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samedi 16 janvier 2016

Cette gauche qui n'aime pas la France, qui combat la nation...

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Le débat sur la déchéance de la nationalité est révélateur de la vision, ou plutôt de l'absence de vision, que la gauche et une partie des élites de ce pays se font de la nationalité réduite à une collection de droits et de prétendus devoirs. On peut évidemment arguer que cette mesure de déchéance n'aura aucune portée puisque, par définition, les radicaux de l'islam se fichent comme d'une guigne de la nationalité. L'islamisme, comme le communisme hier, est un messianisme révolutionnaire qui nie les distinctions entre les peuples et il n'est pas anodin de constater qu'une certaine gauche fait preuve d'indulgence, voire de complaisance, à l'endroit de l'islam politique. N'a-t-on pas vu, en juillet 2014, lors des fameuses émeutes de Barbès à Paris, les militants du NPA de Besancenot mêler leurs drapeaux à ceux du Hamas? A gauche le refus de se désolidariser avec les ennemis de leur propre pays est une vieille histoire. Nul ne met plus en question, aujourd'hui, l'allégeance du PCF à l'égard de l'Urss stalinienne. Stéphane Courtois a récemment rappelé que Maurice Thorez fut déchu de sa nationalité par la République en février 1940. «Le Parti communiste n'est pas à gauche mais à l'Est» dira un jour Léon Blum. Jacques Duclos, dirigeant historique du PCF, a été sa vie durant, ainsi que l'a montré Frédéric Charpier dans L'agent Jacques Duclos (Seuil), un serviteur zélé de l'Urss sans pour autant passer pour un traître au regard des Mélenchon de l'époque. C'est que, pour une certaine gauche, trahir la France comme réalité c'est encore la servir comme idée. Le sophisme fonctionne ainsi et il est imparable: la France est le pays de la Révolution et de la fameuse «fraternité» entre les peuples, si elle n'est plus digne de ses valeurs, il faut la combattre au nom des idéaux qu'elle a elle-même prônés. Comme l'expliquera Sartre, les valeurs républicaines d'égalité et de fraternité exigent le socialisme pour ne pas rester lettre morte, incantation fumeuse.

C'est ainsi que les trotskistes ont, en 1940, prôné le pacifisme et refusé de combattre les «prolétaires allemands» de la Wehrmacht. C'est ainsi que les mêmes trotskistes ont porté des valises pour le FLN, de même qu'ils s'étaient solidarisés avec le Vietminh. C'est ainsi que le lugubre Georges Boudarel, communiste rallié au Vietminh, finit par persécuter ses camarades français dans les camps du Vietminh après la chute de Dien Bien Phu. Ces gens ne se sont jamais perçus comme les collaborationnistes mais comme des internationalistes conséquents. Marx n'a t'il pas écrit que les prolétaires n'avaient pas de patrie? N'a-t-il pas mis en valeur le processus historique qui allait rendre obsolète les Etats et les frontières? Aujourd'hui encore, pour beaucoup d'hommes et de femmes de gauche, depuis Taubira à Duflot, en passant par Lang ou Mélenchon, la France est moins un pays qu'une idée. Langue, sensibilité aux régions et aux terroirs, sentiment d'appartenance, tout cela n'existe pas. Le jeune Pol Pot, qui admirait la terreur de 1793 était plus français aux yeux d'un Badiou, qui tressera des lauriers au Kampuchéa démocratique en 1979, que le paysan du Berry, car le paysan du Berry n'est pas une figure de l'Universel, il incarne l'horrible puanteur du particulier.

Plus généralement, et cela ne concerne pas que la gauche, les élites françaises sont frappées d'une étrange névrose: la prétention de s'identifier à l'universel alors que cette notion d'universel doit aujourd'hui se conjuguer au pluriel. Qui ne voit que l'islam est un universalisme rival du laïcisme républicain? Nous ne vaincrons pas l'islamisme avec des discours sur les valeurs de la République auxquels les jeunes radicaux sont imperméables puisqu'ils ont justement fait le choix d'autres valeurs, plus consistantes à leurs yeux: celles de la fraternité islamique. Nous devons affirmer que la France est un pays avant d'être une idée et que ce pays a une histoire qui ne doit rien à l'islam. Qu'il est porteur d'une langue et d'une culture, dont le rayonnement a été universel et l'est encore, dans une certaine mesure, grâce à la francophonie. Nous devons avoir le courage d'expliquer que la France n'est pas une formalité administrative et demander aux détenteurs extra-européens de la double nationalité de choisir entre leur nationalité affective et une nationalité fictive. Pourquoi Marocains et Algériens qui hissent leurs drapeaux à tout propos ne se contenteraient ils pas de la nationalité qui leur tient à cœur? Pourquoi la droite n'accepte-t-elle pas, comme le suggère Hervé Mariton, de mettre en cause un droit du sol qui est l'immaculée conception de ceux qui réfutent toute tradition? Qui ne sent que ce que l'on vous donne automatiquement, sans que vous l'ayez demandé, n'a guère de valeur, comme la rappelé un jour le psychanalyste Daniel Sibony? Redonner une valeur symbolique à la nationalité suppose de ne pas la partager avec qui la dénigre ou la tient pour rien. En réalité un formidable changement de perception de l'histoire nationale est intervenu dans les années 70, après la découverte des crimes de Vichy.

