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lundi 5 mars 2018

C'était folie mais ils l'ont quand même fait...



Angleterre, Pologne, Hongrie, République Tchèque, Autriche, Slovaquie et depuis hier soir l'Italie... Autant de pays qui désormais refusent majoritairement les diktats de l'Union Européenne et la vague migratoire.

Certains, jamais dans la demi-mesure, voient dans ces poussées du vote de droite, d'extrême droite ou du vote populiste comme en Italie avec le M5S, le retour du fascisme ou de dieu sait quoi qui n'irait pas dans le sens de l'idéologie mainstream prônant le mondialisme, le VivreEnsemble, l'européisme... 

Perso, je ne vois que des pays dont les peuples souffrent depuis une bonne dizaine d'années de la crise économique, du chômage de masse, de la paupérisation, de la musulmanisation et d'une immigration galopante et incontrôlée, des peuples qui ne supportent plus la technocratie européenne, des peuples qui ne supportent plus le décalage croissant entre les élites et eux, des peuples fiers de leurs identités et de leurs racines et qui n'ont aucunement l'intention de s'en laisser déposséder ou brader au profit d'un multiculturalisme aussi puant que mortifère pour notre civilisation européenne.

Et pendant que ces peuples souffrent, nos élites se gargarisent avec des accords commerciaux mondiaux, des lois et règlements sans cesse contraignants et inhibant toute initiative individuelle. Ils font la sourde oreille et font mine de ne rien voir de ce mouvement de fond qui ne cesse de prendre de l'ampleur. Ce n'est jamais de leur faute, ils ne sont responsables de rien se contentant de vitupérer la droite et l'extrême droite, regardant avec dédain, voire du dégoût, tous ceux qui ne votent pas comme il faut. Mais à chaque scrutin dont les résultats ne vont pas dans le sens du camp du bien, les mêmes refrains sont entonnés, les mêmes critiques formulées contre ces idées prétendument nauséabondes. Ils promettent qu'ils prennent bonne note, font de grandes déclarations pour nous mettre en garde contre la bête immonde dont le ventre serait toujours fécond et qu'il faudra en tenir compte à l'avenir mais aussitôt la page tournée, rien ne change, rien ne doit perturber la marche en avant de la mondialisation, du brassage généralisée des populations et de l'uniformisation.

Nos élites se rendent très bien compte de ce qui se passe mais n'en ont cure mais réalisent-elles qu'à terme elles ne peuvent qu'aller vers leur propre destruction ou tout au moins vers des mouvements plus ou moins violents et incontrôlables ? Pas sûr.

En France, aucune leçon n'a été tirée du vote de 10 millions de personnes pour le FN, pis le vote frontiste a été balayé d'un revers de la main par une vague macroniste devenue depuis aussi arrogante, sectaire et hors-sol que le furent les socialistes. 7 millions de personnes votent au premier tour pour Mélenchon, 1,6 million pour Dupont Aignan ! Autant de votes "anti-système" et opposés à l'Union mais nul dans les palais nationaux pour en tenir compte moins d'un an après l'élection. En Italie, Renzi, le petit macron transalpin, s'est pris une volée magistrale. En Allemagne, le parti d'extrême droite, l'Afd, devient le troisième parti politique et fait chanceler Angela.En Hongrie, en Pologne, en Slovaquie et en République Tchèque, on n'hésite plus à affronter ouvertement et fermement l'UE. 

C'était folie que de faire une Union à 27 mais ils l'ont fait quand même. C'était folie que de concevoir une Europe sans frontières hermétiques mais ils l'ont fait quand même. C'était folie que de nous promettre qu'avec l'euro comme monnaie unique, on y gagnerait en paix et en prospérité mais ils l'ont fait quand même. C'était folie que de porter un Barroso ou un Juncker à la tête de l'Union, mais on l'a fait quand même. C'étaient folie que d'ignorer ou snober les votes populistes ou d'extrême-droite, mais ils l'ont fait quand même.

Le résultat de toutes ces folies, il est là: en Allemagne, en Angleterre avec le Brexit, en France avec le vote FN et LFI, en Italie avec la Ligua et M5S, en Hongrie avec Orban, etc... Autant de vents contraires à ce à quoi aspirent et défendent nos actuelles élites et dirigeants.

Où cela nous mènera-t-il ?

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mercredi 9 mars 2016

Vendre son âme à la Turquie, c'est pas gagné, mais c'est possible !


