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samedi 14 avril 2018

P'tites frappes

Ecrire un billet sur les frappes de cette nuit contre la Syrie, tomber sur  ce texte de Richard Millet, jeter mon brouillon à la poubelle et publier le sien...




" Petites frappes


On pouvait attendre de Macron qu’il ne poursuivît pas au Proche-Orient la politique étrangère de ses prédécesseurs. Le peuple syrien lui-même l’espérait, comme j’ai pu le constater, à Damas, en novembre dernier. Il est vrai qu’avec un vieux représentant de commerce socialiste tel que Le Drian aux Affaires étrangères, il ne pouvait en être autrement. Voilà donc la France jouant, une nouvelle fois, avec l’Angleterre, le rôle de roquet utile des États-Unis. Cet interventionnisme-là (quelques frappes aériennes sur les usines qui fabriqueraient des armes chimiques) relève évidemment de la gesticulation. La France et l’Angleterre apparaissent comme de petites frappes aux côtés du caïd yankee, qui valorise peut-être les red necks américains mais qui déconsidère son pays au point de faire passer certains dictateurs asiatiques pour des modèles de vertu.

Une « ligne rouge » aurait été franchie, dans la Ghouta, qui justifierait ces attaques aériennes : Assad aurait fait lancer des gaz létaux sur des civils. On imagine mal pourquoi, avec l’appui des Russes, et au moment de remporter la victoire, il aurait eu besoin d’y recourir. Mais les Occidentaux en auraient la « preuve » : quelle est-elle, à part la parole de « rebelles » islamistes vaincus ? Est-il besoin de rappeler que les USA avaient envahi l’Irak sur la foi de telles « preuves », sans qu’on ait jamais trouvé les « armes de destruction massive » prétendument possédées par Saddam.

Quelques remarques, donc :

1/ La réaction « occidentale » (toujours le même trio, en vérité) relève de la symbolique humanitariste pour caniches en mal d’éthique : quelle différence entre le fait de mourir sous des obus ou à cause de gaz, diraient certains cyniques ?

2/ Les gaz, nous n’y échappons pas, nous-mêmes, Occidentaux jouissant de la paix éternelle au sein d’une béatitude démocratique assurée par les droits de l’homme : gaz d’échappement, pics de pollution, aliments toxiques, herbicides cancérigènes que la Commission européenne refuse d’interdire, etc. …

3/ Ces gaz peuvent aussi prendre une dimension métaphorique : ne sommes-nous pas en train de mourir de la pollution idéologique, post-littéraire, i.e. post-chrétienne ? Les crimes contre l’esprit sont eux aussi létaux. On pourrait donc demander à l’ONU des frappes sur Monsanto comme sur les officines qui fabriquent la fausse monnaie littéraire…

Au nom de quoi attaque-t-on la Syrie, maintenant que l’État islamique est à peu près vaincu? Ce n’est en vérité ni par souci « humanitaire » ni par celui de vérité, mais bien pour marquer, au moment où Assad va gagner la guerre, que l’Occident a choisi le camp sunnite, c’est-à-dire les régimes islamo-fascistes d’Arabie saoudite, du Qatar, de Turquie. Et cela pour marquer son opposition à l’Iran et à Poutine. Rien de nouveau, donc. Certains régimes seraient donc plus acceptables que d’autres : il n’y a que les gogos, les bobos, les cathos de gauche et les protestants pour le croire, et bien sûr Plenel, qui avait applaudi au massacre de Munich, en 1972, et par qui Macron ose se laisser interviewer... On m’a banni, moi, pour avoir simplement dit la vérité sur la décomposition de l’Europe. Il est vrai que je ne suis pas gauchiste.

