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lundi 11 juin 2018

Qui va remplacer Lampedusa ?... Zemmour avait encore raison !

L'Italie et Malte ont courageusement refusé d'accueillir le bateau Aquarius, chargé de 629 migrants. C'est finalement l'Espagne avec son nouveau gouvernement socialiste qui l'accueillera. On peut parier que Mariano Rajoy, renversé par les socialistes du PSOE il y a peu, n'aurait pas accepté cela.

Mais que disait donc Eric Zemmour, il y a tout juste trois jours dans le Figaro Vox ? Voyons voir, ou plutôt lisons-le...




«Le bon temps pour les clandestins est fini ; préparez-vous à faire les valises.» Le patron de la Ligue, Matteo Salvini, a le sens de la formule qui fait mouche. Ce n'est pas un hasard s'il a choisi le poste de ministre de l'Intérieur, laissant à ses alliés du mouvement M5S les ministères sociaux. À ce poste, on peut encore montrer qu'un État déterminé a les moyens d'agir. Encore faut-il qu'il le soit.

C'est toute la question posée par l'affaire italienne. Celle de la légitimité démocratique est derrière nous. Elle s'est réglée par un compromis à l'italienne: les vainqueurs des élections ont renoncé à «leur» ministre des Finances europhobe ; le président de la République italienne et les milieux européens de Bruxelles qui le soutenaient ont renoncé à empêcher une majorité «populiste» de gouverner.

Désormais, c'est à Salvini de jouer. D'abord parce que l'immigration fut le thème qui l'a porté au pouvoir. Ensuite parce qu'il doit montrer qu'il peut expulser massivement les clandestins (il a promis 500.000 renvois) et arrêter la déferlante migratoire sur les côtes italiennes. Salvini s'en est déjà pris aux ONG qui, sous couvert d'humanisme, sont les complices des passeurs. Il devra utiliser la marine italienne non pour sauver les migrants mais pour les arrêter, voire détruire leurs barques. Il devra enfin tenir tête aux juges européens qui ne manqueront pas de dénoncer des pratiques contraires aux «droits de l'homme». Osera-t-il? Il devra aussi faire pression sur les pays de l'autre côté de la Méditerranée - Tunisie, Maroc et, au-delà, les autres pays d'Afrique pour qu'ils reprennent leurs ressortissants. Au temps de Ben Ali en Tunisie et de Kadhafi en Libye, ces pays bloquaient les migrants pour qu'ils ne se déversent pas sur l'Europe - preuve que c'est possible. L'Algérie n'hésite pas à renvoyer brutalement les migrants qui essayent de s'installer chez elle. 

On croit toujours en France que l'immigration est un phénomène qu'on ne peut maîtriser, une sorte de fatalité qu'on doit subir. C'est faux. Les mouvements démographiques sont une guerre qu'on veut gagner ou qu'on accepte de perdre. Comme le note l'historien Pierre Vermeren, le milliard de Chinois pauvres n'a jamais débarqué dans le Japon riche parce que l'État japonais s'est organisé pour qu'il en soit ainsi. Aux États-Unis, depuis l'arrivée de Trump, l'immigration venue du Mexique s'est beaucoup réduite. 

Emmanuel Macron et les dirigeants de l'Europe répètent que chaque nation ne peut rien faire seule et que la question migratoire ne pourra être résolue qu'ensemble. C'est exactement l'inverse. Ensemble, les Européens ont prouvé qu'ils ne font rien. Les États qui l'ont décidé ont bloqué toutes les routes migratoires - la Hongrie en est le meilleur exemple. Et la Pologne montre qu'il est possible d'accueillir une immigration choisie: ils ont accepté des Ukrainiens et refusé les musulmans. Un pays peut s'inquiéter de la révolution «populiste» italienne: c'est l'Espagne.

Qui va remplacer Lampedusa? Cadix? Malaga?


