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vendredi 24 février 2017

Théo visé par une enquête de police: nouvelle preuve de l'amateurisme de François Hollande

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C''est tout de même incroyable ! Depuis trois semaines, pas un jour ne passe sans que l'on nous parle de l'affaire Théo. Pas un jour sans un reportage, quelques manifs par ci, par là et quelques casseurs en prime ! Il y a eu le bordel à Bobigny et dans plusieurs villes de France pour soutenir ce pauvre pénétré par une matraque télescopique et hier encore, ce sont des lycéens parisiens, stimulés par des extrêmes gauchistes, qui ont mis le bronx place de la République.

Autant dire que quand on parle de Théo, tout le monde sait de quoi il s'agit. Mais tout le monde ne sait pas forcément que l'enquête de l'IGPN contredit formellement la version du jeune homme, normal, cette enquête n'a pas été elle médiatisée. Par contre, Théo sur son lit d'hôpital, ça, on sait ! Même que Présiflan, jamais à court de démagogie, a été lui rendre visite, déclarant même que ce " jeune homme avait beaucoup de courage et était exemplaire " ! D'ailleurs, dans la cité, les "gens" ainsi que ses proches, ses frères et soeurs, nous l'ont tous dit: c'est un brave garçon, qui joue au foot et toussa, un mec sympa, pas un voyou. Alors, les noeuds-noeuds du bulbe, ils y ont cru au gentil Théo et à cette jolie famille Luhaka bien insérée... Pas touche à Saint Théo !


Sauf que hier, vers 18h00, le Parisien fait de curieuses révélations, révélations bien étayées, chiffres et sources fournies. La famille de Théo, et Théo lui même, sont visés par une enquête de la police judiciaire pour, je cite, " suspicion d’abus de confiance et escroquerie ", faits auxquels on pourrait ajouter détournement de fonds publics et emplois fictifs ! (voir tous les détails ICI). Et on ne rigole pas chez les Luhaka: 680 000 euros d'argent public envolé et 350 000 euros de cotisations sociales non payées. 8 membres de la famille, dont Théo, travaillaient, soi-disant, dans l'entreprise familiale à vocation sociale dirigée par l'un des frères de Théo. Près de 1 million d'euros envolés, disparus ! Ce brave Théo a même reçu, par virement de la dite entreprise, 50 000 euros ! Depuis tout a disparu et Théo est interdit bancaire.


Compte tenu de l'ampleur qu'avait pris l'histoire de la sodomisation à sec du jeune homme-bien-sous-tous-rapports, je me disais que cette révélation allait faire du bruit, du ramdam. Alors j'ai guetté, sur BFM, Itélé, TF1 , France 2, etc... à 19h, puis à 20h00, puis à 21 heure, puis à minuit, puis à 1hoo. J'ai regardé sur les sites des principaux médias. Et rien ! Il faudra attendre après 20h00 pour que les sites internet de plusieurs journaux reprennent l'info, mais à la télé, rien, rien de rien! Dans le Figaro papier de ce matin, rien ! Rien de rien, vous dis-je. Ben merde ! Merde ! On ne touche pas à Saint Théo ! Ça me fout la rage, pas un mot !

Il faut dire aussi que Président avait été voir Théo à l'hosto et qu'il l'avait qualifié " d'exemplaire " et que l'enquête policière a démarré en février précédée par une enquête de l'inspection du travail dès juin 2015 ! On comprend mieux le silence médiatique...

Le président de la cinquième puissance qui va rendre hommage et féliciter un enculé brave gars sans savoir que le dit personnage et toute sa famille sont visés par une enquête de police portant sur 1 million d'euros volatilisés, ça la fout mal. De deux choses l'une, soit il ne savait pas et là ça en dit long sur l'amateurisme de Président et de ses équipes, soit il savait et nous avons là un nouvel exemple du je-m’en-foutisme de Hollande-le-démago.

Perso, je pencherai pour la première hypothèse !

Folie passagère 3462.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

Et n'oubliez pas d'apporter votre contribution... Cinq ans d'Hollande, ça se fête !

mardi 18 octobre 2016

Inacceptable, intolérable, révoltant !