Nous autres, veilleurs de l’aube, qui savons l’homme damné par la chute, nous refusons de croire à sa bonté non plus qu’à sa perfectibilité. Ses vices le gouvernent bien plus que ses vertus. On le voit chaque jour, notamment dans le cas de Tariq Ramadan qui est le Harvey Weinstein de l’islamisme. Non seulement la France et la Grande-Bretagne n’ont rien à gagner en s’aventurant de cette façon au Proche-Orient, mais elles ont tout à y perdre. Mieux eût valu laisser Trump jouer seul des muscles, et aller, Français et Anglais, bombarder Trappes, Molenbeek, Sarcelles, Notre-Dame-des-Landes et tous les wilayats des banlieues anglaises. "


Addendum personnel:

- En attaquant la Syrie sans mandat onusien, Trump, Macron et May ont non seulement agi dans l'illégalité mais ils portent de facto un coup supplémentaire à cette pauvre ONU qui n'en avait pas besoin.
- Étonnant que ces frappes aient été entreprises la veille de l'arrivée sur place des experts de l'OIAC.
- A ce jour, aucune preuve du bombardement chimique de Douta n'a été révélée publiquement. Il y a moins de 48 heures, Macron disait qu'il avait des preuves mais que cela devait être vérifier...
- Dans le rapport gouvernemental français (8 pages accessibles à tous) publié ce jour évaluant la présumée attaque chimique sur Douta, rien de tangible pour en accréditer la thèse: témoignages à distances d'ONG, faits anciens, aucun travail de terrain.
- Une attaque sur un état souverain qui n'a jamais été une menace pour la sécurité de la France, des USA ou de l'Angleterre.
- Daech tue en France. La Syrie et la Russie se battent contre Daech. La France bombarde la Syrie. Va comprendre. 
- Sur les 103 missiles expédiés sur la Syrie, 70 auraient été détruits par la défense aérienne syrienne.
- Sur cette centaine de missiles, douze provenaient des forces françaises dont, et pour la première fois, 3 nouveaux missiles MdCN à 2,6 millions d'euros pièce, deux fois plus cher que les Tomahawk américains.
- On imagine bien qu'annoncées depuis 8 jours, Assad se sera préoccupé de mettre à l'abri tout ce qui devait l'être.
- Attaque massive et coordonnée ?: Seulement 3 civils blessés recensés.
- Amusant d'entendre tous les commentateurs "saluer" l'action de Trump, un Trump qu'ils ont toujours considéré jusque lors comme un déséquilibré.
- Et pendant ce temps-là, un gouvernement français incapable de maîtriser les pouilleux de NDDL et d'évacuer les facs occupées par une poignée d'étudiants noyautée par l'extrême-gauche. On se marre pour éviter de pleurer...

... Mais soyez-en assurés, on n'a pas fini de nous prendre pour des cons !


D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

vendredi 7 avril 2017

Immunité médiatique pour Libération

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Parce qu'elle avait en 2015 montré sur twitter (réseau social auquel vous n'avez accès que si vous êtes abonné) la photo d'un homme sur le point d'être égorgé par des islamistes (voir ci-dessus) avec le commentaire " Daech, c'est ça ", Marine Le Pen est poursuivie par la justice française. Cette dernière a même obtenu du parlement de Bruxelles que l'immunité parlementaire de MLP soit levée. Pour avoir publié ce tweet-photo , elle risque jusqu'à 3 ans de prison et 75 000 euros d'amende...

Pour avoir publié aujourd'hui la photo ci-dessous, le journal Libération, accessible à tous et après nous avoir déjà fait le coup avec le petit Aylan, ne risque absolument rien, même pas la levée de son immunité médiatique. C'est normal, c'est pas pareil...



C'est tout pour le moment et bonne soirée à tous même en Socialie !

Folie passagère 3503
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

Trump bombarde: 59 missiles, 4 à 6 morts... Et alors ?

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La semaine dernière, donc, l'armée d'Assad a bombardé un quartier de la ville d'Idlib. Les uns nous disent que c'était des bombes chimiques, les autres nous disent que l'aviation syrienne a bombardé un entrepôt tenu par les rebelles, entrepôt dans lequel, pas de bol, il y avait des produits chimiques. Va savoir qui a raison, personne à ce jour n'est capable de le dire. Résultat: près de 90 civils tués, dont des enfants; enfin civils, c'est là aussi  ce que l'on nous dit... Ces gens se font la guerre et on s'étonne et s'indigne qu'il y ait des morts... Passons !

Le monde entier, sauf peut-être moi, s'offusque de cette nouvelle horreur et réclame des sanctions. L'ONU est en colère, comme d'habitude. Des pays, dont la France, réclament que soit votée une résolution visant à condamner ce massacre. Mais là aussi comme d'habitude, la demande n'aboutit pas.

