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mardi 17 novembre 2015

Juppé au naturel, Roger-Petit grotesque et Taubira dans le texte



- Alain Juppé au naturel, sur BFM:

" Ce que je propose - il faut voir si c'est constitutionnel - c'est d'obliger dans les mosquées françaises à prêcher en français. On est en France, on ne prêche pas en arabe. Dans les églises, on ne prêche pas en latin. On l'a fait dans l'ancien temps, on ne le fait plus. "

- Idolâtrer Président à ce point, ça dépasse l'entendement, Bruno-Roger Petit, commentateur sportif, s'y est collé. Grotesque: 

" François Hollande, en un discours, s’est hissé au niveau que les circonstances commandent (...) Seule demeurait, demeure et demeurera l’image de cette Marseillaise unanime, tout le Congrès debout, avec le président dominant la représentation. C’était beau comme un tableau de David, digne de la mise en peinture du Serment du jeu de paume. (...) Devant le Congrès, François Hollande n’a pas joué au président. Il n’a pas triché. Il a assumé pleinement son rôle. Sans doute est-il devenu, aux yeux de bien des Français, contraint par le tragique de l’histoire, pleinement président. Totalement président. Absolument président. (...) On en revient encore à Raymond Aron: le vrai président, c’est celui qui sait que l’histoire est tragique et en tire les leçons pour lui-même, capable de se transfigurer pour être au rendez-vous du moment. Convenons que devant le Congrès, François Hollande est devenu pleinement président. (...) Hollande écrit l’histoire ! "

- Mam'Taubira dans le texte:

le 15 novembre: " J'ai appris la diffusion d'images de corps. J'appelle au respect de la dignité des personnes décédées, de leurs familles."

le 3 septembre après la diffusion de la photo du petit Aylan: " Son prénom avait des ailes, son petit cœur a dû battre si fort que les étoiles de mer l'ont emporté sur les rivages de nos consciences."

Allez, bonne soirée à tous, même en Socialie ( Juppé included)

Folie passagère 2977.
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vendredi 28 août 2015

L'église, le FN et les brebis égarées


Voilà qui fait débat: Marion Maréchal Le Pen est invitée à une table ronde organisée par le diocèse de Fréjus. La vache ! Toutes nos chaînes de télévision en ont parlé et des articles fleurissent d'un peu partout, surtout à gauche, pour condamner cette initiative. Même Bruno Roger-le-Petit s'es fendu de deux articles pour dénoncer et le silence des autorités religieuses concernant cette table ronde et " la longue tradition vichyste " de l'église de France, en gros, le retour des HLPSDNH. Bref, les bouffe-curés de tous poils sont de sortie: Il faut condamner cette rencontre que même, se plaît à nous le rappeler le Petit, le Général de Gaulle, s'il était encore de ce monde, aurait sans doute lui aussi condamné.

Et voila des gauchistes à petite plume en appeler à de Gaulle ! On croit rêver.

Doit-on rappeler à ce genre de Robespierre germanopratin, plus apte à commenter un match de foot ou à faire le clown chez Hanouna, que le FN d'aujourd'hui n'a d'une part strictement rien à voir avec les cagoulards de l'époque et que l'église d'aujourd'hui, même si elle compte quelques chapelles traditionnelles, un peu de la même manière que la gauche a ses frondeurs ou son extrême, n'a elle non plus plus rien à voir avec celle d'il y a 70 ans ? Ne nous donnons pas cette peine: Couillons et bouffe-curés un jour, idiots, toujours.

En Paca, le FN c'est grosso-merdo 40% des électeurs. Une terre d'élection pour le Front National, une terre d'implantation. Une région dynamique pour l'église catholique. Un ensemble des choses qui font que presque " naturellement " ni le FN, ni l'église, n'auraient pu continuer à se côtoyer longtemps sans se rencontrer un jour. Et c'est donc ce qui se produira ce week-end. La méchante Marion, "digne héritière de son grand-père" va rencontrer ce qu'il reste de " vichystes " en France. Faut-il être con à un point dépassant l'entendement pour laisser transpirer ce genre de chose. Un peu du même niveau que ces andouilles de la LDJ lorsque pour critiquer les employés de la SNCF qui auraient fui devant l'islamo-terroriste du Thalys n'hésitaient pas à évoquer " une longue tradition de collaboration ". L'église, qu'elle soit de France ou d'ailleurs, et plus particulièrement depuis Jean-Paul II, se veut une institution prônant le dialogue: Elle cause avec les muzz, elle cause avec les juifs, elle cause avec les orthodoxes... elle dialogue. Comment, en France, pourrait-elle ignorer et snober 25% de l'électorat, et donc sans doute un peu plus de 30% de la population. 