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" Inacceptable " , c'est avec ce mot que le patron de la police, Jean-Marc Falcone, a qualifié la manifestation de policiers qui s'est tenue hier soir sur les Champs Elysées. "

" Inacceptable ", c'est un peu comme " intolérable ", comme " révoltant ", mots que le même a utilisé dans ce communiqué pour qualifier la tentative d'assassinat dont ont été victime 4 policiers à Viry-Châtillon la semaine dernière. Inacceptable, intolérable, révoltant, comme cette voiture de police incendiée à Paris, près de la République, cet été alors que deux fonctionnaires s'y trouvaient. Inacceptable, révoltant, intolérable comme ce couple de policiers assassinés devant leur fils par un muzz radicalisé à Magnanvile. Oui, intolérable, inacceptable, révoltant comme ces plus de 12 000 policiers et gendarmes blessés en mission en 2015, comme ces 3 267 fonctionnaires blessés en action de police au premier semestre 2016.

Inacceptable et révoltant, intolérable, comme le sont ces racailles, syndicalistes et autres antifas qui ont cassé, sans que cela ne leur coûte grand chose, flics, CRS, gendarmes mobiles lors des manifestations contre la loi Travail.

Inacceptable, révoltant comme ces centaines de milliers d'heures supplémentaires dues à tous ces fonctionnaires de police qui se démènent jours et nuits sans compter mais avec la trouille de s'en prendre une ou deux sur la gueule dès qu'ils déboulent dans une cité ou une zone de non-droit.

Inacceptable, révoltant et intolérable, ces criminels impunis que les plus hautes autorités qualifient pudiquement de " sauvageons ". Pour ne pas heurter la sensibilité des dits " sauvageons ", je suppose. A quartier sensible, " sauvageons " sensibles ?

Inacceptable, intolérable, révoltant, comme ces fameuses affiches de la CGT " la police assassine ! ", comme ces slogans dégueulasses tagués sur les murs de Tolbiac ou de Jussieu: " un bon flic est un flic mort " ou bien " j'ouvre une bouteille à chaque fois que l'on referme un cercueil sur un flic ", comme ce collectif " Urgence-notre-police-assassine " qui a pignon sur rue et envenime à l'envie certaines manifestations ( Beaumont-sur-Oise, par ex.) en chantant " on déteste la police ".

Oui, inacceptable, intolérable et révoltant comme cette racaille qui ne respecte plus la police, comme ces consignes d'intervention que la police attend lors des manifs, consignes qui n'arrivent jamais ou bien, quand elles arrivent, si laxistes qu'elles font marrer le camp d'en face.

Intolérable, inacceptable, révoltant comme ces délinquants que les flics renvoient 5 fois, dix, fois devant la Justice; aussitôt arrêtés, aussitôt libérés.

Révoltant comme ces policiers las, crevés, désabusés, "désarmés " qui reconnaissent publiquement que: " aucun collègue n'ose plus sortir son arme de peur d'être emmerdé par l'administration ".

Révoltant, intolérable, inacceptable comme ces 800 flics et gendarmes qui n'ont pas trouvé d'autre solution que de suicider ces dix dernières années. Combien le feront en 2016 ?

Inacceptable comme les propos tenus par ce Directeur Départemental de la Sécurité Publique qui, voyant ses flics partir à la manif, les a qualifié de " gitans" tout en les menaçant de révocations et de conseils de discipline.

Inacceptable ou intolérable, comme ce " droit " de manifester accordés aux seuls policiers syndicalisés.

Oui, t'as raison Falcone, ces policiers qui ont manifesté hier soir, statutairement, ils n'avaient pas à le faire mais tout de même, ducon, avoue qu'ils ont toutes les bonnes raisons de le faire, y compris celle de considérer que leur patron n'est pas à la hauteur de leur désarroi et de leur colère quand la seule réponse qu'il daigne leur faire c'est de déclarer: " Une enquête administrative est confiée à l'IGPN afin de déterminer et de préciser les manquements individuels aux règles statutaires ".

Folie passagère 3322.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 21 juin 2016

Manifestations: Après les sommations, parole restera aux troupes !


Jeudi doit avoir lieu à Paris une énième manifestation contre la loi Travail, manifestation organisée par 7 syndicats, CGT en tête, manifestation dont on ne sait toujours pas à cette heure si elle sera autorisée, itinérante, statique ou interdite. Doit-on s'inquiéter de son éventuelle tenue... comme autrefois à la veille des grandes manifestations du 1er mai 1906... comme le relatait le quotidien L'Echo de Paris ?



" Sera-ce une journée rouge ? Les chefs de la Confédération joueront-ils leur va-tout ? N’est-il pas préférable de prévenir l’émeute plutôt que d’avoir à la réprimer ? Quelle que soit l’intensité du mouvement révolutionnaire, l’ordre sera maintenu à Paris. Mais cet ordre aurait-il jamais dû être à ce point menacé ? La question, à la veille des élections, devra être posée à ceux qui, depuis dix ans, ont laissé faire – quand ils ne les ont pas encouragés – les partis révolutionnaires. On a permis à des syndicats de se constituer comme un Etat dans l’Etat, d’organiser la révolte. 