Alors, sans attendre une éventuelle enquête internationale, pour punir Assad et montrer qu'il a des coucougnettes plus grosses que ce que l'on pense, Trump, après avoir préalablement prévenu les Anglais, les Russes et les Syriens, a fait lâcher 59 missiles Tomahawk sur la base aérienne syrienne de Shayrat. Bilan: entre 4 et 6 morts ! Jamais je n'ai vu de ma vie, et pourtant j'en ai vu quelques unes, une base aérienne avec si peu de monde. Passons...

Et ce matin, Anglais, Français et une partie des Américains ainsi que nombre de pays dans le monde s'offusquent du fait que Trump ait fait exactement, certes sans mandat de l'ONU, ce que Américains, Anglais et Français voulaient faire en 2013 pour dézinguer Assad. 

Avant que Obama et Cameron se déballonnent laissant notre Présiflan Gros-Jean comme devant continuer à prêcher, dans le désert, pour des frappes sur la Syrie.

Pour un peu, on en rigolerait !

Les Russes, pour d'autres raisons, ne sont pas contents et on les comprend. Ils ne cessent de soutenir Assad depuis des années et, reconnaissons-le, il aura fallu attendre que Poutine passe, sans mandat de l'ONU mais sur invitation d'Assad, à l'action pour que Daesch perdent enfin du terrain.

Bref, ce matin, le monde entier, sauf moi peut-être, angoisse à l'idée de savoir quelles seront les réactions des différents intervenants et quelles suites seront données à ce bombardement américain.

Et bien je vais vous dire ce qu'il va se passer. Il ne se passera rien. Certes, ça va faire du bruit; les dirigeants de la planète vont faire des tas de moulinets avec leur bras, pas forcément dans le même sens selon qu'ils soutiennent, ou pas, Assad, ça va durer quelques jours, peut-être une semaine ou deux, épicétou. Notre flan national va réunir un conseil de sécurité et prouver ainsi au monde entier qu'il est encore président et il nous fera comprendre que la situation internationale est trop critique pour qu'on se laisse tenter par les populismes... comme d'habitude. Et puis ça se tassera, la guerre en Syrie continuera et nous passerons à autre chose... sans se poser la question de savoir comment on pourrait réformer une ONU décidément totalement impuissante pour résoudre les grands problèmes du monde. Comme d'habitude, en somme !

Sur ce bonjour chez vous !

Bonus track: Rendons tout de même grâce à Trump de nous avoir permis, avec ce bombardement, de causer un instant d'autre chose que de cette interminable et pénible campagne présidentielle française.

Folie passagère 3502.
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mardi 13 décembre 2016

François Hollande, toujours plus ridicule sur la Syrie

Alep, cimetière des ambitions américano-sionistes en Syrie

Et dire qu'il va falloir encore supporter cela pendant 5 mois, 5 longs mois, 5 interminables mois... 

Un coup devant Angela, un coup devant des ONG, un coup devant le " responsable " de l'opposition syrienne, mais tout cela dans la même journée, voilà ce qu'a déclaré celui qui nous sert de Président, les bras m'en tombent:

" Les Russes seront responsables d'une situation qu'ils ont contribué à créer s'ils ne font rien pour permettre l'accès de l'aide humanitaire et je leur lance un ultimatum humanitaire. L'enjeu, c'est d'arrêter cette offensive (sur Alep), ces massacres et ces bombardements. La France doit être en première ligne et le sera. Si l'ultimatum n'est pas entendu, il y a des responsabilités qui devront être appelées. Il y a urgence. Nous devons agir, il faut agir, nous agirons. Le régime de Bachar al-Assad croit avoir gagné une partie alors qu'il a simplement gagné une horreur supplémentaire en reprenant la ville d'Alep. Il n'y aura pas d'impunité par rapport à ce qui se passe en Syrie. Il ne peut y avoir de solution sans cessez le feu."

On va quand même lui préciser à gros nigaud que, et d'une, ce ne sont pas les Russes qui ont commencé mais bien des opposants au régime en place. Poutine, au début, n'a  fait qu'assurer la sécurité de ses installations en Syrie, et de deux, l'enjeu n'est plus d'arrêter cette offensive, Alep-Est est quasi libérée par les forces du régime.