Depuis 40 ans, les politocards de tous bords, le landernau médiatique et les Robespierre à la petite semaine ont diabolisé le FN, souvent à dessein d'ailleurs, et ont refusé tout échange, tout débat. La gauche, après s'être outrageusement servi du FN pour emmerder la droite dite républicaine, sous l'impulsion de Terra Nova, a abandonné les classes populaires et les ouvriers qui n'eurent plus qu'à embrasser le FN qui, lui, leur parlait. On a vu le résultat, ce résultat qui fait frémir " d'horreur "  Le Petit et consorts: le FN est aujourd'hui une composante incontournable du paysage politique qu'on ne peut plus ignorer; tout juste peut-on, si tant est que l'on ne soit pas en accord avec ses idées, le repousser ou convaincre ses électeurs, par le dialogue et l'ouverture d'esprit, de changer de bord. En supposant que le FN soit le mal, comme se plaisent à le dire ses contempteurs, l'ignorer ou le combattre autrement que par l'argumentation et le dialogue serait le laisser progresser et " gangrener " plus encore le pays. Alors que l'église du Var invite Marion à une table ronde, rien de plus normal, rien de plus " #JesuisCharlie ", rien de plus chrétien, finalement. Qui plus est si l'on prend en compte les " penchants " catholiques que la jeune Marion ne cache pas.


Les gens comme Bruno Roger-le-Petit n'ont toujours pas compris, ne veulent pas comprendre, que les premiers responsables de la poussée du FN, ce sont justement eux et tous ceux qui n'ont pas su ou pas voulu voir, ni pris en compte, la détresse et la déshérence politique dans lesquelles se sont trouvés des millions de Français abandonnés par les forces politiques traditionnelles.

L'église est parfaitement dans son rôle quand elle invite le FN a une table ronde, c'est, à la limite, presque dans sa vocation: rassembler les brebis égarées. Reste à s'assurer que sous le blanc pelage ne se cache pas un loup... Je fais confiance à Monseigneur Rey pour ne pas se faire dévorer.

Quant aux gauchistes de toutes tendances, en ce moment, pas besoin de leur envoyer une bête immonde, ils se bouffent entre eux. C'est peut-être bien finalement ce qui dérange le-Petit et ses amis...

Folie passagère 2884.
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jeudi 16 juillet 2015

Tolérance zéro !


Alors que le gouvernement, par la voie de son sinistre de l'Intérieur et de la ministre de l'écologie (on se demande bien de quoi elle se mêle, celle-là) nous explique que nos services de renseignements ont bien fait leur boulot en déjouant un attentat qui devait avoir lieu dans... 6 mois, nous apprenons, que dans ce beau pays de France - une France apaisée qu'il disait l'Audacieux - en deux nuits, celles des 13 et 14 juillet, plus de 700 voitures (+23% par rapport à 2014) ont été incendiées, essentiellement par des d'jeuns en goguette, et que la police a procédé à l'interpellation de 723 personnes (+68%). 

Voilà au moins quelque chose qui progresse, dommage que cela soit tout de même un brin occulté par les médias; il est vrai qu'un attentat déjoué, ça fait plus sérieux, ça permet, mine de rien, de vanter toute l'utilité de la Loi Renseignement, de rassurer les Français-qui-ne-doivent-pas-avoir-peur et de nous ré-affirmer que la République est debout... L'élection présidentielle est en vue.