Nous nous trouvons en présence d’une agitation de groupements ou de syndicats ouvriers, appuyés et encouragés par la Confédération du Travail, qui ne se sont nullement organisés en vue de ce qu’ils méditent. Et que méditent-ils ? Primitivement, c’était l’obtention de la journée de huit heures par un chômage de toutes les corporations ouvrières. Depuis deux ans, une pancarte de toile, dont M. Lépine [Préfet de police de Paris], entre parenthèses, malgré tous ses efforts, n’a pu obtenir l’enlèvement de la façade de la Bourse du Travail où elle est exposée aux yeux de tous, annonce qu’à partir du 1er mai 1906 les ouvriers ne travailleront que huit heures par jour. M. Lépine connaît les points stratégiques de Paris qu’il faut occuper pour rendre impossible tout mouvement insurrectionnel : sur une centaine de points, d’accord avec l’autorité militaire qui va disposer, en dehors de la garnison ordinaire, de 20 000 soldats, dont 5000 cavaliers pris dans les corps d’armée environnant Paris, nous répartirons une force de police et de sécurité de 36 000 hommes, tout compris. […] Vous supposez bien que si nous laissons dans la rue 500 manifestants déambulant au chant de L’Internationale, ce groupe sera bientôt grossi et fera la boule de neige, au point de former 1000, 2000, 10,000, 50,000… Ça, non. Ce pourrait être l’émeute, et nous devrions nous résigner à faire donner l’artillerie. Eh bien ! On n’en arrivera pas là. Les manifestants, les chômeurs ne circuleront, à aucun prix, en dehors du rayon que nous leur assignons.

On annonçait dans la soirée que des arrestations seraient opérées. Le gouvernement aurait décidé de faire appréhender plusieurs des meneurs de la Confédération. Pour faire la balance, on arrêterait en même temps quelques bonapartistes et royalistes. […] Pour ce qui est des mesures générales qui seront prises pour maintenir l’ordre le 1er mai, la préfecture fait seulement savoir qu’aucun attroupement ne sera toléré et que toute manifestation bruyante sera immédiatement et vigoureusement réprimée. Une centaine de points, dans la capitale, seront occupés militairement et constamment reliés entre eux par des patrouilles.

Le préfet de police, qui a jusqu’ici dirigé l’organisation du service d’ordre, est décidé à ne pas laisser les manifestants se répandre dans Paris. Il a réuni hier les commissaires de police de Paris et de la banlieue et leur a ordonné de ne tolérer aujourd’hui ni cortèges, ni rassemblements sur la voie publique. Si, malgré tout, des groupes se forment, les commissaires feront les sommations, puis la parole restera aux troupes "

L'Echo de Paris des 27, 29 avril et 1er mai 1906

Quelques jours plus tôt, le 19 mars 1906, on pouvait lire dans le journal L'Ouvrier Syndiqué:

" Les dirigeants rêvent de répression et de régime despotique ! Mais, ne nous y trompons pas, le motif invoqué cache des raisons plus profondes. Ce que visent les dirigeants, c’est frapper au cœur l’organisation syndicale, dont ils redoutent la puissance grandissante et l’action revendicatrice ; ce qu’ils veulent, c’est persécuter les militants syndicalistes, espérant ainsi enrayer le mouvement du Premier Mai 1906. Ces manœuvres scélérates n’aboutiront pas ! L’organisation syndicale et confédérale a des racines profondes et vivaces.Travailleurs, le comité confédéral, dans sa réunion du vendredi 23 février, a décidé d’en appeler à l’opinion publique contre l’arbitraire républicain qui s’appesantit sur les militants des organisations syndicales ".

Quelques heures avant la manifestation le secrétaire général et le trésorier de la CGT sont arrêtés à titre préventif.

" L’arrestation du secrétaire général de la Confédération du Travail a jeté la stupeur dans le monde ouvrier. Fassent les événements qu’elle ne soit pas le prélude de provocations pires, de mesures plus insanes et que le gouvernement s’arrête dans la voie sans issue où il nous paraît s’être étourdiment engagé ".

