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vendredi 24 avril 2020

Un désastre...

Coronavirus : « A Mulhouse, les corbillards font la queue devant l ...


" Covid-19 : L’autre « étrange défaite »

Un désastre. C’est tout simplement un désastre que vit actuellement la France. Le mot « crise » ne suffit plus à définir la situation présente.

La France vit des heures de désillusion aussi profonde que celles qu’elle avait connues en mai 1940. La France pensait avoir le meilleur système de santé du monde, comme elle était convaincue d’avoir la meilleure armée du monde en 1940. Et puis, sous nos yeux, tout s’est effondré à une vitesse inimaginable. On se demandait pourquoi la France avait manqué d’avions efficaces, d’armements modernes comme des chars d’assaut, et pourquoi les soldats portaient encore des bandes molletières alors que les soldats allemands avaient des bottes en cuir.

Aujourd’hui, on s’interroge pour comprendre pourquoi il n’y a pas assez de masques, pourquoi il n’y a pas assez de respirateurs artificiels, pourquoi la France est obligée d’importer les produits réactifs pour fabriquer des tests de dépistage. On perd notre temps à discuter de problèmes d’intendance qui n’auraient pas dû exister si le système de santé français était vraiment le meilleur du monde. Mais le système de santé français n’est pas le meilleur du monde. La France n’est plus un grand pays, mais une petite nation mesquine, bouffie d’orgueil et de prétention. Et en face d’un virus microscopique, l’orgueil et la prétention, ça ne sert à rien.

Il faudra alors se poser la question de savoir pourquoi un tel désastre. On ne peut s’empêcher de se tourner vers la fameuse Étrange Défaite, de Marc Bloch, qui, ayant vécu la défaite de 40 de l’intérieur, se posait la question de savoir pourquoi cela avait été possible. Et cette catastrophe en cours nous amène inévitablement aux mêmes conclusions : incompétence, inorganisation, absence de vision à long terme, improvisation. En résumé : nullité de nos dirigeants, et en particulier de ceux en charge du système de santé français.

Cette génération de hauts responsables de la santé en France est en train d’entrer dans l’Histoire comme les généraux de l’armée française en 40. Une caste de petits chefs, de techniciens imbus de leur position, de leur suffisance, qui, face au coronavirus, avaient une guerre de retard, comme la plupart des généraux de 1940, qui se croyaient encore en 1918.

Ceux qui en payent le prix, ce sont les morts de plus en plus nombreux, mais aussi les médecins et soignants qui se sacrifient en y laissant leur peau, pour rattraper des erreurs dont ils ne sont pas responsables. C’est toujours le troufion de base qui paye de sa vie la nullité de sa hiérarchie.

La France n’est plus un grand pays, mais une petite nation mesquine, bouffie d’orgueil et de prétention

Cette injustice insupportable, il faudra en répondre d’une manière ou d’une autre. Le président de la République a très vite comparé cette épidémie à une guerre. Cela pouvait sembler habile, afin de mobiliser la nation entière contre le terrible ennemi. Mais cette comparaison se retourne déjà contre ceux qui croyaient en tirer parti. Car en face d’un tel désastre, on ne pourra pas se contenter de quelques gerbes de fleurs et d’une distribution de Légions d’honneur. Le besoin de justice est le sentiment qui structure une société. Quand il est bafoué, ce n’est pas seulement le système de santé français qui s’effondre, mais la totalité de l’édifice." 

Riss

Charlie Hebdo: un dessin de Riss sur Aylan suscite la polémique ...
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mardi 13 août 2019

La France, tout doucement, sombre dans le chaos...



Article de Guy Millière paru sur le site du Gatestone Institute le 11 août. Traduction de l’article original « France slowly sinking into chaos »:

Paris, Champs-Élysées. 14 juillet. Fête nationale. Juste avant que commence défilé militaire, le président Emmanuel Macron descend l’avenue dans une voiture officielle pour saluer la foule. Des milliers de personnes rassemblées le long de l’avenue crient » Macron démission », huent et lancent des insultes.

À la fin du défilé, quelques dizaines de personnes lâchent des ballons jaunes dans le ciel et distribuent des tracts disant : « Les gilets jaunes ne sont pas morts. » La police les disperse rapidement et fermement. Quelques instants plus tard, des centaines d’anarchistes «Antifa» arrivent, jettent des barrières de sécurité sur la chaussée pour tenter d’ériger des barricades, allument des feux et détruisent les devantures de plusieurs magasins. La police a du mal à maîtriser la situation, mais en début de soirée, au bout de quelques heures, elle rétablit le calme.

Quelques heures plus tard, des milliers de jeunes Arabes de banlieue se rassemblent près de l’Arc de Triomphe. Ils viennent pour « célébrer » à leur manière la victoire de l’équipe de football d’Algérie. Davantage de devantures de magasins sont brisées, et davantage de magasins sont pillés. Les drapeaux algériens sont partout. Des slogans se font entendre : « Vive l’Algérie », « La France est à nous », « A mort la France ». Des panneaux portant des noms de rue sont remplacés par des panneaux portant le nom d’Abd El Kader, le chef religieux et militaire qui s’est battu contre l’armée française au moment de la colonisation de l’Algérie. La police se limite à endiguer la violence afin qu’elle ne se propage pas.

Vers minuit, trois responsables du mouvement « Gilets jaunes » apparaissent à la télévision: ils sortent d’un commissariat et disent à un journaliste qu’ils ont été arrêtés tôt ce matin-là et emprisonnés pour la journée. Leur avocat déclare qu’ils n’avaient rien fait de mal et qu’ils ont simplement été arrêtés « de manière préventive ». Il souligne qu’une loi votée en février 2019 permet à la police française d’arrêter toute personne soupçonnée de vouloir participer à une manifestation ; aucune autorisation d’un juge n’est nécessaire pour cela, et aucun recours n’est possible.

Vendredi 19 juillet, l’équipe de football d’Algérie gagne à nouveau. Des jeunes Arabes se rassemblent en nombre près de l’Arc de Triomphe pour « célébrer » la victoire à nouveau. Les dégâts sont encore plus importants que huit jours auparavant. Davantage de policiers sont présents ; ils ne font presque rien.

Le 12 juillet, deux jours avant le 14 juillet, plusieurs centaines de migrants clandestins entrent dans le Panthéon, le monument qui abrite les tombes de personnes qui ont joué un rôle majeur dans l’histoire de la France. Ils annoncent la naissance du mouvement des « Gilets noirs ». Ils exigent la « régularisation » de tous les immigrants clandestins présents sur le territoire français et la fourniture de logements pour chacun d’entre eux. La police est présente mais n’intervient pas. La plupart des manifestants s’en vont sans être inquiétés. Quelques personnes s’en prennent à la police et sont arrêtées.

La France, aujourd’hui, est un pays à la dérive. Les troubles et l’anarchie ne cessent de gagner du terrain. Le désordre fait désormais partie de la vie quotidienne. Les sondages montrent qu’une large majorité de la population rejette le président Macron, déteste son arrogance et ne lui pardonne pas son mépris pour les pauvres; la façon dont il a écrasé le mouvement des « Gilets jaunes » sans avoir prêté la moindre attention aux demandes les plus modestes des manifestants, telles que la possibilité que soient organisés des référendums citoyen comme ceux qui existent en Suisse. Macron ne peut plus aller nulle part dans un lieu public sans risquer d’être confronté à un mouvement de colère.

