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dimanche 29 septembre 2019

Etre de droite...


Texte attrapé au vol sur Facebook:

" Être de droite est un cadeau de tous les instants et une éternelle source de satisfaction. Car l’homme de droite se ménage mille petits bonheurs qui enjolivent son quotidien.

Quand on est de droite, on peut sympathiser avec une gentille grand-mère dans le RER qui, rassurée par la vision de notre mèche soigneusement rangée sur le côté du front, se retrouve en confiance et peut alors partager avec vous son agacement de voir le wagon mal tenu. Alors, on se fait des amis.

Quand on est de droite, on échappe à la « solastalgie », une éco-anxiété détectée par les psychologues, une sorte d’angoisse de la fin du monde qui touche les thuriféraires de Greta. Dès lors, la vie est plus légère.

Quand on est de droite, on n’a pas de scrupule à mettre ses enfants dans le privé. Alors, on peut participer à la reproduction sociale des élites sans avoir l’impression d’être un social-traître.

Quand on est de droite, on bénéficie de clubs de tennis avec des douches propres. On peut donc rejoindre son brunch à Montmartre sitôt la séance finie, en sentant « Allure homme sport » et en pouvant embrayer avec une expo.

Et, surtout, quand on est de droite, à la techno-parade, on peut aller voir les forces de l’ordre qui encadrent le défilé des jeunes adolescents pour les assurer de notre soutien et partager avec eux à quel point il est choquant de voir des chars couverts de slogans ACAB (1). Alors, pendant que nos petits fils de bourges lèvent leur index, on discute avec un CRS et on rigole à leurs blagues autour des baffes qui se perdent.

Bref, être de droite, ça permet de se faire des potes et de se foutre tranquillement de la gueule d’une génération de petits cons."

(1) ACAB: All Cops Are Bastards ( tous les flics sont des bâtards)


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D’accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

lundi 5 mars 2018

C'était folie mais ils l'ont quand même fait...



Angleterre, Pologne, Hongrie, République Tchèque, Autriche, Slovaquie et depuis hier soir l'Italie... Autant de pays qui désormais refusent majoritairement les diktats de l'Union Européenne et la vague migratoire.

Certains, jamais dans la demi-mesure, voient dans ces poussées du vote de droite, d'extrême droite ou du vote populiste comme en Italie avec le M5S, le retour du fascisme ou de dieu sait quoi qui n'irait pas dans le sens de l'idéologie mainstream prônant le mondialisme, le VivreEnsemble, l'européisme... 

Perso, je ne vois que des pays dont les peuples souffrent depuis une bonne dizaine d'années de la crise économique, du chômage de masse, de la paupérisation, de la musulmanisation et d'une immigration galopante et incontrôlée, des peuples qui ne supportent plus la technocratie européenne, des peuples qui ne supportent plus le décalage croissant entre les élites et eux, des peuples fiers de leurs identités et de leurs racines et qui n'ont aucunement l'intention de s'en laisser déposséder ou brader au profit d'un multiculturalisme aussi puant que mortifère pour notre civilisation européenne.

Et pendant que ces peuples souffrent, nos élites se gargarisent avec des accords commerciaux mondiaux, des lois et règlements sans cesse contraignants et inhibant toute initiative individuelle. Ils font la sourde oreille et font mine de ne rien voir de ce mouvement de fond qui ne cesse de prendre de l'ampleur. Ce n'est jamais de leur faute, ils ne sont responsables de rien se contentant de vitupérer la droite et l'extrême droite, regardant avec dédain, voire du dégoût, tous ceux qui ne votent pas comme il faut. Mais à chaque scrutin dont les résultats ne vont pas dans le sens du camp du bien, les mêmes refrains sont entonnés, les mêmes critiques formulées contre ces idées prétendument nauséabondes. Ils promettent qu'ils prennent bonne note, font de grandes déclarations pour nous mettre en garde contre la bête immonde dont le ventre serait toujours fécond et qu'il faudra en tenir compte à l'avenir mais aussitôt la page tournée, rien ne change, rien ne doit perturber la marche en avant de la mondialisation, du brassage généralisée des populations et de l'uniformisation.