Les Français étaient si fiers autrefois de «descendre des Gaulois»- même si c'était une filiation mythique - qu'ils ont eu la prétention extravagante d'expliquer aux Africains colonisés qu'ils en descendaient aussi! Aujourd'hui c'est l'inverse, le mot de Gaulois est devenu suspect pour ceux qui se pâment d'admiration pour tous les peuples premiers du monde, depuis les Toubous aux Inuit en passant par les Aborigènes d'Australie! Cette dévaluation est emblématique de la haine que certains portent aux origines et à l'histoire de leur pays. Une dénégation dont témoigne le discours fallacieux sur la France «pays d'immigration», laquelle a débuté, au milieu du XIXème siècle, dans un pays qui n'a cessé d'être occupé depuis le néolithique. L'historien Jean-Louis Brunaux rappelle que la France gauloise, à l'époque de Jules César, était peuplée par près de 9 millions d'habitants, voire plus! Mais les élites de ce pays ont dénié aux Français le droit d'avoir des origines, comme tous les peuples du monde, car qui dit origine dit identité, notion oiseuse ou dangereuse aux yeux des apologues de l'Universel. La France, pays de Vercingétorix et de Gambetta, mais aussi de Robespierre et de Pétain, n'était plus assez bien pour elles.

De Gaulle lui-même, dont le nom est douteux, a eu les élites intellectuelles de ce pays sur le dos. Un homme qui, en plein mai 68, alors que les niais du quartier latin braillent «CRS SS», s'adresse aux Roumains à Bucarest en ces termes: «Roumains et Français, nous voulons être nous-mêmes... c'est à dire l'Etat national et non pas l'Etat cosmopolite» se devait d'être mis à pied. Dites-moi par qui vous voulez être reconnu, je vous dirais qui vous êtes. Cette vérité est celle de tous les snobismes. L'élite intellectuelle française a préféré les Etats-Unis de Kennedy et la Chine de Mao à la France gaullienne, trop petite pour le rayonnement de sa vanité. Enfin l'Europe est arrivée à point nommé comme heureux moyen d'en finir avec l'histoire de France. La caste issue de Mai 68 fait aujourd'hui grise mine car le peuple qu'elle prétendait alphabétiser mais aussi les intellectuels, ont tendance à la ringardiser. Elle sait que son temps est compté, d'où la haine qu'exprime à l'égard de Michel Onfray, traître qui revendique ses origines plébéiennes, Gaulois perdu parmi une intelligentsia hostile. Certains Français, c'est un fait, n'ont jamais aimé leur pays mais les valeurs des droits de l'homme. Quand la France leur paraît faible ou défaillante, ils se découvrent citoyens du monde. Les bobolandais font parfois la moue quand on leur rappelle qu'ils sont Français, eux qui «se croient quelque chose dans le monde» (Saint Simon) parce qu'ils racontent leur vie sur Facebook. La noblesse propre à un certain patriotisme est l'inverse de cet état d'esprit: on n'oublie pas son pays quand il est blessé, on ne l'accable pas quand il est affaibli. Péguy, Camus, Simone Weil sont là pour nous le rappeler: les vrais esprits forts sont toujours du côté des plus faibles.

Brillante tribune de Paul François Paoli pour Figaro Vox sous le titre " De Sartre à Taubira : cette gauche qui combat la nation "


(Photo du bas: La Une de Libération du 17 avril 1975 saluant l'arrivée des Khmers rouges à Phnom Penh)

Folie passagère 3042.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mercredi 1 avril 2015

Mais qu'est-ce qu'on en a à foutre des écolos ? Nous ? Rien !


Non mais qu'est-ce que c'est que ce bazar ? 

Le chômage est au plus haut. La dette du pays est au plus haut. Le Front National est au plus haut. L'abstention est au plus haut. Les Français montrent une nouvelle fois leur désintérêt pour la classe politique. Les gauchistes sont au plus bas et viennent de se prendre une nouvelle déculottée électorale et qu'est-ce qu'ils nous font ? Qu'est-ce qu'ils nous jouent ? Règlements de comptes à Okay Bourbon ! Même Aubry avait fait le déplacement de Lille hier en fin de journée pour y montrer ses gros bras...