Les « Gilets jaunes » ont quasiment cessé de manifester et ont baissé les bras : un trop grand nombre d’entre eux ont été mutilés ou blessés. Leur mécontentement, néanmoins, est toujours là. Et susceptible d’exploser à nouveau.

La police française agit avec férocité face à des manifestants pacifiques, mais elle parvient difficilement à empêcher des groupes tels que les « Antifa » de provoquer des violences. En conséquence, à la fin de chaque manifestation, les « Antifa » agissent.

La police française semble particulièrement prudente face aux jeunes Arabes et aux migrants clandestins. Elle a reçu des ordres à cette fin. Les policiers français savent que les jeunes Arabes et les migrants clandestins peuvent aisément provoquer des émeutes de grande ampleur. Il y a trois mois, à Grenoble, la police a poursuivi des jeunes Arabes qui avaient commis un délit et qui fuyaient sur une moto volée. Ils ont eu un accident au cours de leur fuite. Cinq jours de pillages ont suivi.

Le président Macron a l’allure d’un dirigeant autoritaire face aux pauvres, mécontents. Il n’a jamais dit à ceux qui ont perdu un œil ou une main, ou qui ont subi une lésion cérébrale irréversible, qu’il regrette l’extrême brutalité dont a fait preuve la police. Il a par contre demandé au Parlement français d’adopter une loi qui abolit presque complètement le droit de manifester et la présomption d’innocence, et qui permet d’arrêter n’importe qui, n’importe où, même sans motif. La loi a été adoptée.

En juin, le Parlement français a adopté une autre loi qui punit sévèrement quiconque dit ou écrit quoi que ce soit qui puisse être considéré comme un « discours de haine ». La loi est si vague qu’un juriste américain, Jonathan Turley, s’est senti obligé de réagir. « La France », a-t-il écrit, « est devenue l’une des plus grandes menaces internationales contre la liberté d’expression ».

Macron est beaucoup moins autoritaire lorsqu’il a affaire à des anarchistes violents. Lorsqu’il s’agit de jeunes Arabes et d’ immigrants clandestins, il fait preuve de faiblesse.

Il sait ce que l’ancien Ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a dit en novembre 2018, lorsqu’il a démissionné du gouvernement :

« Des communautés en France s’affrontent de plus en plus et ça devient très violent… Nous vivons côte à côte, je crains que demain nous ne vivions face à face ».

Macron sait également ce que l’ancien Président François Hollande a déclaré après la fin de son mandat : « C’est ça qui est en train de se produire : la partition du pays ».

Macron sait que la partition de la France existe d’ores et déjà. Arabes et Africains, pour la plupart, vivent en France à l’écart du reste de la population dans des zones de non droit au sein desquelles la présence de non-Arabes et de non-Africains est de moins en moins acceptée. Ils ne se définissent pas comme français, sauf lorsqu’ils disent que la France leur appartiendra bientôt. Des enquêtes montrent que nombre d’entre eux sont remplis d’un profond rejet de la France et de la civilisation occidentale. Un nombre croissant d’entre eux placent leur religion au-dessus de leur citoyenneté. Beaucoup sont radicalisés et prêts à se battre.

Macron, lui, ne semble pas vouloir se battre. Il choisit l’apaisement. Il poursuit résolument ses projets d’institutionnalisation de l’islam en France. L’Association musulmane pour l’islam de France (AMIF) a été créée il y a trois mois. Une de ses branches s’occupera de l’expansion culturelle de l’islam et prendra en charge la lutte contre le « racisme anti-musulman ». Une autre branche sera responsable des programmes de formation des imams et de la construction de mosquées. Cet automne, un « Conseil des imams de France » sera mis en place. Les principaux dirigeants de l’AMIF sont (ou étaient jusqu’à une période récente) membres des Frères musulmans, un mouvement qualifié d’organisation terroriste en Égypte, à Bahreïn, en Syrie, en Russie, en Arabie saoudite et aux Émirats Arabes Unis – mais pas en France.

Macron connait les données démographiques. Elles montrent que la population musulmane en France augmentera considérablement dans les années à venir. (L’économiste Charles Gave a écrit récemment qu’en 2057, la France aura sans doute une majorité musulmane). Macron sait qu’il sera bientôt impossible à quiconque d’être élu président sans le vote des Musulmans. Il agit en conséquence.

Il voit sans doute que le mécontentement qui a donné naissance au mouvement « Gilets jaunes » est toujours là. Il semble penser que la répression suffira pour empêcher tout soulèvement ultérieur. Il ne fait donc rien pour remédier aux causes du mécontentement.

Le mouvement des « Gilets jaunes » est né d’une révolte contre des taxes supplémentaires sur les carburants et contre des mesures gouvernementales excessives contre les automobilistes : limitation de vitesse abaissées à 80 km/h sur la plupart des routes,  accroissement du nombre de radars de contrôle de vitesse; forte augmentation du tarif des contraventions, complexification et augmentation du prix des contrôles techniques des véhicules. Les taxes françaises sur les carburants ont récemment augmenté à nouveau, et sont aujourd’hui les plus élevées d’Europe (70% du prix payé à la pompe). Les autres mesures prises contre les automobilistes sont toujours en vigueur et sont particulièrement lourdes pour les gens les plus pauvres. D’autant plus que ceux-ci ont été chassés des banlieues par les immigrants et doivent en conséquence vivre plus loin de leur lieu de travail.

Macron n’a pris aucune décision qui soit à même de remédier à la situation économique désastreuse en France. Lors de son élection, les prélèvements obligatoires représentaient près de 50% du PIB. Les dépenses publiques représentaient 57% du PIB (le plus élevé des pays développés). La dette du pays était proche de 100% du PIB.

Les prélèvements obligatoires et les dépenses publiques sont aujourd’hui au même niveau et n’ont pas baissé. La dette du pays atteint désormais 100% du PIB. L’économie française ne crée pas d’emplois. La pauvreté reste très élevée: 14% de la population gagne moins de 855 euros par mois.

Macron ne prête aucune attention à l’effondrement culturel croissant qui marque le pays. Le système éducatif se délite. Un pourcentage croissant d’élèves finissent leurs années de lycée sans savoir écrire une phrase grammaticalement correcte, ce qui rend largement incompréhensible ce qu’ils écrivent. Le christianisme est en voie de disparition. Une part croissante des Français non musulmans ne se définissent plus comme chrétiens. L’incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris était officiellement un « accident« , mais Notre Dame n’a été que l’un des nombreux édifices religieux chrétiens du pays récemment ravagés. Chaque semaine, des églises subissent des actes de vandalisme – dans l’indifférence générale du public. Au cours du premier semestre de 2019, 22 églises ont été incendiées.

La préoccupation principale de Macron et du gouvernement français ne semble pas être le risque d’émeutes, le mécontentement de la population, la disparition du christianisme, la situation économique désastreuse du pays, ou l’islamisation et ses conséquences. Elle est le « changement climatique ». Bien que la quantité d’émissions de dioxyde de carbone de la France soit infinitésimale (moins de 1% du total mondial), la priorité absolue de Macron est de lutter contre le « changement climatique induit par l’homme ».