Mais pour revenir sur ces quelques voitures brûlées et interpellations, le ministère de l'Intérieur nous informe que " Particulièrement mobilisées, et notamment dans le cadre de Vigipirate, les forces de l'ordre ont appliqué la tolérance zéro contre ces débordements. " ! Ben merde alors, heureusement qu'il y a eu tolérance zéro et que grâce à Vigipirate des milliers de policiers et militaires étaient, ces nuits-là, en faction parce que sinon, à quoi aurait-on eu droit : +50% pour les voitures ? +60% ? Et pour les interpellations ? +100%. S'adresser en quelque sorte un satisfecit, parce que c'est bien de cela qu'il s'agit avec ce communiqué, alors que ces faits de délinquance explosent et que paradoxalement les moyens mis en oeuvre pour la juguler augmentent, faut être là aussi un brin gonflé !...

... D'autres débordements ont eu lieu début juin à St Germain-en-Laye et nous n'aurions rien su si Bruno Roger-Petit, journaliste spécialiste en tout et surtout de rien, n'avait pas signalé l'affaire sur twitter: " Images d'affrontement entre police et jeunesse de St Germain en Laye, ignorées par les médias du grand remplacement ", vidéo à l'appui . Un premier tweet suivi d'un deuxième: " Heureusement que je suis là pour signaler à la fachosphère de souche les dérapages de jeunes qu'elle ne voit pas..." En fait, il s'agissait, comme à chaque fin d'année scolaire, d'une centaine de lycéens qui, pour fêter l’événement, ont mis un peu le bronx dans la ville avec jets d’œufs, projection de mousse à raser et tolérance totale des forces de l'ordre. Aucun débordement, aucune voiture incendiée, aucun abribus détruit ! Mais alors, où donc pouvait bien être le problème pour que Roger-Petit sonne l'alarme ? Je m'en informai auprès de lui. Sa réponse fut sans appel: " si la couleur des jeunes gens n'était pas ultra-majoritairement blanche, je gage que vous seriez moins indulgents... " Okay ! J'avais compris, Roger-Petit s'alarmait (ironisait?) que de jeunes lycéens, visiblement de souche il est vrai, mettent un peu le bazar, façon carnaval, sans que les forces de l'ordre ne se saisissent de l'affaire... Mon dieu, en voilà de la délinquance: jets d'oeufs et mousse à raser... Et ça se prétend journaliste...

Pouvons-nous suggérer à ce digne représentant de la classe gaucho-médiatique d'enquêter sur le profil des 723 interpellés du 14 juillet sans omettre, bien évidemment, de nous conter par le menu quelle tolérance il leur sera appliqué, quelles sanctions auront été prises et combien de ces vrais délinquants étaient encore sous les verrous au lendemain de ces feux de joies ! Serait-ce trop lui demander ? Trop compliqué ? Ou simplement faire preuve des qualités premières demandées à un journaliste: le devoir d'informer...

Folie passagère 2845.
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jeudi 10 avril 2014

Alain Finkielkraut vs Bruno Roger-Petit: Le match


" Vivement Robert Ménard à l'Académie française... Et là, ce sera complet question défaite de la pensée..." C'est avec ces mots tweetés qu'un éditorialiste à la petite semaine, Bruno Roger-Petit, a salué l'élection d'Alain Finkielkraut à l'Académie Française, élection qu'il présente comme "une catastrophe intellectuelle et politique".

C'est avec ceux-ci, parmi tant d'autres possibles, que je lui réponds: 

" La pire violence ne naît pas de l’antagonisme entre les hommes, mais de la certitude de les en délivrer à tout jamais. (…) C’est pour avoir voulu faire cesser ce règne que l’Idéologie a plongé l’humanité dans une détresse sans précédent. Son immoralité absolue tient non à son cynisme ou à son machiavélisme mais à la nature exclusivement morale de ses catégories. (…) Son caractère inhumain découle de son désir impatient de fraternité. (…) 

On en concluera que l’humanité cesse d’être humaine, dès lors qu’il n’y a plus de place pour l’ennemi dans l’idée qu’elle se fait d’elle-même et de son destin. Ce qui signifie, a contrario, que l’angélisme n’est pas un humanisme, que la discorde, loin d’être un raté ou un archaïsme de la socialité, est notre bien politique le plus précieux, et que l’excellence de la démocratie, sa supériorité sur toutes les autres formes de coexistence humaine, réside justement dans le fait d’avoir institutionnalisé le conflit en l’inscrivant au principe de son fonctionnement. 

