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samedi 23 mai 2015

Irlande et mariage gay: un " oui " qui n'a rien à voir avec notre " non "


L'Irlande, la très catholique Irlande, a dit oui au mariage homosexuel. Par référendum. A priori avec une très large majorité de " oui ", un peu plus de 60%. 

Aussitôt ais-je lu ici ou là des progressistes ou gauchistes bien de chez nous saluer cette victoire et en profiter pour ironiser sur les ringards Français qui " manifestèrent, vitupérèrent " et " hurlèrent " dans les rues, pour se payer la fiole des catholiques Français qui " parlèrent d'illégitimité " puis " d'une abrogation " à venir. L'occasion est trop belle pour ces idiots de féliciter les Irlandais, histoire, par ricochets, de taper encore un petit peu sur les cathos français rétrogrades ou tous ceux qui furent contre le mariage zinzin. Dont votre serviteur.

Alors précisons à ces andouilles que si Président et sa clique avait proposé un référendum, ce que souhaitait la majorité des opposants, la question du mariage zinzin eut pu être réglé différemment. Le gouvernement et les parlementaires socialistes n'en ont pas voulu. Soit. Mieux, ils ont préféré quasiment ignorer la contestation massive allant même jusqu'à jeter à la poubelle une pétition ayant recueilli 700 000 signatures (quand on pense qu'aujourd'hui une pétition recueillant 22 000 signatures contre le nouveau nom de l'UMP, Les Républicains, retient toute l'attention...). Bref, le gouvernement, greluche guyanaise en tête, ont totalement ignoré l'opposition.


Précisons ensuite aux mêmes idiots qui jouissent aujourd'hui de voir l’Irlande dire " oui " que la problématique était là-bas totalement différente. En effet, comme avec tout référendum, le peuple irlandais a eu à répondre à une question simple: " Le mariage peut être contracté suivant la loi entre deux personnes sans distinction de sexe? ". On m'aurait à l'époque posé la même question, j'aurais peut-être dit oui. Globalement, nous n'étions pas spécialement contre le mariage gay, nous étions surtout très mobilisé contre ses avatars, ses conséquences induites et autres délires progressistes qui ne tarderaient pas à suivre: Adoption, problème de la filiation, GPA, PMA, etc... Deux ans après le vote de la loi, force est de constater que nos inquiétudes étaient parfaitement fondées.

Il y a fort à parier que le résultat du référendum eut été tout autre si on avait demandé aux Irlandais de se positionner en plus, ne serait-ce que sur l'adoption par des couples homosexuels...

Autant dire que le débat sur le mariage gay en Irlande n'a strictement rien eu à voir avec la situation et l’absence de débats que nous avons vécu en France. Enfin, est-il logique, normal que, par référendum, une majorité se positionne, éventuellement en disant non, sur la situation d'une petite minorité ? A voir.

Alors, l'Irlande a voté " oui " mais un " oui " qui n'a strictement rien à voir avec notre " non " de 2013. Merci d'en prendre bonne note.

Folie passagère 2783.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 4 novembre 2012

Le mariage pour tous, le mariage gay ? Ce sera sans moi !


Voilà pourquoi mon " combat " pour le mariage gay s'arrêtera ici, ce jour.

Un tweet, un simple tweet de Bruno Masure, has been s'il en est de la télé à papa, à propos du mariage gay et de la position de l'Eglise catholique, suffit à expliquer mon renoncement: " Quelqu'un peut expliquer aux arriérés de l'Épiscopat français que le mariage homo existe dans la (très) catholique Espagne depuis 2005 ? "

Fut un temps, il me paraissait évident que la législation devait évoluer en donnant à deux personnes de même sexe les mêmes droits ( héritage, réversion, éducation si présence d'enfant...) qu'aux hétéros. Reconnaissance sociale et légale par le mariage. Terme que j'aurai souhaité différent: union civile, contrat d'union... afin qu'il soit parfaitement dénué de toute connotation religieuse. Il ne s'agissait pas pour moi d'une démarche militante, juste une question d'égalité au sens noble du terme.

