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vendredi 17 mars 2017

Sondage internautes: Le Figaro pris en flagrant délit de trucage ?

Une fois n'est pas coutume, c'est au tour du Figaro d'être épinglé ici !

Depuis quelques années, tous les journaux, via leur site internet, proposent aux internautes des sondages rapido: Une question simple, deux ou trois réponses maximum (oui, non, ne se prononce pas). L'audience des médias en question étant importante, plusieurs dizaines de milliers de votants,  on donne donc à ces sondages express une sorte de légitimité.

Oui, sauf que quand le résultat n'est pas conforme soit à la tendance du journal soit à la doxa dominante, le sondeur peut discrètement truquer les résultats, faire disparaître illico le sondage ou  changer la question après le vote... C'est exactement ce que semble avoir fait dernièrement le Figaro:



La question initiale, comme on peut le voir dans l'adresse internet de l'article en question sur la capture d'écran ci-dessus ou sur le site du Figaro, était: " Etes-vous favorable à la sortie de l'euro ? " et les internautes votent massivement, 75 779 participants. Résultat: 59% répondent " oui ", ils sont favorables à une sortie de l'euro; un choc à la rédaction ! Quand seulement 41% déclarent ne pasy être favorables. Des résultats pas vraiment conformes à la tendance du Figaro. Rendez-vous compte, à un mois de l'élection présidentielle,  près de 60% des internautes et donc, en quelque sorte, 60% des Français abondent dans le sens de MLP ou de Mélenchon, voilà qui fait désordre !

No problemo, don't worry, le Figaro a la solution, il lui suffit de changer, après le vote, l'intitulé de la question mais pas les résultats et le " êtes-vous favorable à la sortie de l'euro " devient " Craignez-vous les conséquences d'une sortie de l'euro ? ". Ni vu, ni connu, j't'embrouille et hop ! 59 % des internautes favorables à une sortie de l'euro se transforment en 59% des internautes craignent une sortie de l'euro ! Et l'internaute, pris dans le tournis infernal des infos qu'il reçoit en permanence n'y voit, que du feu ! 

Non mais, une nouvelle fois, il ne s'agirait pas d'apporter à un peu plus d'un mois de la présidentielle de l'eau au moulin du Front National ou de la France Insoumise !

Friands de ces sondages ? On imagine bien que si le Figaro pratique ainsi, les autres ne doivent pas se gêner. Méfiez-vous en avant tout, et ouvrez bien les yeux, la manipulation fonctionne à plein régime !

(NB: J'ai signalé cette " bizarrerie " à une connaissance travaillant au Figaro.fr, reste à savoir combien de temps la page en question restera disponible... )

Sur ce bonne soirée, même en Socialie !

Folie passagère 3481.
Résultat de recherche d'images pour "manipulation"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

samedi 10 mai 2014

Aides à la presse 2013: Demandez le classement ! Qui touche plus que qui ?

Enfin, ça y est, le récapitulatif des aides à la presse est sorti pour l'année 2013. Openstanding nous en a fait une jolie présentation avec cette infographie interactive des 200 titres ayant touché le plus de pognon de la part de l'Etat, c'est à dire, le votre de pognon. Notez qu'il s'agit ici des aides directes qui ne prend donc pas en compte d'autres petits avantages ou  des subventions provenant d'ailleurs comme par exemple de syndicats professionnels ou de divers fonds. Ainsi, ne cherchez pas Mediapart, les subventions publiques qu'il touche, 240 000 euros en 2012, proviennent du "fond d'aide au développement des services de presse en ligne non liés à un titre de presse classique".



Ainsi, vous pouvez jouer et chercher quel est, parmi 200 titres celui qui a le plus touché de subventions directes. Vous pourrez comparer l'évolution entre 2012 et 2013, prendre connaissance de la diffusion annuelle et du montant de l'aide ramené à l'exemplaire.

En cliquant sur la case Figaro (vous pourrez faire de même avec CGT Ensemble ou Prions en Eglise), vous découvrirez qu'en 2013, le journal a touché l'équivalent de 5,6% de l'ensemble de ces aides directes soit 16 179 637 euros, en baisse de 11,41% par rapport à 2012, soit 16 centimes par exemplaire pour une diffusion totale de plus de 103 millions d'exemplaires (+2 millions vs 2012).

Effet crise et désir d'économiser vos sous ? Toujours est-il que de nombreux titres ont vu leur dotation baisser en 2013. La seule chose que ce classement ne vous dira pas, c'est quelle est la clé de répartition...

