura plus dans 5 ans. No problemo ! basta, problème résolu: laissons faire !

La solution n'est pas de les accueillir globalement, la solution c'est de leur donner, par tous les moyens possibles, y compris par la force en "éliminant physiquement" les djihadistes de l'EIIL, la possibilité de survivre dans un premier temps puis de vivre à nouveau. Chez eux.

"Éliminer physiquement" c'est exactement l'expression qu'employa Président pour qualifier le sort qu'il réservait aux djihadistes du Mali lorsqu'il déclencha l'opération Serval.

Sauf erreur de ma part, ces gens, aujourd'hui persécutés, sont les premiers, il y a environ 2000 ans à avoir adopté le nom de "chrétiens". Nous leur devons, au nom de nos racines justement chrétiennes, plus que de simples paroles ! Nous devons leur permettre de vivre là où leurs ancêtres ont bâti une nouvelle civilisation.

L'expression " non assistance à personne en danger" n'a jamais trouvé aussi bien sa place. Que nos Puissants n'agissent pas et ils auront forcément un jour ou l'autre l'occasion de s'en mordre les doigts; ils portent d'ores et déjà une part de responsabilité dans ce massacre.

Folie passagère 2398.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 11 février 2014

Visite d'Etat


Fut un temps où mon travail m'amenait à rencontrer des fournisseurs et des industriels. Des petits ou des grands, des pédégés, des directeurs commerciaux, parfois même des présidents-monde de certaines world companies.

C'est selon l'accueil qui m'était réservé que je pouvais juger de l'importance qu'ils accordaient à ma visite. Plus celui-ci était pompeux ( limousine avec chauffeur à l'aéroport, dîner dans les meilleurs restaurant, hôtel de luxe, soirée...) et plus je savais qu'ils avaient besoin de moi, ou plus exactement, qu'ils avaient besoin d'être référencé par l'entreprise que je représentais pour réaliser leurs propres ambitions (développement économique, croissance de leur chiffre d'affaire, acquisition de parts de marché,...). Leurs ambitions et leurs perspectives avant les besoins de mon entreprise. La difficulté du débutant était de ne pas se faire avoir par ce cérémonial étourdissant.

Lorsque l'accueil se faisait dans la simplicité, sans cérémonial ni mise en scène, je savais immédiatement que mon entreprise et moi-même ne pesions pas plus que cela dans le développement de la leur. C'est généralement avec ceux-ci que les négociations étaient les plus difficiles.

Et bien c'est exactement à cela que me fait penser l'accueil que Barack Obama a réservé à Président. Quand bien même Obama a d'excellentes relations avec la Chancelière allemande et même s'il l'a déjà reçu avec un certain faste, Angela Merkel ne fera jamais de Visite d'Etat aux Etats-Unis.

Folie passagère 2134.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

samedi 7 décembre 2013

François Hollande est-il un homme généreux...

... ou bien un véritable panier percé ? Je sais... Poser la question, c'est déjà y répondre...


Pour en finir avec Mandela, pour le moment tout au moins, j'ai appris que Barack Obama allait se rendre à ses obsèques. Généreux, il a proposé à ses prédécesseurs, Bill Clinton (démocrate) et G. Busch-le-Petit ( républicain), de les emmener avec lui dans son Air Force One. Je me demandais, comme ça, si notre Pépère serait aussi sympa avec Nicolas Sarkozy...

Hier, questions dépenses, les gérants de la République Française, ou de ce qu'il en reste, ont été dispendieux.  Il y avait raout africain au Château, raout dont nous ne saurons jamais combien il nous a coûté; pas moins de 53 pays de là-bas étaient représentés: Chefs d'Etats, premiers ministres exotiques et épouses. Pépère a offert aux chefs d'Etats africains que notre armée, pourtant soumise à de sérieuses restrictions budgétaires, forme, chaque année, 20 000 militaires africains. Les mêmes que ceux qui dans 5 ou dix ans nous chieront dans les bottes ? La générosité de hollande n'ayant point de limite, il en a profité pour leur octroyer sur les 5 prochaines années pas moins de 21 milliards d'euros sous forme de dons ou prêts. Les Africains sont contents: Ils savent que si besoin est, la France, annulera les dettes à venir de ceux qui ne pourront pas payer. Comme pour les 3 milliards de la Côte d'Ivoire.

Cela a tout de même un petit parfum de Françafrique, non ?

Vincent Peillon, lui, nous les a joué petits bras. Il s'est juste contenté d'annoncer la création de 4 000 postes supplémentaires pour l'Education Nationale... en plus des 60 000 promis par hollande lors de sa campagne.