Et puis les choses ont évolué. hollande, qui se fout du mariage hétéro comme de sa première poule,  a fait du mariage gay une promesse électorale démagogique. Et la Socialie toute entière d'en faire une question de principe: le mariage gay, une question de justice, d'égalité et de progrès.

Alors, on nous a vendu le truc d'une façon simpliste en occultant sciemment la foultitude de problèmes qu'il faudrait régler de facto en accordant cette " égalité ": l'adoption des enfants, l'éducation, la procréation, le lignage, le devenir de la notion de famille, etc... Bref diluer par la loi et dans le temps ce qui faisait le ciment de notre société: la famille. Cette même famille dont on ne peut plus parler sans lui accoler quelques adjectifs: famille classique, famille traditionnelle. Par opposition à ce qui est ou serait le nec plus ultra du progressisme: famille recomposée, homoparentale, moderne... C'est ainsi qu'au fur et à mesure que l'échéance se rapproche et que la concrétisation semble inévitable, le débat a pris forme, les questions se posent, la réflexion s'affûte et force est de constater que la chose n'est pas aussi simple que cela. Même Tartuffe 1er et Ayrault renoncent par exemple à la PMA. Les problèmes administratifs et moraux s'avèrent bien plus aigus: Parent 1, Parent 2, Parent 3... Et l'on s'aperçoit des dérives et évolutions éventuelles auxquelles on n'avait pas pensé. C'est vrai quoi, si on l'accorde aux homos, pourquoi ne pas l'accorder à d'autres minorités " folkloriques " au nom de l'égalitarisme: le mariage polygame, le mariage pour trois, le mariage mixte ( 2 personnes homos et 1 hétéro ) etc...  D'ailleurs, les gauchisses ne préparent-ils pas le terrain en transformant insidieusement le mariage gay en mariage pour Tous, ce Tous qui m'apparait bien plus nivélateur qu’égalitaire.

Alors, on réfléchit, on évolue et on se dit: au nom de quoi, pour satisfaire l'exigence ( manipulée ? ) d'une minorité devrait-on modifier la généralité ? Sans même se poser la question de savoir si l'on ne pourrait pas agir, présentement, au cas par cas compte tenu du peu de gens concernés.

Par delà toutes ces questions morales, éthiques et philosophiques qui peuvent être discutées, la tournure qu'a pris ce débat ne me plaît pas. Le tweet sectaire de Masure a été ce matin une espèce de révélateur. Le Camp du Bien et des Progressistes détiennent la Vérité: Être pour le mariage pour tous, c'est être moderne, c'est aller de l'avant, faire fi des conventions et envoyer paître la tradition. Tout opposant à ce projet est forcément et en vrac: arriéré, catho, réactionnaire, néo-con, sectaire ( un comble ), nul et conservateur... Le top du top étant " homophobe " ! Tu es contre le mariage homo parce que t'es homophobe !  Et on en arrive à des aberrations: le croirez-vous, j'ai lu des gays se faire traiter d'homophobes parce qu'ils n'envisagent pas le mariage pour tous comme LA solution. ! 

Ainsi, d'un débat qui aurait pu être intéressant, on a fait pour des raisons douteuses un combat du Bien ( la gauche, les modernoeuds et les minorités agissantes ) contre le Mal: les cathos ou tous ceux qui, par conviction, par foi ou par respect des traditions n'approuvent pas cette évolution.

Sauf qu'en l’occurrence et pour peu que l'on prenne le temps de bien expliquer les choses et de mesurer à leur juste valeur les impacts à venir sur la société, l'on s'aperçoit que le tendance n'est pas forcément le mieux; j'en veux pour preuve la baisse dans les sondages du nombre de Français favorables au mariage pour tous. Et plus cette baisse de s'accentuer, plus je constate la montée en puissance d'une certaine agressivité et des propos homophobes de plus en plus présents. La tension et les invectives s'accroissent et pourrissent le débat.

En résumé que peut-on dire ?