Or nous avons beau être désormais – et avec quelle ardeur! – des démocrates antinazis, antitotalitaires, antifascistes, antiracistes et antiapartheid, nous n’avons pas appris à nous méfier du sourire béat de la fraternité. (…) C’est le tableau enchanté de la sympathie universelle que nous opposons aux xénophobes, aux partisans du repli et aux semeurs de haine. Face au raciste, objet actuel de notre exécration hebdomadaire, nous sommes tous des frères, des proches, des potes. 

On ne peut donc reprocher aux successives générations de l’après-guerre un quelconque défaut de mémoire ou de vigilance. Hitler, nous connaissons, mais c’est hélas pour investir dans l’antinazisme le fantasme totalitaire de la transparence des cœurs et du bonheur fusionnel. Au rêve d’une communauté homogène de sang et de sol, nous répondons par « la proximité excessive d’une fraternité qui efface toutes les distinctions » (Hannah Arendt, Vies politiques). Comme si rien n’avait eu lieu, comme si nulle catastrophe n’avait endeuillé l’époque, la nuit de l’idylle descend à nouveau sur l’humanité. L’amour détrône Polémos, le sentiment envahit l’espace du différend, et remplace l’expression agonistique des opinions par la communion lyrique des personnes. 

Loin donc de défendre la légitimité du conflit contre ceux qui veulent l’abolir, nous devenons peu à peu incapables de concevoir d’autre division que celle – exclusivement morale – qui passe entre « Eux » et « Nous » (…). L’antiracisme nous tient lieu de politique alors qu’il devrait en être seulement la condition préalable. Et c’est au moment où nous nous félicitons d’être, une fois pour toutes, débarrassés de la langue de bois que, rabattant tout antagonisme sur le combat cosmique et schématique de la Lumière contre les Ténèbres, nous la parlons avec le plus d’ardeur. 

Sous l’apparence d’une grande réconciliation avec les idéaux de la démocratie, le politique s’éclipse, la vision morale du monde triomphe une fois encore. Naguère (c’est-à-dire pendant les années CRS-SS), elle puisait ses emblèmes et ses slogans dans l’épopée du maquis. Aujourd’hui, inspirée davantage par le martyre de l’étoile jaune que par l’exemple du partisan, elle s’adosse au génocide juif pour faire régner son terrible sérieux enfantin sur la vie publique aussi bien que sur la culture. En vertu d’Auschwitz et du « Plus jamais ça! », la valeur d’une œuvre réside désormais non dans sa puissance de dévoilement, mais dans l’intensité de son combat contre toutes les pratiques discriminatoires; non dans sa richesse en monde mais dans son aptitude à purger le monde de toute profondeur et de toute indétermination; non dans son ouverture à ce qui est relatif, paradoxal, ambigu, clair-obscur, mais dans le vertigineux simplisme de ses bons sentiments. Des origines à nos jours, les poètes, les penseurs, les romanciers, les cinéastes, les grands compositeurs et les vedettes de la chanson sont investis d’un seul et magnifique mandat: stigmatiser le ventre encore et toujours fécond, déconcer le racisme. Baudelaire, confie, à la télévision, le dirigeant d’une grande entreprise de loisirs, m’a appris la tolérance. Homère, déclare un philosophe antiheideggerien, s’est élevé le premier contre la pratique du génocide. La métamorphose de Kafka disent, en substance, de nombreuses copies d’étudiants est une bouleversante parabole de l’intolérance et de l’exclusion (…). Animés des plus louables intentions, ce patron, ce philosophe et ces étudiants ne laissent rien subsister des auteurs qu’ils révèrent, ni d’ailleurs de la littérature en général, sinon un discours édifiant tenu, d’âge en âge et sous des masques sans cesse renouvelés, par une sorte de Victor Hugo perpétuel. 

La sensibilité contemporaine fait donc jouer à l’antiracisme le même rôle que la vulgate stalinienne à la lutte de classes. Et c’est en invoquant avec une complaisance indécente la Shoah que l’aspiration au conte populaire dépolitise aujourd’hui le débat politique, transforme la culture en image pieuse, et réduit, sans se soucier de la vérité, l’immaîtrisable multiplicité humaine au face-à-face exaltant de l’Innocence et de la Bête Immonde." 