" Massacres et bombardements ", ben c'est pas joli-joli, c'est sûr, mais c'est la guerre et on ne fait pas la guerre en envoyant dans le ciel des ballons multicolores. Les curieusement dénommés " rebelles " ne font pas plus dans la dentelle que les forces du régime et de ses alliés. Les rebelles sont aidés par des puissances étrangères que pas grand monde ne veut nommer, le régime de Bachar est aidé par des puissances qui n'avancent pas masquées. L'horreur vient des deux camps qui ne s'épargnent pas et qui " profitent " d'une communauté internationale totalement impuissante et inopérante. L’exceptionnelle durée de ce conflit démontre, s'il le fallait encore, l'incapacité pour l'ONU de jouer l'un des rôles qui lui a été confié: le maintien de la paix dans le monde. Une énième réunion du conseil de sécurité aura lieu ce soir à 18h00, c'est bien.

Enfin, en ayant aidé et armé les " rebelles ", qu'on l'admette ou non, François Hollande a participé au massacre.

310 000 morts en 4 ans, nous répète-t-on à l'envie en oubliant de préciser le nombre de morts dans le camp des " méchants ".

On a synthétisé en nous parlant du massacre à Alep en s'efforçant de ne pas dire Alep-Est, seule une partie de la ville était assiégée, assiégée parce que les rebelles, une espèce d'agglomérat de forces syriennes rebelles au régime, de milices tribales et de djihadistes ont choisi eux-même d'en faire un camp retranché en se servant d'une bonne partie de la population civile comme otage ou bouclier.

Hollande, tout en reconnaissant " qu'ils sont les seuls à pouvoir améliorer la situation, lance un ultimatum humanitaire aux Russes et au régime afin d'obtenir l'ouverture de couloirs humanitaires ! Mais pour qui se prend-il ? Comment ose-t-il penser que Poutine et Bachar, sur le point de gagner,  puissent avoir un instant les chocottes devant ce genre de menace bidon; ils doivent se bidonner. " Des responsabilités devront être rappelées "... Président, c'est le gars qui s'est fait poisser sur un scooter et qui a été si nul pendant 4 ans au point d'abandonner, en premier, le navire en plein naufrage et il voudrait faire la leçon au tsar de toutes les Russie... On rêve ! " Il n'y aura pas d'impunité ! " Y compris pour les " rebelles " ? Guignol !

Se pourrait-il que tout ce vomi hollandais soit en fait uniquement destiné à la population française et à la communauté internationale, histoire de montrer que tout Président fini qu'il soit, il agit encore. Mais qui pour miser encore un calot sur ce looser ? Qui pour le prendre encore au sérieux, lui que même les américains n'ont pas voulu suivre en Syrie ? Personne. Guignol !

Tiens, au lieu de se ridiculiser avec la Syrie et d'émettre des vents qui puent sur la Russie, qu'il essaie donc de se rendre utile un instant, si tant est que cela soit possible: Qu'il nous explique donc, lui le chef de guerre, comment, malgré les dizaines d'avions déployés, les forces engagées sur le terrain et les satellites qui tournent sans relâche, quatre à cinq mille djihadistes ont pu reprendre sans coup férir Palmyre en Irak ? Marrant ça, non ? Mais personne n'a pu sérieusement nous l'expliquer pour le moment.

Encore cinq mois, cinq longs mois, cinq interminables mois...

Folie passagère 3387.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mercredi 18 novembre 2015

Bernard Squarcini fera-t-il sauter Manuel Valls ?

Bernard Squarcini fut directeur de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI) née de la fusion, effective au 1er juillet 2008, de la DST et de la DCRG. Il est débarqué le 30 mai 2012, trois semaines après les arrivées de Président au pouvoir et de Manuel Valls au ministère de l'Intérieur.

Bernard Squarcini n'est donc pas n'importe qui, on peut prendre au sérieux ses déclarations...




Fera-t-il "sauter " Manuel Valls ? Si ses révélations sont avérées, ce serait la moindre des choses.

Les paris sont ouverts: Les grands médias en feront-ils état, relaieront-ils les accusations que Squarcini porte à l'encontre de Manuel Valls ? 

Nous verrons demain...

Folie passagère 2979.
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mercredi 21 octobre 2015

Quand Assad rencontre Poutine...

Quand Assad rencontre, mardi 20 octobre 2015, à Moscou, Poutine...


... tout est dit de l'échec de la diplomatie occidentale.

