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mardi 7 février 2017

François et Théo...

On a retrouvé François Hollande !


Le président de la cinquième puissance mondiale, plutôt discret depuis l'annonce de son renoncement à assumer son bilan devant les électeurs, entre un déjeuner avec son premier sinistre et un entretien avec Mahmoud Habbas, s'est rendu au chevet d'un anus déchiré, oups, pardon, au chevet du jeune homme bien sous tous rapports (re-Oups !) qui, lors d'une interpellation musclée, à Aulnay, a reçu fort malencontreusement une matraque dans le fondement. Voilà une saine occupation pour un homme dont on imagine l'agenda surchargé.

N'y voyez aucune intention politicienne ni aucune tentative de récupération de la part du grand homme. Cette visite est somme toute logique: Il sait, lui, ce que cela fait de sodomiser dans les grandes largeurs les Français, ça fait 5 ans qu'il pratique. Il a juste voulu voir de près à quoi pouvait bien ressembler les dégâts collatéraux de ses propres mensonges et des espoirs déçus d'un pays, ici d'un quartier, qui avait cru en cette " France apaisée " qu'il avait promis à tous. 

Les esprits chafouins souligneront peut-être que d'aller exprimer ainsi sa solidarité à une victime de son inaction et de ses échecs est un brin osé; que nenni, révisez vos classiques les amis, les cons, ça ose tout... 

Les forces de l'ordre apprécieront sans doute la démarche: se faire mettre de cette façon par Président - cette visite ne jettera-t-elle pas un peu plus, dans ces quartiers, l'opprobre sur la police - fallait oser ! Il a osé ! Il ose tout !

Mais revenons à cet entretien. Président a déclaré: " Je tenais à venir voir Théo ainsi que sa famille. Il a réagi avec dignité et responsabilité. La justice est saisie et va aller jusqu’au bout. J’ai une pensée pour Théo qui a un comportement exemplaire. " C'est beau... beau comme du Hollande. Brave Théo, braves jeunes de cités qu'on fait rien que de les stigmatiser et de déprécier leur juste valeur... C'est vrai quoi, l'enquête a à peine commencé que les enquêteurs auront compris le message: Théo, c'est un gentil, comme tous les autres, comme Adama. Ils étaient là, au mauvais endroit, au mauvais moment.

Théo dit avoir été très remué par cette visite présidentielle - ce qui vu son état devrait être mis au passif (encore !) de Président - et a déclaré: " J’entends tout ce qui se passe. Ma ville, je l’aime et en rentrant je veux la retrouver telle que je l’ai quittée. Donc, les gars, stop à la guerre. Priez pour moi." Hein ! quand je vous disais que c'était un gentil ce Théo ! il veut qu'on prie pour lui; c'set donc qu'il est sensible à la prière des autres. C'est bien. Peut-être même qu'au plus profond (oups!) de lui-même, il est croyant, Théo. Moi, j'aime bien les jeunes qui prient. Surtout ceux qui prient avec Jésus. Bon, on va quand même le rassurer Théo, ne pas le laisser dans l'angoisse, sa ville et son quartier pourri, il va les retrouver bien vite, c'est pas comme si il était à l'article de la mort dans un hôpital de campagne au fin fond de l’Afghanistan !

Faut qu'il y retourne vite, qu'il puisse raconter son aventure, faire partager son expérience avec ses p'tits et ses grands frères et comme il est d'ores et déjà, là-bas, un héros, nul doute qu'il sera écouté. Les caméras iront le voir raconter, au bas de l'immeuble, devant le hall, à ses potes: Voyez les gars, déconnez pas avec la police, elle rigole pas elle, n'allez pas l'affronter sinon, voyez de quoi elle est capable; une matraque dans le cul, ça vous défonce un mec. Et puis si d'aventure, il fallait aller au contact, soyez pas cons, munissez-vous de gel, ça passera mieux. Les gentils, c'est nous ! La preuve ? Omar Sy, la personnalité préférée des Français est venu à sa rescousse et a lancé le hashtag #JesuisThéo, si ça, c'est pas une absolution sans confession, je m'y connais pas !


La nuit dernière, à Aulnay, 26 personnes ont été interpellées, 10 voitures incendiés, deux magasins partiellement incendiés, 6 (pas 7 !) poubelles ont été cramées, des véhicules (combien, on ne sait pas) de secours et de police ont été endommagées, curieusement aucun policier ne semble avoir été blessé selon la préfecture, quelques policiers de la BAC (combien ?) complètement encerclés par une cinquantaine d'individus ont du faire usage de leur arme en tirant en l'air... La France apaisée...

NB: on notera que cette visite s'est faite en toute discrétion, tout juste quelques journalistes et photographes présents pour immortaliser l'instant, instant qui sera moins d'une heure après la rencontre entre Président et Théo en Une du site de l'Elysée...

Folie passagère 3445.
Des policiers près du commissariat d’Aulnay-sous-Bois, au nord de Paris, le 6 février 2017.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mercredi 4 janvier 2017

Il y a du BHL dans cet homme là

C'est pas le tout d'aller faire le kakou en Irak, il  faut que cela se sache ! Je vous le dis, y a du BHL dans cet homme là !


 

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Le jour où Président arriva en Irak, après avoir annoncé sa venue à la télévision française lors de ses vœux, un attentat suicide faisait au centre ville de Bagdad 39 morts. Comme à Istanbul deux jours plus tôt. De ces deux attentats revendiqués par Daesh, l'un " bénéficie " d'une très large couverture médiatique, l'autre a été à peine évoqué; l'un donna lieu à un communiqué officiel de soutien et de solidarité avec le peuple concerné sur le site de la Présidence de la République, pas l'autre.

Folie passagère 3410.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 27 décembre 2016

Le chômage en orange, c'est nettement moins cool...

Le chômage baisse qu'il a dit Président... Une façon de voir les choses. Une autre façon de voir:


Envoi massif en formation, radiations massives (plus de 300 000 en octobre), contrats aidés (avec vos sous), transfert dans les autres catégories, etc, etc, etc..., la seule chose qui l’intéresse c'est de faire baisser autant que faire se peut les chiffres de la catégorie A

Il nous prend vraiment pour des cons.