Nos élites se rendent très bien compte de ce qui se passe mais n'en ont cure mais réalisent-elles qu'à terme elles ne peuvent qu'aller vers leur propre destruction ou tout au moins vers des mouvements plus ou moins violents et incontrôlables ? Pas sûr.

En France, aucune leçon n'a été tirée du vote de 10 millions de personnes pour le FN, pis le vote frontiste a été balayé d'un revers de la main par une vague macroniste devenue depuis aussi arrogante, sectaire et hors-sol que le furent les socialistes. 7 millions de personnes votent au premier tour pour Mélenchon, 1,6 million pour Dupont Aignan ! Autant de votes "anti-système" et opposés à l'Union mais nul dans les palais nationaux pour en tenir compte moins d'un an après l'élection. En Italie, Renzi, le petit macron transalpin, s'est pris une volée magistrale. En Allemagne, le parti d'extrême droite, l'Afd, devient le troisième parti politique et fait chanceler Angela.En Hongrie, en Pologne, en Slovaquie et en République Tchèque, on n'hésite plus à affronter ouvertement et fermement l'UE. 

C'était folie que de faire une Union à 27 mais ils l'ont fait quand même. C'était folie que de concevoir une Europe sans frontières hermétiques mais ils l'ont fait quand même. C'était folie que de nous promettre qu'avec l'euro comme monnaie unique, on y gagnerait en paix et en prospérité mais ils l'ont fait quand même. C'était folie que de porter un Barroso ou un Juncker à la tête de l'Union, mais on l'a fait quand même. C'étaient folie que d'ignorer ou snober les votes populistes ou d'extrême-droite, mais ils l'ont fait quand même.

Le résultat de toutes ces folies, il est là: en Allemagne, en Angleterre avec le Brexit, en France avec le vote FN et LFI, en Italie avec la Ligua et M5S, en Hongrie avec Orban, etc... Autant de vents contraires à ce à quoi aspirent et défendent nos actuelles élites et dirigeants.

Où cela nous mènera-t-il ?

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 23 janvier 2018

Violence à gauche, bisous à droite. Devinez qui gagne ?



Dimanche avait lieu à Paris La Marche pour la Vie; une marche qui s'effectue depuis une douzaine d'années. Les marcheurs manifestent ainsi, pacifiquement, contre, et pour faire simple, la PMA, la GPA, la banalisation de l'avortement et toutes les dérives progressistes en matière de mœurs. En grande majorité, la population de cette manifestation est de droite (toutes tendances), catholique (tradi ou pas) et familiale; une population calme, tranquille, voire docile.. Selon les organisateurs, la manifestation de dimanche a rassemblé 40 000 participants sans que le moindre incident n'ait été signalé.

Pour aller à cette manif, un car avait été affrété par l'Association Familiale Catholique. Après plusieurs arrêts, le car, à 07h45, procède à Rennes à un dernier arrêt pour ramasser les derniers participants du coin avant de partir pour Paris, C'est à ce moment qu'une cinquantaine d'encagoulés l'encercle et l'immobilise, un fumigène est jeté à l'intérieur brûlant les vêtements de deux personnes ainsi qu'un siège. On imagine la panique à l'intérieur parmi les passagers âgés de 15 à 75 ans... Il faudra plus de trois heures pour que le bus puisse reprendre sa route.

Voilà ce que cela donne avec plusieurs titres de journaux:

Marche pour la vie : cinquante manifestants cagoulés attaquent un car pour Valeurs Actuelles,
Marche pour la vie. Le car pris en embuscade à Rennes pour Le Télégramme,
Rennes. Une manifestation pour empêcher le départ des anti-IVG pour Ouest-France.

A ma connaissance aucune chaîne de télévision n'en a parlé.


L'identité des agresseurs? Vu qu'on est à Rennes, pas difficile de la cerner: antifas, gauchiasses et autres bouffeurs de curé. Certains témoignages parlent de la présence de féministes et de militants LGBT.