Eric Zemmour
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jeudi 8 mars 2018

Les brutes et les truands



A propos des élections qui viennent de se dérouler en Italie et plus largement de la poussée des votes "d'extrême-droite" ou "populistes" en Europe ou aux USA, le texte ci-dessous d'Eric Cusas:

" LES BRUTES ET LES TRUANDS

Ça y est, à leur tour, les italiens ont mal voté ! Après que les illettrés et les bas du front anglais ont décidé de faire sécession et de quitter le nirvana de l'Union européenne, après que des mâles blancs américains sous-diplômés, les déclassés de la rust belt, ont choisi de porter au pouvoir un histrion vulgaire, sexiste, raciste, homophobe lunatique et inculte, voici que dans l'un des berceaux mêmes de la civilisation occidentale le peuple retombe dans les errements d'un passé qu'on ne peut qualifier que de nauséabond. Car elle revient la bête immonde, celle dont le ventre est encore fécond et dont le mufle nous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire, pour rassembler en une seule phrase tous les poncifs du genre.

Le fascisme, rien moins que cela, s'installe à nouveau dans la botte. C'est en tout cas ce qu'il faut croire si l'on écoute bon nombre de journalistes et de commentateurs dont la méconnaissance de l'histoire n'a d'égale que la propension à utiliser à tort et à travers des concepts datés, au contenu précis, dans le seul but de faire frissonner le bourgeois et de condamner une populace, nécessairement imbécile, frileuse et égoïste qui se laisse séduire par d'abjectes sirènes. À croire que dans la patrie de l'humanisme, celle de Léonard de Vinci, de Dante, de Michel-Ange et du Tintoret, il n'y a plus – ou presque - que des brutes et des truands si l'on ose ce clin d'œil au maître du western spaghetti.

L'analyse du fascisme italien du siècle dernier ou celle des régimes qui, comme le franquisme, lui furent assimilés dépasserait de beaucoup le cadre d'un billet d'humeur. Toutefois, on ne peut se dispenser de revenir schématiquement à ce qui en constitue l'essence si l'on veut faire preuve d'honnêteté intellectuelle, ce qui impose d'éviter de brandir comme un épouvantail à moineau un mot qui ne recouvre en rien la réalité du vote italien.

Selon le professeur Emilio Gentile dont les études font autorité, le fascisme est d'abord un totalitarisme, mot qui désigne le fonctionnement de tout État qui prétend régir non seulement la vie publique mais aussi la vie privée de ses administrés. Il suppose l'existence d'un parti unique, détenteur d'un monopole idéologique, une restriction de la liberté d'expression, totale ou partielle, par le biais d'un appareil de terreur plus ou moins sévère selon les climats et – en tout cas pour ce qui regarde le fascisme des années 30 – une forme de militarisation de la vie de la cité. On pourrait naturellement nuancer ou compléter, citer par exemple les travaux de Raymond Aron ou du regretté Pierre Milza (qui vient de disparaître). On pourrait aussi se référer aux analyses marxistes – parfois contradictoires – du phénomène. Ainsi, lors du VIIème congrès de la III ème Internationale Dimitroff définissait-il le fascisme comme "la dictature terroriste ouverte des éléments les plus réactionnaires, les plus chauvins, les plus impérialistes du capital financier."

Alors fascistes les italiens de 2018 ? Chauvins peut-être, mais aussi au service du "capital financier" ? Nostalgique des bruits de bottes, de la censure et de la violence d'État le pays du bel canto, du soleil et de la joie de vivre ? Certainement pas à l'aune de ces définitions ! Et la première imposture qu'il faut dénoncer, c'est précisément l'emploi d'un mot si chargé d'ignominie (mot entendu cette semaine encore dans la bouche d'un "expert" invité de la RTBF) pour disqualifier a priori un peuple qui n'a pas l'élémentaire délicatesse d'épouser avec enthousiasme le credo mondialiste qu'on veut à toute force lui imposer. C'est d'autant plus essentiel que bon nombre de journalistes qui répètent en boucle, avec des airs de vierge outragée, les mots d'"extrême droite" ou de "fascisme" sont incapables d'expliquer, de manière intelligible, ce que ces expressions recouvrent en science politique. Elisabeth Martichou (RTL, 6 mars) vient de donner le plus bel exemple de cette ignorance crasse qui, interpellée par Marine Le Pen (pour une fois bien inspirée) sur ce qui l'autorisait à qualifier la Ligue de Matteo Salvini "d'extrême droite" s'est contentée de bredouiller piteusement que c'est ainsi qu'"on" la désigne. Bel esprit d'analyse, en vérité, et remarquable rigueur scientifique !