Folie passagère 2944.
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lundi 5 octobre 2015

La Syrie, Assad, Daesh... et François Hollande qui n'a toujours rien compris...

Rappelez-vous, c'était il y a quelques jours à la tribune de l'ONU. Celui qui nous sert de Président avait déclaré à propos de la Syrie et d'Assad: " On ne peut pas faire travailler ensemble les victimes et le bourreau " puis d'ajouter " Assad est une partie du problème, il ne peut pas faire partie de la solution. Ce n'est pas parce qu'il y a un groupe terroriste qu'il y aurait une forme de pardon et d'amnistie pour le régime qui a créé cette situation ". Président affirmait ainsi haut et fort sa volonté que jamais Assad ne puisse de près ou de loin être soutenu par la coalition internationale en lutte contre Daesh. La voix de Président se devait de porter, il devait être entendu par le monde entier.

Et depuis, il a été entendu... Voyez donc avec ce petit tour d'horizon:

Le ministre espagnol des affaires étrangères, a déclaré: " Une des parties impliquées, c'est le gouvernement de Bachar al-Assad qui personnellement ne me plaît absolument pas (...) mais la paix se fait toujours avec les ennemis, il faudra négocier.

Le ministre autrichien des affaires étrangères Sebastian Kurz a également proposé que les puissances occidentales impliquent le président syrien dans la lutte contre le groupe Etat Islamique. 

L'affreux Erdogan qui tenait un meeting islamo-électoral ce week-end à Strasbourg, jusqu'ici farouche adversaire d'Assad, a déclaré que celui-ci " pourrait faire partie d'une période de transition dans le cadre d'une solution de la crise syrienne ". 

Malgré le jeu trouble de la Turquie dans le conflit civil syrien, l'Arménie a annoncé soutenir Assad.

Si Obama et David Cameron restent farouchement opposés à Bachar El Assad et ont réclamé maintes fois son départ, ils semblent avoir eux aussi évolué puisqu'ils ont, chacun de leur côté, annoncé qu'un calendrier prévoyant " éventuellement " un départ d'Assad pourrait être l'objet de négociations. Ce qui en langage commun peut être traduit par: Le départ d'Assad n'est plus une urgence.

Les ministres des affaires étrangères russe et américain ont annoncé que leurs militaires se rencontreraient pour mettre au point, non pas des opérations communes anti-Daesh, mais une organisation technique afin que dans le ciel syrien leurs avions ne se gênent pas mutuellement. La première réunion a eu lieu jeudi dernier.

L'Iran a annoncé vouloir s'engager, aux côtés des Russes, dans la lutte contre Daesh, possiblement par le biais du Hezbollah, et considère Assad comme un allié objectif pour éradiquer Daesh. Dès 2012, Le chef des unités d'élite de l'armée iranienne, Ghassem Soleimani, déclarait: " Nous soutiendrons jusqu'au bout la Syrie de Bachar El Assad".

Angela Merkel a quant à elle fait un superbe pied de nez à Président en déclarant jeudi dernier: " Il faut parler avec de nombreux acteurs, et cela implique Bachar al Assad, mais il y en a d'autres. "

Poussés par les diasporas syriennes locales, le Brésil, le Vénézuela et l'Argentine ne cachent plus aujourd'hui soutenir Assad, considéré dans ces 3 pays comme le seul rempart de protection pour les minorités religieuses.

La Chine a envoyé un porte-avion ( quand Hollande a fait rapatrier le Charles de Gaulle ) qui mouille maintenant à quelques encablures des côtes syriennes. Elle a annoncé vouloir prendre part à la lutte anti-Daesh aux côtés des Russes et confirme avoir fait parvenir des armes au régime de Damas. 

Les Russes ne font pas dans la dentelle et bombardent à tour de bras les positions de l'EI ( et sans doute aussi quelques positions rebelles ) avec, déployés en Syrie, 28 avions quand la France n'en a que 12 pour toute la région. Poutine n'a jamais caché qu'il soutenait le régime syrien et qu'une pacification de la région ne pouvait se faire " pour le moment " sans Assad. 

Etc, etc, etc... 