Suite à cet incident, ma copine Boutfil, avec sa verve habituelle, m'a laissé le commentaire suivant sur le précédent billet: " C'est de pire en pire, on croyait qu'on était au fond avec hollande, ben non, ils creusent encore ces cons ! tous les jours on apprends des trucs qui fatiguent, tiens, par exemple, le bus attaqué à Rennes avec des gens âgés, des gosses, ils se rendaient à la manif pour la vie, ils n'avaient pas le droit, attaqués par une bande de tarés, comme une vulgaire diligence des temps anciens , les flics n'ont rien fait pendant 3 heures, elle est pas belle la démocratie et le droit d'aller manifester ? je suis dégoûtée de ce pays de merde ! "

Et oui, ma chère Boutfil, ces tarés, ces antifas qu'on appellerait fachos s'ils étaient de droite, ces enculés, n'ayons pas peur des mots, ont attaqués ce car. Ils ont utilisé des moyens dont ils ont l'habitude: la force, la violence, l'agression, l'attaque, les fumigènes, les cagoules qui font peur et parfois même les pavés, les boulons, les battes de base-ball. Oui, des moyens qu'ils utilisent pour essayer de faire triompher leur idéologie, pour faire taire leurs adversaires, pour emmerder et terroriser les gens qui ne pensent pas comme eux. Les mêmes moyens que ceux employés à NDDL, à Sivens, pendant les manifs contre la loi Travail et plus généralement dès qu'ils ne sont pas d'accord avec quelque chose.

Et à NDDL, ils ont gagné. A Sivens aussi. Et bien souvent, ils gagnent face aux forces de l'ordre parce la chaîne de commandement a une trouille bleue qu'il y ait mort d'homme !

Alors, sans les excuser, sans nullement les défendre, bien au contraire, ces enfoirés n'ont peur de rien et utilisent tous les moyens à leur disposition pour défendre ce à quoi ils croient, souvent avec la complicité active ou passive d'une partie de nos élus de gauche, des écologistes (tous les leaders écolos sans exception ont manifesté à NDDL) et de quelques officines plus discrètes (Sorros, etc...). Et force est de constater que bien souvent, ça marche pour eux ! Et ce depuis des années.

Nous, à droite, nous sommes des agneaux, des bisounours bien sages, pas violents pour un sou. On nous demande parfois de manifester, alors on y va en mocassins ou en Loden, on chante, on amène les enfants, les poussettes et quand on nous dit, c'est fini, on rentre bien sagement à la maison en attendant la prochaine, si tant est qu'il y en ait une. Les gens de droite des temps modernes ne font pas le coup de force, ils sont légalistes, respectueux de l'ordre public et ont horreur de détruire ce que leurs impôts payent. Je soupçonne même la plus grande partie d'entre eux d'être un brin couards.

Souviens-toi, aux manifs contre le mariage zinzin, des centaines de milliers de personnes, plusieurs fois, ont défilé, sagement, à Paris et partout en France. Quelques incidents certes et un pouvoir, alors de gauche, qui n'a pas lésiné sur la présence policière pour encadrer le barnum. Nous étions plus de cinq cent mille lors de la plus grande manif, les organisateurs nous ont intimé de reculer, nous avons reculé; je m'en souviens, nous étions du côté de la porte Maillot. A la manif suivante, rappelle-toi, nous étions en bas des Champs, des dizaines de milliers de manifestants face à 2 petites rangées de CRS, à moins d'un kilomètre de l'Elysée. Certains d'entre nous  gueulaient: " allons prendre l'apéro à l'Elysée ". Il a suffit de quelques jets de lacrymos pour nous faire reculer. Pas un participant n'a été blessé, pas un flic n'a été secoué et on est rentré sagement.

C'est tout nous, ça. On défendait un truc qui importait à nos yeux, un truc fondamental et on s'est couché sans même qu'on nous mette de coups de fouets. Et ça, le pouvoir l'avait bien compris et tous les pouvoirs depuis au moins 30 ans l'ont bien compris: le peuple de droite dans sa très grande majorité n'est pas dangereux. Il  est docile. Et voilà comment la gauche a passé tout ce qu'elle voulait. Et voilà comment Macron (et suivants) fera très certainement passer la PMA, l'euthanasie, la GPA, la dépénalisation du cannabis, etc... Je l'avais déjà écrit sur ce blog il y a 3 ou 4 ans, si la gauche repasse en 2017 - et pour ce qui est des questions progressistes, Macron et sa clique sont " de gauche " - la PMA puis la GPA seront légalisés, le cannabis dépénalisé; c'est entrain de se faire.