Et un petit tweet hollandesque pour la route; Il nous aura tout fait, même d'adresser des condoléances à des personnes blessées...

Folie passagère 3401.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mercredi 2 novembre 2016

Débarrassons-nous de François Hollande, le Président zombi.


Y a pas à tortiller: De deux choses l'une, soit on aime son pays, ses institutions, soit on s'en fout, on zappe, on ignore, on occulte. Pour ceusses qui, comme moi, aiment leur pays, son esprit, son histoire, sa ( défunte ) grandeur, son drapeau, le Général, son TGV, Pompidou, j'en passe et des meilleures, on ne peut qu'être consterné, effaré, sidéré par l'état de déliquescence de celui-ci et de ceux qui sont depuis un peu plus 4 ans supposer le diriger.

On avait glosé sur Sarkozy, émis l'idée que celui-ci avait dévalorisé la fonction présidentielle, qu'il était bling-bling, vulgaire, clivant... Certes, il fit de nombreuses conneries: erreurs de " jeunesse " et difficultés à appréhender la fonction? C'est fort possible. Le " pov'con " et le " karcher " avaient autant marqué les esprits que déçus car restés sans effet. Mais tout de même ! Cahin-caha, il avait su tenir la boutique et, finalement, point trop déshonorer la " fonction ". Il avait beau être critiqué pour ce qu il fit ou ne fit pas mais, qu'on le veuille ou non, force est de constater qu'au plus fort de sa " crise d'impopularité " et malgré le profil qu'en dressaient outrageusement les médias, près de 30% des Français lui faisaient encore confiance ou en avaient une opinion positive. 30 % ! Et jamais au grand jamais son " camp " ne se serait permis le quart de ce que permettent aujourd'hui les " amis ", et les les adversaires, de ce qui nous sert de Président. Un Président à 4% !

A-t-on jamais entendu du temps de Sarkozy, un adversaire politique de celui-ci se permettre de déclarer publiquement qu'il ne " respectait pas Nicolas Sarkozy parce celui-ci ne respectait pas la fonction présidentielle. Le respect des Français, de la fonction, d'une certaine confidentialité, d'un certain recul, d'une certaine dignité, c'est tout ce qui a manqué à Nicolas Sarkozy pendant ce quinquennat. Je ne respecte pas la personne de Nicolas Sarkozy. " Non ! Non, car jamais Nicolas Sarkozy et aucun autre président avant lui n'avait comme Hollande à ce point dévalorisé la fonction.

Avait-on, sous Sarkozy, ou avant, entendu un président de région, du même camp politique que l'actuel occupant de l'Elysée, déclarer " qu'il la ferme " ! Pour aussitôt se raviser et dire que ce " qu'il la ferme " s'adressait au ministre de l'économie et des finances, Michel Sapin. Non !

Avait-on, du temps de Sarkozy, et avant, entendu un Premier ministre défier, d'Afrique, à ce point le Président de la République ? Non, jamais.

Avait-on lu, du temps de Sarkozy, ou avant, une presse internationale à ce point critique vis à vis de notre Président, allant même, pour l'un des principaux journaux américains, le qualifier de " mort-vivant " soit ni plus ni moins de zombi. Non, jamais !

Le ridicule tua Félix Faure quand celui-ci rendit l'âme dans les bras de " sa connaissance ", François Hollande sur son scooter sera épargné. Hélas.

Depuis quand n'avait-on pas vu le pouvoir en place à ce point critiqué, vilipendé ou insulté ? Je ne sais plus. Depuis quand n'avait-on pas vu toutes les corporations du pays, jusqu'aux plus " nobles " comme la police ou les pompiers à ce point braver les interdits et les règlements internes ? Je ne sais plus. Depuis quand le locataire de l'Elysée n'a-t-il pas été de telle manière insulté ou remis en cause par toutes les composantes de la classe politique ? Lors de la IVème, peut-être. Depuis quand n'avait-on pas vu un gouvernement à ce point indiscipliné et un Premier ministre rabrouer publiquement l'un de ses ministres parce que celui-ci joue avec son téléphone portable ? Depuis quand n'avait-on pas vu une réforme constitutionnelle, proposée devant le Congrès tout entier convoqué par le Président de la République, finir son parcours législatif dans le caniveau ? A quand fait-il remonter pour découvrir qu'un Président de la République révèle à des journalistes des secrets d'Etat ? Qui se souvient, sous la cinquième, avoir entendu des politiciens de tous bords oser évoquer la destitution du Président de la République ? Personne, il faudra attendre 2016 et François Hollande pour cela.

Bruno Le Maire a sur ce point raison, tout Président de la République qu'il soit, nous ne pouvons respecter François Hollande tant il aura consciencieusement, méthodiquement dévalorisé comme jamais la fonction présidentielle. On ne peut respecter celui qui en ne respectant pas la fonction suprême ne respecte pas les Français. Un Président démonétisé, qui ne vaut plus un clou, un politicien zombi en qui, à part lui-même et un quarteron de fidèle, plus personne ne croit.

Se débarrasser au plus tôt et à tout jamais de François Hollande, c'est sauver, si tant est que cela soit encore possible, la cinquième République.

Folie passagère 3341.
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dimanche 30 octobre 2016

Hommage à François Hollande

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Que retiendra-t-on du passage de François Hollande dans les couloirs de l'Elysée ? 