L'Humanité du 1er mai 1906

" Quelle n’est point notre surprise d’apprendre qu’à midi, il y a déjà plus de cent cinquante arrestations. Cette anomalie s’explique en partie par ce fait que les mouchards qui pullulaient aux alentours de la Bourse du Travail se sont divertis à se signaler parmi les passants les bonnes têtes que l’ont peut coffrer sans risques. Les arrestations étaient un véritable jeu. Et ceux qui avaient l’audace de rouspéter étaient menés rudement dans le poste de la caserne de la rue du Château-d’Eau et passés à tabac, avant d’être, après un bref interrogatoire, mis dehors ou jetés dans les paniers à salade . Il était nécessaire aussi de prouver aux gogos de Paris que M. Clemenceau et son collègue de la Guerre avaient eu raison de bonder la ville de troupes. C’est pourquoi, à diverses reprises, on a vu un bataillon du 19e infanterie et un autre du 2e s’en aller vers des émeutiers imaginaires" .

Si imaginaires que la police chargera et fera 850 arrestations...

" C’est miracle que ces actes d’inutile et sauvage brutalité, ajoutés à bien d’autres, n’aient pas surexcité la foule et déterminé des bagarres. Ainsi, le soir, les charges ont continué jusqu’à sept heures et demie faubourg du Temple, rue Fontaine-au-Roi, rue de la Folie-Méricourt et quai Valmy. La foule des manifestants se reformait bientôt après. À plusieurs reprises, les sommations ont été faites et la troupe s’élançait alors et chargeait à l’arme blanche. La police fait 860 arrestations. Il n’y a pas de mort parmi les manifestants, mais un très grand nombre de blessés, bien plus que les 60 annoncés par la police ".

L'Humanité du 2 mai 1906 avec en titre " La police maîtresse de Paris "


Je suis très impatient de voir ce qui se passera Jeudi.  Président, le sinistre Cazeneuve et l'hystérique de Matignon iront-ils jusqu'au bout de leur menace d'interdiction de la manifestation si les organisations syndicales refusent d'accepter le principe du rassemblement statique ? Nous savons à cette heure qu'ils l'ont refusé. Les syndicats braveront-ils une nouvelle fois l'autorité de l'Etat. Celui-ci acceptera-t-il d'être à nouveau bafoué ? Y a-t-il des négociations secrètes entre les syndicats et le gouvernement afin de calmer, d'ici jeudi, le jeu ? Les casseurs seront-ils à nouveau là alors que l'on nous a annoncé un renforcement de la présence policière. La police chargera-t-elle ou bien recevra-t-elle, encore, consigne de ne pas trop en faire ?

Ce 23 juin 2016 risque d'être chaud à Paris. Nous donnera-t-il un nouveau Malik Oussekine ? Parce que finalement, il me semble que seule cette odieuse extrémité pourrait, paradoxalement, mettre un terme au bordel ambiant... ou au contraire le décupler...

( NB: les extraits de ces articles de journaux ont été repérés sur Terrains de Luttes, un blog animé par des gens de la CGT, de Solidaires, de FSU, du NPA et du FDG, ils sont néanmoins consultables sur le site de la BNF: gallica.bnf.fr )

Folie passagère 3210.
Illustration2_LHuma2Mai1906
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mercredi 18 mai 2016

Racailles, casseurs, manifs: images insupportables...

Les flics manifestaient pour s'indigner du manque d'amour dont ils sont les victimes auprès d'une partie de la population. Une autre manif était prévue à proximité par des gens qui voient de la violence policière partout, elle était pourtant interdite par la préfecture de police. Comme l'atteste ce tweet quasi- surréaliste:

Manifestation interdite en cours ! On croit rêver. Quelle preuve de stupidité. Quelle aveu d'impuissance ! Depuis quand s'amuse-t-on à interdire ce que l'on est pas capable d'empêcher ? Surtout quand on a affaire à quoi, deux cent ou trois cents connards, connards qui, au préalable, avaient prévenu la préfecture que, bien qu'interdite, la manifestation aurait lieu au point de rendez-vous prévu.

Et en lieu et place, on a eu ça:


Deux flics, en bagnole bien identifiable de police, se font sortir par une douzaine de racailles avant qu'ils y mettent le feu ! Voilà, c'est ça, l'état d'urgence: Un rassemblement interdit de 300 gusses qui a tout de même lieu, une bagnole qui crame, deux flics sans doute en quasi état de choc, un sinistre de l'Intérieur qui viendra, comme d’habitude, nous dire que les coupables seront pourchassés et sévèrement punis. Poil au zizi !

Juste " une scène très choquante, une attaque qui montre une élévation du niveau de violence " qu'il a dit le Préfet de police de Paris, Monsieur Cadot.