Que le mariage " gay " ne peut pas se limiter uniquement à l'union de deux personnes de même sexe, le sujet est bien plus vaste et plus risqué dans ses conséquences pour notre société et notre devenir.

Que ce débat révèle in fine de quelle manière les forces gauchisantes ont manipulé le débat: d'une idée qui tenait la route, elles ont fait un débat politique clivant. Il ne doit y avoir que les pour et que les contre. Les Pour ayant forcément raison et les Contre étant obligatoirement des arriérés.

Que pour des raisons électoralistes et stupidement idéologiques, sous la pression de quelques lobbies et autres associations militantes, on voudrait imposer l'exigence d'une minorité au plus grand nombre.

Que pour faire triompher le " Bien ", on est en train de diviser la population, un peu comme on le fit avec le débat sur l'identité nationale.

Qu'en commençant cependant à exposer les tenants et les aboutissants du zinzin, on s'aperçoit que l'adhésion au projet s'émousse.

Pire à mes yeux, ce débat a permis de révéler au grand jour, chez certains, de plus en plus nombreux, une homophobie latente qui n'attendait que l'occasion pour s'exprimer ouvertement; l'exact contraire de ce que l'on pouvait espérer attendre. De la même manière qu'il a mis sous les projecteurs le sectarisme affligeant de ceux, tels Bruno Masure, qui se sont toujours présentés comme le must question " ouverture d'esprit ".

Pour toutes ces raisons, j'ai décidé, hélas, de ne plus prendre part à ce débat. Le mariage pour tous se fera ou ne se fera pas, mais ce sera sans moi.

Folie passagère 1422.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 14 septembre 2012

Hey, Barbarin, tes propos m'ont foutu les nerfs !


Quand l’Église s'oppose à l'union civile de deux personnes du même sexe ( et donc de tout ce qui va avec ), je comprends, elle est dans son rôle. Elle assume pleinement sa position et cela ne me pose absolument aucun problème.

Là où je n'accepte plus c'est quand l'un de ses éminents représentants, le cardinal Barbarin, Primat des Gaules, grosso merdo n° 2 de l’Église catholique en France, se met à raconter n'importe quoi. Opposé au mariage gay, Barbarin a déclaré: " C'est une rupture de société ". Jusque là, d'accord; c'est pour les uns une révolution, pour les autres, une évolution. Après, ça se gâte. Il poursuit avec: " Après [ l'adoption du mariage gay, ndlr ], ça a des quantités de conséquences qui sont innombrables. Après [ les pédés ? ], ils vont vouloir faire des couples à trois ou à quatre. Après, un jour peut-être, l'interdiction de l'inceste tombera. "

Le gauchiste bas du front et bouffe-curés rétorquera à Barbarin: " Ducon, et les prêtres pédophiles, c'est-y mieux que l'inceste ou la partouze entre personnes consentantes ? ".

L'homme censé et respectueux que je suis, enfin qui essaie de l'être, n'a qu'une envie; celle de dire à Barbarin: " Mon pauvre, tu n'as rien compris, t'es un cliché à toi tout seul, une caricature du vieux con qui ne comprend rien. Avec pareils propos, non seulement, tu t'égares mais mieux encore, tu ridiculises l'institution que tu es censé défendre. De tes propos, je retiendrais ta totale méconnaissance de la gente homosexuelle, l'absence de miséricorde et de compréhension pour celui qui somme toute n'est rien d'autre que ton frère en Jésus Christ. Juste une grossière et graveleuse exagération,  une tentative de dénigrement, une calomnie, une insulte, un manque total de confiance en qui n'est pas comme toi. Ainsi, tu dessers ta cause. Pour un peu, cardinal, tu me donnerais presque l'envie de devenir bouffe-curé. "

" Oups ! C'était pas ce à quoi tu t'attendais, cardinal, tant pis, c'est ce que tu as obtenu de moi ! Ce soir. "

Folie passagère 1347.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 15 août 2012

Ainsi, l'église " emmerde " le gauchiste ! ( Avec du Sarkofrance inside )