On vous a dit qu'un accord était en passe d'être trouvé avec la Turquie pour solutionner la crise migratoire. " Qu'un accord était en vue " (Hollande) . " Que Bruxelles et Ankara était en phase de finalisation " (Juncker). Voire qu'il y avait " encore quelques des détails à régler " (Harlem Désir). " Que nous avons trouvé la solution, un pas dans la bonne direction " (Charles Michel, 1er Sinistre Belge). Que grâce à cet accord,  "le temps de l'immigration irrégulière était révolu " (Donald Tusk), etc... Bref que le problème de cette invasion migratoire n'en était quasiment plus un, et tout cela fit relaté dans les médias français de la même manière... avec quasiment les mêmes termes...

Sauf que,  et de cela il faut aller prendre l'information dans les médias étrangers, le premier ministre hongrois, il n'est pas d'accord du tout. Il opposera même son veto à cet accord. Et pour ce genre d'accord, il faut l'unanimité des 28 ! Autrement dit cet accord extraordinaire, il est loin d être signé. Très loin !

Que dit-il cet accord: Que l'UE est entrain de vendre son âme à la Turquie d'Erdogan et que, sauf la voix discordante de Viktor Orban, tous les dirigeants européens ont quasiment accepté toutes les revendications d'Erdogan !

Les termes de l'accord:

- Le Un pour Un: Un réfugié irrégulier ou débouté du droit d'asile renvoyé en Turquie pour un réfugié syrien envoyé en Europe ! Autrement dit, pour 1 million de réfugiés " douteux " renvoyés en Turquie, celle-ci nous rebalance un million de réfugiés syriens propres sur eux !
- L'UE verse rapido les 3 milliards d'euros promis il y a  des mois à la Turquie pour l'aider à "gérer" les presque 3 millions de réfugiés qui sont sur son territoire et versera 3 milliards d'euros supplémentaires, soit en tout 6 milliards d'euros rien que pour cette gestion de crise. Milliards auxquels il faudrait ajouter les 4 autres déjà versées ces dix dernières années par l'UE au titre de l'aide à la normalisation de la Turquie dans le  cadre de son éventuelle entrée dans l'Union.
- La suppression des visas pour tous les ressortissants Turcs voulant voyager dans l'Union (autant leur accorder tous les avantages de l'espace Shengen)
- Et enfin, last but not the least, la réouverture de 5 chapitres de négociations sur l'adhésion de la Turquie à l'Union.

Voilà où nous en sommes et ce avec la complicité d'Angela, de Président, de Cameron et de la quasi totalité des  dirigeants nationaux et bruxellois européens !

Bref, nous sommes entrain de vendre notre âme européenne (du moins ce qu'il en reste) à la Turquie. Grâce à Viktor Orban, c'est pas gagné, mais c'est possible !

Folie passagère 3089.
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lundi 7 mars 2016

Je dis NON à la réunification de l'île de Chypre !


Puisque j'évoquais la Turquie dans mon précédent billet, parlons maintenant de Chypre...

Vous connaissez Chypre ? Non, et c'est assez normal, on en parle assez peu sauf quand il faut que l Union Européenne mette la main à la poche pour sauver l'économie locale. 

Pour les non-sachants, l'île de Chypre est divisée en deux. Au sud, la République de Chypre, membre de l'Union européenne avec pour monnaie l'euro. Au nord, il y a la République Turque de Chypre du Nord que seule Ankara a reconnu; sa monnaie est la Livre turque. La première est aussi membre de l'ONU alors que la seconde est membre de rien du tout. Dans ces deux " pays", la corruption est partout.

Au sud, environ 870 000 habitants, une démocratie, laïque et une population chrétienne à 95%, la présence de 3 000 à 4 000 militaires britanniques et trois langues officielles, le Grec chypriote, le Turc et l'Anglais. 

Au nord, environ 300 000 habitants musulmans pour 99% d'entre eux, un régime laïc mais autoritaire sous la coupe du voisin turc, entre 20 000 et 30 000 militaires turcs présents. Une ligne de démarcation, appelée ligne verte et gérée par les casques bleus de l 'ONU , sépare les deux républiques. Environ 700 000 chypriotes turcs supplémentaires résideraient en Angleterre, en Australie, en Turquie et pour 10 000 d'entre eux aux USA.

Régulièrement le monde s’apitoie et s'indigne qu'une si petite île toute mignonne soit coupée en deux...

En 2004, une référendum est organisé sous l'égide de l'ONU pour qu'un jour les deux Républiques ne fassent plus qu'une. 65% des chypriotes du nord disent oui, 75% des chypriotes du sud disent non. La réunification semble avoir du plomb dans l'aile surtout qu'Ankara ne reconnaît pas la République de Chypre, la partie sud. Vous suivez ?