A peu près tout; tout ce qui de mauvais pouvait être fait et maintes fois évoqué sur ce blog, en vrac:

Les blagounettes à deux balles, les bourdes, les bévues et les couacs en série, ses ballades en scooter, ses frasques amoureuses, ses reniements, ses promesses non tenues, les différents scandales qui ont à tout jamais enterré l'idée toute surfaite que la gauche puisse être morale, les renoncements, l’inexistence de la France au plan international et une diplomatie en plein naufrage, l'asservissement aux USA et à Bruxelles,  les repris de justice nommés à des postes importants, les secrets d'Etat confiés à des journaleux, une crise migratoire gérée en dépit du bon sens, le million de chômeurs en plus ( toutes catégories confondues ), une économie moribonde, une croissance qui ne redémarre pas, le sectarisme érigé en mode de gouvernance ( en particulier lors de la séquence mariage zinzin ), Léonarda,  les costards mal taillés et la cravate de travers, un pays divisé comme jamais, les attentats et ces morts qu'on aurait pu éviter ( cf livre de Philippe Cohen-Grillet, Nos années de plomb, autopsie d'un désastre ), ses diarrhées commémoratives, la repentance en bandoulière ( dernièrement encore avec les tsiganes ), Joey Starr et Deux-Bouses à l'Elysée, la remise de la LH au prince héritier d'Arabie Saoudite, les milliards d'euros volatilisés (EDF, Ecomouv', ...), l'amateurisme et l'incompétence (reconnus par Manuel Valls dans le livre Un Président ne devrait pas dire ça ), le pitoyable débat sur la déchéance de nationalité, une fonction présidentielle ridiculisée ...

Et on pourrait continuer comme cela pendant des lignes et des lignes, en faire encore et encore des billets, pour cela au moins, on peut lui faire confiance...

Bref, il nous assurait qu'il ré-enchanterait le rêve français, il a fait de la France un cauchemar.

Ceci étant dit, il serait injuste, voire partial, de ne pas rendre grâce à celui qui aura été sans nul doute le pire président de la Cinquième. Lui rendre grâce pour son autre bilan, positif celui-ci, et dont il peut à lui seul s'attribuer le mérite.

A son arrivée à l'Elysée, le parti socialiste avait la majorité à l'Assemblée Nationale et au Sénat, il contrôlait 21 régions sur 22, 61 départements sur 101 et deux villes sur trois. Qu'en reste-t-il ? Une majorité fracturée et de multiples recours au 49-3 et une bérézina annoncée aux prochaines législatives. Un sénat qui a basculé à droite et, une réforme territoriale plus tard, la majorité des régions reviennent dans le giron de la droite; quant aux villes, le rapport s'établit à 1 ville sur 3 pour la gauche. Le parti socialiste aura mis 30 ans à mailler parfaitement le territoire, son ancien premier secrétaire aura brisé la toile en moins de 4 ans.

Les socialistes ? Difficile d'en trouver un aujourd'hui qui se vante d'avoir voté pour " le meilleur chef de l'Etat " de l'année. Le parti est fracturé comme jamais et les militants désertent. Au 1er janvier 2016, le parti ne comptait plus que 136 000 militants dont à peine 86 000 sont à jour de leur cotisation ( 238 208 chez Les Républicains, " une situation pas brillante " pour BFMTV ). Depuis son accession au pouvoir, 40 000 militants socialistes ont renvoyé leur carte d'adhérent. Quant à la fédération du Nord, de loin la plus puissante, enfin ça, c'était avant, si elle comptait 10 000 militants à jour en moyenne chaque année, elle n'en dénombre que 5 000 depuis 2012. A moins d'un an de l'élection présidentielle, le parti victorieux de 2012 se voit dans l'incapacité totale de reconnaître à l'une de ses personnalités un quelconque leadership au point qu'il en ait réduit à organiser, lui aussi, une fichue primaire.

Au propre comme au figuré, Président aura ruiné le parti socialiste, explosé la gauche et pulvérisé les écolocons. Et tout cela en à peine 4 ans ! Si ça, ce n'est pas un beau bilan... Champion du monde, bravo l'artiste !

Aussi ce soir, qu'il nous soit permis de rendre hommage à celui qui, non sans brio,  et en moins de temps qu'il n'en faut normalement pour le faire, aura détruit tout ce qui lui avait permis d'être élu en 2012.

Folie passagère 3338.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 25 octobre 2016

François Hollande, recordman de l'impopularité

Faisons le point:




Ce fut 12% en novembre 2015, puis 8% en janvier 2016, puis 6%, puis 5 % puis vint octobre 2016... 4% !

Seulement 4 % des 17 047 personnes interrogées dans le cadre de l’enquête électorale du Cevipof se déclarent satisfaits de l’action du président.

Et sur ces 4% d'étranges Français " satisfaits " seul 1% sont " très satisfaits ".


La note qui mesure, de 1 à 10, le taux de satisfaction à l'égard du chef de l'Etat reste stable depuis juin 2016: 2,3/10.

Depuis septembre 2014, absolument tous les instituts de sondage le reconnaissent: François Hollande, en tant que Présiflan, détient le record d'impopularité depuis 1958 !

Mal élu, mal vécu !

Folie passagère 3332.
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vendredi 14 octobre 2016

Des regrets, pas d'excuses, une faute et une connerie !

Billet dédié à John Palissy, sympathique twittos qui nous a quitté...

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Des regrets, pas d'excuses et une faute d'orthographe ! A ce niveau, cela devient sérieusement inquiétant. 

Plus inquiétant encore, venant d'un président de la République ? C'est possible, la preuve: " Mes propos sont sans rapport avec la réalité de ma pensée ". 

Tiens, par exemple,  quand il proclame à tout va " qu'il aime les gens "... Les aime-t-il vraiment ou est-ce sans rapport avec la réalité de sa pensée ? Quand il écrit: " Je tiens à vous assurer de la confiance que je porte dans la magistrature et dans celle et ceux qui la font vivre ", est-il sincère ou bien est-ce sans rapport avec ce qu'il pense vraiment ?...

Ce type est vraiment une buse de compétition !

Folie passagère 3317
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jeudi 8 septembre 2016

Le discours de Wagram

François Hollande lors du discours de Wagram, le 8 septembre 2016

Alors je vais vous dire: J'ai écouté Président. Comme toujours, normal c'est not' Président tout de même et si pour une fois il avait eu quelque chose d’intéressant à nous dire, j'eus été embêté de ne pas saisir cet instant en direct. Bon, pour être tout à fait honnête, je l'ai écouté distraitement, légèrement, pendant que nous prenions l'apéro, pardon, l’apéritif.  