J'aimerai tout de même savoir si toutes ces dépenses avaient été prévues et si oui, comment elle seront financées. Mais de quoi je me mêle, franchement...

Allez, bon samedi à vous, même en Socialie! 

Folie passagère 2035.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 10 septembre 2013

Syrie: Obama et Hollande Gros-Jean comme devant !


Dans cette affaire syrienne, hollande aura été en dessous de tout. De A à Z, tout en sachant que le Z n'est pas atteint, nous n'avons pas encore touché le fond.

Depuis quelques mois, les annonces hollandaises se sont succédées sur le dossier syrien sans jamais véritablement convaincre. Il y eut d'abord l'annonce de la nécessité d'envoyer illico des armes aux rebelles. L'Union Européenne s'insurge, on n'enverra pas d'armes aux rebelles. Fabius remet le couvert quelques temps plus tard; rebelote, les armes ne seront pas expédiées. Il faut sévir, ne pas laisser faire Assad, etc... mais rien ne se passe, les rebelles continuent de se rebeller, l'armée syrienne continue de frapper. (Et hollande de draguer ouvertement l'Arabie Saoudite...)

Puis vint le 21 août et ce fameux massacre chimique attribué d'office à l'affreux Assad mais sans qu'aucune preuve incontestable ne soit fournie par les autorités françaises ou américaines. Tant pis, envers et contre tout, snobant ostensiblement l'opinion publique, hollande décide qu'il faut punir militairement le régime syrien. Obama itou. Les Syriens peuvent s'étriper depuis des mois avec de l'armement classique mais gazer la population, faire des centaines de morts (aucun bilan n'est toujours formellement établi sur le massacre du 21 août ) d'un coup, avec du gaz, non, ce n'est pas bien et c'est en contradiction formelle avec le droit international sur l'armement chimique ( accords non signés par la Syrie). Méchant Assad, il faut le punir. Pépère décide donc de frapper de manière ciblée le régime syrien à l'aide de quelques bombinettes, action devant être limitée dans le temps. Obama itou. 

Sauf que là tout dérape, les Anglais disent niet, les grandes puissances et d'une manière quasi générale les opinions publiques, aussi. Niet, de cette intervention armée, personne ne veut, si ce n'est la France hollande et Obama pour l'Occident et principalement l'Arabie Saoudite pour le Moyen-Orient. Lors du dernier G20, Fabius et Pépère s'en gausseront, une dizaine de pays présents sont d'accord pour condamner le régime de Damas, même l'Allemagne, mais aucun ne se prononcera pour une intervention militaire. Condamner n'est pas exécuter ! 

Malgré tous les effets d'annonces, Obama et hollande se retrouvent désespérément seuls. Obama surprend tout son monde, y compris hollande, son seul allié, en annonçant qu'il demanderait d'abord un vote du Congrès, manière pour lui d'obtenir la caution du peuple américain. A quelques jours du vote, tous les sondages indiquent que le Congrès US votera un non massif à toute intervention militaire. Et Pépère de refuser jusqu'à maintenant un vote du Parlement Français (sauf, dit-on, à avoir l'assurance de l'emporter). Il y avait urgence à punir Bachar El Assad, il est acquis aujourd'hui que pour nos deux vedettes, Obama et hollande, il est urgent... d'attendre.

Et plus le temps passe, plus l'éventualité d'une intervention militaire semble incertaine. Nos deux va t'en guerre sont forcément un peu couillons, Gros-Jean comme devant. Le salut, pitoyable pour ces derniers, viendra de la Russie; la Russie condamnée sans relâche par hollande et Obama pour le soutien qu'elle apporte depuis toujours à Bachar el Assad. Poutine propose au régime syrien, qui semble l'accepter, que l'arsenal chimique de celui-ci soit détruit ou tout au moins "confisqué" pour être ensuite détruit, sous contrôle, pourquoi pas, de l'ONU. La proposition séduit le monde entier. Obama saisit la balle au bond, lui permettant ainsi de repousser et le vote au Congrès et les éventuelles frappes punitives. Fabius semble d'accord mais demande à voir: " il faut saisir la perche qui est tendue mais ne pas tomber dans le piège " (mouarf !). hollande... on attend qu'il cause. Que n'ont-ils pas eu cette idée avant même si son application semble difficile à mettre en place ?

Bref, nous le voyons, de la nécessité et de l'urgence de punir Assad, il ne reste plus grand chose, si ce n'est des annonces plombées par la réalité, le rejet des opinions publiques et les difficultés liées à la nature éminemment complexe du conflit syrien. 