Sont-ils pas choupinous nos degauches ? Toujours le couteau entre les dents ou prêts à défourailler à la vue du moindre curé qui parle. Ils manifestent aujourd'hui dans les blogs, les journaux ou sur les ondes - ben oui, vont pas défiler un jour férié tout de même -  leur énervement ou leur incompréhension vis à vis de cette prière du 15 août. Pour faire simple, l'Eglise de France appelle ses fidèles à prier pour le salut du mariage entre un homme et un femme, contre le mariage gay et l'adoption homoparentale, l'euthanasie et autres petites bricoles. Choses qu'elle estime contraire à sa doctrine et aux chemins ouverts par les évangiles, Jésus, le bon Dieu et toussa. L'Eglise de France est donc parfaitement logique avec ses dogmes, cohérente et répond aussi par cette prière, certainement, à une attente de ses fidèles.

On peut être d'accord, ou pas.  Le tout est d'argumenter intelligemment. Et c'est là que ça coince à gauche. Non pas l'argumentation, l'intelligence.

L’Église défend un modèle de société, celui auquel elle croit: la famille traditionnelle, les sacrements, etc...( toujours pour faire court ). Elle ne voit donc pas d'un bon œil ce qu'elle pense être contraire à son modèle. Logique. Comme on est, avec les cathos, entre gens de bonne tenue, ils expriment pacifiquement, sans violence, par le verbe et la prière ce à quoi ils croient. Rien à dire. Leurs arguments sont les évangiles, leur foi, le Salut éternel et toussa.

La gaucholalie, elle pense différemment. Elle a son propre modèle de société. Le sien qu'elle défend avec sa dialectique bien rodée, gonflée d'humanisme, d'égalitarisme et de progressisme à tous crins. Il faut EVOLUER. Si un homme veut se marier avec un autre homme, c'est son choix, c'est son droit. A nous cœurs vaillants de la Socialie de donner un coup de pouce au progrès !  Nos gauchos ont donc, nous le voyons, un modèle. Tiens, tiens, aurait-ils le droit d'en avoir un, de le défendre, de le " prôner " et de le faire adopter de gré ou de force ? Et les cathos n'aurait que le droit d'avoir un modèle tout pourri, vérolé qui " emmerde " le monde ? Curieuse façon de voir les choses. Comment j'abuse ?

Tenez, lisez, du degauche pur jus: "  Que l’église exprime son désaccord avec telle ou telle mesure ou évolution, c’est bien son droit. Je suppose que ses croyants attendent même d’elle des prises de position. Mais pourquoi donc ne peut-elle supporter d’autres modèles que celui qu’elle prône ? Pour le dire moins poliment, pourquoi donc faut-il qu’elle nous emmerde ? Faut-il que ces gens-là aient la trouille pour leur modèle " . Mais ducon, elle ne t'emmerde pas, elle défend son modèle et sa foi, " c'est bien son droit ", comme toi tu défend le tien. Ou alors il te faudra aussi accepter que tu puisses l'emmerder grave l’Église avec ton modèle. Bien sûr qu'elle a la trouille, comme tous ceux dont le modèle (incluant la façon de vivre et de mener sa vie ) est attaqué ou menacé, comme tous les degauches bas du front qui pour rien au monde ne  voudraient un retour de la droite, comme tous les réacs qui ne voient rien de bon dans les élucubrations socialistes.

La levée de bouclier contre cette prière est assez hallucinante de la part des modernoeuds. Faut-il donc qu'ils aient la trouille pour leur modèle pour s'en prendre aussi bêtement et maladroitement à l’Église ? Et pourquoi s'en prendre ainsi au modèle catholique et pas au modèle musulman avec lequel la gauche semble s'accoquiner sans honte ni craintes mais par pur électoralisme, et pourtant...

Mon avis sur le mariage gay et autres choses " à prier " importe peu dans ce billet, je me suis largement exprimé sur le sujet. Par contre, je suis bien évidemment preneur de tous commentaires qui pourraient ( tenter de ) me convaincre que l’Église n'a pas intervenir sur ces questions de société. C'est si bon de rire.