La prochaine fois, les deux flics pourront-ils sortir à temps du véhicule ? Les laissera-t-on sortir ? Ou devrons-nous assister, en direct, à un monstrueux barbecue ? Parce que voyez-vous, le drame, il va avoir lieu. Forcément. A jouer avec le feu - et notre gouvernement est aussi bon à ce jeu là que les racailles en question - on finit toujours par se brûler. 

Vous aurez remarqué que j'ai parlé de " racailles " et non de " casseurs ". Sciemment. Avec ce mot de casseurs, médias et politiques n'oublient jamais de nous le rappeler, on a un peu trop tendance à sous-entendre: gauchistes, antifas, Black Blocs, groupuscules d'extrême-gauche, etc... et un peu trop tendance à ne pas bien regarder les images. Alors qu'en fait, à bien y regarder - faites-le - il y a certes des gars de l'extrême- gauche radicale et violente, souvent à la manœuvre, mais on y voit clairement des jeunes que dans d'autres types de mouvements, on nommeraient sans problème racailles, jeunes de cités, CPF et autres dignes représentants de la diversité et/ou des quartiers sensibles. Mais ça, ils ne peuvent pas le dire alors que cela crève les yeux. Ils ne peuvent pas le dire sinon les réactions seraient immédiates; pas besoin de les énumérer, vous avez compris...

Sont-ce des casseurs qui ont mis le feu au lycée Léonard de Vinci à Levallois, il y a quelques jours ? Sont-ce des extrémistes de l'ultra-gauche qui firent des descentes dans deux supermarchés du 19ème ou des dignes représentants de la diversité joyeuse et de la banlieue qui glandent?

J'aurais aimé vous parler d'autre chose, de choses futiles, comme de la pluie qui tombe, ou incongrues, comme de cette nouvelle gamme de godemichés et d'anneaux péniens vibrants mis en place chez Leclerc, mais c'est impossible.

Ces images de violence ont quelque chose d'insupportable. Insupportables parce que nous ne sommes pas à Mexico ou dans une favela brésilienne, nous sommes en France, à Paris, Nantes on Rennes. Dans un Etat de droit. Insupportable cette impression d'être en phase pré-insurrectionnelle doublée de cette impression, de cette quasi certitude, que le pouvoir en place est totalement impuissant, incapable de maîtriser ces débordements devenus quasi quotidiens. Déficit évident d'autorité et de réactions appropriées, incapable d'assumer deux de ses principales mission régaliennes: la sécurité des Français et le maintien de l'ordre.

Insupportable, à la longue, d'entendre médias et politiques nous parler de " débordements en marge des manifestations contre la loi travail ". Ces casseurs, ces racailles se foutent dans les grandes largeurs de la loi travail. Ils sont là parce qu'ils veulent en découdre, parce que le système ne leur plaît pas, parce qu'ils en veulent à la terre entière et peut-être même à eux-mêmes. Ils veulent casser du flic, ils veulent casser l'Etat, ils veulent briser l'ordre établi. ils se foutent du code du travail. Ils sont 200 à 300 à Paris, autant à Nantes ou à Rennes, nous dit-on et l'Etat incapable de les maîtriser, de les casser pour de bon. De qui se moque-t-on ? On nous dit que les meneurs sont connus et identifiés. Vraiment ? Alors que font-ils à casser et à nous pourrir le quotidien ? Le Sinistre de l'Intérieur dit qu'ils seront interdits de séjour les jours de manifs, dix sont présentés à un juge, un seul est suspendu de manif.

[ Tiens, ça fait 5 minutes que sur la radio publique, France Inter, l'animateur se fout ouvertement de la police; libertés d'expression et de rire de tout, je suppose ]

J'aurais aimé vous parler d'autre chose, de choses rigolotes mais comment ne pas évoquer aussi ces grèves à répétition ? Ces jours qui passent et qui voient les unes après les autres les différentes corporations ou professions descendre dans la rue, manifester et emmerder ceux qui ne demandent qu'à aller bosser. Comment ne pas évoquer cet homme stupidement mort par la faute d'un livreur qui, pour éviter un barrage de routiers en colère, a fait demi-tour et pris en contre-sens une voie rapide.

Allons nous nous lasser et finir par nous habituer à tout cela ?

Quel drame faudra-t-il pour que tout cela cesse  et qu'enfin le gouvernement prenne ses responsabilités. Je n'ose croire qu'il trouve quelques intérêts à voir ce bordel ambiant continuer... Si ?

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Il y a quelques temps j'avais lancé un appel aux dons pour aider un gars qui, à peine remis de son cancer et de six ans de souffrance, se lançait dans une drôle d'aventure:  Les Balkans, 4 500 km en scooter. Le budget n'est pas tout à fait bouclé mais il partira dans tout juste un mois et son aventure sera à suivre ICI. Un grand merci à tous ceux qui ont participé.