Mais petit à petit, l'idée fait quand même son chemin et les discussions reprennent tranquilou et assez discrètement. Et si elles reprennent, c'est bien parce que Ankara le permet. Toute personne ayant été à Chypre le sait, et votre serviteur y a été, là-bas, rien ne se fait dans la partie nord sans l'aval de monsieur Erdogan.

Ainsi donc les discussions reprennent et reprennent si bien que nos experts européens pensent, et le disent, que la réunification pourrait être effective dès cette année, au pire en 2017. C'est-y pas beau ? Un vieux conflit de plus de 40 ans enfin résolu, un nouveau pays. Nous assisterions à de magnifiques scène de liesse, des familles réunies s'embrassant et tous nos nœuds-nœuds s'extasier de ce changement historique ! Un peu comme quand l'Allemagne de l'est et celle de l'ouest firent péter le mur... Du rêve !

Sauf que... on ne nous dit pas tout... Si les deux parties de l'île se réunissent, ce que Bruxelles souhaite, la première des conséquences c'est que la langue turque deviendra la 25 ème langue officielle de l'Union Européenne ! Et quel plus beau cheval de Troie que la langue pour pénétrer l'Union, Erdogan en rêvait et c'est en passe de se réaliser. Ce type est très fort, il n'arrive pas à passer par la grande porte, peu lui chaud, il passe par la petite. Avec la crise des migrants, il est sur le point d'obtenir la relance du processus d'adhésion de son pays à l'Union et grâce à la réunification de Chypre, il met de fait les deux pieds dedans ! Non seulement le Turc devient l'une des langues officielles de l'Union mais les 300 000 musulmans de la République Turc de Chypre deviennent "citoyens" européens (sans compter les 700 000 "expatriés" qui pourraient bien être tentés de revenir) ! Nouveau coup de boutoir sur nos racines chrétiennes ! L'Islam prendra une nouvelle dimension en Europe. Nos billets " euros " s'habilleront d'une mention supplémentaire " Avro " qui signifie euro en turc. Le parlement européen devra embaucher des dizaines d'interprètes, les textes européens tous traduits en turc, etc, etc, etc... Il suffira à la Turquie de patienter encore un peu pour se voir admis dans l'Union.

Pour toutes ces raisons, je dis NON à la réunification de l'île de Chypre.

Et tout cela, bien évidemment, sans que les peuples européens aient quoique ce soit à dire ! Je suis même sûr et certain que pas un lecteur de ce blog sur 10 était au courant que dès l'année prochaine, le Turc a toutes les chances de devenir langue officielle de l'Union Européenne !

Je vous le dis, il y en a un en ce moment qui doit bien se marrer, c'est Recep Tayyip Erdoğan, tout lui sourit !

Folie passagère 3085.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mercredi 23 décembre 2015

Objectif 2050: 100 millions d'immigrés en plus !

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Oui, M'sieurs, Dames, l'immigration est une chance, une  vraie chance, pour la France et pour l'Europe ! Comment cela, vous ne me croyez pas ? C'est pourtant Bruxelles qui l'affirme et si c'est Bruxelles qui l'affirme, c'est que cela doit être vrai !

La preuve ? Et bien, ils en sont tellement convaincu nos torpilleurs de civilisation bruxellois que le 9 décembre dernier, les commissaires se sont réunis pour approuver une " initiative citoyenne " - une pétition, en fait, lancée le 4 janvier prochain - visant à réformer le droit d'asile européen en vue de l'étendre afin d'augmenter les quotas de migrants extra-européens. Pour que ce texte soit adopté, il faudra rassembler 1 million de signatures dans au moins 7 Etats membres de l'UE. Autant dire que cela devrait pouvoir être obtenu.

La Commission affirme clairement sa politique migratoire et l'écrit noir sur blanc: " Faire en sorte que l'UE reste une destination attrayante pour les migrants dans un contexte de déclin démographique (...) Pour cela il faudra redéfinir les politiques d'immigration en améliorant l’efficacité de la politique migratoire des pays d'origine ". En clair, aider les pays extra-communautaires à nous envoyer leurs trop-pleins de population ! 

A l'origine de cette idée lumineuse un rapport datant de 2010 co-signé par Lech Walesa, Mario Monti, Felipe Gonzales et Nicole Notat, rapport intitulé: " Projet pour l'Europe à l'horizon 2030 ".

Rapport dans lequel on pouvait lire: " qu'à taux d'activité constant, la population active de l'UE allait diminuer de 68 millions de travailleurs d'ici à 2050 et qu'il faudrait pour combler le déficit un gain net de 100 millions de personnes (...) L'UE devra donc avoir une démarche pro-active de l'immigration. Il est nécessaire, en Europe, de changer d'attitude vis-à-vis de l'immigration. Trop souvent, elle est perçue comme un fardeau à porter plutôt que comme une chance à saisir.  Le recours à une main-d'œuvre étrangère fera partie de la solution à apporter aux pénuries futures de main-d'œuvre et de compétences que connaîtra l'Europe " En clair, et toujours noir sur blanc, " les migrations sont une source de croissance " !