Et pour finir sur une touche de ridicule propre aux degauches très bas du front, ce commentaire laissé ailleurs: " Et Marie … bon … l’Immaculée conception … Est-ce que ce dogme ne laisse pas au bord de la route toutes les gamines violées par leur patron jusqu’à il n’y a pas si longtemps ? "

Ou bien encore celui-ci, à propos de l’Église et de ses 2 000 ans d'histoire: " 2000 années d'histoires à la con et ils veulent encore nous imposer leur vue. T'as raison la gauche les emmerde [les cathos], et on va jouer avec eux quelques jours. "

Je ne sais pas s'ils vont jouer longtemps, par contre, avec pareils arguments, ils nous font bien rire. Ou pleurer. Ou vomir. Au choix.

Folie passagère 1305.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 6 août 2012

Non, Monseigneur, l'homosexualité n'est pas une contrefaçon de l'amour !


Une lettre de Monseigneur de Germay, évêque d'Ajaccio, fait sensation ce matin sur la toile. Mgr écrit à ses ouailles pour leur demander de s'élever contre le projet du gouvernement de légaliser le mariage homosexuel. On se demande bien pourquoi, il ne l'a pas fait plus tôt, mais passons ! Sa lettre commence par: " Il est difficile pour l’Eglise de ne pas réagir face à l’annonce faite par le gouvernement d’un projet de loi visant à élargir le mariage aux couples homosexuels." Jusque là, rien à dire, c'est dans la logique catholique. Je comprends la démarche. Il est dans son rôle; dans l'art peut-être, certainement pas dans la manière.

En effet, cela se gâte assez vite: " Dans ce débat, les arguments de bon sens ne suffisent plus. " Ah tiens donc; Mgr pourrait-il m'expliquer quels types d'arguments peuvent être utilisés lorsque ceux de bons sens ne suffisent plus ? Le dogme, la doctrine, la " loi " divine " ou " naturelle ", la menace d’excommunication, le sectarisme ?

Mgr poursuit: " Il faut donc que nous soyons capables d’expliquer en quoi l’union durable d’un homme et d’une femme pour fonder une famille n’est pas l’invention d’un type particulier de société mais est profondément inscrit dans la nature même de l’être humain. " J'oserai dire que cela fait au moins deux mille ans que l'Eglise cherche à expliquer la chose mais que visiblement, elle n'a pas su convaincre ni imposer cette " nature même de l'être humain ". Ne dit-on pas qu'il n'y a guère de mauvais élèves mais bien souvent de mauvais maîtres ? Alors certes, il faut un monsieur et une madame pour faire un mouflet mais force aussi est de constater que l'évolution de la société ne prend pas toujours, et heureusement, le même chemin que l'évolution naturelle. 

Selon Mgr, l’État a légitimité pour unir un homme et une femme mais " il n’a pas à donner un statut équivalent à un mode d’union qui est stérile par nature et relève de choix privés ". Doit-on pour autant, en ce cas, laisser en déshérence statutaire les homos qui souhaitent vivre leur amour au grand jour, légalement et avec les mêmes droits que monsieur et madame ?

Après avoir écrit qu'il n' y avait plus d'arguments de bon sens, Mgr invite les cathos à utiliser d'arguments de raison " pour pouvoir entrer en dialogue avec ceux de nos compatriotes qui ne partagent pas notre foi ". La raison s'opposerait-elle au bon sens ? Bien heureux, il met en garde de ne pas utiliser de propos homophobes dans cet éventuel dialogue. Et le simpliste couplet de suivre: les homos sont nos frères en Jésus Christ mais  " leur comportement [sexuel] n'est pas admissible ". Désolé Mgr, mais dès lors que je fais l'amour, ne serais-je plus en cet instant votre " frère " ?