Folie passagère 3179.
Le Scooteristes Performer
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 19 avril 2016

Pitoyables Charlie et tristes guignols !

Ces photos, c'étaient en janvier 2015, les Charlie, Charlie que l'on nous a dit être représentatifs de la population française, dans un grand élan de communion populaire, embrassaient la police, lui faisaient des haies d'honneur et applaudissaient les forces de l'ordre.

Afficher l'image d'origine Des cars de police sont applaudis place de la République, le 11 janvier.

Le Télégramme de l'Ouest titrait: " Le 11 janvier va-t-il marquer une date symbolique dans les relations entre les Français et leur police nationale ? Les événements dramatiques de ces derniers jours ont suscité des manifestations de sympathie très inhabituelles."

Le Monde écrivait: " Hommage inédit aux forces de l'ordre "

Le FDG, le NPA, la CGT, Le PCF, des représentants de Podemos et de Syrenza étaient dans les cortèges. Eux aussi ont des pancartes avec marqué dessus: " Je suis flic, je suis Charlie, je suis hypercasher,.. ". La Marseillaise est chantée et rechantée et re-rechantée.

La CGT était aussi présente ce jour-là: " Le monde du travail, ensemble, pour les libertés et la démocratie "

L'hystérique de Matignon déclarera: " Il faut que l'état d'esprit du 11 janvier reste ".

Et puis aujourd'hui, on a ça:


Pitoyables Charlie et tristes guignols !

Folie passagère 3144.
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dimanche 10 avril 2016

Ça se passe comme ça en France...












Toutes ces photos ont été prises  ces derniers jours... en France.

Folie passagère 3133.
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jeudi 18 février 2016

Mais que fait la police ?

Mais que fait la police ?



Elle arrête, avec tact et délicatesse, une femme de 75 ans qui s'opposait à l'abattage de quelques dizaines d'arbres à Poitiers !

Et hop ! Bonne journée à tous, même en Socialie !

Folie passagère 3065.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mercredi 25 novembre 2015

Quand Manuel Valls ampute les forces de l'ordre


Il se passe parfois des choses curieuses que seul twitter vous permet de découvrir compte tenu du fait que ces choses là ne sont pas relayées par les médias... 

Ainsi, on apprend que par décret publié au J. O. le 22 novembre, l'hystérique de Matignon a décidé d'amputer les budgets de la Gendarmerie et de la Police Nationale de 850 000 euros. 425 000 en moins pour chacune de ces institutions. La somme est certes minime, presque ridicule par rapport au budget global mais, compte tenu du contexte ( attentats, état d'urgence, Vigipirate, COP21 et toussa...), on peut trouver la chose étrange. Non ? 

Reste donc à savoir pourquoi Valls en a décidé ainsi, non ? 

Et bien, je vous le donne en mille... Ces 850 000 euros sont destinés à alimenter une caisse spéciale du premier ministre, caisse tout à fait officielle et connue, appelée: Direction de l'action du Gouvernement, section Coordination du travail gouvernemental !

Et à quoi qu'ça sert ce truc ? Et bien à, je cite :


- Soutenir efficacement le Premier ministre dans l’exercice de sa fonction de direction de l’action du Gouvernement ; 
- Relever les défis de la modernisation de l’État, en intensifiant la culture de la performance dans le périmètre des services du Premier ministre.
- favoriser l’adoption, dans les meilleurs délais, des décrets d’application des lois et des mesures de transposition des directives européennes ; 
- améliorer l’information du citoyen sur les actions du Gouvernement ; 
- optimiser le coût et la gestion des fonctions support ; 
- améliorer la coordination des actions interministérielles de lutte contre les drogues et les toxicomanies ; 
- éclairer la décision politique en offrant une expertise reconnue ; 
- améliorer la sécurité et la performance des systèmes d’information de l’État ;
- accompagner les administrations dans leur transformation et la simplification de leurs relations avec les usagers

Bref, ça sert à faire en sorte que Valls et ses équipes puissent mieux travailler, mieux communiquer et mieux vendre leur sauce aux gogos que nous sommes. Aucun lien donc avec la sécurité des citoyens.

Faut-ils qu'ils soient à la ramasse pour aller ainsi picorer dans le budget des forces de l'ordre...

Ah, au fait, pour l'année 2013 ( je n'ai pas trouvé plus récent mais j'imagine bien que les ordres de grandeurs sont demeurés similaires ), la Direction de l'action du Gouvernement était doté d'un budget de... 1, 345 milliard d'euros !