L'hystérique de Matignon annule un voyage important en Allemagne et laisse partir la plupart de ses ministres à Berlin pendant que lui va tenter de se rabibocher avec les frondeurs de ce qu'il reste de sa majorité. Explications de gravures au Palais Bourbon et explications de gravures rue de Solférino. A Valls, les frondeurs, à Cambadélis, les écolos. Fallait les voir, les Verts, la gueule qu'ils tiraient sur le perron de Solférino où pas un cador socialiste ne prit la peine de les raccompagner. Pas contente la Cosse. A Cambadélis, les écolos, disais-je... Du moins en apparence, parce que le bout de gras avec EELV, c'est à Matignon et à l'Elysée qu'il sera véritablement partagé. Le gouvernement place au centre des débats des guignols habillés en vert qui rassemblent sous leur bannière EELV à peine 2% des suffrages à la présidentielle, 2% aux départementales !

Duflot minaude pour se laisser convaincre, ou pas, de revenir au gouvernement. De Rugy ou Barbie-Pompili s'y verraient bien mais font face à un tir de barrage de leurs propres collègues à l'Assemblée et Placé lui ne cache plus depuis longtemps qu'il veut un maroquin quitte à renier ses " amis ". Mais attention, hein, ils veulent bien y retourner au gouvernement mais pas n'importe comment ni à n'importe quelles conditions. Va falloir parler d'écologie ! Pour de bon ! Et de réductions des inégalités ! Et du chômage ! Et de la place de la France dans le monde ! Qu'elle a dit Duflot ce matin.

Mais qu'est-ce qu'on en a à f..... des écolos d'EELV qui ne pèsent rien, qui ne représente quasiment plus rien ? Nous ? Rien ! Mais Président et Valls, ils estiment en avoir besoin. Il faut dire que dès la présidentielle, Président s'est fait gruger avec le fameux accord piloté par Aubry et les verts qui a permis aux écolos, malgré leur score pitoyable, d'obtenir une quinzaine de députés. Et quinze députés, ça compte, c'est important pour tenter de conserver une majorité qui, à la chambre, s'étiole chaque jour un peu plus. Alors tant pis, même s'ils ne valent pas un clou, on négocie. Et puis Président, il pense que pour le succès et la crédibilité de son sommet de décembre sur le climat, il a besoin d'avoir une paire de ministres verts au gouvernement. Question d'image et de cohérence... On se marre...

Le jeu politocard dans toute sa splendeur, celui qui vous fait prendre en grippe chaque jour un peu plus cette caste de politiciens hors-sol à mille lieues de nos préoccupations...

Au fait, vous avez dit chômage ? Non.

Folie passagère 2718.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 29 août 2014

La Loi Alur de Duflot, c'est avant tout l'histoire de 312 députés incompétents


L'effondrement du marché immobilier et de la construction de logements neufs a amené le gouvernement à réviser la loi Alur de Cécile Duflot. Enfin, réviser, à la dénaturer complètement serait plus juste. Les mises en chantiers ont chuté de 13% entre mai et juillet atteignant un niveau plancher jamais atteint depuis 1998 soit à peine 73 000 nouvelles constructions. Pour la seule Fédération des Promoteurs Immobiliers, les ventes de logement ont chuté de 15% soit à peine 23 000 logements. Pour 2014, au mieux, ce sont 300 000 logements neufs qui seront construits, loin de l'objectif de 500 000 par an fixé par Président pendant sa campagne, tout juste 100 000 de moins que lors de la dernière année pleine du mandat Sarkozy en 2011. Cet effondrement du bâtiment impacterait négativement la croissance du pays de 0,4%. Une paille pour une économie qui finira sans doute l'année à 0,5% de croissance. Au mieux. A ramener au 2% promis pour 2014 par le candidat Hollande.

Ça, c'est pour le constat. Au bout de deux ans et demi de socialie, le bâtiment est sinistré et comme le dit l'adage : "Quand le bâtiment ne va pas, plus rien ne va !". Alors Valls a pris des mesures qu'il a annoncé aujourd'hui. 3 mesures phares: l'encadrement des loyers ne se fera, à titre expérimental, uniquement sur Paris. Un abattement de 30 % sur l'impôt sur les plus-values de cession des terrains dont les promesses de ventes auront été signées avant fin 2014. La possibilité d'investir et de louer à un membre de sa famille.

Bref un détricotage en règle de la loi Duflot, dite loi Alur. Cécile Duflot trouve cette attaque en règle contre son bébé " inouï " !

Moi ce que je trouve absolument "inouï", c'est que ceux qui nous gouvernent aujourd'hui, gouvernement et parlementaires socialistes, avaient adopté à la quasi unanimité des voix de gauche (Assemblée et Sénat) cette fameuse loi Alur, il y a pas un an. Sur les 292 députés affiliés au groupe Socialiste Républicain et Citoyen ( i.e, les socialistes), 256 ont voté la loi ALUR, de même que la totalité des députés écolos (17), des députés radicaux de gauche (16) et de 8 députés communistes (sur 15).  Au total, 312 députés de gauche voteront cette loi dont il ne faudra pas un an pour constater les effets calamiteux. Avaient-ils de la merde dans les yeux pour voter une loi que tous les professionnels conspuaient ? Il faut croire que oui.

Pensez-vous qu'un de ces lascars fera son mea culpa ? Pensez-vous, la coupable désignée est la mère Duflot. Point barre. 

