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mardi 23 octobre 2018

On n'a jamais vu un bisounours faire plier une racaille

Résultat de recherche d'images pour "jeune lynché à mort garges"

Non mais attendez donc deux minutes: que se passe-t-il ? C'est quoi qui fait que Laurent Obertone soit invité sur CNews pour nous parler de son dernier bouquin "La France Interdite" ? Que se passe-t-il pour que Zemmour soit invité ce soir sur BFM alors que RTL l'éjecte de ses plateaux ? Que se passe-t-il pour que les deux derniers bouquins de ces deux affreux réactionnaires soient en tête des ventes ? Les magazines "droitiers" Eléments et L'Incorrect cartonnent en librairie, étonnant, non ? Et voilà t'y pas qu'on ose sur des chaînes d'infos parler de statistiques ethniques et de la probabilité plus que certaine que l'essentiel de la délinquance ne soit pas le fait des Français de souche... Les bras m'en tombent, Yves Calvi a osé dire l'autre soir qu'il y aurait donc bien un lien entre délinquance et immigration quand Briguelli affirme que "Oui, il y a des territoires où la République n'a plus sa place". Mieux encore, certains osent même évoquer ces parents démissionnaires qui laissent tout faire à leurs rejetons et qu'il faudrait peut-être sanctionner en leur sucrant une partie des allocs (Sarkozy et Ciotti, en leur temps, furent cloués au pilori pour avoir tenté de mettre la chose en place). Cerise sur le gâteau, il aura fallu presque 20 ans pour que plus personne, enfin, n'ose remettre en question ce que dénonçait en 2002 le fameux bouquin "Les territoires perdus de la République" à savoir l'existence d'un racisme anti-blanc, l'antisémitisme et le sexisme dans le milieu scolaire, dérives véhiculées par les jeunes issus de l'immigration.

Il aura fallu qu'une série d'actes violents soient commis, suffisamment graves pour ne pas être passés sous silence, pour que  toute une bande de commentateurs ou de journalistes plutôt jusque lors taiseux sur le phénomène se mettent à ouvrir les yeux et à parler: un jeune qui se fait bastonner par des racailles, un mort par-ci par-là et point d'orgue cette CPLF qui braque sa prof "pour rigoler". Taiseux qu'ils étaient mais pris à revers par les images que les réseaux sociaux, de plus en plus incontournables, diffusent si largement qu'il est devenu impossible de les ignorer; des réseaux sociaux suffisamment efficaces pour que certains de nos dirigeants s'en inquiètent et regrettent leur violence... 

Ben oui, mes cons et nos taiseux, la réalité vous explose à la figure. Plus possible de cacher ou de minimiser ce qui se passe dans ces fameux territoires connus de tous mais ignorés volontairement (ou par clientélisme et électoralisme: "une mosquée, trois mandats") par nos dirigeants et les élus locaux depuis plus de vingt ans. Impossible de taire maintenant ce qui se passe dans les collèges et les lycées, terminé le #pasdevagues. Les langues se délient et c'est tant mieux: Merci les réseaux sociaux, merci Zemmour, merci Guilly, merci Obertone...

Un premier pas a donc été franchi; on semble, même au plus haut niveau de l'Etat, ne plus vouloir ignorer la réalité. Blanquer et le kéké de Forcalquier l'on dit: "Nous allons remettre de l'ordre !". Macron l'a dit et répété: ce qui s'est passé dans ce collège à Créteil "est inacceptable et toutes les mesures seront prises pour que ce genre de faits soient punis et définitivement proscrits des écoles". T'as qu'à croire mon con, le black braqueur il a été mis en examen mais aussitôt relâché et je gage que dans son quartier c'est aujourd'hui une vedette !