Et savez-vous combien de voitures basiques de police ou de gendarmerie peut-on acheter avec 850 000 euros ?  Entre trente et trente cinq !

Et que dit le député, pourtant socialise, Yann Galut dans son rapport sur l'Etat des matériels de police ?

" Alors que 10.896 véhicules auraient dû être remplacés entre 2015 et 2017, seuls 4100 pourront effectivement l'être au vu des budgets accordés. Et la situation n’est pas meilleure dans la gendarmerie, où 6.800 voitures et camionnettes auraient dues être remplacées en 2015, ce qui n’a pas été prévu. "

Deux députés de droite, Yannick Moreau et Guillaume Larrivé, ont cherché à savoir le pourquoi et  la justification de cette amputation. Leur demande est pour l'instant restée vaine.

Folie passagère 2988.
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samedi 31 octobre 2015

Z'y va, la police assassine !


Hier avait lieu à Paris la marche des femmes pour la dignité et contre le racisme. Tu parles d'un programme, c'est à la mode de marcher dans ce pays; pour un oui, pour un non, ou là contre le racisme et pour la dignité, on marche. On marche blanche, on marche beur, on marche noir... On marche !

Avec ce petit truc en plus qu'avait celle d'hier... Un slogan d'enfer de la mort, ta race: " Urgence, notre police assassine ! ". Tu les crois ça: Il y aurait urgence la police française assassine en toute impunité, ça va de soi. La marche d'hier a été organisée par un espèce de collectif de bonnes femmes issues des banlieues, du 9-3, plus précisément. A l'origine, c'était parce qu'elles se plaignaient que les banlieues, tsoin-tsoin, étaient délaissées, qu'il y avait trop de violence et trop de trafics en tous genres. Pourquoi pas après tout, il est vrai que dans les quartiers, ça craint ! Et tant pis si bien souvent ce bazar est du aux propres habitants des dits-quartiers. Vous comprenez la misère, le chômage, l'absence de mixité sociale et toussa, on en a déjà parlé mais ça perdure, c'est pérenne, toute cette violence, c'est ancré dans les técis. Enfin bref les nanas, elle s'organisent, elles mettent à la tête de leur collectif une charmante Amal Bentounsi et roule !

Sauf que le machin, il prenait pas trop. Un peu du déjà vu avec des machins comme Ni Putes, ni Soumises... Alors il fallait trouver autre chose et bingo, suffisait d'y penser: Y avait qu'à taper sur les flics qui assassinent à tour de bras avec la complicité de l'Etat  et arranger la sauce avec tout plein de racismes à dénoncer: l'islamophobie, la négrophobie (sic), la rromophobie (sic), la djeun'sophobie, la banlieuephobie (sic) etc...

La police assassine, il y a urgence, qu'elles disent. Alors, j'ai été voir sur le site internet du dit-collectif, pour vérifier, dès fois que j'aurais loupé un meurtre ou deux dont la police se serait rendue responsable. Et que vois-je ? Une galerie de portrait de gens, tous ou presque de couleur pas blanche, qui auraient donc été occis par la maréchaussée. Je lis. Et J'aurais du m'en douter, on trouve au premier rang de ces assassinés, je vous le donne en mille, Zyed et Buna, les deux jeunes qui parce qu'ils fuyaient la police, avaient eu l'intelligence d'aller se réfugier dans un transformateur électrique.  Les autres cas ? Quasiment tous similaires, des jeunes qui refusant une interpellation s'étaient pour les uns crashés en bagnole ou en moto, pour les autres balancés à la flotte. Bon, il y a aussi ceux qui n'avaient pas hésité à se castagner avec les flics, ceux qui avaient tirés sur les forces de l'ordre, ceux qui avaient résisté violemment à leur arrestation, etc... Sont même considérés comme assassinés par la police ceux qui se sont pris dans l’œil un tir de flash ball, etc... En fouillant bien, on doit même pouvoir trouver dans la liste Rémi Fraisse. En gros, tous ces assassinés l'ont été injustement, pour rien et surtout pas parce qu'ils affrontaient d'une manière ou d'une autre les forces de police. Quand on joue avec le feu, on se brûle; normal, non ?

Et bien non, ça, voyez-vous, " C'est la police qui assassine, des crimes policiers qui sont l'expression d'un racisme d'Etat " ! Oui, m'sieurs, dames ! Mais mieux encore, " Le message implicite que délivre le crime policier est simple: Non seulement vous n'êtes pas des êtres humains comme les autres, mais avec vous nous [les flics] pouvons aller jusqu'à la mise à mort et les meurtriers sont assurés de l'impunité ". C'est-y pas de la bonne ?