A vous de vous amuser, vous ne perdrez pas votre temps et ferez de drôles de découvertes !

Folie passagère 2272.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 21 février 2014

Jean-Marc Ayrault menace le Figaro


Imaginez ne serait-ce qu'un instant François Fillon, premier ministre de Sarkozy, las des articles fustigeant la politique de son gouvernement, dire: "Le journal Le Monde n'a pas besoin des 18 millions d'euros de subventions que l'Etat lui verse chaque année" ou bien la même chose à propos des 10 millions versés à Libération. Vous imaginez le tollé et les réactions outragées de tout ce que la gaucholalie compte de supporters... On aurait crié à la censure, à l'atteinte à la liberté de la presse et à la liberté d'expression; la République et la démocratie en danger, etc...

Oui imaginez cela même si l'ancien premier ministre et l'Ex n'ont rien dit de tel alors que pourtant ils ne furent pas épargnés par la presse...

Le Figaro a le don d'énerver le nouveau pouvoir (Mais curieusement pas Libé). Celui-ci n'aime pas ses Unes, ses articles et le ton critique qu'il utilise pour qualifier depuis 20 mois l'action de nos nouveaux dirigeants. Pas une semaine sans que Matignon ou l'Elysée ne soient brocardés par le quotidien de Dassault. Ayrault et hollande ne sont pas contents et ne se privent pas de le faire savoir. Ils en ont même tellement marre que Ayrault s'est fendu d'une petite phrase qui n'a dérangé ni outragé personne: "Le Figaro, qui reçoit une aide annuelle de 18 millions d’euros, n’en a pas besoin. Et, dans le cas contraire, Dassault, qui finance ses Rafales avec l’aide de l’Etat, peut payer." Le sous-entendu est limpide et le Lab d'Europe 1 ne s'y est pas trompé en titrant:"Jean-Marc Ayrault réfléchit à revenir sur les aides accordées au Figaro". 

En Socialie, on ne saurait critiquer le pouvoir sans s'exposer à des menaces ou des représailles. En Socialie, on n'hésite pas à annuler d'un trait de plumes les 5 millions d'euros qu'un journal de gauche, L'Humanité, doit à l'Etat, on n'hésite pas à traîner des pieds pour réclamer à Médiapart le million d'euros qu'il doit au fisc; en Socialie, on n'hésite pas, à mots à peine couverts, à menacer un journal d'opposition de lui supprimer ses subventions...

C'est-y pas beau?

Le groupe Le Figaro, malgré une légère baisse de ses ventes au numéro (-1,9%) en 2013, a annoncé finir l'année 2013 avec un résultat d'exploitation de 22 millions. Preuve s'il en est qu'une bonne gestion permet à un groupe de presse de ne pas perdre d'argent. Je serai Le Figaro, je dirai "chiche" à Ayrault, "Supprimez-nous les subventions ! Mais attention au retour de bâton, en échange, nous ne nous retiendrons plus."

Maintenant, si vous voulez mon avis, nous devrions supprimer l'intégralité des subventions à la presse, y compris les aides indirectes comme la niche fiscale des journalistes, ce serait le seul moyen d'avoir la garantie d'une presse réellement indépendante.

Le saviez-vous: CFDT Magazine, Voici, Closer ou Le Journal de Mickey touchent chacun près de 500 000 euros de subventions chaque année. Nous Deux, Prions en Eglise ou Micro Hebdo perçoivent environ 350 000 euros. CGT Ensemble et Modes et Travaux, 250 000 euros.

En 2012, l'Etat français aura versé près de 2 milliards d'euros d'aides directes à la presse.

Folie passagère 2148
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 28 août 2012

Quand Libé se prend pour Le Figaro !

C'est enfin fait. Je trainais, trainais encore. Mais voyez-vous, devoir renoncer à mes vieilles lunettes, c'était comme un déchirement. On en avait vu tellement ensemble, des vertes et des pas mûres. J'y étais attaché, un peu comme à un vieux jean que l'on ne veut pas jeter. Tant pis, c'est fait. Toutes belles, toutes neuves, toutes chères, les nouvelles. 

Si seulement, bien plus tôt, on m'avait dit qu'en changeant de binocles, je pourrais confondre Libération avec Le Figaro, effectivement, j'aurais opéré la mutation depuis longtemps...