Dans cette histoire, ce qu'il convient d'appeler l'amateurisme d'Obama m'aura surpris, celui d'hollande, absolument pas. On ne devient pas président de la République, responsable de la politique étrangère et chef des armées lorsque pour seule expérience de haut niveau, on a comme seuls faits d'armes à son actif la gestion désastreuse pendant onze ans du Parti Socialiste et de la Corrèze.

Syrie toujours

On apprend aujourd'hui que, selon USA Today et l'Assyrian International News Agency, l'Arabie Saoudite (dont hollande a rencontré au moins 4 fois de manière officielle les plus hauts responsables, et encore dernièrement lors du G20) aurait, en échange du pardon et moyennant le versement d'un salaires mensuel aux familles, envoyé en Syrie 1 239 de ses condamnés à mort afin que ces derniers combattent aux côtés des rebelles syriens. L'Arabie Saoudite, un allié de choix pour les islamistes... et hollande ?

Folie passagère 1897.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 27 août 2013

Hollande s'en va t'en guerre. De quoi être saisi d'effroi, non ?


La tension monte. La preuve ? Pépère parle et il transpire. 

Avec solennité, cet idiot nous annonce que " sur tous les enjeux, sur tous les terrains, sur toutes les crises, sur tous les conflits, la France fait entendre sa voix ". Ainsi, avec la Syrie, il a trouvé le moyen de se grandir et de faire diversion. Nos problèmes intérieurs sont suffisamment graves pour que l'on nous propose un dérivatif à nos angoisses: aller faire la guerre à la Syrie. N'est-ce pas ? 

Et Pépère n'y va pas par le dos de la cuiller: " Le monde est saisi d’effroi après la confirmation de l'emploi d'armes chimiques en Syrie. Tout porte à croire que c'est le régime de Bachar el Assad qui a commis cet acte abject. Dois-je rappeler que ce conflit a déjà fait plus de 100 000 morts. Ce conflit menace la paix dans le monde. Le massacre de Damas ne peut pas rester sans réponse. La France a été la première à reconnaître la coalition nationale syrienne comme représentante légitime du peuple syrien.il faut rechercher la riposte la plus appropriée aux exactions du régime syrien. Quand j'entends qu'il convient de faire des économies, ce n'est pas sur l'outil de défense que nous pouvons les faire. la France est prête à punir ceux qui ont pris la décision infâme de gazer des innocents... Blablabla... " 

Vous avez compris ? L'heure est grave. Pépère est en colère, il va casser du Assad. Enfin, c'est ce qu'il nous dit et je crois qu'il est suffisamment idiot pour le faire.  Pas directement, pas en envoyant nos soldats sur le terrain, du moins pas encore, mais en suivant docilement Obama et son valet Cameron. Ils ont décidé que le seul coupable était Assad. Ils ont décidé que, malgré de nombreuses invraisemblances, c'était forcément les sbires d'Assad qui avaient gazés les populations civiles à Damas. On nous a parlé de 1 300 morts, aujourd'hui, on a parlé de 316 morts. Peu importe, la ligne rouge a été franchie pour la deuxième fois. Sans que ni la première fois, ni la seconde, on nous ait donné l'assurance à 100% que l'initiateur de ces gazages était Assad. Pépère a décidé de prendre le parti des islamistes locaux. Pépère a décidé d'aller en découdre avec quelques missiles, quelques bateaux ou quelques avions...peu importe les moyens, il part en guerre, nous dit-il: " Demain, je réunirai un Conseil de défense, le Parlement sera informé de la situation dans les meilleurs délais. cette guerre civile menace aujourd'hui la paix dans le monde ". 

Et bien justement, puisque c'est une guerre civile, je ne suis pas sûr que ce soit à nous d'intervenir. On s'insurge que des gaz chimiques soient employés mais s'insurge-t-on des Kalach', des lances-roquettes, des grenades et mortiers qui depuis des mois crachent la mort des deux côtés ? Se soucie-t-on des exactions - je vous épargne le visionnage de certaines vidéos - commises par les rebelles qui eux aussi, chaque jour, commettent des actes abjects

La France participera au bombardement de Damas que l'on nous annonce pour jeudi. Combien de civils seront-ils tués ? Pépère a décidé  de changer de braquet; dans un premier temps, c'était l'envoi d'armes aux rebelles, puis, l'attente d'une décision onusienne et enfin aujourd'hui, la participation effective à une opération militaire. 

Supposons donc que nous en avons les moyens. Après les milliards dépensés au Mali, là où il fallait stopper les terroristes islamistes, allons donc dépenser un peu plus en Syrie; portons secours aux islamistes locaux qui aux cris d'Allah Akbar égorgent, décapitent et émasculent... 