Il ne s'embête tout de même pas le bougre, à moins d'un an de la présidentielle, le voilà qui débarque sur nos écrans, pas moins de 4 chaînes pour diffuser son intervention, pendant près d'une heure. Et certains de s'étonner qu'il ne se soit pas encore déclaré officiellement candidat... Tant qu'il ne l'est pas, il peut s'incruster autant qu'il le veut, quand il le veut, ce ne sera pas pris en compte dans son temps de parole. Alors autant dire qu'il ne va pas se gêner, de la même manière qu'il ne s'est pas gêné pour faire voter une loi réduisant de 1 an à 6 mois la prise en compte des dépenses de campagne: Plus il se déclare tard, moins ça lui coûte. A lui, pas à nous. Enfin bref...

Pour revenir à ce discours qui, nous disait-on, devait être " grand " et " puissant ", rien de très génial en fait, comme d'hab. Un bonhomme très content de lui, du " je " en veux-tu, en voilà, anaphores et auto-satisfecit à foison mais indubitablement un discours de campagne. On nous avais annoncé un discours sur " La démocratie contre le terrorisme ", il en aura profité pour parler un peu de tout, sauf de l'emploi et du chômage, mais surtout pour dézinguer autant que faire se peut Sarkozy et, mais dans une moindre mesure, La Marine. A se demander quelle était la menace imminente, le danger: Le terrorisme musulman ou son adversaire rêvé pour 2017 ? Il a même été roublard puisqu'en fait, il a en permanence assimilé La Marine à Sarko. Pour un peu, et certains commentateurs ne s'y sont pas trompés: Dans sa bouche, Sarko et le FN c'est kif-kif. Pas une phrase de son discours sans qu'il s'en prenne, sans jamais le désigner nommément, à Sarko. Pas à Juppé, pas à Fillon, pas à Le Maire, ni même encore à ses extrêmes à lui, celles de gauche, non juste à Sarko.

Sarko veut changer la constitution pour revenir sur le regroupement familial et éventuellement le droit du sol, c'est sans compter sur Président qui affirme que : " Non, la Constitution n'est pas un texte flexible et la Déclaration des droits de l'homme n'est pas un vieux parchemin. C'est le pilier de notre vie commune ", marrant pour un gars qui l'a pourtant modifié, mis en place deux groupes de travail pour la modifier à nouveau ( déontologie de la vie publique et avenir des institutions ) avant de se prendre un bouillon avec sa déchéance de nationalité !

Le danger, mes amis, c'est la droite ! Voilà le message qu'il nous adressé en même temps qu'il l'adressait à la gauche, à toute la gauche qu'il se doit absolument de rassembler, vite et bien, s'il veut atteindre le score qui lui permettra d'aller au second tour.

Oh, bien sur, il a parlé aussi du terrorisme que nous vaincrons, un jour, si nous sommes rassemblés ( derrière lui ) et d'Islam, de cet " Islam de France " qui devait se prendre en main, avec l'aide de l'Etat: " Aux Français de confession musulmane de prendre leurs responsabilités de citoyens, de faire reculer l'islam radical et l'obscurantisme. Ce n'est pas une affaire religieuse, c'est un combat républicain ". Quant aux nauséabonds qui seraient tentés par le racisme et l'islamophobie, méfi les gars, " Chaque Français, quelles que soient les conditions d'obtention de la nationalité française, est ici chez lui ou chez elle. La République ne distingue pas entre ses enfants. " Tenez-le vous pour dit: Il ne changera rien au droit du sol, au regroupement familial et à toutes ces petites facilités qui font que pour la diversité d'ici ou d'ailleurs, avec Président, " L'accueil, c'est oui ! ". 

Notre identité ? L'identité française ? Que tous les conservateurs et autres réacs se la ferment: " notre identité, elle n'est pas figée, elle n'est pas une contemplation du passé, pas une recherche obstinée de nos racines. L'identité est en perpétuel mouvement. C'est pour ça que la France est bien plus qu'une identité, c'est une idée, une ambition ". Autrement dit, on ne change rien, on continue la dilution. Quant à " l'idée, l'ambition ", faudra sans doute attendre le prochain discours pour qu'ils nous éclaire sur ce qu'il veut. L'identité nationale, c'est du concret, un passé, une histoire, des monuments, pour Président, la France, c'est " une idée ", autrement dit quelque chose d'encore fumeux, de brumeux, une " idée " qu'il va vouloir nous vendre. Nous verrons.

Comme nous verrons sûrement se repointer les ABCD de l'égalité, un petit coup de gender, et autres délires progressistes, c'est cousu de fil blanc: " La lutte pour l'égalité entre les sexes dès le plus jeune âge était une question première sur laquelle nous ne devons rien lâcher. L'école publique, c'est l'égalité entre les filles et les garçons ".

Et c'est à peu près tout de notable. Un grand discours ? Le discours de Wagram comme se plaisent déjà à le qualifier les thuriféraires présidentiels... Ouais, bof, un discours de campagne ni plus, ni moins, pour quiconque doutait de son éventuelle candidature, le début d'une longue série. Le discours de Wagram prononcé devant un parterre acquis mais un discours finalement bien creux, sans grand intérêt si ce n'est, pour Président, la nécessité de ( tenter de ) rassembler la gauche et de taper sur Sarko, cet ex-président qu'il aimerait tant voir gagner cette fichue primaire de la droite et du centre.

Comment cela, vous n'avez pas écouté Président ce matin ? Rassurez-vous, vous n'avez rien perdu.