Alain Finkielkraut,  La mémoire vaine (du crime contre l'Humanité), 1992. 

Le jour où Bruno Roger-Petit (et consorts) sera capable ne serait-ce que de penser (pas d'écrire) ainsi et intelligemment de la sorte, peut-être lui accordera-t-on le droit d'apporter les citrons à la mi-temps du match. 

Reconnaissons tout de même à Bruno Roger-Petit cet éclair de lucidité: l'élection de Finkielkraut "sera l'un de ces symboles qui signent la défaite de la pensée de gauche dans la France contemporaine". Dont acte:

Finkielkraut:1 - Roger-Petit: 0

Folie passagère 2224.
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mercredi 19 février 2014

Bruno Roger Tout Petit: Pour l'honneur des journalistes...


Il y avait longtemps que je n'avais rien lu de stupide écrit par Bruno Roger Petit. Bien sûr que vous le connaissez, il est dans le système, dans vos postes, vos télévisions, il a un mot pour tout, un mot sur tout, il est partout. Il est aussi bien expert footballistique que chroniqueur politique, c'est dire si son talent est grand. 

Et qui dit omni-présence et talent dit: Ma parole est vérité, je suis journaliste, je sais, tais-toi. Et gare à vos abattis si vous avez l'outrecuidance de critiquer et le sachant et la profession qu'il sait représenter et défendre avec...partialité et la pugnacité d'un coq élevé en plein air. 

Dans une tribune pondue du jour, notre BRP s'en prend à NKM. Normal, me direz-vous, celle-ci a commis un crime de lèse-majesté: elle a mis en cause une journaliste; journaliste du journal Le Monde, journaliste qui ferait partie du système. NKM a dit: "Évidemment, si vous lisez toute la journée les articles de Madame Gurrey, dans Le Monde, vous vous dites : wahou, quel acharnement. Mais c'est des gens qui défendent le système et qui, quelque part, y participent. Là, c'est une journaliste qui est manifestement la 21e tête de liste de Madame Hidalgo à Paris. Bon ben ça va, on a compris, c'est tous les jours qu'on y a droit."

Crénom, que le diable nous patafiole, elle et moi, elle a prononcé le mot qui tue, le mot que seuls les fachos utiliseraient, le mot qui pue, le mot qui tue: la journaliste du Monde ferait partie d'un système, du système. Vous l'aurez compris, il y a des mots qui ne peuvent être utilisés si vous êtes républicain et d'autres que vous pouvez répéter à vomir si vous êtes fille ou fils spirituels de JM Le Pen. NKM a dit "système", elle est donc anti-républicaine, voire... frontiste, tant qu'à faire. Et ça, voyez-vous, BR Tout Petit l'écrit: " NKM commet un crime contre l'esprit. Un procédé ni digne, ni honorable, accuser une journaliste de corruption morale. C'est grave. Voire très grave." Parce que forcément dire d'une journaliste qu'elle fait partie du système, c'est mettre en doute son objectivité, c'est l'accuser de corruption morale, c'est donc un crime. Prison ou sursis? Laissez donc BRP décider, il est juge et partie et sa sentence est irrévocable !


Faut dire qu'une candidate à la mairie de Paris dont les journalistes, comme encore ce matin sur Itélé, prennent un malin plaisir à l'interroger sans arrêt sur les petites phrases et les dissidences plutôt que sur son programme, pardonnez lui, elle a le droit de temps en temps, de constater, qui sait à juste titre, qu'un système s'est mis en place à Paris (en 12 ans, le contraire serait étonnant) et que certains pisse-copies, compte tenu de leur bienveillance vis à vis de la concurrente de la dite candidate, pourraient bien en faire partie. Ça, cette bienveillance vis à vis de la dauphine de Delanoë, BRP ne la voit pas, ne peut la voir parce que lui aussi justement est dans ce système. Il est tout, il est partout...

Indigne NKM serait car non seulement elle utilise des mot qu'on ne doit pas utiliser mais pis encore, ce faisant, elle chercherait à s'attirer le vote des gens qui seraient contre le système. Tiens, il y aurait des gens contre le système... un système existerait donc. Passons.