Je doute personnellement que les Italiens aspirent à un régime totalitaire. Et lorsque j'écris que j'en doute, c'est une formule de style : je suis certain que ce n'est pas le cas, tout comme je suis certain que ceux qui poussent des cris d'orfraie et hurlent au péril brun sont convaincus de l'inexistence du danger. Ce qui semble clair en revanche, c'est que le vote du 4 mars constitue tout à la fois l'expression d'une défiance profonde à l'égard de l'Union européenne telle qu'elle se construit depuis le début des années 90 et d'un rejet de la politique d'accueil consécutive à la crise migratoire de 2015. Or, cette défiance ou ce rejet ne suffisent pas à faire de celui qui les éprouve un "fasciste". Ce sont des points de vues que l'on peut partager ou non, mais dont l'expression demeure en tout cas parfaitement légitime et ne mérite pas les anathèmes ou les condamnations solennelles en chaire de Vérité. La démocratie, c'est d'abord et avant tout le droit au désaccord. Lorsque ce droit disparaît, fut-ce sous l'effet de la contrainte sociale, c'est alors qu'on peut craindre pour la liberté.

Dans un remarquable ouvrage paru l'année dernière, l'iconoclaste Emmanuel Todd qu'on peut soupçonner de tout sauf de sympathies pour l'extrême droite (ou même pour la droite tout court) a brillamment mis en lumière le caractère "dysfonctionnel" de l'Union européenne depuis l'élargissement à l'Est et l'avènement de la monnaie unique. Cette Europe qui se construit contre les peuples ou, en tout cas, malgré eux, écrit le démographe, aurait un sens si les postulats qui la fondent, à savoir ceux de la primauté des déterminations économiques et de la convergence des nations dans la société de consommation s'avéraient vérifiés. Mais ce n'est pas le cas. Ainsi que Todd le démontre de manière convaincante, au terme d'une analyse fouillée et documentée, "des forces plus profondes – éducatives, religieuses et familiales – sous-tendent les évolutions économiques". Selon Todd, au-delà des embrassades entre leurs dirigeants qui n'en finissent pas de célébrer la fin de guerres qui n'ont plus de sens pour les moins de 70 ans, la vérité historique qui se dessine est celle d'une Europe construite autour de l'Allemagne, par l'Allemagne et pour l'Allemagne. Sous couvert d'Europhilie et de défense des "valeurs" qui unissent les pays de l'Union ressurgit le vieux fond nationaliste allemand, mûri sur un fond anthropologique d'autoritarisme, de collectivisme (par opposition à l'individualisme anglo-saxon) et d'inégalité. L'euro, de conception française, et dont le but officiel était de ligoter le mark est devenu une nouvelle ligne Maginot et, pour tout dire, l'instrument de la domination d'un pays qui, par ce biais, prive les économies faibles, dont l'économie italienne, de la possibilité de se protéger d'une concurrence trop efficace en dévaluant. Enfin, l'appel à l'immigration de masse, religion dans laquelle les européens sont sommés de communier au nom d'un universalisme de façade, à peine d'être qualifiés de fascistes, n'a d'autre objectif que de pallier l'effondrement démographique allemand (1,4 enfant par femme !) auquel ont un temps, mais un temps seulement, suppléé la réunification et l'élargissement à l'Est.

Il n'y a pas d'autre raison que celles-ci au vote italien ou aux mouvements d'humeurs qui se multiplient à travers l'Europe, mouvements que l'on qualifie de "populistes" , "d'extrême droite" ou de "fascistes" parce qu'ils contrarient une approche des relations entre les peuples fondée sur le seul primat de l'économie, sans égard aux substrats anthropologiques locaux (la "mémoire des lieux" chère à Emmanuel Todd et à Hervé Le Bras).