" Difficile rentrée pour le gouvernement et la majorité rose-verte qui enchaînent couacs, tensions et confusions. Sur le carburant, le renoncement pur et simple à une promesse de campagne - bloquer les prix à la pompe - n’est évité que par une baisse cosmétique de quelques tout petits centimes par litre. Dissipation du volontarisme politique en cent jours, alors que tant de Français ne peuvent se passer de la voiture. Mais c’est sur le nucléaire, sujet ultrasensible depuis Fukushima, que le moteur à explosion de la majorité s’est remis en marche. Une «filière d’avenir», comme le pense Arnaud Montebourg ? Zizanie garantie. Déjà au PS, où il doit y avoir autant de réponses à cette question que de militants, d’éléphants et d’élus locaux. Surtout si ceux-ci ont, dans leur fief, des implantations et des salariés du secteur. Quant aux Verts, les dirigeants de l’extérieur s’indignent nettement plus que les ministres écolos, obligés de la boucler au nom de la cohésion gouvernementale. Qui en est dupe ? Normalement, ces querelles se tranchent très en amont, via un accord entre partis politiques. Le problème de celui qui fut négocié par Cécile Duflot et Martine Aubry est simple : François Hollande ne s’y est jamais reconnu, ce texte lui collant aux doigts comme un sparadrap vert pendant toute la présidentielle. Sur l’énergie, comme sur d’autres dossiers, impossible de saisir la logique de l’action gouvernementale. Demeurent une impatience, un malaise grandissant. Pour ne pas dire un sentiment d’amateurisme. "

Nicolas Demorand, édito de Libération du 27 août.

Étonnant, non ? Pour un peu, on dirait presque du Thréard.

Folie passagère 1319.
 
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 10 avril 2012

Sarkozy refuse une interview à Libération !


C’était drôle, une démarche assez amusante. Libération voulait interviewer Nicolas Sarkozy, mais ce dernier a décliné. Et l’explication fournie fut assez simple et directe, ce matin sur i-télé:
« Vous avez lu Libération depuis plusieurs mois ? Je donne des interviews à qui je veux, et les titres de Libération, ils les établissent comme ils l’entendent. Chacun fait comme il souhaite dans une campagne où Libération a pris position, ce n’est même pas une prise de position, c’est d’une certaine façon chaque jour un discrédit, une déconsidération de ce que je suis. »
Effectivement, les Unes de Libération contre la candidature Sarkozy et en faveur de l'élection de François Hollande sont devenues si outrancières qu’elles n'amusent plus la galerie et indisposent certains journalistes du quotidien lui-même. En mars dernier, les journalistes réunis en AG avaient réclamé plus d’honnêteté à la direction dans le traitement de l’actualité politique.

Fichtre!

Avec un tel refus, Nicolas Sarkozy a plus à perdre qu’à gagner. Libération est un journal encore très lu, y compris par un électorat centriste.

Mais il faut aussi rester droit: en agissant ainsi, le président-candidat pointe du doigt le systématisme outrancier de la direction du journal.

Bravo !

  Vous l'aurez compris, le texte ci-dessus est une pure fiction honteusement et sans aucun scrupule pompée sur le papier d'un degauche farouchement opposé à Nicolas Sarkozy. Je me suis juste contenté de remplacer Hollande par Sarkozy et Figaro par Libération. Les liens inclus ne sont que l'exact miroir de ceux de son billet.

Dans son billet, l'anti-sarkozyste pathologique Juan de Sarkofrance prenait la défense du candidat Hollande, celui-ci ayant, par sectarisme et au nom de la haute opinion qu'il se fait de sa propre personne, refusé l'invitation qui lui était faite par le Figaro de répondre à une interview. L'offre a été faite conjointement aux 4 " gros " candidats à la présidentielle. Seul, le candidat " normal " a refusé.

Les degauches saluent donc le refus d'Hollande de répondre aux questions ( gênantes ? ) du Figaro. Que n'auraient-ils pas dit si Sarko avait refusé, pour peu qu'on lui propose, de répondre aux questions de Libération. Sarkozy n'aurait certainement pas refusé. Se présentant avec intelligence comme le candidat de la France et du peuple Français, il n'aurait pas eu l'outrecuidance toute hollandaise de snober une partie de la presse française... Parions que si Libération proposait à Sarkozy de répondre à une interview, il n'aurait pas refusé.

Encore faut-il qu'on lui propose !

Folie passagère 1116
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.