Je n'aime pas, mais alors vraiment pas la Duflot, mais sur ce coup là, on aurait tort de lui faire porter, seule, le chapeau. La loi Alur, aujourd'hui vidée de l'essentiel de sa substance, c'est avant tout une histoire d'incompétents au nombre desquels 256 députés socialistes !

Sur ce, bonne soirée à tous, même en Socialie !

Folie passagère 2431.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

samedi 22 février 2014

Ici ou ailleurs ?

Cette photo n'a pas été prise à Kiev, place Maidan, ni même à Caracas, Vénezuela. Elle a été prise à Nantes aujourd'hui.


Celle-ci aussi:

Comme celle-ci:

Ou bien celle-ci:

Ou bien celle-ci ou encore celle-là, et une petite dernière...

Ce ne sont pas des projectiles utilisés par les révoltés de Kiev contre la police, juste ceux utilisés cet après-midi à Nantes par quelques auxiliaires du gouvernement antifas de passage:


Oups, là je me suis trompé, c'est Miss Venezuela Turismo 2013 qui a été abattue par la police lors d'une énième manifestation contre le régime de l'héritier d'Hugo Chavez. A vrai dire, on s'en fout le Venezuela n'est pas l'Ukraine et puis c'est loin, si loin...:


Retour en France; ça c'est une ministre du gouvernement actuel qui a déclaré être de tout cœur avec les manifestants de Nantes qui protestent contre le nouvel aéroport voulu par son premier ministre:


Et ça, c'est le ministre de l'Intérieur français qui n'a pas l'air content du tout. Après qui ? Après la dame du dessus, les manifestants anti-NDDL, après avoir vu sa nouvelle côte de popularité ?:


Là, c'est BFM qui nous assure que Président a fait une "longue visite" au Salon de l'agriculture:


Il paraît que tout s'est déroulé - si j'en crois Le Monde - dans un climat apaisé; pas de sifflets, pas de huées. Les quelques personnes à avoir hué Président ont été évacuées par le service d'ordre - si j'en crois le Figaro - ce qui permet aux autorités de dire que la visite s'était passée sans incidents. "Président a ensuite déambulé parmi les stands entouré d'un important dispositif de sécurité, dans un climat serein sans effusion ni hostilité, goûtant tour à tour bœuf, brochette d'agneau, charcuteries ou fromage" (Le Monde). Vous verrez que semaine prochaine, on nous dira qu'il a repris au moins 3 points dans les sondages.

Ça se passe comme ça en Socialie, ça pourrait être ailleurs, mais c'est ici.

Folie passagère 2150.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 18 octobre 2013

Il n'y a qu'un seul et unique responsable: C'est François Hollande !


A tous les biquets acnéiques lycéens qui demandent la démission de Manuel Valls,
Aux petits gars manipulés de la FIDL qui honorent Valls d'une petite moustache,
A tous les bien-pensants qui sont outrés par l'expulsion de Léonarda et de Katchickmachinchose,
A Josiane Balasko qui vient de déclarer ne plus comprendre ce gouvernement pour lequel elle a voté et qui aujourd'hui lui fait honte,
A Melenchon, le cuistre, qui incite les lycéens à descendre dans la rue,
Aux allumés du Front de gauche qui réclament la démission du ministre de l'Intérieur,
A Anne Hidalgo, archétype de la boboïde parisienne, qui réclame solennellement devant une forêt de micros complaisants le retour de la kosovarienne moustachue,
A celle qui se présente comme la première dame de France, Maîtresse Valérie, et qui a exprimé toute sa compassion pour les exfiltrés de l'éducation nationale pour cause de présence irrégulière sur le territoire,
A Vincent Peillon, l'homme qui souhaite sanctuariser l'école et accessoirement soustraire les enfants à tous déterminismes familiaux,
Aux blogueurs de gouvernement qui s'insurgent,
Aux pleureuses gauchistes,
A Jean-Jacques Boy, représentant de RESF, qui se dit ému par le sort de ses familles dont " on oublie la situation " et qui proteste contre, je cite, " l'enlèvement de Léonarda",
Aux médias qui aimeraient bien nous faire pleurer avec leurs images passées en boucle de l'expulsée filmée au fin fond du Kosovo,
A Cécile Duflot qui forcément, n'en loupant jamais une lorsqu'il s'agit de tacler Valls, a toujours quelque chose à dire,
A tous ceux qui vomissent Valls,

A tous ceux-là et à tous les "indignés congénitaux" que j'aurai pu oublier, qu'il me soit permis de leur rappeler que si à toutes ces histoires qui pourrissent notre quotidien et polluent nos écrans il faut un responsable, je dis NON! le responsable n'est pas Manuel Valls, mais bien François hollande.