Le seul hic, en dehors du fait que cette invasion migratoire se prépare en loucedé et qu'elle impliquerait l'importation de 100 millions de personnes, soit l'équivalent de 20% de la population actuelle de l'UE, c'est que révolution numérique et robotisation vont dans le même temps détruire des millions d'emplois non qualifiés pour exiger de plus en plus de main d'oeuvre très qualifiée, ce qui vous en conviendrez n'est pas le fort, majoritairement, des populations pressenties pour booster notre croissance...

Voilà, vous êtes prévenus; d'ici à 2050, c'est à dire demain à l'échelle de notre Histoire, l'UE s'apprête, avec ou sans votre consentement, à tort, ou à raison, de faire rentrer sur nos territoires 100 millions de migrants !

Bon, vous me direz, cette année, il en est déjà rentré 1 million ! Le grand remplacement, c'est parti !

(sources: Conseil Européen, Médiapart, Le Figaro, François d'Orcival)

Folie passagère 3018.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 12 novembre 2015

Open Gates: " Ils sont rentrés dans nos maisons ! "

La vidéo mise en ligne hier soir a été supprimée par Youtube ainsi que tous les commentaires qui s'y rapportaient. J'ai réussi à la retrouver ailleurs et dans une autre langue. M'étonnerait qu'elle reste bien longtemps visible alors profitez-en...

Ce soir, Corto vous offre une séance cinéma:




Alors profitez en bien, il se pourrait que cette vidéo ne reste pas en ligne bien longtemps. 

Certains pourront en commentaire dire: Oui, mais on peut faire dire ce que l'on veut aux images avec un bon montage et ils auront raison. Il n'empêche que ces images, nous les avons tous vu, plus ou moins, en tout ou en partie dans nos JT. Elles sont donc bien réelles. 

Une habitante de Calais, interrogée par France Info, racontait:

 " Je n’ai pas voulu rester à la maison hier soir. J’ai eu peur, j’ai eu un choc. Aujourd’hui j’ai une belle petite maison, je croyais offrir une belle vie à mes enfants mais je vais devoir tout quitter. Ça fait 48h que mon gamin répète la même question : Maman, est-ce que les migrants vont revenir taper dans la porte, est-ce qu’ils vont encore nous regarder ? "

Une autre: " j’ai bloqué l’entrée de la maison avec la voiture pour qu’ils ne rentrent pas. On se demande même si on ne va pas mettre du barbelé, c’est fou ! On a peur chez nous !. "

Les trois dernières nuits des affrontements violents entre forces de l'ordre et migrants. En tout plus d'une vingtaine de policiers ont été blessés.

Le gouvernement tente de répartir, plus ou moins discrètement, les migrants sur l'ensemble du territoire avec ou sans le consentement des maires concernés pour désengorger la " Jungle ".

Le parti socialiste scande " Pour nous l'accueil, c'est Oui ! "

Et pendant ce temps-là, Président est à La Valette avec ses collègues pour négocier avec la Turquie pour que celle-ci, moyennant finances, ne libère pas le flot...

Et l'hystérique de Matignon décide à lui tout seul qu'il faudrait fusionner les listes de gauche et de droite pour faire barrage au FN; celui-ci se félicite de cette initiative.

Le feuilleton de la sextape Valbuena continue.

On nous ressort la vieille histoire de la mort suspecte du juge Borrel.

On nous saoule avec un pseudo attentat qui n'en est pas un puisque " déjoué à temps " que voulait commettre un guignol qui avait commandé, via internet, en Chine, un poignard et une cagoule.

On se félicite qu' " un Français né de père américain et d'une mère algérienne, bon élève à l'école ", naturalisé depuis américain, reçoive des mains d'Obama " The Medal of Honour ".

On découvre tout à coup que certains aspects juridiques propres aux USA pourraient faire foirer la COP21 chère à Président...

Etc, ...

A part ça, tout va bien. Si ce n'est cette femme qui, dans la vidéo, en pleurs, à bout de nerfs crie: " Ils sont rentrés dans nos maisons ". Mais peu importe...

Allez, sur ce, bonne soirée, dormez bien, tout est sous contrôle, même en Socialie.

Folie passagère 2969.
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lundi 27 juillet 2015

Crise agricole: Les éleveurs tapent-ils au bon endroit ?