Des mesures ? Lesquelles ? Blanquer n'a pas perdu de temps: il faut encourager les lycées à interdire les portables et ne plus hésiter à convoquer les conseils de discipline ! Désolé, pas possible de faire autrement que d'exploser de rire en entendant cela. Non mais mon con, tu la sens la petite prof de Français toute fluette aller dire au "gamin" de quinze ans gaulé comme un camionneur: heu, Mohamed, votre portable est interdit dans l'enceinte du lycée... C'est sûr que Mohamed ou Rachid, ils vont choper les foies et ranger sagement leurs smartphones dans le cartable.

La réalité leur explose en pleine figure mais, ma main à couper, les réponses ne seront que cautères sur jambes de bois parce qu'elles seront ni appropriées ni radicales: On n'a jamais vu un bisounours faire plier une racaille, c'est aussi simple que cela. Notre braqueur de prof sera jugé, il écopera, vous verrez, soyons fermes et intransigeants tels un Macron ou un Castaner, d'une peine de 8 mois de prison dont 4 mois fermes. Il n'ira donc jamais en prison mais bénéficiera dans son quartier, auprès de ses potes, de l'aura que représente cette condamnation.

J'ai bien un tas d'idées pour juguler  cette violence, vous aussi j'en suis sûr; je suis même sûr que certains, au gouvernement, ont les mêmes, tout le problème est d'avoir le courage politique de les mettre en application et de pratiquer le zéro tolérance (comme cela s'est par exemple fait à New York il y a une vingtaine d'années). Le tout n'est donc pas uniquement d'avoir des idées mais le courage de les mettre en oeuvre. Autant dire que ce n'est pas demain la veille avec un Président qui considère qu'un braquage, c'est une bêtise...

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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 23 janvier 2018

Violence à gauche, bisous à droite. Devinez qui gagne ?



Dimanche avait lieu à Paris La Marche pour la Vie; une marche qui s'effectue depuis une douzaine d'années. Les marcheurs manifestent ainsi, pacifiquement, contre, et pour faire simple, la PMA, la GPA, la banalisation de l'avortement et toutes les dérives progressistes en matière de mœurs. En grande majorité, la population de cette manifestation est de droite (toutes tendances), catholique (tradi ou pas) et familiale; une population calme, tranquille, voire docile.. Selon les organisateurs, la manifestation de dimanche a rassemblé 40 000 participants sans que le moindre incident n'ait été signalé.

Pour aller à cette manif, un car avait été affrété par l'Association Familiale Catholique. Après plusieurs arrêts, le car, à 07h45, procède à Rennes à un dernier arrêt pour ramasser les derniers participants du coin avant de partir pour Paris, C'est à ce moment qu'une cinquantaine d'encagoulés l'encercle et l'immobilise, un fumigène est jeté à l'intérieur brûlant les vêtements de deux personnes ainsi qu'un siège. On imagine la panique à l'intérieur parmi les passagers âgés de 15 à 75 ans... Il faudra plus de trois heures pour que le bus puisse reprendre sa route.

Voilà ce que cela donne avec plusieurs titres de journaux:

Marche pour la vie : cinquante manifestants cagoulés attaquent un car pour Valeurs Actuelles,
Marche pour la vie. Le car pris en embuscade à Rennes pour Le Télégramme,
Rennes. Une manifestation pour empêcher le départ des anti-IVG pour Ouest-France.

A ma connaissance aucune chaîne de télévision n'en a parlé.


L'identité des agresseurs? Vu qu'on est à Rennes, pas difficile de la cerner: antifas, gauchiasses et autres bouffeurs de curé. Certains témoignages parlent de la présence de féministes et de militants LGBT.