Alors loin de moi de vouloir justifier ou excuser l'emploi de la force, la violence, l'agression de nos adversaires, j’observe et je constate seulement. La gauche a ses armées violentes ( syndicalistes, antifas, black blocs, altermondialistes,...), la droite, à part quelques dizaines d'individus que parfois nous qualifions nous mêmes de " fachos ", n'a que des agneaux respectueux des lois et règlements. Comment s'étonner dès lors que nous perdions quasiment tous nos "combats " ?

Doit-on recourir aux mêmes moyens pour faire gagner nos idées ? Je ne sais pas, je dis juste qu'il faudra peut-être bien qu'un jour nous - ou nos jeunes - cessions de nous comporter comme des bisounours. Je sais, je rêve...

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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 27 janvier 2015

Emmanuel Macron: Tantôt de droite, tantôt de gauche, ça dépend du vent...


Pour réussir en politique et espérer laisser une trace dans l'histoire, petite ou grande, il ne suffit pas d'être brillant, bardé de diplômes, d'avoir une belle gueule, de faire de beaux discours et de récupérer un maroquin ministériel. Il faut, c'est ainsi, passer par le suffrage universel: Etre élu, peu importe à quoi, député, sénateur ou maire d'une grande ville, mais être élu par et pour le peuple. C'est à ce prix que l'on acquiert une certaine légitimité. La preuve ? Qui se souvient de gars comme Francis Mer ou Thierry Breton ? Personne; ils furent pourtant de bons ministres de l'économie, ils venaient tous les deux du secteur privé mais n'eurent jamais l'onction du suffrage universel. Exit !

Et c'est exactement le destin dont ne veut pas la star du moment Emmanuel Macron. Il a tout réussi mais pas une journée ne passe sans qu'on lui rappelle qu'il n'a pas la légitimité que lui donnerait un passage victorieux devant les électeurs. Et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé. Aujourd'hui, il est dans un gouvernement social démocrate ou social libéral; au choix. Il a même déclaré, un temps, qu'il était socialiste. Manuel Valls le confirma le 26 août au journal de 20h sur France 2 " Emmanuel Macron est socialiste ".

Après me direz-vous, on peut évoluer et de gauchiste devenir de droite, voire d'extrême droite, comme Florian Philippot, ou bien l'inverse, avoir été de droite et devenir gauchiste, là aussi les exemples ne manquent pas, mais ces évolutions se font généralement sur le moyen ou long terme. Ce qui n'est pas le cas d'Emmanuel Macron. 

On sait qu'il fut banquier d'affaire et qu'il gagna beaucoup d'argent, tant mieux pour lui; mais qui sait...

Qui sait que Macron, comme sa femme, sont issus de la bourgeoisie de droite du Touquet et d'Amiens et qu'ils firent leurs études dans des lycées " qui n'avaient pas la réputation d'être des repaires de marxistes ": La Providence ou Henri IV. 

Qui sait par exemple qu'il ne se rangea pas sous la bannière de Ségolène Royal mais œuvra pour Bayrou en 2007 ? Qui sait qu'il travailla aux postes les plus éminents de Bercy sous la férule de Eric Woerth ? Ce même Woerth qui lui proposa un poste en cabinet ministériel qu'il refusa en 2009 ?

Qui sait que Macron fut aussi le rapporteur de la commission Attali chargée par Nicolas Sarkozy de réfléchir à " la libération de la croissance française ", parente pas si éloignée de l'actuelle loi Macron ?

Qui sait que Macron, adhérent du PS à Paris depuis 2006, soutien de Bayrou en 2007, pensa à se présenter aux législatives... dans le Pas-de-Calais ? Qui sait qu'il se fait chiper la place par l'UMP Daniel Fasquelle ? Marri, comprenant que pour être élu du côté du Touquet, il faut être de droite, le Macron intègre en 2008 le groupe de réflexion Perspectives, réflexions de droite... Il y séduit son monde à tel point que toute la droite locale, y compris certains anciens de Démocratie Libérale, pensent à lui pour prendre la mairie du Touquet. Il refusera puisqu'on lui demande pour cela de prendre sa carte à l'UMP; difficile quand on a celle du PS à Paris... D'ailleurs, que ce soit au Touquet ou dans la région, au PS, personne ne se souvient d'Emmanuel Macron ! Par contre, en Picardie, à Amiens, les socialistes locaux pensent à lui pour les municipales de 2014, il refusera.