Malgré les annonces gouvernementales, les éleveurs continuent de mettre un peu le bazar partout; preuve s'il en est que les réponses apportées par les autorités ne conviennent pas: normal, me direz-vous, cautère sur jambe de bois n'a jamais servi à rien. Ceci dit, il  y a deux trucs qui me chiffonnent.

Le premier, c'est que j'ai beau comprendre parfaitement les éleveurs, il y a certaines méthodes que je n'apprécie pas tant elles pourraient être celles de bandits de grands chemins ou tout au moins de vandales sans scrupules. A midi, on nous montrait des éleveurs en colère arraisonner deux camions espagnols et piquer les 40 tonnes de mandarines pour aller le refourguer, nous a-t-on dit, aux restos du cœur. Personnellement, je n'ai rien vu d'autres que des gars entrain de voler un chargement, le fruit du travail d'autrui et en disposer comme bon leur semblait. Ailleurs, deux camions transportant du lait piratés, il n'y a pas d'autres mots, et la cargaison, des milliers de litres de lait, déversée sur la chaussée. Du vol, ni plus, ni moins. Les transporteur faisaient leur boulot, des gens avaient travaillé pour faire pousser ces fruits, les cueillir et les expédier et les voilà dépossédés d'une partie de leur gagne-pain. Des agriculteurs avaient élevés des vaches pour produire du lait, les voilà eux aussi volés. Qui paiera  le manque à gagner ? Ailleurs encore, nous avons vu des éleveurs se permettre d'interdire l'accès à notre territoire à plus de 300 camions étrangers sans que cela ne pose de problèmes à personne. Depuis quand, jusqu'à quand, va-t-on tolérer que des gens, souvent téléguidés par des syndicats corporatistes, et au motif qu'ils sont en colère, mettent ainsi le bronx, s'érigent le droit de décider qui peut ou ne peut pas rentrer sur notre territoire et commettent en toute impunité ce qui n'est rien d'autre que du pillage, de la destruction de biens d'autrui ou du vol ?

Alors, vous me direz, s'ils en arrivent à de telles extrémités, c'est parce qu'ils n'en peuvent plus et qu'ils n'ont pas d'autres moyens pour se faire entendre. Soit. Mais en ce cas, ce n'est pas au travail et la liberté de circuler des autres qu'il faut s'en prendre, mais bien à ceux qui ne les ont pas entendu, en l'occurrence, le gouvernement. Alors, qu'ils s'en prennent au gouvernement ! Qu'ils pourchassent les ministres en déplacement ! Qu'ils sifflent et huent Président et sa clique ! Qu'ils déversent leurs tonnes de gravats ou de fumier dans les préfectures ou devant Matignon et l'Elysée. Nos z'élites auront ce qu'elles méritent... si tant est que les éleveurs aient le courage de s'en prendre à " aussi " forts qu'eux. Et que dire des autorités qui laissent faire de crainte que la situation s'envenime sur nos routes et à nos frontières. D'un côté des fouteurs de merde, avec des tonnes d'excuses, certes, de l'autre des autorités et un gouvernement qui laissent faire... Voilà qui me chiffonne...


Le deuxième truc qui me chiffonne dans cette crise agricole, c'est ce que le gouvernement prend bien soin de ne pas mettre trop en avant; et je suis même surpris que les éleveurs ne le fassent pas plus eux aussi: Il s'agit des conséquences de la crise ukrainienne... Pour punir Poutine, l'UE, et donc le gouvernement français, a décidé de sanctionner la Russie. En réaction, et bien naturellement, Poutine a décidé de mettre en place un embargo sur bon nombre de produits agricoles. Dont, par exemple, le porc. Selon le ministère français des Affaires étrangères: " En 2014, les mesures de rétorsion russe ont provoqué une diminution de 23 % des exportations françaises de produits agricoles et agroalimentaires qui s’établissent à 586 millions d’euros contre 760 millions en 2013 ". Selon NOS douanes, pour les 5 premiers mois de 2015, les ventes françaises de produits transformés à base de viande ont reculé de 73 %, passant de 20 à 5 millions d’euros, et celles de produits laitiers de 78 %, de 37 à 8 millions. Non seulement cet embargo russe pénalise nos exportations mais compte-tenu qu'il s'applique à toute l'Union, il a stimulé la concurrence entre pays européens: chacun cherchant à écouler ses productions en pratiquant, si nécessaire, dumping et versements d'aides à ses agricultures nationales. C'est donc la double peine pour les filières d'élevage françaises: les voici confrontés à une réduction de leurs débouchés à l'exportation vers la Russie et à une concurrence accrue, voire sauvage, de nos propres partenaires européens ! 