Suite à cet incident, ma copine Boutfil, avec sa verve habituelle, m'a laissé le commentaire suivant sur le précédent billet: " C'est de pire en pire, on croyait qu'on était au fond avec hollande, ben non, ils creusent encore ces cons ! tous les jours on apprends des trucs qui fatiguent, tiens, par exemple, le bus attaqué à Rennes avec des gens âgés, des gosses, ils se rendaient à la manif pour la vie, ils n'avaient pas le droit, attaqués par une bande de tarés, comme une vulgaire diligence des temps anciens , les flics n'ont rien fait pendant 3 heures, elle est pas belle la démocratie et le droit d'aller manifester ? je suis dégoûtée de ce pays de merde ! "

Et oui, ma chère Boutfil, ces tarés, ces antifas qu'on appellerait fachos s'ils étaient de droite, ces enculés, n'ayons pas peur des mots, ont attaqués ce car. Ils ont utilisé des moyens dont ils ont l'habitude: la force, la violence, l'agression, l'attaque, les fumigènes, les cagoules qui font peur et parfois même les pavés, les boulons, les battes de base-ball. Oui, des moyens qu'ils utilisent pour essayer de faire triompher leur idéologie, pour faire taire leurs adversaires, pour emmerder et terroriser les gens qui ne pensent pas comme eux. Les mêmes moyens que ceux employés à NDDL, à Sivens, pendant les manifs contre la loi Travail et plus généralement dès qu'ils ne sont pas d'accord avec quelque chose.

Et à NDDL, ils ont gagné. A Sivens aussi. Et bien souvent, ils gagnent face aux forces de l'ordre parce la chaîne de commandement a une trouille bleue qu'il y ait mort d'homme !

Alors, sans les excuser, sans nullement les défendre, bien au contraire, ces enfoirés n'ont peur de rien et utilisent tous les moyens à leur disposition pour défendre ce à quoi ils croient, souvent avec la complicité active ou passive d'une partie de nos élus de gauche, des écologistes (tous les leaders écolos sans exception ont manifesté à NDDL) et de quelques officines plus discrètes (Sorros, etc...). Et force est de constater que bien souvent, ça marche pour eux ! Et ce depuis des années.

Nous, à droite, nous sommes des agneaux, des bisounours bien sages, pas violents pour un sou. On nous demande parfois de manifester, alors on y va en mocassins ou en Loden, on chante, on amène les enfants, les poussettes et quand on nous dit, c'est fini, on rentre bien sagement à la maison en attendant la prochaine, si tant est qu'il y en ait une. Les gens de droite des temps modernes ne font pas le coup de force, ils sont légalistes, respectueux de l'ordre public et ont horreur de détruire ce que leurs impôts payent. Je soupçonne même la plus grande partie d'entre eux d'être un brin couards.

Souviens-toi, aux manifs contre le mariage zinzin, des centaines de milliers de personnes, plusieurs fois, ont défilé, sagement, à Paris et partout en France. Quelques incidents certes et un pouvoir, alors de gauche, qui n'a pas lésiné sur la présence policière pour encadrer le barnum. Nous étions plus de cinq cent mille lors de la plus grande manif, les organisateurs nous ont intimé de reculer, nous avons reculé; je m'en souviens, nous étions du côté de la porte Maillot. A la manif suivante, rappelle-toi, nous étions en bas des Champs, des dizaines de milliers de manifestants face à 2 petites rangées de CRS, à moins d'un kilomètre de l'Elysée. Certains d'entre nous  gueulaient: " allons prendre l'apéro à l'Elysée ". Il a suffit de quelques jets de lacrymos pour nous faire reculer. Pas un participant n'a été blessé, pas un flic n'a été secoué et on est rentré sagement.

C'est tout nous, ça. On défendait un truc qui importait à nos yeux, un truc fondamental et on s'est couché sans même qu'on nous mette de coups de fouets. Et ça, le pouvoir l'avait bien compris et tous les pouvoirs depuis au moins 30 ans l'ont bien compris: le peuple de droite dans sa très grande majorité n'est pas dangereux. Il  est docile. Et voilà comment la gauche a passé tout ce qu'elle voulait. Et voilà comment Macron (et suivants) fera très certainement passer la PMA, l'euthanasie, la GPA, la dépénalisation du cannabis, etc... Je l'avais déjà écrit sur ce blog il y a 3 ou 4 ans, si la gauche repasse en 2017 - et pour ce qui est des questions progressistes, Macron et sa clique sont " de gauche " - la PMA puis la GPA seront légalisés, le cannabis dépénalisé; c'est entrain de se faire.