C'est pourquoi je pose une question délibérément provocante : est-ce que l'on peut qualifier de fasciste une organisation supra-étatique qui repose sur une idéologie qu'il est interdit de contester sous peine d'être mis à l'index, qui pratique une forme de censure, fut-ce par le biais de la contrainte sociale ou par le dénigrement systématique de l'opposant et qui se nourrit d'autoritarisme et d'inégalité ? Si la réponse à cette question est positive, il me semble que c'est l'Union européenne bien plus que les italiens qui manifeste une dangereuse propension au fascisme."
Eric Cusas


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lundi 5 mars 2018

C'était folie mais ils l'ont quand même fait...



Angleterre, Pologne, Hongrie, République Tchèque, Autriche, Slovaquie et depuis hier soir l'Italie... Autant de pays qui désormais refusent majoritairement les diktats de l'Union Européenne et la vague migratoire.

Certains, jamais dans la demi-mesure, voient dans ces poussées du vote de droite, d'extrême droite ou du vote populiste comme en Italie avec le M5S, le retour du fascisme ou de dieu sait quoi qui n'irait pas dans le sens de l'idéologie mainstream prônant le mondialisme, le VivreEnsemble, l'européisme... 

Perso, je ne vois que des pays dont les peuples souffrent depuis une bonne dizaine d'années de la crise économique, du chômage de masse, de la paupérisation, de la musulmanisation et d'une immigration galopante et incontrôlée, des peuples qui ne supportent plus la technocratie européenne, des peuples qui ne supportent plus le décalage croissant entre les élites et eux, des peuples fiers de leurs identités et de leurs racines et qui n'ont aucunement l'intention de s'en laisser déposséder ou brader au profit d'un multiculturalisme aussi puant que mortifère pour notre civilisation européenne.

Et pendant que ces peuples souffrent, nos élites se gargarisent avec des accords commerciaux mondiaux, des lois et règlements sans cesse contraignants et inhibant toute initiative individuelle. Ils font la sourde oreille et font mine de ne rien voir de ce mouvement de fond qui ne cesse de prendre de l'ampleur. Ce n'est jamais de leur faute, ils ne sont responsables de rien se contentant de vitupérer la droite et l'extrême droite, regardant avec dédain, voire du dégoût, tous ceux qui ne votent pas comme il faut. Mais à chaque scrutin dont les résultats ne vont pas dans le sens du camp du bien, les mêmes refrains sont entonnés, les mêmes critiques formulées contre ces idées prétendument nauséabondes. Ils promettent qu'ils prennent bonne note, font de grandes déclarations pour nous mettre en garde contre la bête immonde dont le ventre serait toujours fécond et qu'il faudra en tenir compte à l'avenir mais aussitôt la page tournée, rien ne change, rien ne doit perturber la marche en avant de la mondialisation, du brassage généralisée des populations et de l'uniformisation.

Nos élites se rendent très bien compte de ce qui se passe mais n'en ont cure mais réalisent-elles qu'à terme elles ne peuvent qu'aller vers leur propre destruction ou tout au moins vers des mouvements plus ou moins violents et incontrôlables ? Pas sûr.

En France, aucune leçon n'a été tirée du vote de 10 millions de personnes pour le FN, pis le vote frontiste a été balayé d'un revers de la main par une vague macroniste devenue depuis aussi arrogante, sectaire et hors-sol que le furent les socialistes. 7 millions de personnes votent au premier tour pour Mélenchon, 1,6 million pour Dupont Aignan ! Autant de votes "anti-système" et opposés à l'Union mais nul dans les palais nationaux pour en tenir compte moins d'un an après l'élection. En Italie, Renzi, le petit macron transalpin, s'est pris une volée magistrale. En Allemagne, le parti d'extrême droite, l'Afd, devient le troisième parti politique et fait chanceler Angela.En Hongrie, en Pologne, en Slovaquie et en République Tchèque, on n'hésite plus à affronter ouvertement et fermement l'UE. 