Un coup à gauche, un coup à droite, un coup à gauche, un coup à droite, semble être le parcours que suit Emmanuel Macron depuis 2006. Pour l'heure, il est ministre mais n'a toujours pas été touché par la grâce du suffrage universel.

Il se dit qu'il aurait pris langue avec le député PS des Hautes Pyrénées Jean Glavany que l'on annonce ne pas se représenter aux prochaines législatives de 2017.

D'ici là, il faudra sans doute, avant de donner des gages de sincérité socialiste, qu'il dure au gouvernement et qu'il finisse par payer sa cotisation au parti Socialiste, cotisation qu'il n'a pas payé depuis 2009.

Toutes ces informations, difficile de les découvrir dans les grands médias nationaux, c'est dans la presse régionale (merci André), celle qui connaît le terrain et les gens, qu'on les trouve.

Emmanuel Macron n'est pas socialiste, sauf pour prendre sa carte au parti en 2006. Il n'est pas centriste, sauf quand il soutient Bayrou en 2007. Il n'est pas de droite, sauf au Touquet en 2008. Emmanuel Macron n'est pas socialiste sauf quand les socialistes pensent à lui pour Amiens en 2014. Emmanuel Macron a réussi sa vie professionnelle, il lui reste à faire ses preuves et réussir la carrière politique qu'il a choisi d'embrasser avec Manuel Valls.

Emmanuel Macron n'est ni de droite, ni de gauche. Il fait péter les clivages. Comme Manuel Valls. Il a une nouvelle carrière à réussir. Il va là où le vent le porte avec sans doute une ambition suprême: donner, un jour, le souffle au vent.

Folie passagère 2633.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 1 mai 2014

Fallait pas déconner avec les travailleurs !


Un gauchiste, un vrai, une relique presque, comme il n'en existe plus beaucoup, n'est pas content, le FN ravit à la gauche le 1er mai:


" Ils ne sont jamais aux côtés des travailleurs. On ne les voit jamais dans les manifestations pour défendre nos acquis sociaux, comme les retraites, lutter contre l’ANI, le TSCG, le pacte d’austérité, le gel du salaire des fonctionnaires, ou la non revalorisation du SMIC. Pire, ils ont souvent méprisé ceux qui défilaient en crachant sur les gauchistes que nous sommes en répandant des discours de haine des travailleurs qui ne faisaient rien qu’à empêcher les honnêtes gens de travailler, en cas de grève… . Ils ont toujours eu une politique économique ultralibérale, avant de s’aviser de ce que reprendre certains de nos combats pourraient leur faire gagner des voix, par pur opportunisme.

Et voilà qu’ils s’avisent de tenter de nous reprendre la rue ce 1er mai, comme ils ont repris à leur seul compte le symbole de Jeanne d’Arc le deuxième week end de mai depuis 25 ans… La manœuvre est pitoyable, et sent le vomi, comme d’habitude."

Ben oui, mon vieux, le FN surfe lui aussi sur le 1er mai, depuis au moins 25 ans avec sa fête à Jeanne. Et depuis 25 ans, les travailleurs, coco, ils ont compris, ils ont déserté les rangs de la gauche pour aller se ranger sous la bannière du FN. Et ils ont rejoint le FN pour quasiment les raisons que tu évoques et dont tu attribues la défense à cette vieille gauche has been: le refus de l'Europe, de l'austérité, l'impression ou la certitude d'avoir été abandonné par les partis traditionnels, les salaires qui ne progressent plus,...

Et ouais, camarade gauchiste, les travailleurs, ils vont à gauche mais ils vont aussi à droite ou à l'extrême-droite. Ils ont même pour une bonne part, mais sans doute n'as tu point voulu le voir, contribué à l’élection de Sarkozy en 2007, comme ils ont contribué, avec la gauche, avec toi, à le faire battre en 2012; c'est dingue, non ? Si toi, tu n'avais rien vu, les travailleurs, eux, avaient bien cerné le problème: à gauche, on misait sur la diversité et les minorités visibles et à droite, on pariait sur l'entreprise, la mondialisation et sur le Capital !