Folie passagère 3287.
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mercredi 25 mai 2016

Hollande, un demeuré lymphatique au Panthéon des nuls

Par Eloïse Lenesley, journaliste:


" Une indescriptible pagaille s'est abattue sur l'Hexagone depuis l'émergence de la mouvance Nuit debout et le passage au forceps de la loi El Khomri. Huit raffineries se retrouvent bloquées, un tiers des stations-essence accusent une pénurie ; les cheminots débrayent les mercredis et jeudis, la CGT envisage un appel à la grève reconductible à la SNCF chaque jour dès le 31 mai, tandis que la RATP pourrait connaître le même sort à compter du 2 juin. Sur les ports et les docks, un arrêt du travail est prévu les 26 et 27 mai. Pour le secteur aérien, ce sera du 3 au 5 juin. Des barrages filtrants sévissent dans plusieurs régions, ainsi que de nouveaux blocages sur le pont de Normandie. Cerise sur le gâteau, les centrales nucléaires pourraient se joindre à la fête, occasionnant des perturbations de la production électrique, voire l'immobilisation de deux réacteurs à Nogent sur Seine. Mais tout cela n'est que menu fretin comparé à l'événement essentiel de ces derniers jours, dont l'impact dépasse allègrement nos modestes frontières: François Hollande est «entré dans l'Histoire». Oui madame. L'Histoire, la vraie, celle avec un grand H, le même qu'il a dû fumer pour qu'une telle idée lui effleure les deux neurones d'intelligence que lui a prêtés Nicolas Sarkozy pour cinq ans. Reconductibles, comme les grèves.

François Hollande est donc «entré dans l'Histoire» en scooter avec sa petite boîte à outils, sous la pluie, la cravate espiègle, le costume froissé, l'exemplarité rapiécée de tous les côtés, la courbe du chômage en bandoulière. Et il est content, l'animal, parce que «ça va mieux». Tellement mieux que l'attractivité de la France patauge en queue de peloton alors que celle des 42 pays d'Europe s'envole, avec un record de 5089 implantations internationales, d'après l'enquête mondiale EY. En cause, la fiscalité et la rigidité du Code du travail. Nul doute que le joyeux foutoir cégétiste pastoral ne va pas arranger nos petites affaires. L'indice PMI manufacturier, lui, se contracte en mai à 48,3 points. La dette publique caracole à 96,2% du PIB. Le chômage, qui dénombre 6,5 millions d'inscrits, ne désenfle qu'au compte-goutte grâce aux manipulations statistiques, aux radiations intempestives, aux contrats subventionnés, aux emplois précaires et à l'essor de l'intérim (+10% sur un an). Les entreprises retrouvent certes un peu d'oxygène, du fait de la baisse de leur facture énergétique. Cette même facture qui a dopé la consommation des ménages, et par ricochet la croissance, au premier trimestre - les températures hivernales les incitant à se chauffer davantage. Huit millions de Français se noient sous le seuil de pauvreté. Selon une étude en date du 24 mai, 43% des citoyens renoncent à se soigner, faute d'argent, ou découragés par des délais d'attente toujours plus longs.

François Hollande est «entré dans l'Histoire» avec pertes et fracas. Mécano de la grève générale, fossoyeur de la cohésion sociale. Instigateur d'un mariage gay qui, quoi qu'on en pense, a clivé la population et monopolisé le débat parlementaire durant des mois, au détriment de sujets plus urgents. Initiateur d'un laxisme débraillé, laissant les racailles saccager le Trocadéro et les Champs-¬Élysées en 2013 après un match du PSG (on se gausse à l'avance des réjouissances «en marge» qui émailleront l'Euro), fermant les yeux devant les scènes de guérillas urbaines du 14-Juillet ou du Nouvel an, observant mollement l'enracinement sur le pavé des activistes ultraviolents d'extrême gauche adeptes du «poulet rôti». Rouleau compresseur de notre mémoire et de nos racines, méprisant les «Français de souche» lors d'un dîner du Crif ; piétinant les cadavres de Verdun d'un racolage multiculturaliste musical ; demeurant lymphatique face à la déferlante migratoire ; s'agenouillant devant les desiderata européens et américains ; anéantissant l'enseignement scolaire: l'Histoire, notre Histoire. François Hollande est bel et bien entré dedans, par effraction, expurgeant ses manuels d'un passé pas assez bobo-compatible, falsifiant le récit national. Enfumeur de l'opinion, s'emparant à bras raccourcis d'une émotion post-attentats susceptible de réanimer son baromètre de popularité en hypothermie, tentant de faire oublier qu'il a favorisé le communautarisme, qu'il n'a pas su prendre les mesures qui s'imposaient après la tragédie de Charlie, qu'il a fait mine d'ignorer pendant la première partie de son mandat la prolifération du djihadisme dans les banlieues, qu'il a orchestré un laborieux cafouillage démocratique avec le stérile projet de déchéance de nationalité et qu'il a instauré le seul état d'urgence au monde où des agitateurs anarchistes peuvent tout démolir sur leur passage et où des syndicalistes peuvent paralyser le pays.

François Hollande est «entré dans l'Histoire» et il le fait savoir. Entré dans l'Histoire comme le pire président de la Ve, celui qui aura semé le désordre, la discorde, les anaphores, la paupérisation, la déculturation, la honte d'être Français. Entré dans l'Histoire par une porte de service qu'il ne nous a pas rendu. Une porte qui claque à la figure de tous les laissés-pour-compte. La France, elle, attend son issue de secours. Hollande, l'anti de Gaulle. "

Paru dans le Figaro Vox sous le titre: Je suis dans l'Histoire : Hollande bientôt au Panthéon des nuls ? 

Eloïse Lenesley.
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lundi 16 mai 2016

Gloire au Grand Homme, Gloire !

L'Elysée, avec vos sous, vient de produire et de publier sur son site et sur les réseaux sociaux une courte vidéo de 5 minutes retraçant les 4 premières années du mandat de ce qui nous sert de Président. C'est beau, très beau...


L'histoire ne dit pas si le coût de réalisation de cette vidéo sera intégrée dans les comptes de campagne du futur candidat... Oups, suis-je bête, la loi a opportunément changé, les dépenses de campagne ne seront comptabilisées que sur les 6 mois précédents l'élection présidentielle contre 12 mois auparavant...