Le patron, c'est lui ! L'homme qui a nommé ministres des personnes on ne peut plus clivantes, c'est lui ! L'homme qui a nommé Valls ministre de l’intérieur  c'est lui ! L'homme qui depuis des mois autorise sans piper mots le démantèlement des camps de Roms, c'est lui ! Celui qui a donné son aval à la politique d'expulsion pratiquée par ce gouvernement, c'est lui ! Le président qui ne s'est jamais exprimé clairement sur sa façon de penser l'immigration et la manière dont on doit réguler les flux migratoires, c'est encore lui ! Le candidat qui reprochait à son prédécesseur l'inhumanité vis à vis des personnes migrantes, c'était lui, déjà ! Celui qui vous avait promis une république apaisée et irréprochable, c'est François hollande ! Le Vivre ensemble qu'il disait...

Alors, oui à vous tous, pleureuses de mes deux, ne cherchez pas ailleurs le responsable de vos indignations, ne voyez pas en Valls l'unique coupable de vos larmes, de vos ressentiments et de votre compassion larmoyante pour Léonarda et consorts, il n'y a qu'un seul responsable, qu'un seul coupable, il est à l'Elysée et c'est vous tous qui l'y avez mis.

Vous l'avez voulu, vous l'avez. Alors, camembert !

Folie passagère 1950.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 27 septembre 2013

L'insolence de Cécile Duflot, la faiblesse d'Ayrault et de Hollande


Mais qu'est-ce que c'est que ce bazar ? Hallucinante séquence, révélatrice du bordel ambiant régnant au sein du gouvernement, à laquelle nous avons assisté hier.

A-ton déjà vu un ministre houspiller publiquement un de ses collègues à ce point ? A-t-on déjà vu un ministre traiter son collègue de l'Intérieur de traître à la Nation ? Parce que c'est exactement ce qu'a fait hier Cécile Duflot lorsque, entourée de quelques autres ministres (Canfin, Vidalies et Martin) et du président de l'Assemblée Nationale Bartolone, elle déclare que Manuel Valls est "allé au-delà de ce qui met en danger le pacte républicain." Rien que ça ! Valls avec ses propos sur les Roms aurait porté une grave atteinte au pacte républicain et donc à la Nation ! Et la Duflot d'en appeler à la responsabilité du Président de la République, squeezant, de fait, au passage, son supérieur hiérarchique direct, Jean-Marc Ayrault.

Et Claude Bartolone d'approuver les propos de Cécile Duflot !
Et Jean-Marc Ayrault de ne rien dire et de boire, juste après cette déclaration fracassante, le champagne avec Duflot !
Et hollande de se refuser à tout commentaire !

Comment interpréter d'une part l'insolence de Duflot et d'autre part l'absence totale de réactions immédiates de Ayrault et de hollande ? Si ce n'est autrement que par, soit de la faiblesse, soit un manque évident d'autorité, de la part de Ayrault et de hollande, manque d'autorité permettant aux ministres d'étaler publiquement leurs dissensions. Elle est où la cohésion gouvernementale ?

Peut-on imaginer qu'en ne sanctionnant pas Duflot, Ayrault et hollande approuvent ses propos ? Et dans ce cas, quel désaveu pour Valls. Valls qui pourtant, en maintenant la pression sur les Roms, ne fait rien d'autre que d’exécuter les ordres de hollande et de Ayrault. Mais si Valls est ainsi désavoué, quel crédit accorder à Belkacem qui, en tant que porte-parole du gouvernement, a apporté à Manuel Valls, avant-hier, le soutien plein et entier...du gouvernement !

Il me semble que lors de sa dernière conférence de presse hollande avait recadré ses équipes, leur enjoignant de ne parler que d'une seule voix. Nous le voyons, il n'en est rien. Le bordel continue au sein du gouvernement, comme depuis des mois.

Que penser d'un président et d'un premier ministre qui laissent leurs ministres s'écharper publiquement ? Pas grand chose de bien. Des " couilles molles " comme se plaisait à le dire Martine Aubry ?

Reconnaissons au moins à Duflot le mérite d'avoir grâce à sa déclaration occulté complètement la tournée de Pépère à Florange ruinant ainsi tout le bénéfice de communication que celui-ci espérait en retirer. C'est ce qui s'appelle se faire piquer la vedette.

Folie passagère 1922.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 15 septembre 2013

La GUL à Duflot


Après avoir bien glandée depuis qu'elle est au gouvernement, Cécile Duflot a présenté au parlement son oeuvre: le projet de loi sur l'accès au logement et un urbanisme rénové (Alur). Sur les quelques 80 points du dit-projet, deux retiennent l'attention: l'encadrement des loyers et la garantie universelle des loyers. Pour le premier, c'est assez compliqué, on retiendra succinctement qu'il risque de faire baisser, un peu, le montant des loyers élevés tout en augmentant sensiblement les loyers sous-estimés dans les zones "tendues". Cohérence gauchiste, sans doute. La garantie universelle sur les loyers (GUL) dont l'entrée en vigueur est prévue au 1er janvier 2013 est par contre assez simple à comprendre. Une duflotterie... une connerie en somme.