La Suédoise, Greta Thunberg, âgée de 16 ans, et néanmoins gourou de la « lutte pour le climat » en Europe – a récemment été invitée à l’Assemblée nationale française par des députés qui soutiennent Macron. Elle a prononcé un discours dans lequel elle a affirmé que la « destruction irréversible » de la planète s’enclencherait très bientôt. Elle a ajouté que les dirigeants politiques « ne sont pas assez matures » et ont besoin des leçons des enfants. Les députés qui soutiennent Macron ont applaudi chaleureusement. Elle a reçu un prix de la liberté, qui vient d’être créé, et qui sera remis chaque année à des personnes « qui se battent pour les valeurs de ceux qui ont débarqué en Normandie en 1944 pour libérer l’Europe ». Il est raisonnable de supposer qu’aucun de ceux qui ont débarqué en Normandie en 1944 ne pensait se battre pour « sauver le climat ». Macron et les parlementaires qui le soutiennent ne semblent pas se préoccuper de ce genre de détails.

Macron et le gouvernement français semblent également ne pas s’inquiéter du fait que les Juifs – confrontés à la montée de l’antisémitisme et légitimement inquiets de décisions de justice imprégnées d’un esprit de soumission à un islam violent – continuent à fuir la France.

Kobili Traoré, l’homme qui a assassiné Sarah Halimi en 2017 en scandant des sourates du Coran et en criant que les Juifs sont Sheitan (en arabe: « Satan ») a été déclaré non coupable. Traoré ayant fumé du cannabis avant le meurtre, les juges ont décidé qu’il n’était pas responsable de ses actes. Traoré sera sans doute bientôt libéré de prison. Que se passera-t-il s’il fume à nouveau du cannabis ?

Quelques semaines après le meurtre de Sarah Halimi, trois membres d’une famille juive ont été agressés, torturés et retenus en otages chez eux par un groupe de cinq hommes qui ont affirmé que « les Juifs ont de l’argent » et que « les Juifs doivent payer ». Ces hommes ont été arrêtés. Ils sont musulmans. Le juge qui les a mis en examen a annoncé que leurs actions n’étaient « pas antisémites ».

Le 25 juillet 2019, l’équipe de football israélienne Maccabi Haifa devait participer à un match à Strasbourg, le gouvernement français a limité le nombre de supporters israéliens dans le stade à 600, pas un de plus. Un millier d’entre eux avaient acheté des billets d’avion pour venir en France assister au match. Le gouvernement français a également interdit la présence de drapeaux israéliens dans le stade, ou ailleurs dans la ville. Néanmoins, au nom de la « liberté d’expression », le ministère français de l’Intérieur a autorisé les manifestations anti-israéliennes devant le stade. Des drapeaux palestiniens et des banderoles portant la mention « Mort à Israël » étaient présents. La veille du match, dans un restaurant proche du stade, des Israéliens ont été violemment agressés. « Alors que les manifestations appelant à boycotter Israël sont autorisées au nom de la liberté d’expression, les autorités interdisent aux supporters du Maccabi Haïfa d’afficher notre drapeau national. Un deux poids deux mesures inacceptable », a déclaré Aliza Ben Nun, ambassadrice d’Israël en France.

Voici quelques jours, un avion rempli de Juifs français quittant la France est arrivé en Israël. D’autres Juifs français suivront. Le départ des Juifs vers Israël implique des sacrifices : certains agents immobiliers français profitent du souhait de nombreuses familles juives de partir, et achètent ou vendent des propriétés appartenant à des Juifs à un prix très inférieur à leur valeur marchande.

Macron restera président jusqu’en mai 2022. Plusieurs dirigeants de partis de centre-gauche (Parti Socialiste) et de centre-droit (Les Républicains) ont rejoint La République en marche, le parti qu’il a créé il y a deux ans. Le Parti Socialiste et Les Républicains se sont effondrés. Le principal adversaire de Macron en 2022 devrait être le même qu’en 2017: Marine Le Pen, présidente du mouvement populiste Rassemblement National.

Bien que Macron soit largement impopulaire et détesté, il utilisera probablement les mêmes slogans qu’en 2017: il dira qu’il est le dernier rempart face au « fascisme » et au risque du « chaos ». Il a de fortes chances d’être réélu. Quiconque lit le programme politique du Rassemblement National peut voir que Marine Le Pen n’est pas fasciste. Quiconque examine la situation en France peut se demander si la France n’a pas déjà commencé à sombrer dans le chaos.

La triste situation qui règne en France n’est pas si différente de celle de nombreux autres pays européens. Il y a quelques semaines, un cardinal africain, Robert Sarah, a publié un livre intitulé Le soir approche et déjà le jour baisse. " À la racine de l’effondrement de l’Occident ", écrit-il, " il y a une crise culturelle et identitaire. L’Occident ne sait plus qui il est, parce qu’il ne sait plus et ne veut pas savoir qui l’a façonné, qui l’a constitué, tel qu’il a été et tel qu’il est. (…) Cette auto-asphyxie conduit naturellement à une décadence qui ouvre la voie à de nouvelles civilisations barbares. "


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jeudi 31 mai 2018

Jupiter, reviens sur Terre !

Excellent billet de Marie-Hélène Verdier paru sur Causeur sous le titre "Pour Macron, la France ne suffit pas"


" Il est une fois un roi. Dans son discours à la Sorbonne, le président Macron avait esquissé le tableau d’une super France dans une super Europe dont il serait le super président. Les élites applaudirent ce super discours. Coup d’œil oblique outre-Rhin de la chancelière tandis que les bulletins de mauvaise conduite continuaient de pleuvoir, comme à Gravelotte, sur les mauvais élèves : les populistes, les illibéraux, les anti système. Le roi a poursuivi son rêve : Sorbonne rime avec Lisbonne.

Regarde qui je fréquente et je te dirai qui je suis

Le roi a fait le tour des royaumes étrangers. Comme il se sent bien en tête-à-tête avec les puissants de ce monde ! En face d’eux, il tient le globe terrestre dans ses mains. A Versailles, il avait reçu les princes du royaume des Gafa. Ces tournées impériales le rassurent sur sa puissance politique.

Pendant ce temps, les Français pensent et disent : la start-up France n’est pas notre code. On veut du travail pas sa flexibilité. Ni d’un « enracinement mobile » comme dit Benjamin Griveaux. Marcher, c’est bien mais pour aller où ? Où elle en est, la courbe du chômage ? Où en est la lutte contre le terrorisme ? Le contrôle des flux migratoires ? On veut… on veut… « Tout ça, ce sont des états d’âme », pense le roi qui n’en a cure. Lui, il a foi en la fée Electricité. Il croit dans la révolution numérique, dans le brassage des peuples, des races et des nations. En même temps, il aime la littérature. C’est cela, la modernité : le mélange des genres.