Vous voulez que je vous dise, ce n'est pas tant le gazage de population qui me saisit d’effroi, la guerre, c'est la guerre, qu'elle soit civile ou internationale, c'est dégueulasse. Non, ce qui me saisit d’effroi, c'est bien que nous participions à cette aventure. La Syrie n'est pas le Mali. Me trompe-je ou bien l'Iran soutient-il Assad ? Comme la Russie et la Chine. 

Alors maintenant, et en attendant que les USA passent à l'action, Pépère a causé et il n'a plus le choix, se dédire le ridiculiserait à tout jamais, il s'alignera donc sur le Grand Satan. Acceptons donc l'idée que si ces derniers attaquent, nous serons  nous aussi en première ligne. Et après ? Après, quand Assad sera zigouillé, si tant est qu'il le soit un jour, à quoi doit-on s'attendre avec la nouvelle Syrie ? Vous le savez ? Moi pas, on ne m'a rien dit. 

De quoi être saisi d’effroi, non ?

Folie passagère 1871.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 21 janvier 2013

Oui, les Américains ont bien de la chance...


Je regarde la cérémonie d'investiture de Barack Obama.

Quel contraste avec chez nous ! Encore une fois des centaines de milliers de personnes ont fait le déplacement pour honorer celui qu'ils ont réélu. Tout est au rendez-vous pour l'évènement: faste, peuple et people, drapeaux, musique, cérémonial, défilé, prestation de serment publique. Le pays met les moyens pour saluer son président et ce qu'il représente: une grande puissance, une jeune et grande démocratie, une cohésion nationale, la fierté d'être de ce pays-là. Le rêve américain...

Les USA m'ont toujours impressionné; pas tant par son côté " première puissance " mais bien plutôt par le patriotisme de ses habitants. Globalement, les Américains sont fiers d'être américains, fiers d'appartenir à cette nation, fiers de leur drapeau. Impressionné par sa capacité à se rassembler au moindre coup du sort, à rebondir encore et encore. Un sentiment patriotique que les mauvaises langues appelleront nationalisme.

La-bas, c'est un crime de lèse-majesté que d'insulter le drapeau, que de ne pas connaître l'hymne national, que de ne pas le chanter la main sur le cœur. C'est un crime puni par la loi que de brûler l'étendard de la nation ou de se torcher avec. Cela ne choque personne que d 'avoir bien en vue en son jardin ou sur son perron un Stars & Stripes flottant au gré du vent. Un pays qui donne un nom à son drapeau... Cela ne choque personne que le président fasse référence à Dieu en prêtant serment, rien d'étonnant si l'on connaît l'importance de la religion aux USA, aujourd'hui comme hier. D'ailleurs personne, là-bas, ne s'amuserait à critiquer ou à remettre en cause le rôle fondamental des religions. Cela ne dérange personne qu'un Alléluia soit chanté en pareille occasion. Les traditions ne heurtent personne et pourtant elles n'ont que peu d'ancrage dans le temps. Je ne suis même pas sûr qu'il viendrait à quiconque de les remettre en question. Étonnant pays qui vénère encore aujourd'hui ses pères fondateurs et la Constitution, texte qu'il est inimaginable de modifier au gré des changements de majorité...

Alors bien sûr, tout n'est pas parfait aux pays de l'Oncle Sam, loin s'en faut, la perfection n'est pas de ce monde, mais j'aime cette fierté d'être américain que les Américains défendent corps et âmes. J'aime entendre Obama dire " Nous le Peuple ", impensable chez nous. J'aime ses Présidents qui disent " Nous "; point de " Je "...

C'est si différent de chez nous. Parce que que chez nous, se dire fier d'être Français, c'est trop souvent le risque de passer pour un con, un facho, un idiot, un réac, un n'importe quoi... Parce que chez nous dresser un mât dans le jardin, c'est la quasi-assurance de le voir vandaliser dans les 48h. Parce que chez nous, chanter l'hymne pose problème. Parce que chez nous, faire référence à Dieu sera bientôt impossible, voire interdit. Parce que chez nous, la fierté c'est la laïcité.

Parce que chez nous, être fier d'être Français, et le dire, devient hélas suspect chaque jour un peu plus.

On dit souvent que l'on jalouse ce que l'on ne possède pas. Et bien disons que j'aimerai, tout aussi souvent, pouvoir dire que je suis fier d'être Français comme les Américains peuvent être fiers d'être ce qu'ils sont sans pour autant passer pour un con, un affreux réactionnaire, un illuminé ou pire encore, un sympathisant FN.

Oui, les Américains ont bien de la chance...

Folie passagère 1545.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.