Sur le principe, il s'agirait à terme de supprimer la caution que tout locataire verse en prenant possession auprès d'un propriétaire de son logement. En remplacement, locataires et propriétaires verseraient à un fond, géré par l'Etat, une cotisation obligatoire de 1 à 2% du montant du loyer. Le fond serait chargé de dédommager les propriétaires victimes de locataires indélicats. L'idée est aussi séduisante... que stupide. Actuellement le taux de loyers impayés est d'environ 2,5%  ce qui est relativement faible, surtout en période de crise. Avec la GUL à Duflot, tout le monde va néanmoins devoir cracher au bassinet. Le propriétaire, salaud de riche, comme le locataire, pauvre... pauvre.

Tous les locataires paieront pour, en gros, 2,5% de locataires indélicats. Curieuse solidarité ! Leur loyer sera donc augmenté pour alimenter l'usine à gaz. 1%, vous me direz, ce n'est pas grand chose... Faites le calcul, sur un loyer mensuel de 800 euros, cela fera à l'année 96 euros ! Par les temps qui courent, une taxe de plus, le pouvoir d'achat à nouveau amputé. Vous en conviendrez, il est bien connu que ceux qui se fendent de 800 euros de loyers ne sont pas à 96 euros près ! Quant aux locataires foireux, au moins seront-ils confortés dans leur filouterie, s'ils ne payent pas le proprio, l'Etat le fera à leur place. Duflotterie, vous dis-je !

Pour le propriétaire, idem, c'est assez séduisant; lui serait ainsi garanti de ne plus avoir de loyers impayés. Tu parles Charles! A ce stade, le projet de loi est plus que flou. N'est pas précisé à partir de quand et jusqu’à quand, il sera indemnisé. Au bout d'un mois, de deux, de trois, de quatre ? Indemnisé pour la totalité des loyers impayés et pour les éventuelles remises en état ? On ne sait pas trop ! Le fond d'indemnisation aura-t-il à cœur de procéder manu militari à l'expulsion des locataires négligents, histoire de gérer en bon père de famille le pognon qu'il aura soutiré à la communauté des locataires réglos et des propriétaires soucieux d'amortir leur investissement ? On n'en doute pas ! 

Incitation à ne pas payer pour les uns, prélèvement obligatoire supplémentaire pour les autres, ce gouvernement est merveilleux !

Le plus triste dans cette histoire, c'est que malgré l'avalanche de questions que pose ce projet de loi et le flou qui l'habille, le dit-projet a été adopté par la quasi totalité des députés de gauche. 

Il paraît que tout ce bazar devrait permettre de fluidifier un marché immobilier sclérosé... A ce propos, quelqu'un est capable de nous dire où nous en sommes des 500 000 logements neufs annuels promis par hollande lors de sa campagne ?

Folie passagère 1901.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 26 décembre 2012

Cécile Duflot et le retour des hirondelles...

 
" La réquisition fait partie de la panoplie légale et cette fois nous avons décidé de le faire si c'était nécessaire, et c'est nécessaire. " Oui, messieurs et dames, c'est par ses mots sans ambiguïté que, fin novembre puis le 9 décembre, Cécile Duflot annonçait la réquisition de logements vacants afin de pouvoir loger les sans abris. 

On en frémissait mais puisqu'elle nous disait qu'il y avait urgence, qu'il fallait commencer à réquisitionner, comme au bon vieux temps, " qu'il fallait faire feu de tout bois " pour mettre à l'abri ces populations fragiles; vite ! Si vite que dès le 10 décembre, elle envoyait un courrier aux 3 préfets des régions Ile de France, Paca et Rhône Alpes, leur demandant d'agir et " de se mettre en situation de procéder à des réquisitions d’ici à la fin de l’année. "

Avant la fin de l'année ! Fin décembre donc.

Et puis, la Cécile, elle est tombée sur un os. Pas si facile ! Annoncer à grands renforts de pipeau que l'on va faire est une chose, faire et réquisitionner en est une autre. En effet, pour se conformer à la loi et éviter de se faire à nouveau retoquer, il faut trouver des logements appartenant à des personnes morales, que ceux-ci n'aient pas été occupés depuis 18 mois ( 12 mois avec la loi Duflot ) puis, les remettre en état, les rénover, les rendre " habitables ".

Alors, les préfets ont fait leur boulot, ils ont cherché et...  seulement 120 sites ont été répertoriés en Ile de France. 120 sites dont le coût de rénovation est trop élevé. Le préfet d'Ile de France, Daniel Canepa, ayant exprimé ses déconvenues et le manque de moyens financiers pour enclencher les procédures sera remercié du jour au lendemain. On ne contrarie pas la Duflot ! 

Toujours est-il que sur un ton nettement moins péremptoire, insensible à la vue des dizaines de famille sans logement venues camper devant ses fenêtres ministérielles, Duflot a déclaré ce matin que " les réquisitions de logement se feront seulement d'ici au printemps ". Au printemps, au retour des hirondelles ? Quand les températures extérieures seront plus clémentes ? A la fin de la trêve des expulsions ? 