Qui sait par exemple que pour le porc, l’embargo coûte 20 centimes du kilo aux éleveurs français. Or, le débouché russe était d’autant plus intéressant qu’il permettait de vendre des abats et autres pièces grasses qui n’intéressent pas forcément les autres marchés internationaux. Et nos éleveurs de porc de se battre et bloquer les routes pour obtenir 5 à 6 centimes de hausse ! Qui sait que cet embargo a provoqué un report des exportations des autres gros producteurs laitiers comme l’Allemagne, la Hollande ou la Finlande et a fait plonger le cours du beurre et du lait en poudre de 30 % au niveau européen ?

Et nous de nous poser la question de savoir si le gouvernement français (et l'UE), lorsqu'il a approuvé les sanctions contre la Russie, a bien mesuré l'ampleur des répercussions de celles-ci. Parce que oui, il y a bien une crise énorme dans les filières françaises d'élevage, une crise structurelle qui mériterait bien des Etats Généraux de la profession, mais cette crise structurelle s'est doublée et aggravée soudainement, par la simple volonté de nos dirigeants, d'une crise conjoncturelle directement liée à ces fumeuses sanctions, crise pour laquelle nos éleveurs, pour le coup, n'ont aucune responsabilité ! N'est-ce pas là une raison de plus, voire suffisante, pour que nos éleveurs, au lieu d'emmerder ou de dévaliser les lambdas qui passent, s'en prennent avec force à ceux qui ont une large responsabilité dans leurs malheurs à savoir Président et son gouvernement ?

Il est temps que les agriculteurs tapent au bon endroit !

(NB: Pour les chiffres annoncés, sources: Association française de la transformation laitière (Atla), Fédération nationale porcine (FNP), La Croix, Ministère des Affaires Etrangères )

Folie passagère 2859.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 13 juillet 2015

No Grexit: La victoire de l'austérité !


Cette crise grecque, que l'on nous présente, à tort, comme quasi-terminée, nous aura permis au moins de rire, et de bien rire tôt ce matin. Fallait les voir et les lire, tous, crier victoire, dire " ça y est un compromis a été trouvé " alors que quasi personne n'avait encore lu les termes de ce fameux compromis. Il aura suffit que quelqu'un balance " Un compromis a été trouvé " pour que la machine à débiter les conneries et les satisfecit se mette en route. La Grèce ne sortira pas de l'euro, enfin, ... pas tout de suite et tout cela, comme vient encore de le dire un journaliste de BFM en direct de l'Elysée, c'est grâce à Président, l'homme qui " s'est hissé au niveau de l'histoire " selon l'hystérique de Matignon, un Président à qui Cambadelis adressera un véritable " coup de chapeau " !

Et puis petit à petit, on a commencé à savoir à quelle sauce seront mangés les Grecs, comment Tsipras s'est incliné, comment Merkel, soutenue par le SPD (les socialistes allemands), aura imposé sa façon de voir, comment Juncker se sera vengé de ce " traître " de Tsipras, que Moscovici n'aura servi à rien, comment Italiens, Espagnols et Irlandais auront fait de la figuration et comment le premier ministre finlandais peut se révéler un champion toutes catégories du retournement de veste !

Mais on aura vu aussi comment une nouvelle fois ce qui nous sert de Président aura renié ce qu'il prônait au Bourget: Desserrer l'étau de l'austérité ! Mon ennemi c'est la finance ! Parce que l'on ne nous dise pas que c'est une victoire de la " cohésion européenne " qui a permis cet " accord de sortie de crise ", le vrai gagnant - et quoi que je puisse penser de cette politique - c'est l'austérité, c'est la politique de rigueur et de serrage de ceinture, c'est l'euro avec son corollaire, tel que défendu bec et ongles depuis des années par l'Allemagne d'Angela Merkel, l'austérité ! Nos dirigeants européens, dont notre socialiste de Président, ont mis sur les plateaux de la balance: la sortie de la Grèce de la zone euro et l'austérité. Tsipras ayant fait l'erreur de faire savoir qu'en aucun cas il ne voulait sortir de la zone euro, ne restait plus qu'à faire pencher la balance du côté souhaité: l'austérité ! Simple et efficace.

On nous a dit que Président était plutôt du côté des Grecs et qu'il soutenait Tsipras, ben bordel, si j'étais Grec, j'y réfléchirais à deux fois avant de choisir mes futurs amis. Président, l'ami des Grecs et de Tsipras n'a rien fait d'autre, avec nos sous, que d'engager la Grèce dans un nouveau processus austéritaire et que de dire oui à Angela et aux pays les plus exigeants. Point barre ! Au nom de l'euro, François Hollande aura, tout sourire, participé à la mise en coupe réglée d'un pays et d'un pouvoir légitimement élu !