C'était folie que de faire une Union à 27 mais ils l'ont fait quand même. C'était folie que de concevoir une Europe sans frontières hermétiques mais ils l'ont fait quand même. C'était folie que de nous promettre qu'avec l'euro comme monnaie unique, on y gagnerait en paix et en prospérité mais ils l'ont fait quand même. C'était folie que de porter un Barroso ou un Juncker à la tête de l'Union, mais on l'a fait quand même. C'étaient folie que d'ignorer ou snober les votes populistes ou d'extrême-droite, mais ils l'ont fait quand même.

Le résultat de toutes ces folies, il est là: en Allemagne, en Angleterre avec le Brexit, en France avec le vote FN et LFI, en Italie avec la Ligua et M5S, en Hongrie avec Orban, etc... Autant de vents contraires à ce à quoi aspirent et défendent nos actuelles élites et dirigeants.

Où cela nous mènera-t-il ?

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

lundi 20 avril 2015

Migrants. Le chiffre magique : 700 !


Voilà, cela fait des mois, le mouvement a pris de l'ampleur depuis un peu plus de deux ou trois ans, que des migrants se noient en Méditerranée. Un coup, c'est une dizaine, une autre fois, c'est une quarantaine, parfois une centaine et à chaque fois, bien sûr, quelques voix pour s'en émouvoir et puis c'est tout, on oublie et en croisant les doigts on espère que le prochain coup, il n'y en ait pas beaucoup, et si possible, plus du tout. Il y a quelques jours, une dizaine, je ne sais plus, ils furent 400 à se noyer. On en a parlé, on s'est ému et encore une fois, nous nous sommes tus.

Et puis là, ce weekend, on nous dit que c'est 700 ! 700 migrants, sur un cargo d'infortune, parait-il pris de panique à la vue d'un navire s'approchant, ont fait chavirer leur embarcation. Selon quelques témoignages, ce sont 700 migrants qui auraient ainsi péris. Il parait même que certains étaient enfermés dans la soute. Aucune chance d'en réchapper. Des femmes, des jeunes, des enfants, des hommes ont péri. Noyés. 700. Peut-être plus. Mais 700, voilà qui doit parler aux oreilles de nos dirigeants qui tous, sans exception, à travers toute l'Europe, s'en émeuvent et y vont de leur " Cela doit cesser ", " C'est monstrueux ", " On doit faire quelque chose ", " C'est la faute à l'Europe ", " Ceux qui se sont livrés à pareil trafic sont des terroristes, des esclavagistes ", " C'est une honte ", blablabla... 700, voilà qui fait réagir, comme s'il y avait de la magie dans ce chiffre puisque 400 ne semblait pas suffisant.

Alors, on - personne d'ailleurs ne sait très bien qui est ce " on " - convoque d'urgence, à Bruxelles, une réunion, pour cet après-midi, une réunion extraordinaire des ministres des affaires étrangères et de l'Intérieur de l'Union; même Jean-Philippe " Harlem " Désir en est. On parle d'une réunion tout aussi extraordinaire, car non prévue, de tous les chefs d'Etats pour cette fin de semaine. Il va falloir prendre des décisions. Plus jamais ça ! Il en aura fallu 700.

Mais quelles décisions ? On ferme les frontières de Schengen ? On renvoie les bateaux qui traînent là d'où ils partirent (parce que l'on sait d'où ils viennent) ? On met sur pied une marine européenne ( avec quels sous ? ) pour remplacer Triton qui avait remplacé Mare Nostrum ? On dégomme les potentats locaux qui s'engraissent au lieu de mettre leurs pays dans la voie du développement ? On envahit la Libye ? On décide de ne plus accorder l'asile aux migrants ? On prend solennellement la décision de ne plus payer la sécu, les soins, le gîte et le couvert aux migrants et on le fait savoir au monde entier, histoire de les décourager ? On balance par avion sur les lieux d'embarquement de clandestins et dans les pays concernés des milliers de photos des cadavres repêchés, histoire de leur montrer à quoi ils s'engagent en montant dans ces bateaux maudits ?

J'ai vu et entendu ce samedi, en live, un député européen très très en colère quand il s'est mis à nous parler de ce problème. Il avait honte d'être Français, il avait honte d'être européen qu'il nous a dit. Lorsque je lui ai demandé ce qu'il avait fait lui, depuis deux ans, là où il siège, pour régler ce problème, un brin piteux, il nous répondit, je le cite de mémoire: J'en parle tous les jours à Bruxelles, j'alerte mais il ne se passe rien ! Rien ! Et pourtant, les solutions existent, " on " les connaît " mais personne ne bouge.