Ah, au fait, il " fallait faire feu de tout bois " disait-elle ... Alors sachez, messieurs, dames, qu'en langage socialiste, faire feu de tout bois se traduit par: " Sur Paris, une quarantaine de courriers a été envoyée à des propriétaires de logements vacants. Pour le moment, cinq visites ont eu lieu, et six autres sont prévues "

Une quarantaine de courriers, 5 visites de lieux possiblement réquisitionnables... Il y a vraiment urgence à... ne pas trop en faire.

Et d'ici à ce que les locaux vides soient réquisitionnés, remis en état et offert aux nécessiteux, gageons que les hirondelles auront tout le temps de lâcher quelques fientes sur la tête des sans abris et autres mal logés.

Folie passagère 1512.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 25 septembre 2012

Qui de Ayrault ou de Moscovici nous prend pour des cons ?


On s'en souvient, dans sa frénésie de détricotage des mesures prises par le gouvernement précédent, l'hollande a fait abroger la loi qui devait permettre l'application au 1er octobre de la TVA sociale. Par cette loi, la TVA devait augmenter de 1,6% pour financer l'abaissement du coût du travail dans les entreprises.

Après avoir occulté pendant des mois le problème de compétitivité des entreprises françaises, le gouvernement s'aperçoit enfin que le coût du travail est trop élevé ce qui pénalise notre économie et par voie de conséquence l'emploi. Faute de moyens, des rumeurs bruissent donc de finalement recourir à une hausse de la TVA pour... aider les entreprises et combler notre déficit. Rassurez-vous, cette hausse sera baptisée d'un autre nom que  " sociale ". 

Sauf que quand c'est le premier sinistre qui en parle, ce ne sont plus des rumeurs. Le 19 septembre, Ayrault a déclaré: " Il y aura non seulement une hausse de la CSG mais pas seulement; ce sera un mix, avec une hausse de la TVA et de la fiscalité écologique. " Bref, ça va matraquer dur ! On peut se fier à sa parole et lui faire confiance, c'est le chef du gouvernement tout de même ! Ben, non. Pourquoi ?

Parce que le 23 septembre, son ministre de l'économie, Pierre Moscovici, a déclaré sur France 3: " Non la TVA n'augmentera pas. La CSG n'augmentera pas, le livret A ne sera pas fiscalisé, les retraités ne seront pas davantage taxés. Nous ne sommes pas le gouvernement du matraquage fiscal, nous sommes le gouvernement de la justice sociale. " Bref, l'exact contraire de ce qu'annonçait le chef 3 jours plus tôt !

Heu..., Lequel des deux nous ment et nous prend pour des cons ? Hein ? Les deux, je sais. Peut-on faire confiance à un premier ministre qui est désavoué par un de ses collaborateurs 3 jours plus tard ? Peut-on faire confiance à un ministre de l'économie qui ne parle pas le même langage que son patron ? Non, c'est évident.

Dans un tout autre domaine, allez donc lire cela, ou quand Cahuzac insulte Duflot qui insulte Cahuzac, ça en dit long sur la cohésion de notre gouvernement de branquignols ! Edifiant !

Folie passagère 1357.
D'accord,pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 22 juin 2012

EELV: " un parti fait d'arrivistes et de légèreté "


J'en ai un peu marre des branques de chez EELV dont on nous bassine les oreilles depuis des mois. Mais faisons le point, un petit peu, et nous verrons que leur succès aux législatives est autant relatif que surfait. Un parti dont les apparatchiks sont des arrivistes nés, les adhérents, ce qu'il en reste, des gogos en pleine déshérence.

Flashback. On se souvient de leurs primaires lamentables; primaires qui virent la victoire de la peste sur le choléra: Joly coiffait Hulot. La pucelle en écologie et en politique battait l'écolocoptère millionnaire. Dès le début, l'erreur de casting était évidente et ce serait douter de leur santé mentale de croire qu'ils ne le savaient pas. La dame aux lunettes parla de beaucoup de choses pendant la campagne présidentielle mais bien peu d'écologie. Résultat, d'un score attendu de 5 à 7%, ils se vautrèrent à 2,5%. Non sans avoir, du moins les caciques, signé un accord avec le PS tout à leur avantage: beaucoup de pipeau et de n'importe quoi mais dans le fatras, une quinzaine de circonscriptions pour les législatives. Saluons ici, tout de même, la performance remarquable de négociateurs du Placé et de la Duflot et les piètres talents du PS particulièrement envieux des 7% dont était crédité EELV.

2,5 % à la Présidentielle...

Les résultats des législatives sont à la hauteur des espérances d'EELV; 17 élus, de quoi former un groupe à l'Assemblée (Ils en ont obtenu un au Sénat). Et un gros ministère confié dans un premier temps à la Duflot.

Ainsi, à priori, tout semble baigner en vertitude. Tout n'est cependant qu'apparences.