Mais revenons à cette vidéo que vous avez, je l'espère, regardé parce que c'est vraiment de la belle ouvrage... Il en a fait des choses en 4 ans le bougre et il n'a pas ménagé ses montures: avions, voitures, scooter, hélicos, maîtresses, voyages partout dans le monde, tout plein de choses. L'homme est un rassembleur, la vie est belle avec lui, même dans l'épreuve, il sait si bien prendre les gens dans ses bras. La vie est belle mais elle ne l'a pas épargné, tant d'épreuves, en 4 ans, vécues par les Français, Français qu'il a du et su rassembler, sans jamais, bien sûr, cliver ou diviser la Nation... C'est beau, vous dis-je, tous ces chefs d'Etat à Paris dans une communion qui ne se voulait certainement pas récupératrice; parce que voyez-vous, avec ce Grand Homme, on ne manipule pas, on ne récupère pas, on communie avec la douleur du peuple... Blablabla... L'homme est Grand, même si petit par la taille, un Grand Homme donc... C'est ainsi que vous êtes prié de le voir maintenant. 4 ans au service de la France, des Français et du monde, 4 ans d'inaugurations de commémorations, de repentance, de travail sur la mémoire, 4 ans... ça le fait, non ?

Belle vidéo, dommage qu'on n'y parle pas un peu plus des malheurs des Français, du million de clients supplémentaires à Pôle Emploi, de la précarité, de l'économie en plein marasme, des grèves à répétition, des manifs, des casseurs, des milliards d'argent public partis en fumée, de Léonarda, de Cahuzac, de Thévenoud, de Morelle, et consorts, et toussa... Vous me direz, c'est normal, l'homme est modeste et il se contente de nous dire et de nous répéter: " ça va mieux ". En toute simplicité.

" Merci monsieur le Président " qu'elle a dit la vieille dame. Merci pour ce moment... Vraiment.

Folie passagère 3176.

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jeudi 31 mars 2016

Déchéance présidentielle. La mort rôde à l'Elysée...


Lu et entendu sur le site d'Europe 1, inhabituel,  une chronique plutôt ravageuse, mais...:


" Dans les couloirs du Palais, on murmure que le président de la République est fini. Pourtant la candidature de François Hollande en 2017 n'a jamais été aussi sûre.

La déchéance de nationalité enterrée par le président de la République marque la fin d'un feuilleton de quatre mois. Face à cet échec, le doute et le découragement gagnent l'Elysée.

Échec. "On est mort de chez mort", confie-t-on dans les couloirs de l'Elysée. "C’est l’échec du président", entend-on encore. Ce qui est inédit, ce n’est pas l’abattement qui gagne le premier cercle mais c’est le fait qu’il soit exprimé, détaillé, démontré. L'abandon de la déchéance est vécu à l’Elysée comme le coup de grâce d’un chemin de croix de quatre mois. Révision constitutionnelle enterrée, remaniement mal orchestré, loi El Khomri mal maîtrisée. Trois échecs, et un seul responsable : François Hollande. 

Fin de règne. Le président est protégé par les institutions, mais peut-il encore tenir, continuer à gouverner et réformer ? Il semble que pour la réforme, ce soit terminé. Il ne lui reste qu'à tenir, dernière qualité qu’il peut essayer de démontrer aux yeux des Français, dans l'attente de résultats économiques qui éclaireraient positivement son bilan.

Déroute de la gauche. Paradoxalement, la candidature de François Hollande en 2017 n’a jamais été aussi probable, pour ne pas dire certaine. Pourquoi ? Parce que ses concurrents, Martine Aubry, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, les frondeurs tous ont une certitude : la gauche sera défaite en 2017. Selon un sondage du Cevipof paru jeudi dans Le Monde, l'ensemble de la gauche ne pourrait cumuler au premier tour que 33% des voix au maximum. Un score désastreux. Certes, un sondage est la photographie d'un instant T, mais là c’est la photo d’une déroute annoncée.

Résurrection. Cette déroute, personne n’a vraiment envie de l’affronter parmi ses concurrents, car tous se disent que c’est à François Hollande de payer l’addition. Qu’il y aille ! Viendra ensuite le temps de la reconstruction et des ambitions. Mais tous ces croque-morts pressés de l’enterrer oublient une chose : c’est Pâques en ce moment, le temps de la résurrection. François Hollande a ressuscité au moins dix fois depuis ses débuts en politique : monsieur 3%, président en scooter en une d’un tabloïd, président insulté par Leonarda, etc. En politique on n'est jamais mort, et surtout pas François Hollande. "

Hollande est un véritable boulet et aura mis à mal le pays comme rarement; on aimerait pouvoir se réjouir de cette déchéance présidentielle mais méfiance, en effet, en politique...

( à lire en complément, " La presse flingue François Hollande " )

Folie passagère 3119.
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dimanche 13 mars 2016

53 % : Le chiffre dont vous n'entendrez pas parler sur Itélé !


" Interrogés pour savoir qui ils préfèrent, de François Hollande ou Nicolas Sarkozy, 53% des sondés ont répondu Nicolas Sarkozy et 44% François Hollande. 3% ont répondu n'avoir aucune préférence entre les deux hommes. 

Ces données révèlent un renversement de tendance, car dans les sept enquêtes identiques menées depuis novembre 2011, c'est à chaque fois François Hollande qui apparaissait comme le préféré (entre 54 et 56% le plus souvent), alors que son prédécesseur à l'Elysée n'était préféré que par un peu plus de 40% des Français le plus souvent. "

Folie passagère 3095.
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mercredi 23 décembre 2015

Taubira n'a pas à démissionner. Elle aurait dû être virée !


Ainsi donc, nous aurons assisté, presque incrédules, à l'une des plus belles guignolades qui nous ait été donné de voir, peut-être, depuis que la cinquième république existe !

Celui qui nous sert de Président promet devant le congrès - ce n'est pas rien, tout de même - d'inclure dans la constitution la déchéance de nationalité pour tous les bi-nationaux ayant commis des actes terroristes. La quasi-totalité de la classe politique applaudit. Même si en son sein, y compris à Matignon, quelques réserves sont émises: droit du sol et toussa, faut pas jouer avec les valeurs de la République et tout, et tout... Quelques résistances plus fermes s'expriment chez les marioles de ce qui reste d'EELV et chez les rigolos de l'extrême-gauche. mais globalement, unité nationale post-attentats oblige, on est d'accord ! Président a promis, Président fera !