En gros et pour résumer, toutes ces personnes tuées, blessées ou éborgnées l'ont été parce qu'elles étaient victimes d'un système qui ne cherche qu' à les " broyer ". Lorsque le mépris affiché par l'Etat  vis à vis de ces populations ne suffit plus, il reste encore l’exécution capitale ! La preuve ?: " Le crime policier n'est jamais un homicide involontaire, il n'est jamais gratuit, il est là pour répandre la consternation, la désolation dans les cœurs et les esprits des familles endeuillées, pour nous faire renoncer à être traités comme des êtres humains. Il n'épargnera personne, il est là pour nous terroriser. "

Peur de rien, ni du ridicule, ni de la grossièreté de leur message, ni des contre-vérités, les nanas, rejointes  par des tas de personnalités du show-biz et autres demies vedettes du rap underground ainsi que quelques membres du NPA ou du FDG ont donc marché sur Paris, hier. Et comme si il avait fallu leur donner un petit coup de main, un petit coup de pub, l'animatrice du bouzin a été reçue pendant 15 minutes par Askolovitch sur Itélé après avoir fait l'article sur France 2, France 3 et BFM !

SOS Racisme a du mouron à se faire, je crois que l'on a trouvé là encore plus stupide.

Je me souviens qu'en janvier, à la fameuse marche des charlots pour Charlie, nombreux furent ceux qui applaudirent voire embrassèrent la flicaille, gageons que les guignols de la présente marche n'étaient pas du nombre...

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lundi 25 juin 2012

Encourageons le laxisme: salauds de flics !


La mère Taubira confond justice et compassion pour les gentils mineurs de plus de 16 ans multirécidivistes; ça,  connaissant le bout de femme, on pouvait s'y attendre: Paix, joie et amour. Elle récidivait, si j'ose dire, en annonçant peu de temps après sa volonté d'abolir les peines planchers. Les juges de Toulouse ont entendu le message, les gendarmes de Collobrières ont apprécié.

Rendons ensuite à César..., ce fut au tour de notre premier ministre d'introduire une dose de gentillesse dans les rapports police / méchants avec le fameux récépissé ( traduit en langage de banlieue par laissez-pisser ). Méchants qu'il convient de définir différemment, maintenant que c'est changement: Un méchant est une personne ayant souffert à cause d'une société injuste et à qui il faut pouvoir apporter éducation et espérance. Faudra vous y habituer, c'est comme cela, c'est socialiste progressiste.

Aujourd'hui, c'est Manu qui veut faire plus et mieux. Valls est allé faire un discours devant la dernière promo de commissaires de la Police Nationale. Il a été bon, un peu comme à Hyères lors de l'hommage national sans Président aux 2 gendarmettes exécutées, même pas engoncé dans un costume pourtant trop grand pour lui. Bon et  explicite, Valls a été clair, les policiers doivent réfréner toutes velléités de trop contrôler les méchants... d'apparence ou d'évidence.

Libération raconte la chose ainsi:

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a appelé lundi les policiers à bannir les contrôles d’identité «abusivement répétés ou réalisés sans discernement» susceptibles d'«alimenter le ressentiment d’une partie de la population».
S’ils sont «indispensables», «non motivés ou proportionnés, le risque fort existe que certains contrôles ne fassent qu’alimenter le ressentiment d’une partie de la population». « En tant que chefs de service, vous devrez veiller à proscrire les contrôles abusivement répétés ou réalisés sans discernement», a-t-il dit. «Il y a des comportements antisociaux à réguler ou à combattre mais seule la minorité des jeunes de nos quartiers qui en est responsable, doit en répondre.»

Puisqu'il le dit et qu'il est ministre, c'est qu'il a raison: salauds de flics qui abusent, qui manquent de discernement, qui attisent les ressentiments de la population ( quelle population ? ), qui contrôlent sans motifs valables ! Salauds de flics qui n'ont que ça à faire !

Je suis sûr que nos policiers vont aimer ce genre de discours.

Quant à la seule minorité qu'il faut combattre, la minorité des jeunes de nos quartiers, gageons qu'eux aussi qu'ils vont adorer ce genre de discours. Prendre un ministre en flagrant délit de stigmatisation, c'est vachement plus mieux qu'une entaille sur la crosse d'une Kalachnikov, n'est-il pas ?

Le changement, c'est maintenant: encourageons le laxisme chez les flics. Vous verrez que d'ici peu, on se demandera qui est racaille: les flics ou la caillera...

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France, 2019.