Tiens, vois-tu, peut-être même que les travailleurs bien de chez nous, ils ont pris peur quand ils ont entendu ton pote Melenchon, sur la plage du Prado à Marseille en avril 2012, en appeler aux frères berbères et kabyles de l'autre côté de la méditerranée. Alors quand le FN dit: "La France d'abord", nombreux sont ceux qui ont répondu présent !

Présents comme un seul homme à défiler les gars du FN ce premier mai quand tes syndicats et ta gauche y vont en ordre dispersé. L'union fait la force, camarade, au FN, ils l'ont compris. Eux.

Et oui camarade gauchiste un peu autiste, les travailleurs qui ont rejoint le FN, ils ont vu ce qui s'est passé à Florange et Gandrange. Ils ont vu, du moins le pensent-ils, la courbe du chômage augmenter parallèlement à celle du nombre d'immigrés. Ils ont vu la gauche choyer les gentils immigrés et oublier les pauv'cons de Français qui bossent. Z'ont pas la mémoire courte ces gens-là. Et puis faut dire que les têtes pensantes du FN ont su les séduire comme celles de la gauche ou de la droite "républicaine" n'ont pas su le faire.

Posture ou sincérité, peu importe, les "séduisants" dirigeants du FN ont bâti leurs bataillons avec tous ceux qui étaient en déshérence politique: "vomis" par la gauche, ignorés par la droite ! Bienvenue parmi nous qu'il s leur ont dit !

Alors oui, brave gauchiste qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez, les travailleurs, aujourd'hui, ils sont aussi au FN et de plus en plus nombreux. Pourquoi ne fêteraient-ils pas le 1er mai ? Pourquoi ? Y a pas de raison. La gauche n'a plus, n'a pas le monopole du 1er mai. Le 1er mai serait la fête des travailleurs ? Normal que le FN soit de la partie.

Et tant pis si cela ne te plait pas, fallait pas déconner avec les travailleurs !

Folie passagère 2259.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 30 mars 2012

Je bois et je baise. Tout va bien.


Alors voyez-vous, il y a 2 études ultra-sérieuses dont les résultats viennent d'être porté à la connaissance de tous et des degauches. Ces derniers toujours prompts, comme chacun sait, à se saisir de n'importe quelle connerie qui traîne si cela peut, ne serait-ce qu'un petit peu, ridiculiser ceux du camp d'en face.

La première, relayée par Slate, essaie de démontrer que picoler un coup de trop favoriserait un épanchement conservateur. Plus tu bois, plus tu auras tendance à déblatérer de vils propos réactionnaires. Avec des mots savants qui à eux seuls légitimeraient l'étude, il nous est dit: " l’idéologie politique n'est pas simplement une question d’idées et de philosophie, mais aussi de caractéristiques psychologiques et de style cognitif. ". En clair, le côté propre sur soi d'une certaine droite ne demanderait qu'à se déliter dans un jargon réac dès que bourré ! Vous suivez ? De là à supposer que Borloo est un p'tain de facho, y a pas loin !

La deuxième, un sondage en fait, est relayée partout. Normal, ça cause sexe ! Celle-ci est du même tonneau que la précédente, si j'ose dire. Pour faire simple: plus t'es à droite, moins tu baises ! Ce qui donne en langage plus policé: " Les électeurs de droite et du centre tendent à avoir une vie sexuelle «plus stable» et «moins intense» que ceux de gauche et que l'ensemble des Français. ".

Les esprits chafouins verront dans ces études une tentative grossière de ridiculiser les droitistes: Des êtres fermés à la liberté sexuelle et toussa. Des êtres qui dès qu'ils ont un coup dans l'aile se révèlent sous leur vrai jour...etc...

Les degauches y verront  le moyen de se moquer plus ou moins intelligemment des affreux gens de droite.

Moi, elles ne me dérangent pas ces études. Non seulement, je bois mais en plus je baise. Je suis de droite et tout va bien. Et à la différence du gusse qui me disait hier " la gauche, elle t'emmerde ", les degauches ne m'emmerdent pas du tout, en ce moment, ils m'amusent beaucoup.

Folie passagère 1102.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.