Et puis voilà que Dam' Taubira, voix éminente de notre gouvernement, d'Algérie où elle se trouve pour on ne sait trop quelle raison, déclare que la déchéance ne sera pas inclue dans la réforme constitutionnelle. Traduction de toutes et de tous: Président recule et se renie à nouveau, encore une fois ! Puisque la vérole guyanaise, n° 4 du gouvernement, en charge du dossier, le dit, c'est que cela doit être vrai !

Tollé général justifié: Une promesse présidentielle faite devant le Congrès ne saurait être reniée pour des raisons politiciennes. Il en va de la crédibilité du pingouin élyséen.

Dans la soirée, sans doute ayant entendu le bruit des remous, Président organise au palais une petite réunion préparatoire au Conseil des ministres d'aujourd'hui. Des rumeurs courent que finalement, il maintiendrait la déchéance de nationalité. Et zig, et zag, un pas en avant...un pas en arrière... 

Mais alors, s'il maintient le projet, qu'est-ce qui a pu faire que la Guyanaise s'autorise une telle annonce ? Se croit-elle tout permis ? A-t-elle parlé en son propre nom ? S'est-elle cru au dessus de la parole présidentielle ? Était-elle consciente du camouflet qu'elle infligeait à Président ? A-t-elle eu l'autorisation de Président d'annoncer cela, celui-ci se ravisant compte tenu du tollé général, et ce faisant, contredisant sa ministre de la Justice ?

Alors oui, ce matin, après un pataquès pareil, pataquès permettant de douter sérieusement de l'appareil d'Etat, de la cohésion gouvernementale et de l'autorité présidentielle, l'hystérique de Matignon annonce que la déchéance de nationalité fera bien partie de la réforme et que ce sera... une farouche opposante à ce projet, l'arrogante Taubira, qui aura le privilège de mener à mal bien la réforme, réforme qu'elle avait pourtant officiellement annoncée comme expurgée de la déchéance de nationalité ! Non, mais on croit rêver ! On hallucine ! Et ce poison qui ose dire que " parole première et parole dernière appartiennent au chef de l'Etat " ! Elle qui en premier a annoncé que... enfin bref ...

Résultat du match: déchéance de crédibilité pour toute cette équipe de bras cassés, Président et ce gouvernement, tous incapables de la moindre cohésion, victimes de querelles intestines et coupables de maintenir en son sein un tel poison.

J'entends certains réclamer la démission de Taubira. Pour qu'elle le fasse, encore faudrait-il qu'elle ait un minimum de rectitude, donc, elle ne démissionnera pas; trop heureuse de continuer son oeuvre de destruction méthodique. Et elle ne doit pas démissionner, elle s'en grandirait. Elle aurait du être virée, sur le champ ! Pour cela, encore eut-il fallu que Président ait lui aussi un minimum de rectitude et de coucougnettes. Visiblement, des deux, il semble dépourvu.

Folie passagère 3019.
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vendredi 28 août 2015

Leçon d'Anglais - English lesson

Repeat after me...



Et sans aucun rapport ni transition, une pensée émue pour Jean-Vincent Placé qui s'est fait griller la politesse par François de Rugy. Nous avions les Guignols de l'info, nous avons aussi maintenant les Guignols de l'écologie.

Bon début de week-end à toutes et tous.

Folie passagère 2883.
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mardi 28 avril 2015

Allez, encore un petit effort Président et bientôt, ils seront 6 millions !


Comme une litanie, les chiffres du chômage sont tombés hier; faut-il croire que nous nous habituons à cette triste rengaine puisque demain nous n'en parlerons plus... jusqu'au mois prochain. Ils sont tombés donc, comme un coup supplémentaire que l'on nous assène chaque mois, et ils ne sont pas bons. Pas bon du tout. La barrière symbolique, nous dit-on, de 3 500 000 chômeurs ( Cat. A) a été franchie. C'est déjà ce que l'on nous disait lorsque nous franchîmes le cap du million, des deux millions, des trois millions. A quand le cap symbolique des 4 millions. Voilà au moins un domaine où les symboles évoluent... C'est toujours ça de pris.

Il paraît qu'il y a des signes encourageants, que la baisse de la hausse est encourageante, que des " signaux " devraient nous donner plus d'espoir, que heureusement, il y a des catégories, des tranches d'âges où qu'ça diminue, alors patientons pour les autres, ça va viendre, Marcel, ça va viendre...

3 509 800 chômeurs de catégorie A soit 0,4% de plus qu'en février. 

5 590 600 chômeurs, catégories A, B, C confondues, Dom-Tom compris. Encore un petit effort Pépère, le mois prochain, on devrait pouvoir franchir le cap symbolique, lui aussi, de 6 000 000 de chômeurs ! En voilà un chiffre qui pète, qui pique aux yeux: 6 000 000 ! Même pas mal, qu'il a dit Rebsamen, ça augmente mais moins vite, " Ce rythme de progression est près de quatre fois moins élevé que celui observé en 2014 "; tu parles d'une consolation ! 
Elle devait s'inverser la courbe, Président, nous l'avait autant promis que répété. 615 000 chômeurs de plus depuis qu'il est " en responsabilité " ! Elle était amorcée cette inversion qu'il nous avait dit Michel Sapin. Mais l'un comme l'autre se sont plantés alors qu'ils imaginaient sans doute qu'en criant très fort et en tapant dans leurs mains, comme par magie, le chômage diminuerait. Et bien non, y a pas de magie là dedans, quand on prend les bonnes mesures, dès que possible, il y a de l'espoir mais quand on attend tels des tortues-piquets ou des disciples de Coué que la croissance revienne, ça ne marche pas. Ça ne marchera pas. 

Qu'est-ce qu'elle disait la Ségolène en 2011 ? " Le chômage a encore augmenté, la France n'est ni présidée, ni gouvernée " ! Tiens donc. Et qu'est-ce qu'elle nous dit aujourd'hui ? " L'année 2015 doit être l'année de l'inversion de la courbe du chômage ". T'inquiètes Ségo, on saura s'en souvenir ! Et qu'est-ce qu'il nous dit aujourd'hui Président ? Ben rien. Silence radio. Oups, pardon, il a annoncé la création de 7 centres de service militaire adapté qui pourront accueillir chacun 100 jeunes chômeurs. 700 chômeurs de mpoins, dans six ou douze mois, le temps d'ouvrir ces 7 centres, c'est toujours ça de pris et c'est pas cher, c'est l'Etat qui paye...