La France, c’est beaucoup mieux que ce qu’on dit

En un an de règne, le président a fait trois fois le tour du monde en avion mais pas de la France. S’il le faisait, il verrait que, les soirs des quatre saisons, les cafés de la rue Soufflot sont vides et que les machines à laver essorent, dans les rues, les rêves dominicaux comme il y a trente ans. S’il le faisait, il aurait senti que, le 1er mai 2018, les coins de rue ne fleuraient pas le muguet. S’il le faisait, il verrait que les vaches ne broutent pas l’herbe de nos prairies et que leurs propriétaires peinent à les nourrir. S’il le faisait, il entendrait Marianne lui dire : « France, que fais-tu d’une de tes plus belles mamelles : l’agriculture ? »

Le 25 mai, le président a accordé, depuis Saint-Pétersbourg, un entretien à Ruth El Krief, à BFM TV. Il a dit combien il était satisfait de lui sur le plan diplomatique : d’avoir remis la France dans le concert des nations, de l’Europe et du monde. La France est, grâce à lui, devenue plus souveraine, plus unie, plus démocratique. On est heureux de l’apprendre d’une bouche si auguste. Le ton est assuré, le visage plus dur. L’aigle a sorti ses serres. Lui, il n’a pas d’états d’âme parce que dire, c’est faire.

Aussi, peu de réponses concrètes tombent-elles de sa bouche sur les sujets sensibles. Il les fait donner par personnes interposées : le lendemain, François Molins, nous a-t-il « rassurés » sur l’avenir du djihadisme. On évite ainsi de prononcer jamais le mot islamisme. En revanche, le président a mis à son actif anticipé « la réforme sans précédent de l’Education nationale entreprise pour casser un système reproductif ».Certes, les bambini pourront entrer à trois ans en Maternelle. Mais supprimer des heures de philosophie, en Terminale, est-ce bien raisonnable ?

En marche impériale

Il est une fois un roi dont le rêve impérial est désormais hors sol. L’empire Europe est en miettes. La Pologne, l’Autriche, la Hongrie, la Slovaquie, la République tchèque ont secoué le joug bruxellois et revendiqué leur identité. Le Royaume-Uni a choisi de sortir de l’U.E. Bruxelles a beau lancer ses anathèmes sur les mauvais sujets, ils restent sans effet. Le jour où le président s’entretenait avec Ruth Elkrief, l’Italie venait de secouer le joug de cette Europe-là. Il est vrai qu’elle était, le lendemain, recadrée pour illibéralisme par le président italien. Le Financial Times a appelé ces mauvais sujets : « les Nouveaux Barbares ». On ne saurait mieux dire.

Le président avance envoûté et envoûtant par son verbe. On dit qu’il est disruptif. Partout où il passe – et il est partout – il fait éclater, perturbe, casse. Son moteur, c’est l’électricité. Macron, c’est Mercure à l’état pur. Il a dit : « On n’a pas fait les choses tant qu’on n’a pas transformé le réel. » Il y a un an qu’il est au pouvoir. C’est peu mais assez pour voir se dessiner quelque chose : l’Europe tout entière qui disjoncte.

Jupiter, reviens sur Terre !

Le président serait comme un Don Quichotte au milieu d’une plaine de moulins à vent. L’Europe c’est feu le Saint empire romain germanique : un regroupement de multiples principautés qui regimbent sous la férule autocratique de Bruxelles. Le projet européen des pères fondateurs est en miettes. Tout comme le rêve technocratique et multiculturaliste de nos élites. L’Europe, c’est, aujourd’hui, Waterloo morne plaine.

Il est temps de retrouver le plancher des vaches. Il est temps de faire la tournée des popotes : fermes, écoles, petites entreprises agricoles. Que le président retrouve le réel et mette de côté ses rêves de grandeur. Il a reçu, il y a peu, le prix Charlemagne. Qu’il soit un nouveau Charlemagne. Et Henri IV tant qu’à faire, avec la poule au pot. Inutile de courir en tout sens sur la planète comme l’inoubliable Podalydès dans Le Révizor criant « Je suis partout ! Je suis partout ! »

Charlemagne et Henri IV : what else ? "


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mardi 27 mars 2018

France, ô maternelle patrie, quand finira l'horrible transe ?

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Oui, mon pays est encore France : 
La fougue, la verve, l'accent,
L'âme, l'esprit, le cœur, le sang,
Tout nous en donne l'assurance :
La France reste toujours la France. 

Aujourd'hui, tout comme naguère, 
Ne sommes-nous pas, trait pour trait,
Le vrai profil, le vif portrait
Du Normand, père de nos pères ?
Français, vous êtes nos grands frères. 

Il est toujours vert et vivace,
Le rameau du vieil arbre franc ;
De sève chaude exubérant,
Superbe et fort comme la race,
Il est toujours vert et vivace. [...]

Mais au lointain si notre oreille
Entend le clairon du combat,
C'est alors que le cœur nous bat,
C'est alors que le sang s'éveille
Au son qui frappe notre oreille. 

Sonnez, chantez, clairons sonores !
Allons, étendards, en avant ! 
Dans le feu, l'éclair et le vent,
Déployez vos plis tricolores !
Sonnez, chantez, clairons sonores !

L'envahissement est immense,
Pour chasser ces grands reîtres roux,
Que ne sommes-nous avec vous, 
Jeunes soldats de la défense ! 
Oh ! notre douleur est immense.

France, ô maternelle patrie,
Nos cœurs, qui ne font qu'un pour toi,
Encore palpitants d'émoi,
Saignent des coups qui t'ont meurtrie,
France, ô maternelle patrie ! 

Ici comme là-bas on pleure.
Dévorant le sanglant affront,
Baissant les yeux, courbant le front, 
Silencieux, on attend l'heure.
Ici comme là-bas on pleure.

Quand finira l'horrible transe ?
Oh ! quand de Versailles à Strasbourg,
Cloche, canon, clairon, tambour
Proclameront la délivrance
De la grande terre de France.

(Nérée Beauchemin, Les Floraisons Matutinales, Trois-Rivières, Victor Ayotte Éditeur, 1897, p. 38-43)


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mercredi 7 mars 2018

La Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones applicable à la France ?



Quand on voit ce que sont devenus certains pays d'Europe occidentale et en particulier le notre, on ne peut que sourire à la lecture des articles 8, 9, 10, 11 et 12 de la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones adoptée en septembre 2007 mais que je découvre tout à fait par hasard aujourd'hui. A l'époque, l'ONU, ce "machin" définissait les peuples autochtones comme des "peuples liés par une continuité historique avec les sociétés antérieures à l'invasion..."

La France; les Français ne seraient-ils plus qu'un peuple autochtone ou en voie d'autochtonisation ? A quand l'adoption par la France, pour la France, de ce texte ?

" Article 8:


1. Les autochtones, peuples et individus, ont le droit de ne pas subir d’assimilation forcée ou de destruction de leur culture. 

2. Les États mettent en place des mécanismes de prévention et de réparation efficaces visant :

a) Tout acte ayant pour but ou pour effet de priver les autochtones de leur intégrité en tant que peuples distincts, ou de leurs valeurs culturelles ou leur identité ethnique ; 

b) Tout acte ayant pour but ou pour effet de les déposséder de leurs terres, territoires ou ressources; 

c) Toute forme de transfert forcé de population ayant pour but ou pour effet de violer ou d’éroder l’un quelconque de leurs droits; 

d) Toute forme d’assimilation ou d’intégration forcée ;

e) Toute forme de propagande dirigée contre eux dans le but d’encourager la discrimination raciale ou ethnique ou d’y inciter.