"Taper sur les journalistes permettrait de chercher les voix "antisystème", pourquoi se priver ? Le procédé n'est guère digne, ni honorable. Il est aussi maladroit en ce qu'iI peut être aussi de nature, compte tenu de l'agression, insupportable, à délier les langues." Mignon BRP, les langues qu'ili ne faudrait surtout pas délier, n'est-ce pas. Ne pas dire quand dénoncer serait le privilège du journaliste impartial... 

Et le BRP d'en rajouter une couche: "Dénoncer le "système" des supposées élites socialistes, politiques et médiatiques, y compris à travers l'exemple d'une journaliste, se poser en candidat "antisystème", c'est enfourcher un cheval de bataille jusque là réservé aux extrêmes droites françaises." Et bien justement, il serait peut-être temps de mettre fin à cette supposée appropriation frontiste. Oui, il y a des élites socialistes et politiques, elles ont même tous les pouvoirs en ce moment. Ça, mon biquet, c'est du constat, du vrai, pas une élucubration lepeniste. Et il suffit de se remémorer la dernière campagne présidentielle pour avoir une parfaite idée de ce que les élites médiatiques sont capables de faire pour se liguer contre un candidat qu'elles détestent.

Un système est un ensemble d'éléments interagissant entre eux selon certains principes ou règles, ensemble d’éléments qui se coordonnent pour concourir à un résultat. La règle et les principes sont simples à comprendre: il vous faut être du bon côté, appartenir au Camp du Bien et ne pas prononcer certains mots. Faute de quoi, vous vous  exposez aux représailles des médias, des journalistes et des élites politiques en situation de responsabilité (le résultat). NKM n'a pas le droit de parler de système, c'est anti-républicain. Qu'un ministre "emmerde" un député du camp d'en face ou qu'un autre député, PS il va de soi, menace de faire descendre les cités dans la rue, ça c'est républicain et n'a pas à être dénoncé. N'est-ce pas Bruno Roger Tout Petit ? 

"La mise en cause des journalistes, de leur honnêteté et de leur indépendance se répand à droite", nous dit BRP. A l'extrême gauche aussi et pas qu'un peu si j'en crois Melenchon. Dès lors qu'il est maintenant admis que la profession est majoritairement de gauche, qu'elle n'hésite plus à confondre informer et commenter, il était enfin temps effectivement de remettre en cause la pertinence de leurs jugement, de leur objectivité et de leur partialité. 

Les exemples ne manquent pas pour pointer du doigt au pire la partialité et la connivence des journalistes avec l'actuel pouvoir, au mieux leur amateurisme ou leurs silences. La majorité des journaleux font bien partie d'un système: depuis des mois, ce système je l'ai baptisé Socialie.

Folie passagère 2147.
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lundi 9 décembre 2013

Médiocratie médiatique


Rendez-vous compte, deux de nos plus éminents chroniqueurs - ben quoi, l'hypocrisie n'est pas encore condamnée que je sache - Bruno Roger Le Petit et Guy Birenbaum, ont  écrit un billet, chacun dans leur style, pour ironiser sur l'imbroglio politico-mondain du jour: le voyage à Soweto de Pépère et Sarkozy. Pour le premier, connu pour son antisarkozysme dégoulinant, l'ancien président, en refusant de prendre le même avion que Pépère, ne fait qu'étaler la preuve d'un ego démesuré. Pour le second, cette embrouille n'est que l'expression d'un manque d'esprit républicain de la part de nos deux présidents qui loupent ici "l'occasion de prendre de la hauteur"; même à 15 000 pieds.

Prenez le temps de les lire, il n'y a rien de plus intéressant que de lire les donneurs de leçons; pas un, avant d'écrire ce qui leur rapportera quelques picaillons, ne s'est posé la question de savoir si cette histoire avait un quelconque intérêt. En admettant qu'elle en ait, pas un n'a essayé de se mettre à la place de Sarkozy ne serait-ce qu'un instant: Passer 12 heures, dans un espace confiné avec pour compagnie Trierweiller, Taubira, Fabius et Pépère n'est-ce pas mission impossible pour celui qui a du subir les sarcasmes de ces quatre là pendant des mois. Les mêmes, comme nos deux chroniqueurs, qui ironisèrent en leur temps sur "Air Sarko One" avant d'en apprécier aujourd'hui les avantages et le confort... (Que tous ces gens , blogueurs gauchistes y compris, prennent le temps de relire ce qu'ils écrivirent sur le sujet à l'époque...)