1 an à faire du mariage pour tous, deux ans à faire des CICE, des pactes de machins et des pactes de trucs qui ne sont toujours pas " en efficacité ", des lois Micron, des contrats aidés qui plombent nos dépenses publiques et des contrats de génération qui font un bide... mais ça va viendre, ça va viendre... Bande de Pieds Nicklelés même pas drôles.

615 000 chômeurs de plus en 3 ans. 17 000 de plus chaque mois. 600 de plus chaque jour. Il est là ton bilan Pépère. " La France n'est ni présidée, ni gouvernée " !

5 590 600 chômeurs auxquels on rajoute enfants, conjoints, familles et entourage ...  En tout, Président, ça fait combien de personnes " en détresse ", dans la mouise, la galère et l'angoisse?

Se souvient-il président de ce qu'il disait dans l'entre deux tours en 2012: " L'explosion du chômage est une injustice ". Sans doute que non, il a d'autres chats à fouetter, il commémore, il inaugure, il reçoit... Bref, il vaque à ses occupations...

Folie passagère 2753.
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dimanche 19 avril 2015

Vous reprendrez bien un petit Supplément d'Hollande ?


Avez-vous regardé Président sur Canal ? Non et c'est tant mieux, vous auriez perdu votre temps. Mais, je suis là et moi, j'ai regardé; n'ayant rien à faire de particulier aujourd'hui, ce qui parfois fait beaucoup de bien, j'avais donc du temps à perdre. Qu'en retenir ? Ben rien, absolument rien ou pas grand chose.

Il y a eu un reportage sur Président à l'Elysée avec ses conseillers, ses visiteurs, sa chienne " qui embrasse bien ", son bureau bordélique, son déjeuner au soleil avec l'hystérique de Matignon, ses voyages en Falcon, l'arrivée des ministres pour le conseil du mercredi, les portables que chacun dépose dans un petit tiroir à son nom, des plaisanteries, un couloir, des fleurs, un ministre indien de passage et une flopée de serveurs pour livrer les plats au dîner officiel, une projection privée d'un documentaire réalisé par Cohn-Bendit en présence de l'auteur et puis c'est tout. Président nous a montré les coulisses et que même quand on voit les coulisses " on ne voit pas tout ". C'est joli l'Elysée. Et au passage, une petite remarque qu'aucun journaliste ne relèvera: A un moment, Président reconnait, à voix basse, qu'en Ukraine, en ce moment, les morts, c'était plutôt du côté de Kiev qui fallait aller chercher les responsables...

Après, un reportage sur nos vaillants militaires que Président a envoyé au Mali avec " la conscience " que de les envoyer là-bas, c'était une sacrée responsabilité parce que certains ne reviendraient pas. Une petite larme versée sur cette opération menée en Somalie pour libérer un otage, opération qui se solda par la mort de l'otage. C'est dur d'être Président.

Entre les deux, des journalistes babas ou béats qui lui posent des questions sur la vie privée du président qui doit rester privée. 

A propos de la loi sur le Renseignement, il nous a dit que lui-même-personnellement il questionnerait les sages pour savoir si, une fois adoptée, cette loi est bien constitutionnelle ce qui en cas d'accord devrait doucher sa ministre de la Justice qui a clairement dit et écrit qu'il y avait un grand risque d'atteinte aux droits constitutionnels des citoyens.

Une petite annonce par ci, par là ( en 20 lignes ICI ). Un flou sur la réforme visant à instaurer, comme promis, une dose de proportionnelle pour les législatives, réforme dont on débattrait plus tard, pas avant 2016 et donc, si elle voyait le jour, pas avant les prochaines législatives. Et tant pis si 25% des électeurs ne seront toujours pas représentés à l'Assemblée. Ils ont déjà deux députés qui peuvent poser des questions. C'est assez !

Un autre reportage, dans une ville du nord, sur ces ex-électeurs socialistes devenus électeurs du Front National; reportage qui n'a pas eu l'air de l'enthousiasmer. Et dans le discours qui suivra, nulle impression laissée d'un Président socialiste voulant partir à la reconquête de ces électeurs perdus; des prolos, des chômeurs et des errémistes, pensez-donc...

Suivra une étude comparative fouillée sur les tenues vestimentaires des ex-présidents. Passionnant, vraiment, vraiment. Lui, comprenez l'actuel, il n'a pas des mille et des cents à mettre dans les costards, simplicité, efficacité, le luxe, il n'aime pas. Il incarne la France et les Français qu'il nous a dit et pour cela, des costumes mal taillés, des pantalons tirebouchonnant, une braguette ouverte de temps en temps et des cravates de travers devraient suffire.

Et enfin un docu rapido sur les jeunes et la politique, la laïcité et toussa, jeunes qui sont invités ensuite sur le plateau pour causer au Président; un président qui aura tout de même du mal à faire admettre à certains d'entre eux que l'on ne doit pas blaguer avec le racisme.

C'est à peu près là que je me suis endormi sur le canapé. Et vous savez à peu près tout de ce qu'il y avait à savoir sur ces deux heures de télévision présidentielle. 

Qu'en penser ? Je crois qu'Anne Mansouret a assez bien résumé la chose:

" Ce qui pose problème avec François Hollande, c'est son incapacité à " être lui-même " dans la peau du Président de la République. Il y a un hiatus permanent entre son " moi " et ce qu'il croit être le " moi " d'un président de la République. Et plus il donne dans le genre bobo-cool-pédago-proche, plus il est décalé et plus les Français s'interrogent et se demandent comment ils ont pu se tromper aussi lourdement de casting ".

Sur ce bonne fin de weekend à toutes et tous, même en Socialie !

Folie passagère 2743.
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France, 2019.