Article 9: Les autochtones, peuples et individus, ont le droit d’appartenir à une communauté ou à une nation autochtone, conformément aux traditions et coutumes de la communauté ou de la nation considé- rée. Aucune discrimination quelle qu’elle soit ne saurait résulter de l’exercice de ce droit. 

Article 10: Les peuples autochtones ne peuvent être enlevés de force à leurs terres ou territoires. Aucune réinstallation ne peut avoir lieu sans le consentement préalable — donné librement et en connaissance de cause — des peuples autochtones concernés et un accord sur une indemnisation juste et équitable et, lorsque cela est possible, la faculté de retour. 

Article 11:

1. Les peuples autochtones ont le droit d’observer et de revivifier leurs traditions culturelles et leurs coutumes. Ils ont notamment le droit de conserver, de protéger et de développer les manifestations passées, présentes et futures de leur culture, telles que les sites archéologiques et historiques, l’artisanat, les dessins et modèles, les rites, les techniques, les arts visuels et du spectacle et la littérature. 

2. Les États doivent accorder réparation par le biais de mécanismes efficaces — qui peuvent comprendre la restitution — mis au point en concertation avec les peuples autochtones, en ce qui concerne les biens culturels, intellectuels, religieux et spirituels qui leur ont été pris sans leur consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause, ou en violation de leurs lois, traditions et coutumes. 

Article 12:

1. Les peuples autochtones ont le droit de manifester, de pratiquer, de promouvoir et d’enseigner leurs traditions, coutumes et rites religieux et spirituels; le droit d’entretenir et de protéger leurs sites religieux et culturels et d’y avoir accès en privé ; le droit d’utiliser leurs objets rituels et d’en disposer; et le droit au rapatriement de leurs restes humains. 

2. Les États veillent à permettre l’accès aux objets de culte et aux restes humains en leur possession et/ou leur rapatriement, par le biais de mécanismes justes, transparents et efficaces mis au point en concertation avec les peuples autochtones concernés."

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vendredi 4 août 2017

Vues de la France...

Métro:

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Le faux du vrai:

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Coupables, forcément:


No comment:

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Soupirs...:


Re-soupirs...:

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Députés...:

L’image contient peut-être : 3 personnes, personnes debout  L’image contient peut-être : 1 personne

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Secrétaire d'Etat:


Premier ministre:


Première dame:


Chargée de la communication élyséenne:


Le carnet de la ville de Clichy:


Diversité:


Place de la République, c'est celui qui l'écrit qui y est !:


Neymar, Paris, Champs Elysées, cet après-midi (à comparer avec la photo de bas de billet):


Allez, bonne soirée, même en Macronie !

Folie passagère 3402
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

vendredi 15 avril 2016

Dire non quand il le faut, seul l'esclave dit toujours oui.

Je sais, le texte qui suit est assez long mais comme je le dis bien souvent: Plus c'est long, plus c'est bon. Ce discours dont vous devriez trouver sans trop de peine (et sans tricher en vous ruant sur google) l'auteur a été prononcé le 13 avril dernier. C'est bon, très bon !


" Mes chers amis,


La première République mourut deux fois. La première fois avec la Terreur, en criant : « La liberté ou la mort !» La deuxième fois dans les désordres du Directoire, un 18 brumaire. L’héritage de cette première République, celle de Condorcet et de Carnot, ne fut sauvé que par le Consulat : il fallait reconstruire l’Etat et la société pour que la Nation survécut. Bonaparte le fit en jetant, ce qu’il appelait « des blocs de granit » sur lesquels allaient s’édifier l’avenir : le Code civil, le lycée, l’Administration, le Concordat, l’Autorité…

La seconde République mourut un 2 décembre de s’être trop méfiée d’elle-même et d’avoir cédé à l’illusion lyrique des révolutionnaires de 1848. Victor Hugo fit de la défaite de 1870 le châtiment du 2 décembre. Mon penchant séguiniste m’incite pourtant à penser que le second Empire prit ce qu’il y avait de mieux dans les rêves de 48 et fit une France plus grande, plus belle, plus forte et plus prospère, celle d’Haussmann, de Duruy, de Lesseps, de la révolution industrielle et des premières lois sociales.

La troisième République, celle de Jules Ferry, sauvée par Clemenceau en 17, mourut un 17 juin, printemps de débâcle d’avoir eu peur elle aussi d’être gouvernée et d’avoir laissé la bride sur le cou aux partis et aux factions. Le malheur de la défaite, mit au pouvoir le vainqueur de Verdun qui à Montoire couvrit de sa gloire la plus grande honte et le plus grand déshonneur que la France ait jamais connus. 

La IVe, celle de Robert Schuman, de Guy Mollet et de François Mitterrand, mourut un 13 mai, au bord de la faillite et de la guerre civile, paralysée à son tour par le régime des partis.
Au moment où tout s’écroulait, elle appela le Général de Gaulle. 

Ce fut, après tant de drames, la revanche de la France qui voulait être gouvernée. La Ve République naquit de la fatigue des précédentes, de leurs jeux stériles et de leur impuissance tragique.

Ce fut la victoire de la France de Philippe Auguste, de Jeanne d’Arc, de Richelieu, de Colbert, de Napoléon, celle des soldats de l’an II, de la France Libre et de la Résistance, contre celle des politiciens et des notables, celle des féodalités qui n’aiment pas un Etat qui fasse réellement son métier et qui par conséquent les domine et qui, disait le Général de Gaulle, « ne sont plus dans les donjons, mais sont dans les partis, dans les syndicats, dans certains secteurs des affaires - excusez-moi - de la presse, de l’administration, etc … » 
Elles ont depuis relevé la tête, remis le désordre dans l’Etat, dans l’économie, dans la société, abîmé les institutions…

Prétendre gouverner sans tenir compte des leçons de l’Histoire, c’est se condamner à ne pas voir à quel point ce qui nous arrive est un recommencement.
Dans ses mémoires de guerre, rédigées dans les années 50, le Général de Gaulle écrit à propos des années 30 : « Témoin réservé, mais passionné des affaires publiques, j’assistai à la répétition continuelle du même scénario. À peine en fonction, le Président du Conseil était aux prises avec d’innombrables exigences, critiques et surenchères que son activité s’employait à dérouler sans pouvoir les maîtriser. Le Parlement, loin de le soutenir, ne lui offrait qu’embûches et défections. Ses ministres étaient des rivaux. » 
Ça ne vous rappelle rien ? Nous y revoilà ! 

Et toujours pour les mêmes raisons qui sont d’abord intellectuelles et morales. Et toujours par l’abaissement de l’Etat et de l’autorité. Et toujours par la perte du sentiment national et du goût de servir une cause plus grande que soi. Et toujours parce que les féodalités veulent pouvoir faire leurs petites affaires dans leur coin et se servir au lieu de servir. Et toujours à cause des marchandages et du clientélisme. Et toujours à cause de la démagogie et de la faiblesse. Et toujours à cause des petits calculs et des basses combinaisons.

Et toujours cela a mal fini. Et toujours cela finira mal.