Alors loin de moi de vouloir justifier ou excuser l'emploi de la force, la violence, l'agression de nos adversaires, j’observe et je constate seulement. La gauche a ses armées violentes ( syndicalistes, antifas, black blocs, altermondialistes,...), la droite, à part quelques dizaines d'individus que parfois nous qualifions nous mêmes de " fachos ", n'a que des agneaux respectueux des lois et règlements. Comment s'étonner dès lors que nous perdions quasiment tous nos "combats " ?

Doit-on recourir aux mêmes moyens pour faire gagner nos idées ? Je ne sais pas, je dis juste qu'il faudra peut-être bien qu'un jour nous - ou nos jeunes - cessions de nous comporter comme des bisounours. Je sais, je rêve...

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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mercredi 18 mai 2016

Racailles, casseurs, manifs: images insupportables...

Les flics manifestaient pour s'indigner du manque d'amour dont ils sont les victimes auprès d'une partie de la population. Une autre manif était prévue à proximité par des gens qui voient de la violence policière partout, elle était pourtant interdite par la préfecture de police. Comme l'atteste ce tweet quasi- surréaliste:

Manifestation interdite en cours ! On croit rêver. Quelle preuve de stupidité. Quelle aveu d'impuissance ! Depuis quand s'amuse-t-on à interdire ce que l'on est pas capable d'empêcher ? Surtout quand on a affaire à quoi, deux cent ou trois cents connards, connards qui, au préalable, avaient prévenu la préfecture que, bien qu'interdite, la manifestation aurait lieu au point de rendez-vous prévu.

Et en lieu et place, on a eu ça:


Deux flics, en bagnole bien identifiable de police, se font sortir par une douzaine de racailles avant qu'ils y mettent le feu ! Voilà, c'est ça, l'état d'urgence: Un rassemblement interdit de 300 gusses qui a tout de même lieu, une bagnole qui crame, deux flics sans doute en quasi état de choc, un sinistre de l'Intérieur qui viendra, comme d’habitude, nous dire que les coupables seront pourchassés et sévèrement punis. Poil au zizi !

Juste " une scène très choquante, une attaque qui montre une élévation du niveau de violence " qu'il a dit le Préfet de police de Paris, Monsieur Cadot.

La prochaine fois, les deux flics pourront-ils sortir à temps du véhicule ? Les laissera-t-on sortir ? Ou devrons-nous assister, en direct, à un monstrueux barbecue ? Parce que voyez-vous, le drame, il va avoir lieu. Forcément. A jouer avec le feu - et notre gouvernement est aussi bon à ce jeu là que les racailles en question - on finit toujours par se brûler. 

Vous aurez remarqué que j'ai parlé de " racailles " et non de " casseurs ". Sciemment. Avec ce mot de casseurs, médias et politiques n'oublient jamais de nous le rappeler, on a un peu trop tendance à sous-entendre: gauchistes, antifas, Black Blocs, groupuscules d'extrême-gauche, etc... et un peu trop tendance à ne pas bien regarder les images. Alors qu'en fait, à bien y regarder - faites-le - il y a certes des gars de l'extrême- gauche radicale et violente, souvent à la manœuvre, mais on y voit clairement des jeunes que dans d'autres types de mouvements, on nommeraient sans problème racailles, jeunes de cités, CPF et autres dignes représentants de la diversité et/ou des quartiers sensibles. Mais ça, ils ne peuvent pas le dire alors que cela crève les yeux. Ils ne peuvent pas le dire sinon les réactions seraient immédiates; pas besoin de les énumérer, vous avez compris...