Vous parlez d'une victoire de l'Europe ? Vous parlez d'un Grexit évité de justesse ? Vous parlez de démocratie ? My ass !

Un président socialiste français qui, au nom de la sauvegarde de la cohésion européenne, impose encore plus d'austérité à un pays " ami ", une Angela plus forte que jamais, dix-huit chefs d'Etat qui obligent un autre chef d'Etat à renier les promesses faites à son peuple, un Tsipras bafouant un référendum qui lui était pourtant largement favorable et qui aurait pu lui permettre de mettre dans la balance la sortie de la Grèce dont personne à Bruxelles ne voulait,... non, non, non, personne n'a à se féliciter de cet " accord ", seule l'Union Européenne, cette nébuleuse qui échappe à tout contrôle de ses citoyens, est la seule grande gagnante de ce bras de fer entre un petit pays et le reste de l'Union. Bruxelles et l'austérité ont gagné. Et je comprends la colère du guignol nommé Melenchon: Voir toute la Socialie se féliciter de ce supposé consensus est à vomir. Si j'étais socialiste, ce que Dieu, tous les saints du ciel et mon intelligence m'ont évité d'être, je ne pourrais plus me regarder dans le miroir aujourd'hui. 

On nous dit que cette crise du " Grexit " serait finie et bien embrassons-nous Folleville, il n'y a que les cons pour croire cela et se trouver rassurés par les sourires des vainqueurs dont celui de notre Charlot national, rien n'est fini. D'une part parce qu'il va falloir qu'une dizaine de parlements européens valident cet accord, dont la Vouli, le parlement grec, et d'autre part parce que nous n'avons pas plus hier qu'aujourd'hui l'assurance que la Grèce va pouvoir renouer avec la croissance et un jour rembourser le pognon qu'elle nous doit à tous.

Avec cette crise du Grexit / no Grexit, il n'y a finalement qu'une chose à retenir c'est que l'euro n'était pas qu'une monnaie, mais aussi une politique économique particulière, fondée sur l'austérité. La réduction de la dette et la consolidation budgétaire ont la priorité sur une croissance économique qui ne peut être le fruit que « d'efforts douloureux » appelés « réformes. ». A l'aune de ce qui vient de se passer à Bruxelles, ce qui nous sert de Président et tous les gauchistes qui font la claque aujourd'hui feraient bien de s'en souvenir.

Folie passagère 2841.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 1 juin 2015

BHL, Bartolone, Le Roux, Hollande, Poutine et nos 26 200 nouveaux chômeurs...


Qu'ils sont drôles ! Pathétiques, ridicules ou stupides ! Au choix, l'un n’excluant pas l'autre ! Les voila, nos progressistes atlantistes pro-Poroschenko et anti-Poutine pavloviens s'offusquer d'une liste noire de 89 noms de personnes interdites de séjour en Russie par le tenant du Kremlin.

Ben quoi, lorsque l'Occident, trop pas content de la politique de Poutine vis à vis de l'Ukraine, prend des sanctions économiques contre la Russie, quitte à pénaliser ses propres économies nationales, et dresse une liste de 90 ruskoffs (et 20 entités, entreprises, banques, institutions) interdits de séjours à l'Ouest, tout le monde trouve cela normal. Et Vladimir n'aurait pas le droit, en réaction, de faire de même ? Toi qui me lis, laisserais-tu entrer le loup dans la bergerie, le renard dans le poulailler ou l'islamo-terroriste dans Notre-Dame un dimanche ? Non ! Et bien Poutine fait de même. Il décide de ne pas laisser rentrer ceux qui lui crachent dessus, ceux qui crachent sur son peuple; peuple qui, à 80%, le soutient. C'est aussi simple que cela. BHL vomit Poutine et bien Poutine vomit BHL. Poutine interdit Bruno Le Roux de séjour ? Non mais ! Mais qui accepterait de se laisser mordiller les chevilles par un vulgaire roquet socialiste ? Personne. Donc Le Roux est interdit de séjour. Et cette andouille de Bartolone qui menace d'annuler la visite d'une délégation de parlementaires français si Le Roux ne peut pas s'y joindre ! Poutine doit se marrer : une menace de boycott venant du parrain du 9-3 , non mais ! 