Et toujours quand on croit que les grands drames ne reviendront jamais, on les fait revenir.
Qui ne voit les désordres du monde ? Le monde n’en a pas connu de tels depuis 70 ans. Qui ne mesure, jour après jour, la montée des périls ? Qui ne ressent que ce que nous pouvons perdre est immense ? Tout ce qui nous a fait aimer le plus beau pays du monde et aimer la vie. Tout ce qui nous a fait ce que nous sommes, et un peuple libre.

6 millions de Français confrontés directement aux difficultés de l’emploi et leurs familles et leurs enfants, depuis si longtemps : Munich social disait Philippe Séguin ! Munich économique et Munich industriel aussi. Et les usines qui partent et nos enfants aussi.

Et Munich culturel : dix siècles durant, nous avons marché vers l’unité non sans avoir à affronter de terribles épreuves, guerres de religion et guerres civiles. Nantes se souvient de Carrier comme Béziers se souvient de la Croisade des Albigeois, les protestants de la Saint Barthélémy et les Catholiques du père Combes.

Mais au moment où l’unité semblait enfin accomplie après tant de divisions et de drames, où sans rien oublier, l’histoire de chacun semblait être devenue l’Histoire de tous, voici la Nation menacée de se disloquer en une juxtaposition de communautés et de tribus. Détruire prend beaucoup moins de temps que construire. Qui ne perçoit la vitesse à laquelle la France se défait ?

Dans l’interdiction du cumul des mandats se dissimule l’opposition fatale du national et du local; dans la charte des langues régionales et minoritaires la première reconnaissance juridique des minorités; dans l’indépendance du Parquet la future guerre de la justice contre l’Etat qui a déjà commencé et qui mènera au chaos institutionnel; dans la suppression du service national la perte du sens du devoir, du sentiment national du lien entre l’Armée et la Nation, d’un creuset où se mêlaient toutes les conditions et toutes les origines; dans l’Union Européenne, l’instrument de ceux qui n’aiment pas les Nations et rêvent de l’Europe du Moyen âge avec ses principautés et ses Villes-Etats. L’Union Européenne, grand rêve qui tourne au cauchemar et qui rappelle au lieu de les chasser les vieux démons qui au long de l’Histoire ont déchiré le continent et l’ont mené au bord de l’anéantissement.

Un poète meurt dans le camp de concentration de Theresienstadt en écrivant ces derniers vers :  

« Il me reste d’être l’ombre parmi les ombres, 
D’être cent fois plus ombre que l’ombre, 
D’être l’ombre qui viendra et reviendra 
Dans ta vie ensoleillée… »

Quelques mois plus tard, les longues files des morts vivants de « Nuit et brouillard » sortiront des camps hanter la conscience européenne avec la première image véritable de l’enfer.

On voulut faire l’Europe pour que cela n’arriva plus jamais. On s’y prit le plus mal possible. On voulut croire que les Nations étaient coupables alors que c’était les hommes, leurs défaillances morales et le malaise que celles-ci engendrent dans la civilisation. C’était les hommes, et leur désir de vengeance, qui avaient humilié des peuples et allumé chez eux une haine terrible. C’était les hommes, et leur aveuglement, qui avaient cru qu’en mettant la guerre hors la loi il n’y aurait plus de guerre et qui, au lieu de miser sur les chars et les avions avaient choisi la ligne Maginot. C’était les hommes, les politiciens, qui en 1935 avaient préféré la déflation à la dévaluation et déclaré que la « situation financière de la France » ne permettait pas d’augmenter les dépenses militaires. C’était les hommes, les politiciens, qui en 1936 avaient dit « Nous ne laisserons pas Strasbourg à la portée des canons allemands » et qui n’avaient rien fait et qui de renoncements en renoncements, avaient fini à Munich quand ils n’avaient pas fini dans la collaboration en partageant le rêve hitlérien d’une Grande Europe où il n’y aurait plus de Nations, mais seulement des maîtres et des esclaves.

A nouveau les survivants, ceux des champs de bataille, ceux des maquis, ceux des camps, ceux des bombardements, crièrent « plus jamais ça !»

Mais en voulant effacer les Nations, en voulant empêcher les gouvernements de gouverner, en servant d’alibi à tous les renoncements de la politique, en voulant placer la politique et la démocratie sous la tutelle des juges et des bureaucrates pour mettre soi-disant l’Europe à l’abri des passions populaires, ce qu’ils firent réveilla les vieux démons qui se réveillent toujours quand la raison déserte. Et il n’était pas raisonnable de chercher à aplatir l’Europe, à la débarrasser de tous ses héritages, à effacer toutes ses frontières, à affaiblir les Etats, à faire table rase de toutes les réalités historiques, géographiques, culturelles, démographiques, identitaires, sur lesquelles doivent se construire toutes les politiques, celles de la raison, comme celles des sentiments.

Maintenant, tous les démons sont à nos portes. Le profond malaise des sociétés de l’Occident en général, de l’Europe en particulier engendre des monstres.Reste à savoir si nous allons nous laisser dévorer par les monstres ou réagir. Reste à savoir si d’une façon ou d’une autre, nous allons refaire moralement et intellectuellement le chemin qui conduit de la ligne Maginot jusqu’à Montoire en passant par Munich ?

Dans le monde tel qu’il va, dans l’Europe telle qu’elle se disloque, dans la France telle qu’elle se défait, la faiblesse et l’aveuglement sont plus dangereux que jamais. Dans ces circonstances, on n’a pas le droit d’être un politicien, on n’a pas le droit, moralement de faire la politique des petits arrangements, des petits calculs, des clientèles quand se joue le destin de la civilisation et de la Nation.

Si nous commençons à prendre conscience que nous pouvons tout perdre, alors notre devoir est de résister et de nous battre comme se battaient les résistants de jadis « Pour une fierté dont au fond ils ne savaient qu’une chose, c’est qu’à leurs yeux, la France l’avait perdue ». 

Au regard de ce devoir, voyez le spectacle lamentable qui nous est offert : un Président de la République qui congédie un Ministre de l’économie qui tient un discours de gauche pour en nommer un autre qui tient un discours de droite et crée un parti de droite pour concurrencer la majorité de gauche tout en restant dans un gouvernement de gauche. Ce Président n’est pas l’héritier du Général de Gaulle mais celui des politiciens de la IVe République, ou de ceux de la IIIe qui en 1945 préféraient reconstruire leur parti que reconstruire la France.

Monsieur Ayrault croit qu’il a été Premier Ministre de la Ve République. Il n’a pas compris qu’il avait été à la tête d’un gouvernement de la IVe République où chaque Ministre représente non l’intérêt général mais une clientèle qu’il défend. Ce n’est pas tellement différent, c’est même parfois pire, avec son successeur : un gouvernement où chacun vit sa vie et qui d’un côté étrangle les services publics et les collectivités locales avec le rationnement budgétaire et de l’autre distribue sans compter l’argent des Français pour calmer quelques militants de l’UNEF excités qui croient devenir adultes en bloquant des lycées ou en lançant des bouteilles sur des CRS.