La solution, " on " la connaît tous. Et depuis longtemps. Elle passe par la stabilisation politique et le développement des pays d'origine de ces migrants. Sauf que ces pays s'appellent l'Irak, la Syrie, la Libye, l’Érythrée, le Niger, la Somalie, le Maroc et quelques autres. Des pays qui sont tous soit aux mains de musulmans extrémistes, soit aux mains de musulmans modérés, soit de dictateurs, soit dans le plus grand chaos. Pas sûr que tous ces gens-là soient sensibles à l'argument du droit d’ingérence. Autrement dit, il faudra du temps, beaucoup de temps et encore beaucoup plus d'argent et une volonté inflexible pour aller mettre de l'ordre là dedans. En a-t-on la volonté ? Pas si sûr...

Et en admettant que la volonté y soit et que des moyens nécessairement colossaux soient engagés, il faudra des mois et des mois, voire des années pour arriver à pacifier et développer ces pays, si tant est que cela soit possible. Si tant est que ces peuples veulent bien enfin entrer dans l'Histoire...

Alors vous voyez, il y a de fortes chances que le chiffre magique perde sous huit jours ou un mois de son " efficacité " médiatique. Il va falloir s'habituer à ces drames. Nous allons vivre avec.

Une chose est sûre et certaine, l'Union Européenne, ou disons plutôt les peuples qui la composent, n'a pas vocation ni les moyens d'accueillir toute la misère du monde. Ils sont, nous dit-on, 11 000 à avoir débarqué en huit jours... En huit jours seulement. Ils sont officiellement 35 000 à avoir débarqué depuis le début de l'année dans le sud de l'Europe.

Et deux bateaux ayant chacun à leur bord entre 400 et 500 migrants ont été repérés aujourd'hui...

Folie passagère 2745.
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mardi 5 août 2014

Immigration: Toujours plus... mais chut !


Entre le 1er janvier et le 30 juin 2014, 61.591 migrants irréguliers ont débarqué en Italie,

Entre le 1er janvier et le 30 juin 2013, 7 913 migrants irréguliers ont débarqué en Italie,

Entre le 1er janvier et le 30 juin 2012, 4 301 migrants irréguliers ont débarqué en Italie.

" La pression migratoire sur la frontière avec l'Italie s'est accentuée à partir du début du mois d'avril 2014. 694 Érythréens étaient interpellés contre seulement 68 interpellations entre janvier et mars 2014. Les interpellations progressaient de + 165 % au mois de mai (1845) et encore de 43 % au mois de juin (2628). Au total, pour le premier semestre, 2014, la PAF procédait à 5235 interpellations. Du jamais vu depuis les Printemps arabes de 2010."

Voilà ce que parait-il on peut lire dans le compte-rendu d'une réunion tenue secrète ayant eu lieu le 9 juillet dernier en présence d'une trentaine de hauts fonctionnaires de la région niçoise: Préfet, gendarmerie, police nationale, police de l'Air et des Frontières, SNCF,...

Estrosi, maire de Nice, ne fut pas invité à cette réunion...

Pour le seul site de Menton, 3 462 interpellations ont été faites depuis le début de l'année; interpellations de migrants qui arrivent par TGV et autres trains frontaliers avec pour la plupart des titres de transport en règle.

A priori 95% des migrants clandestins interpellés et à qui on a remis une Obligation de Quitter le Territoire Français doivent partir... si ils le veulent bien... Autrement dit - et toujours consigné dans ce fameux compte-rendu - l’exécution d'une OQTF dépend du bon vouloir du clandestin...

Je ne vous conseille pas de lire cet article du Figaro, vous pourriez avoir peur, très peur...

Tenez, imaginons comme le suggère en rimes un commentateur du Figaro:

"Et si parmi ces clandés,
Ebola, un jour se cachait..."

Folie passagère 2408.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.