Bref, comme vous pouvez le constater, quoi qu'ait pu dire la semaine dernière notre Président à la tribune de l'ONU, le monde entier s'en fout royalement. Il peut continuer à rabâcher à qui souhaite encore l'entendre que Assad ne fait pas partie de la solution, Hollandouille n'est plus dans le mouv'; tous les grands dirigeants occidentaux et quelques autres semblent avoir enfin compris, parfois avec des motivations opposées, que l'éradication de Daesh comme la pacification de la Syrie ne pouvaient se faire sans Assad. 

Tous l'ont compris et l'admettent, parfois à demi-mots. Tous sauf un et il a fallu que cela soit le notre... Quelle pitié !

NB: à lire, en complément, pour ceux qui l'ont, l'excellent article d'Alexandre Adler paru dans le Figaro Magazine et intitulé: " L'inquiétant amateurisme de François Hollande. "

Folie passagère 2923.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 2 octobre 2015

Poutine au centre du jeu, claque diplomatique pour la France et les USA


Je trouve croquignolet ce qui se passe en Syrie...

L'affreux Poutine que les dirigeants du monde " libre " ont condamné puis mis à l'index à cause de l'Ukraine est entré en guerre contre Daesh en Syrie. A la demande, dit-il, de Bachar Al-Assad. 

Rappelons ici que Président avait, pour justifier l'intervention française au Mali sans mandat des Nations Unies, évoqué le même motif: C'est parce que le gouvernement malien l'avait appelé à la rescousse qu'il avait envoyé nos troupes là-bas.

La France et les USA frappent Daesh en Syrie sans mandat de l'ONU, sans qu'aucune résolution ait été adoptée et sans y avoir été invité par Assad. Ce qui techniquement, en droit international, serait illégal.

Et voilà donc Poutine se replaçant au centre du jeu. Les américains ont repris langue avec lui et ce qui nous sert de Président qui n'avait pas de mots assez sévères pour juger Poutine reçoit celui-ci aujourd'hui à l'Elysée.

Américains et Français, il y a quelques mois, annonçaient au monde entier qu'il fallait frapper Assad. Obama fit marche arrière, seul restait Président pour claironner régulièrement depuis que le régime syrien devait être anéanti.

Et puis Daesh s'est manifesté et a élargi son périmètre de nuisance malgré les 6 500 frappes aériennes de la coalition internationale en Irak, des Américains et des Français en Syrie.

Poutine, tranquillou, a avancé ses pions, renforçant peu à peu sa présence en Syrie. Aujourd'hui, il frappe Daesh quand les occidentaux nous disent qu'il en profiterait pour frapper des positions de l'Armée Syrienne Libre, rebelle au régime de Damas. Un peu comme les Turcs qui, sous couvert de frapper Daesh, bombardent allègrement et impunément les Kurdes sans que nul ne songe à les dénoncer publiquement.

Les américains et les Français ne sont donc plus ce qu'ils souhaitaient être: les maîtres du " jeu " en Syrie, les voilà obliger de faire avec celui qu'il jugeaient infréquentable il y a encore quelques jours.

C'est ce qui s'appelle prendre une claque diplomatique phénoménale, claque qui aurait pu être évitée si ils avaient accepté depuis des mois l'évidence: Lutter contre Daesh en Syrie ne peut se faire sans Poutine, et donc sans Assad.

Claque diplomatique, doublée d'une seconde: le premier ministre israélien Benjamin Nettanyahu a été reçu lundi en grande pompe par Poutine à Moscou. Au menu des discussions: la Syrie et l'Iran.

Et puisque nos Charlots sont maintenant dans l'obligation de faire avec Poutine, on imagine aisément que celui-ci négocie, et obtienne, une levée rapide de l'embargo infligé à son pays par le monde occidental suite à l'affaire Ukrainienne.

Marrant, ce matin, sur BFM, comme par hasard, un reportage nous montrait des réfugiés syriens, hébergés en France, qui disaient craindre que l'intervention russe en Syrie ne fasse que consolider Assad...

Marrant aussi de constater que quand 3 députés français de gauche se rendent à Damas, cela ne scandalise personne... on se souvient du tollé soulevé suite au voyage, à Damas, de Jacques Myard et de 2 autres parlementaires de droite...

En fait croquignolet n'est pas le bon mot, affligeant eut été plus approprié pour juger du comportement de la France et des américains vis à vis de Poutine sur les dossiers syrien et ukrainien.

Folie passagère 2920.
Résultat de recherche d'images pour "Poutine et Assad"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.