N’accusons pas le « socialisme », il n’y est cette fois pour rien. Si au moins ce gouvernement était socialiste, nous saurions contre quoi nous nous battons et les électeurs sauraient pourquoi ils votent. Et cette gauche qui a trahi tout ce que la gauche a signifié dans notre Histoire, cette gauche de François Hollande et de Guy Mollet, cette gauche qui n’est même plus la gauche renie tous les jours celle de Jaurès, de Léon Blum et des luttes des ouvriers pour la reconnaissance de leur dignité. Cette politique n’est pas socialiste, elle n’est pas de gauche, elle n’est pas de droite non plus, ni du centre. C’est seulement la politique du chien crevé au fil de l’eau qui, dans les circonstances si graves où nous nous trouvons, peut engendrer de bien grands malheurs.C’est la politique politicienne qui nous a coûté si cher dans le passé.

Que ce soit par défaut ou par le mensonge, le politicien veut être élu. Mais, le prochain Président ne doit pas être élu par défaut, ni sur un mensonge. Il aura besoin d’un mandat. Il aura besoin de susciter l’adhésion et la confiance, sinon comment pourra-t-il gouverner ce peuple en colère qui réclame que l’on s’occupe de lui ?

Il lui faut un projet ? Je vous propose ce préambule :

« Pour marcher droit vers son but, il faut que la nation soit guidée par un État cohérent, ordonné, concentré, capable de choisir et d’appliquer impartialement les mesures commandées par le salut public. Le système actuel, suivant lequel des partis rigides et opposés se partagent tous les pouvoirs, doit donc être remplacé par un autre où le pouvoir exécutif procède du pays et non point des partis et où tout conflit insoluble soit tranché par le peuple lui-même. Cela, chaque Français le sent. »
Ce sont les mots du Général de Gaulle en 1947 ! De l’Histoire ? Non, de nouveau le présent et l’avenir. Notre civilisation peut mourir. L’Europe peut se disloquer. Notre pays peut disparaître.

La folie destructrice des idéologues nihilistes qui veulent encore une fois en finir avec toute autorité et des politiciens prêts à toutes les démagogies pour être élus, l’ivresse du pouvoir d’une Justice qui se prend pour les Parlements de l’ancien régime, une presse enragée qui condamne d’abord et qui instruit après, menacent les fondations : celles de la famille comme celles de l’Etat, celles de la Liberté, de l’Egalité, de la Fraternité et de la Paix.

Mais comment vivrons-nous ensemble si tout est détruit ? On peut rester les bras croisés devant les malheurs du Monde. Mais un jour fatalement, ces malheurs deviennent les nôtres.Nous y sommes. Je ne reproche pas à ce gouvernement, à cette majorité d’être de gauche, ni d’être de droite mais de ne pas sentir que nous sommes arrivés à ce point où les malheurs de chacun deviennent les malheurs de tous. Je leur reproche de ne pas prendre conscience des devoirs que cela leur impose.

Monsieur Macron dit : dépassons les clivages ! Très bien ! Mais il y a deux façons de le faire: par le social-libéralisme ou par le Gaullisme. C’est peut-être le grand clivage de l’avenir. Il s’imposera peut-être si le Gaullisme revient. S’il ne revient pas, le clivage sera le Front National contre tous les autres qui diront tous la même chose. Alors, comment cela finira-t-il ? Le Gaullisme contre le social libéralisme : la politique du peuple contre celle des dîners en ville. Ceux qui unissent, ceux qui divisent.

Avant, on avait la lutte des classes. Maintenant, on livre à la vindicte publique chaque catégorie sociale tour à tour en cherchant à coaliser contre elle toutes les autres, en attisant la jalousie et le ressentiment : un jour, les chômeurs, un autre, les fonctionnaires, les salariés, les notaires, les pharmaciens… Spécialité d’un Ministre de l’Economie qui va à Davos expliquer en anglais, aux banquiers du monde entier qu’il n’est pas raisonnable de payer un peu plus cher les heures supplémentaires de ceux qui travaillent plus que les autres. Et quand je pense que certains de mes amis aimeraient voir Monsieur Macron adhérer aux Républicains. Moi qui pensais appartenir à une famille politique qui voulait réhabiliter la valeur travail !

La question sociale et la question nationale : Le clivage pertinent est entre ceux qui se posent ces deux questions et ceux qui ne se les posent pas. Le Gaullisme contre « le social-libéralisme » qui n’a rien du tout de social : La politique pour ceux aussi qui n’ont rien ou qui n’ont pas beaucoup et la politique seulement pour ceux qui ont tout et besoin de rien. Ceux qui ont peur pour leur avenir et ceux qui ont toutes les raisons de n’avoir peur de rien. (...)

On ne s’en sortira pas avec « Nuit debout » sur la place de la République, en tirant les fonctions électives au sort, avec des mandats très courts et non renouvelables. On ne s’en sortira pas en détruisant la politique et la démocratie représentative. On s’en sortira en faisant de nouveau prendre de la hauteur à la politique.

La République au bord du gouffre a toujours désespérément cherché un sauveur. N’attendons pas trop le sauveur qui pourrait bien ne pas ressembler ni à Bonaparte, ni à Napoléon III, encore moins au Général de Gaulle … Et tendons l’oreille au bruit de ce qui germine souterrainement dans la société. La germination va bientôt faire éclater la terre… Pour le meilleur ou pour le pire. A nous de choisir.

De choisir la vraie réforme qui est la réforme intellectuelle et morale : celle de la politique, celle de l’Ecole, celle du travail, celle de la famille. A nous d’avoir la force, le courage de dire non à ce qui nous conduit au pire. 

Dire non à l’Europe quand elle dérive, quand elle veut nous obliger à laisser mourir notre agriculture, notre industrie, les valeurs de notre civilisation, la souveraineté de notre peuple. Dire non à l’Allemagne quand elle veut piétiner la Grèce. Dire non aux Etats-Unis quand ils veulent affaiblir nos entreprises avec leurs tribunaux et nous imposer leur loi avec le traité transatlantique. Dire non aux concurrences déloyales, aux dumpings. Dire non : le non du 18 juin, le non du Général de Gaulle quand les Américains voulaient évacuer Strasbourg, lors de la contre-offensive allemande dans les Ardennes en décembre 44, le non du Général de Gaulle quand il fit la politique de la chaise vide à Bruxelles qui a sauvé la politique agricole commune. Dire non aux mots creux, aux slogans qui interdisent de penser et de choisir, non au modernisme, au progressisme, au nihilisme qui justifient tant de folies, tant de destructions, tant d’inconséquences et tant de reniements des plus vieilles leçons de la sagesse humaine.

Dire non quand il le faut, en se souvenant que « seul l’esclave dit toujours oui. »

Vive la République ! Vive la France ! "

Folie passagère 3139.
Charles De Gaulle In Paris, France On November 11, 1968 - Charles De Gaulle during a commemoration at Notre-Dame de Paris for the fiftieth anniversary of the armistice of World War I.
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jeudi 31 mars 2016

Où sont-ils et combien sommes-nous ?


Mais quel cirque !

Une dizaine de lycées parisiens fermés (à priori illégalement car la décision a été prise hier et avant hier) aujourd'hui, pas à cause d'une menace d'attentat, d'un affaissement simultané des toitures ou Dieu sait quoi, non fermés par mesure de sécurité: Pour éviter des attroupements, des affrontements entre lycéens grévistes et non grévistes ou des dégradations ! Non mais on va où, là ? C'est quoi ce pays où des proviseurs préfèrent fermer boutique par crainte de désordre ! C'est quoi ce pays où l'on donne la parole à une lycéenne pour qu'elle puisse dire tout le mal qu'elle pense de ces fermetures ? Si, si, je viens de l'entendre sur Itélé même qu'elle se fait appeler Galatée et qu'elle avait autant de rouge à lèvres qu'une vieille pute à 10 balles: Vous comprenez, qu'elle a dit, c'est pas normal de fermer les lycées, on ne peut pas y faire d'AG pour parler de la grève et des actions à mener, on ne peut pas se rassembler ensemble avant de partir à la manif, non, c'est vraiment pas cool ! Pauvre conne !