Et cette andouille de représentant de la diplomatie européenne qui déclare: " Nous considérons cette mesure [la liste en question] comme étant totalement arbitraire et injustifiée, surtout en l'absence de toute clarification ultérieure et de transparence. " Parlons-en d'arbitraire et de transparence ! Pourquoi cette même union européenne ne dresserait-elle pas, publiquement, le bilan de ce que coûte à nos économies les sanctions prises contre la Russie. Au bas mot 24 milliards d'euros ! Pourquoi est-il impossible de trouver la moindre trace de ce que coûte précisément à notre pays, la France, ces sanctions ? Sans compter cette ridicule histoire de Mistral laissés en cale à Saint Nazaire... Pourquoi cette même UE ne se désolidarise-t-elle pas de ce gouvernement ukrainien qui compte en son sein néo-nazis et ultra-nationalistes que ne renierait pas Aube Dorée ? Et BHL, pourquoi se tait-il à ce sujet ? Il y aurait de bons extrémistes dès lors que ceux-ci seraient opposés à Poutine et de mauvais lorsque ceux-ci s'appellent Le Pen, Aube Dorée ou UKIP ! Il pouvait bien pérorer sur Maïdan le BHL, sans doute la sono était-elle trop forte pour qu'il entende les snipers des bataillons Azov tirer sur les contre-manifestants. Alors que nos dirigeants se fendent de beaux discours sur la liberté d'expression, aucun d'entre eux ne s'est offusqué de l'interdiction émise du jour au lendemain par Kiev de parler le russe dans l'est du pays, là où 90% de la population le parle depuis toujours. Pourquoi ne s'offusque-t-on pas des meurtres en série d'opposants au régime de Kiev ? Et parmi tous les meurtres bizarres commis en Ukraine et en Russie, pourquoi BHL ne se souvient-il que de celui de Boris Nemstov ? Tartufes et hypocrites !  

Alors certes Poutine n'est pas un grand démocrate, nous le savons, mais qui se souvient de la Russie d'avant Poutine lorsque parvenant au pouvoir, il remit debout un pays sinistré ? J'ai été en Russie avant Poutine, j y ai été après, j'ai vu la différence et le peuple russe sait rendre grâce à Poutine pour le travail accompli. Sans doute parce qu'il a su redonner du lustre et de l'aplomb à un pays en plein naufrage, sinistré par soixante dix ans de socialo-communisme... 

Vous l'avez compris, le méchant c'est forcément Poutine et les gentils, forcément nous, les occidentaux. Possible. J'aurai tendance à penser que si nous sommes les gentils, nous sommes surtout de parfaits crétins pour n'avoir pas su, depuis la chute de l'URSS et depuis l'arrivée de Poutine au pouvoir, concevoir une véritable politique étrangère de partenariat avec la Russie. Et pourtant, en regardant vers qui la Russie se tourne aujourd'hui, nous devrions comprendre ce que nous allons perdre en le stigmatisant. L'Europe et les USA, 900 millions d'habitants, diabolisent Poutine quand la Russie, l'Inde, la Chine, le Brésil et l'Afrique du Sud, 2,5 milliards d'habitants, ne passent pas une semaine sans signer des accords commerciaux et autres partenariats financiers et de développement. Sommes-nous assez riches et en si bonne forme pour que nous puissions nous passer de tout cela ? Pitoyable politique étrangère de l'UE, toute inféodée (sauf l'Allemagne qui continue en loucedé de commercer avec la Russie) aux USA. 

Pour l'année 2013, les exportations  de l'UE vers la Russie représentaient 120 milliards d'euros faisant de la Russie le quatrième partenaire de l'Union. A fin février 2015, les sanctions économiques imposées à la Russie représentaient une perte de 21 milliards d'euros pour l'ensemble des économies européennes, 24 milliards à fin mai. Combien à fin décembre ? Pourquoi chaque mois, lorsque l'Insee nous balance les sinistres chiffres du chômage, encore en hausse à fin avril, le gouvernement ne communique-t-il pas sur le manque à gagner pour notre économie " généré " par ces sanctions ? Le bon peuple n'a pas à savoir, j'imagine... 

En attendant, sur 1 an, à fin mars 2015, la Russie voyait son PIB diminuer de 1,6% quand celui de l'Ukraine s'effondrait de 17 % !  Visiblement si les sanctions imposées à la Russie nous pénalisent, elle ne pénalisent pas tant que cela le royaume de Poutine et toutes les aides que nous versons à l'Ukraine ( 3 milliards en 2014 et 2015 pour l'UE + une ligne de crédit de 14 à 18 milliards via le FMI ) semblent  ne pas profiter à l'ukrainien moyen... 

Que Bartolone n'aille pas en Russie, et alors, qui donc là-bas s'en offusquera ? Personne. 

Et pendant que Poutine reçoit en grande pompe Giscard sans qu'aucun de nos tartufes ne s'en offusque, en France, en avril, 26 200 nouveaux chômeurs ont franchi le seuil de Pôle Emploi... et Président reçoit aujourd'hui, en son palais, quelques personnalités du show-business.

Folie passagère 2791.
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France, 2019.