Sont-ce des casseurs qui ont mis le feu au lycée Léonard de Vinci à Levallois, il y a quelques jours ? Sont-ce des extrémistes de l'ultra-gauche qui firent des descentes dans deux supermarchés du 19ème ou des dignes représentants de la diversité joyeuse et de la banlieue qui glandent?

J'aurais aimé vous parler d'autre chose, de choses futiles, comme de la pluie qui tombe, ou incongrues, comme de cette nouvelle gamme de godemichés et d'anneaux péniens vibrants mis en place chez Leclerc, mais c'est impossible.

Ces images de violence ont quelque chose d'insupportable. Insupportables parce que nous ne sommes pas à Mexico ou dans une favela brésilienne, nous sommes en France, à Paris, Nantes on Rennes. Dans un Etat de droit. Insupportable cette impression d'être en phase pré-insurrectionnelle doublée de cette impression, de cette quasi certitude, que le pouvoir en place est totalement impuissant, incapable de maîtriser ces débordements devenus quasi quotidiens. Déficit évident d'autorité et de réactions appropriées, incapable d'assumer deux de ses principales mission régaliennes: la sécurité des Français et le maintien de l'ordre.

Insupportable, à la longue, d'entendre médias et politiques nous parler de " débordements en marge des manifestations contre la loi travail ". Ces casseurs, ces racailles se foutent dans les grandes largeurs de la loi travail. Ils sont là parce qu'ils veulent en découdre, parce que le système ne leur plaît pas, parce qu'ils en veulent à la terre entière et peut-être même à eux-mêmes. Ils veulent casser du flic, ils veulent casser l'Etat, ils veulent briser l'ordre établi. ils se foutent du code du travail. Ils sont 200 à 300 à Paris, autant à Nantes ou à Rennes, nous dit-on et l'Etat incapable de les maîtriser, de les casser pour de bon. De qui se moque-t-on ? On nous dit que les meneurs sont connus et identifiés. Vraiment ? Alors que font-ils à casser et à nous pourrir le quotidien ? Le Sinistre de l'Intérieur dit qu'ils seront interdits de séjour les jours de manifs, dix sont présentés à un juge, un seul est suspendu de manif.

[ Tiens, ça fait 5 minutes que sur la radio publique, France Inter, l'animateur se fout ouvertement de la police; libertés d'expression et de rire de tout, je suppose ]

J'aurais aimé vous parler d'autre chose, de choses rigolotes mais comment ne pas évoquer aussi ces grèves à répétition ? Ces jours qui passent et qui voient les unes après les autres les différentes corporations ou professions descendre dans la rue, manifester et emmerder ceux qui ne demandent qu'à aller bosser. Comment ne pas évoquer cet homme stupidement mort par la faute d'un livreur qui, pour éviter un barrage de routiers en colère, a fait demi-tour et pris en contre-sens une voie rapide.

Allons nous nous lasser et finir par nous habituer à tout cela ?

Quel drame faudra-t-il pour que tout cela cesse  et qu'enfin le gouvernement prenne ses responsabilités. Je n'ose croire qu'il trouve quelques intérêts à voir ce bordel ambiant continuer... Si ?

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Il y a quelques temps j'avais lancé un appel aux dons pour aider un gars qui, à peine remis de son cancer et de six ans de souffrance, se lançait dans une drôle d'aventure:  Les Balkans, 4 500 km en scooter. Le budget n'est pas tout à fait bouclé mais il partira dans tout juste un mois et son aventure sera à suivre ICI. Un grand merci à tous ceux qui ont participé.

Folie passagère 3179.
Le Scooteristes Performer
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

jeudi 2 mai 2013

College Boy. Quand Indochine fait joujou avec la violence

Le dernier clip du groupe Indochine fait polémique. Pour dénoncer la violence et le harcèlement physique à l'école, le groupe, dont le succès ne s'est jamais démenti auprès des jeunes et moins jeunes depuis plus de 20 ans, met en scène la violence de si belle manière que l'on peut se demander si à magnifier ainsi la violence, on ne serait pas entrain de la banaliser, de la rendre plus attractive, plus belle... ce qui pour le moins serait particulièrement contre-productif  voire criminel.