Je peux comprendre que des lycéens manifestent, à leur place, peut-être aurais-je fait de même; ils ont de quoi être inquiets, l'avenir n'est vraiment pas serein, mais tout de même... Y en a-t-il seulement 1 sur 10 qui ait pris connaissance du texte de ce projet de loi El Connerie ?

Non mais quel cirque!

De mon bureau, la télé allumée, je vois du coin de l’œil Rennes, Marseille, Toulouse, Grenoble, Nantes ou Paris en grève et tremblant aux cris des manifestants contre la loi travail. Des policiers blessés, des jets de pierre, de pavés ! Une police obligée de recourir aux canons à eau. Des cagoulés qui cassent tout sur leur passage. 30 000 manifestants à Paris autant à Marseille ou Toulouse, des jeunes, des moins jeunes, des vieux, des syndicalistes, y a de tout ! Y a même des fonctionnaires. Comme cet extrémiste de Besancenot, postier de son état payé par les contribuables, en train se plaindre que les policiers sont trop près des manifestants, qu'il ne faut rien garder du projet El Connerie et qui appelle au blocage du pays. Non, mais ça va quoi ! C'est ça la France apaisée qu'on nous avait promise ?

Mais quel est donc ce pays où l'immense majorité des habitants accepte, sans quasiment broncher, d'assister depuis 4 ans à un tel naufrage, naufrage orchestré par un Président qui ne vaut plus un clou et dont la côte de popularité ne cesse de s'effondrer; à un point que l'on peut réellement se poser la question de sa légitimité !

Les lycéens et les syndicalistes qui ne représentent qu'eux-mêmes dans la rue, je peux comprendre mais les 6 millions de chômeurs, les 10 millions de précaires, les retraités aux pensions de misère, les handicapés à qui on annonce, royal, une hausse de 0,1% (soit 81 centimes) de leur allocation (AAH) quant on revalorise de 1,2% le point d'indice des fonctionnaires, les centaines de milliers de gens à qui on impose l'achat d'un décodeur s'ils veulent continuer à regarder la TV passé le 5 avril,  ceux qui en ont ras le bol de bouffer des pâtes dès le 10 du mois, les Français qui en ont assez de ne plus se sentir chez eux,..., ils sont où tous ces gens qui ont de vraies et bonnes raisons d'être furieux, ils sont où ? Parce que quitte à ce que ce soit le cirque, autant hisser le grand chapiteau, un vrai cirque, quoi, pas ces manifestations à la con d'aujourd'hui, des manifestations pour une loi qui, de toute façon, sera adoptée même vidée de tout son contenu initial.

Combien sommes-nous à nous contenter d'un simple bulletin de vote et d'une urne pour exprimer notre mécontentement ?  Combien sommes-nous à préférer le repli sur soi ?

Combien sommes-nous à rêver d'un Grand Soir et de lendemains qui chanteraient, combien sommes-nous à ne plus supporter cette classe politique, combien sommes-nous à en avoir assez de galérer, combien sommes-nous à ne plus accepter de voir à quel point notre pays sombre, combien sommes-nous à ne plus supporter la gabegie ambiante combien sommes-nous à ne plus accepter d'être dirigé par pareille engeance,... Oui Combien sommes-nous ? Indubitablement des millions mais nous ne bougeons pas. Des veaux ?

Ce Président et son gouvernement - puisque c'est ainsi que nous sommes censés les appeler - ont beaucoup de chance. Vraiment.

Folie passagère 3120.
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vendredi 4 mars 2016

Pape François a dit bien plus que: " La France doit devenir un pays plus laïc "


Alors voilà qui m'énerve. Encore ! Depuis quelques jours, en fait depuis que les journaleux du magazine La Vie ont été reçus par le pape François, je lis vraiment n'importe quoi, n'importe quoi relayé par la presse et par nombre de personnes qui ne se donnent pas la peine de chercher à savoir... 

De quoi s'agit-il ? Le pape François aurait déclaré: " La France n'est pas assez laïque ". QuÔA !, un pape qui se plaint d'un manque de laïcité chez la fille aînée de l'église ! Horreur, malheur, et tant qu'à faire, blasphème ! On croit rêver ! 

Et bien justement, on rêve, le pape n'a jamais dit ça, du moins pas en ces termes et il n'a pas dit que cela. Mais c'est comme à chaque fois qu'un pape émet une idée qui pourrait, une fois tronquée et/ou interprétée de travers, porter atteinte et nuire à l'Eglise, la populace et ceux qui ne fouillent pas un peu se font avoir. En beauté. 

Qu'a dit exactement le Pape François ? Il a dit de manière on ne peut plus claire et explicite:

" Votre laïcité est incomplète. La France doit devenir un pays plus laïc. Il faut une laïcité saine. Une laïcité saine comprend une ouverture à toutes les formes de transcendance, selon les différentes traditions religieuses et philosophiques. D’ailleurs même un athée peut avoir une intériorité. (...) Une critique que j’ai envers la France est que la laïcité résulte parfois trop de la philosophie des Lumières, pour laquelle les religions étaient une sous-culture. La France n’a pas encore réussi à dépasser cet héritage."

Avouez, pour qui peut et veut comprendre, que cette déclaration, complète, a une toute autre signification qu'un simple " La France n'est pas assez laïque ". Ce n'est pas son début de phrase qui est important mais bien la fin. En gros et pour faire simple, selon François, la France d'aujourd'hui vit sous le régime d'une laïcité issue de la Révolution, une laïcité qui, par définition à la mode laîcarde républicaine, vise à brimer, à étouffer, à faire disparaître toutes traditions religieuses et toute expression d'une quelconque religiosité. C'est donc une laïcité incomplète, imparfaite puisqu'elle ne permet pas l'ouverture à toutes les formes de transcendance... La vraie laïcité, une saine laïcité, c'est celle qui, protégée par les autorités, permet à tout un chacun de vivre sa foi sans pour cela emmerder les autres. Force est de constater qu'en France, ce n'est pas le cas et que depuis la Révolution et tout autant depuis 2012 (remember les déclarations de Vincent Peillon), les hussards noirs de la République et autres laïcards n'ont pas ménagé leurs efforts pour "étouffer" les cathos.

Ainsi lue, complète et comprise, la déclaration du Pape François est parfaitement logique et placée au coin du bon sens.

Alors par pitié, quand on vous relaie, souvent de manière tronquée ou avec sensationnalisme,  une citation d'un personnage connu, qui plus est quand elle est émise par une " autorité " morale ou politique, avant de monter sur vos grands chevaux, cherchez à savoir et à comprendre, ça vous évitera de passer pour une andouille et vous permettra, qui sait, de rétablir la vérité.

(Allez, sans rancune Carine...)

Folie passager 3081.
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France, 2019.