Les circonscriptions, ils les gagnent là où ils pouvaient se réclamer de la majorité présidentielle. Ailleurs, ils obtiennent  à peine 4% des voix. En nombre d'adhérents, c'est la Bérézina, de 15 000, ils ne seraient plus que 5 à 6 000. Le taux de ré-adhésion à la coopérative (réservée aux associations et sympathisants non encartés ) est de 5%. Les effectifs fondent comme neige au soleil. Les finances sont exsangues, Joly est obligée de faire appel à la générosité du public pour rembourser les frais de campagne. Côté image dans le public, c'est catastrophique. Une telle cata que Dany voit rouge, tout rouge. Opportunisme, clientélisme, arrivisme, quête de maroquins, tout y passe. Alors que sur la même période ( fin présidentielle, fin égislatives ), le parti est passé à la trappe de l'info. On parle de Duflot, de Placé... Pas d'EELV. Et viendra la mascarade des gouvernement Ayrault I et II. Duflot perd l'écologie mais garde le logement. Sa ministre déléguée, Nicole Bricq, sera rétrogradée pour crime intempestif de défense de l'environnement en Guyane et remplacée donc au ministère de l'écologie par Delphine Batho, une spécialiste... du logement, soutien de... Ségolène Royal. Et un hollande qui semble faire bien peu de cas de l'écologie.

Ne restait plus qu'à la Duflot de démissionner de la direction d'EELV. Ce fut fait aujourd'hui, entre rancoeur, soupirs, jalousies, insultes et soupe à la grimâce. La " superdiva " n'aura qu'à s'éclipser rapidement, les yeux rougis de larmes: " Elle n'est plus écologiste ! ".

Alors aujourd'hui, que reste-t-il d'EELV ? 17 élus à l'Assemblée, 11 au Sénat et 1 ministre ! A ceux-ci que reste-t-il d'écologiste ? Les ors de la République. C'est à peu près tout. Les quelques 5000 adhérents qui restent encartés ? Qu'ils se débrouillent, les ténors ont d'autres chats à fouetter maintenant: une carrière politique !

Folie passagère 1220.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr
 ( Le titre du billet est emprunté à Daniel Cohn-Bendit )

vendredi 1 juin 2012

Les Verts sont dans le rouge ! Bye Bye Eva !


Lorsque les écolos bobos ont, après moultes embrouilles dont ils ont le secret, choisi de brandir Eva Joly comme porte-étendard pour les présidentielles, la France rigola. La petite juge, pucelle en politique, gauche dans les discours, candidate à la présidentielle, avouez qu'il y avait de quoi se marrer sans même pointer l'erreur de casting manifeste.

Un Hulot, un Mamère, même une Duflot, auraient pu faire mieux que Joly. 6 petits mois de campagne où Joly accumula les bourdes, les déclarations intempestives autant que stupides; elle cultiva la débâcle, toute seule, mal encadrée. Souvenez-vous le défilé du 14 juillet animé par les scouts, les bucherons et autres corps de métier ! Marrez-vous en la réécoutant dire " Mes chers zamis, yé fais gagner ! " ou bien cette savoureuse déclaration du mois de mars: " Quand je vois que le pouvoir d’achat est la première préoccupation des Français et l’écologie la dernière, je me dis que j’ai été très mauvaise et que je n’ai pas réussi à me faire comprendre." 

Dès le début de sa campagne, la cata était prévisible: Au lieu d'une candidate rompue à l'exercice, les verdâtres nous offraient sur un plateau, une bonne source de rigolade, une grosse poilade. A chacune de ses interventions, la France se marrait et  EELV riait de plus en plus jaune. Les lunettes eurent beau virer du vert au rouge, rien n'y fit même pas, bien au contraire, sa malencontreuse chute au sortir d'un cinéma. Naufrage électoral, naufrage financier.

La campagne est finie, Effa a brillamment atteint les 2,3%, il faut maintenant payer la douloureuse. En gros 900 000 euros ! Une paille. Selon Yves Contassot, Joly n'a rien rapporté à la cause (sic), " elle a coûté 450 000 euros financés par le parti ! ". Alors, à votre bon cœur, m'sieurs, dames, si vous avez la main verte et le porte monnaie à gauche, tous les dons sont acceptés !

Seul échappatoire, que EELV fasse plus de 5% des suffrages aux prochaines législatives, faute de quoi, les verts auront définitivement virer au rouge. Financièrement parlant, parce que pour le discours, tout est à reconstruire.

La moins conne dans l'histoire aura été Duflot, elle est désormais à l'abri du besoin.

Quant à Effa Joly, ayant largement dépassé la limite d'âge, elle nous fera le plaisir de prendre sa retraite en allant se mettre au vert. Eva si tu nous lis, la " Vranze te zalue ".

Le mot de la fin à Daniel Cohn-Bendit, jamais à court d'éloges (funèbres ?): " Eva Joly ? Elle a fait une mauvaise campagne, elle était un mauvais choix et elle, en plus, elle était contre l’accord Verts-PS "

Folie passagère 1182.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.