Et je ne cite que les papiers de ces deux éditocrates, il faut voir comment une chose si futile a pu prendre de l'importance aujourd'hui. Absolument tous les médias ont parlé du voyage à Soweto de nos deux illustres, jusqu'à en imaginer le coût, entre 500 000 avec Air Hollande One et 350 000 euros pour la solution retenue: deux Falcon. Mais on s'en fout, la France n'est plus à cela près! Elle n'a que 5 millions de chômeurs et 1 940 milliards d'euros de dette.

Autre exemple de la vacuité dans laquelle adorent s'ébrouer nos éditocrates ? Laurent Wauqiez était interrogé dans une émission pour bobos; sur Canal, me semble-t-il. On lui pose des tas de questions, jusqu'au moment où on lui demande, stupidement, s'il regarde YouPorn. Sans doute désarçonné par l'incongruité de la question, Wauquiez lâche un aussi médiatique qu'inutile: "Comme tout le monde! ". Et aussitôt la machine à baffes ou à railleries de se mettre en route. Au café du commerce ou sur le zinc d'un rade pourri, je veux bien, mais sur les ondes et dans les journaux, merde ! On n'a jamais demandé à des Roger-Petit de nous faire du Voici ou du Gala. Soit, ils sont bons et on leur demande de nous éclairer sur un fait, de nous informer, de faire du bon boulot de journaliste en somme, soit ils sont au niveau du pisse-copies de chez Closer mais dans ce cas, qu'ils se contentent de rester dans la salle d'attente du dentiste ou dans le panier à revues des toilettes.

Je suis sidéré de voir dans quelle facilité se complaisent ceux qui sont censés nous informer, sidéré de voir les erreurs de casting ou de recrutement faites par les chaînes d'infos.

Avez-vous entendu, hier, sur Itélé, Roselyne Bachelot, livrer son expertise géopolitique sur le conflit en Centrafrique ? Sketch ou info? On s'en fout, c'était à mourir de rire. Ecoutez-vous Askolowitch le matin sur Itélé ou BFM, un surhomme, il est expert en tout.

Prenez Nicolas Doze ou Jérôme Libeskind, chroniqueurs économiques appointés, pas si mauvais au demeurant; des jours durant, ils ont balancé des tweets alertant sur, à les croire, l'impressionnante augmentation du nombre de grandes entreprises françaises qui délocalisent, en douce, leurs sièges sociaux à l'étranger. Eux, sans rien dire mais tout en disant, balancent mais croyez-vous qu'un journaliste digne de ce nom reprenne l'info, la vérifie, enquête pour éventuellement nous informer ? Combien d'entreprises ont déménagé? Je ne sais pas. Silence radio.

Mais revenons à Birenbaum, Askolowitch, Macé-Scaron ou Tartemuche, j'aurais aimé, par exemple, qu'ils nous expliquent pourquoi le journal L'Humanité voit sa dette de 4 millions d'euros envers l'Etat annulée purement et simplement par les députés. Tout le monde en a entendu parler mais personne, pas même moi, ne sait pourquoi ou en vertu de quoi nos députés ont accordé un tel passe-droit à un journal hautement subventionné et que plus personne ne lit. J'aurais aimé que les mêmes nous expliquent, en dehors de l'aspect humanitaire, à quoi sert cette nouvelle intervention de la France en Afrique. J'ai bien quelques idées - n'y aurait-il pas de l'uranium en Centrafrique, par exemple - mais je n'ai qu'un petit blog; ils ont la parole et les micros, qu'ils expliquent au peuple, bordel ! Ils sont les premiers à se moquer de la petitesse du politique et ne réalisent même pas qu'ils ont  atteint le même niveau. Push button, level 0 ! comme disait mon prof d'anglais.

Lambda n'a pas ou n'a plus le temps de s'informer correctement et sérieusement. Peut-il faire confiance en ces gens-là pour savoir ? Logiquement, oui, après tout, ils sont payés pour, c'est leur job. Le font-ils bien ? Assurément si d'eux-mêmes, nous n'attendons plus que du facile ou du petit.

Folie passagère 2039.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.