Dans le clip, nous sommes visiblement dans les beaux quartiers: les jeunes sont beaux, le collège huppé, les symboles stéréotypés ( uniforme, croix etc... ) Tout est propre et soigné, en apparence, et tous les adultes, bien évidemment, ne voient rien de ce qui passe. Le massacre est filmé, en direct, par tous les gentils petits camarades de la victime. Les flics ou agents de sécurité sont naturellement présentés comme de parfaits idiots.

" Ce clip a un caractère éducatif. Il est triste, beau et violent comme peut l'être la vie. À quoi sert le rock s'il n'encourage pas à régler un problème? " Nicolas Sirkis, chanteur du groupe Indochine.




" Dire que ça encourage la violence, c’est complètement stupide. Est-ce vraiment plus violent que tous les films qui arrivent sur nos écrans tous les jours? Il n’y a pas d’ambiguïté dans le message de non-violence du clip. On est immédiatement dans l’empathie avec le personnage. Je voulais aller jusqu’au bout non pas pour choquer, mais pour montrer que cette situation est possible parce rien ne l’empêche.  La question n’est pas de se demander pourquoi suis-je allé aussi loin mais qu’est-ce qui empêcherait un groupe d’adolescents d’aller aussi loin alors que le lobbying des armes aux Etats-Unis est très puissant. C’est ma vision nord-américaine, mais des gens se font lapider partout. " Xavier Dolan, réalisateur du clip.


J'ai demandé à mon petit voisin (16 ans) ce qu'il en pensait. Il a trouvé ça " trop bien " ! Pour en avoir le cœur net, j'ai aussi demandé son avis à la fille de ma femme de ménage (18 ans), elle connaissait déjà, on aurait du s'en douter, et elle a " adoré " !

A vous de voir...

Folie passagère 1692.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 29 mars 2012

Quoi de plus banal qu'une violence qui se banalise


Au journal de 13h sur France 2, entre un reportage sur la sécheresse et les suites de l'histoire toulousaine, Elise, elle nous a balancé cela:

" Quatre jeunes, âgés de 15 à 17 ans, connus des services de police mais ayant des casiers judiciaires vides, sont soupçonnés d'avoir froidement exécuté un camarade de leur âge de deux balles dans la tête, avant de brûler son corps dans la nuit de lundi à mardi dans une forêt près de Beauvoir-en-Lyons. " La police a obtenu leurs aveux. On parle même d'assassinat puisqu'il y aurait eu préméditation. Couverts par " l'excuse de minorité ", ils encourent 20 ans de réclusion criminelle.

4 jeunes tuent froidement une de leur connaissance au prétexte que celui-ci menaçait éventuellement de les dénoncer pour un cambriolage commis début mars. Quelle distorsion entre la menace et la réaction ! Absurde, inouï, choquant, affreux, incompréhensible...

Nous, notre société, avons tout de même un problème, un gros problème.

Banalisation de la violence. 

On n'accusera pas les jeux vidéo ( Laure Manaudou, la dernière a l'avoir fait a été conspuée par les degauches sur twitter ). On ne montrera pas du doigt les films violents qui font recette. On ne pointera pas les médias qui se repaissent de ce genre de faits divers. On ne s'offusquera pas de notre voyeurisme gourmand. On ne dira rien sur les parents démissionnaires ou totalement absents. On sourira d'éventuelles lois renforçant la pénalisation des mineurs. On ne dira rien sur la disparition de certaines valeurs. On ne se permettra pas d'accuser la société, les banlieues, le laissez-faire et toussa.

Non, non, à croire que personne n'est responsable. Juste une violence banalisée.

4 mineurs ont commis un assassinat. Quoi de plus banal ?

Folie passagère 1101.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.