S' ensuit le paragraphe habituel sur, selon lui, les dérives à venir une fois que le mariage gay sera légalisé: l'adoption, l'intégration de la théorie du genre, la fin de la famille naturelle ... Et le danger ultime: " les nouvelles idéologies vont permettre la déstructuration de la personne elle-même. Dans les deux cas, c’est la société tout entière qui se délite. " Mgr impose donc l'idée qu'en dehors de la foi catholique et en frayant hors des sentiers battus des lois naturelles, point de salut pour l'Homme. Cela reste à démontrer cependant. N'y aurait-il qu'une Vérité ? Celle de l'Eglise ?

Puis vient le bouquet final qui, par les mots employés, me fait me demander si, in fine, l'ennemi de Mgr ne serait pas l'homosexuel plutôt que cette évolution sociétale que représente pour lui le mariage de deux personnes de même sexe: " affligeant, déconstruction, catastrophes, mobilisation, dénonciation... " Et le pompon, la cerise sur le gâteau: " Il y a un travail énorme à réaliser pour aider les enfants et les jeunes (...) à repérer et écarter les contrefaçons de l’amour qui leur sont si souvent proposées ". 

Il me faut à ce stade apprendre quelque chose à Mgr ( et à ceux que son discours séduirait ). L'homosexualité n'est pas à la carte, elle ne se choisit pas, elle s'impose. Je ne connais pas une personne qui ne soit devenue homo par sollicitation ou pour répondre favorablement à une quelconque proposition. L'homosexualité n'est pas un choix. Elle n'est pas acquise. On ( se ) fait avec. Peut-être bien même que si elle n'avait pas été si " stigmatisée ", considérée comme honteuse,  pénalement et moralement réprimée pendant si longtemps, les homosexuels auraient-ils moins abusé d'exhibitions et bravé d'interdits pour se manifester, simplement pour montrer qu'ils existent.

L'homosexualité n'est pas uniquement une histoire de deux mecs ou de deux nanas qui s'envoient physiquement en l'air, qui jouent du téton, qui ouvrent des portes interdites ou qui baisent... L'homosexualité, c'est aussi, n'en déplaise à Mgr de Germay de belles histoires d'amour avec un grand A; exactement les mêmes que chez ceux dont le comportement " naturel " ne saurait être condamné par l'Eglise.

Non, l'homosexualité n'est pas une contrefaçon de l'amour. C'est la considérer ainsi qui serait contrefaçon de l'amour que tout chrétien se doit d' accorder à ses " frères " même différents.

Folie passagère 1291.
 
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 3 août 2012

La prière, c'est maintenant ! ...


Même si je n'adhère absolument pas, je suis loin d'être un bouffe-curé. Néanmoins, parfois, je me pose des questions sur la pertinence des décisions de l’Église de France.

Lors de la dernière élection présidentielle, dans deux billets, je constatai que, compte-tenu du programme de l'hollande, l'église et les cathos de France avaient de bonnes raisons de manifester ouvertement leur opposition. Mais globalement, rien, à peine une petite vidéo. Ils n'ont pas dit grand chose, aucune consigne n'a été donnée, aucun sermon bien senti n'a été porté en chaire et hollande a été élu. Vous me direz l'église, et par extension la religion, laïcité oblige, n'ont pas à intervenir dans le débat politique. Pas vraiment d'accord, mais bon.

Et puis là, tout d'un coup, se réveillant comme par miracle, ou comme le pleutre après la bataille, vous choisirez, l’Église de France appelle les fidèles à se mobiliser par la prière contre le mariage gay, l'euthanasie et contre les dangers qu'elle croit voir pour l'avenir de la société et de la famille dans les propositions du programme socialiste. Mieux encore, elle en appelle à la responsabilité de la nouvelle équipe dirigeante: " Pour celles et ceux qui ont été récemment élus pour légiférer et gouverner ; que leur sens du bien commun de la société l'emporte sur les requêtes particulières et qu'ils aient la force de suivre les indications de leur conscience. "

Et bien, il était temps qu'elle se réveille. Sauf qu'en politique, les réveils tardifs sont toujours préjudiciables aux causes que l'on est supposé défendre.

La prière, c'est maintenant ! Trop tard ! Fallait y penser avant.

Folie passagère 1285.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 29 juin 2012

Le débat sur la mariage gay rebondit, l'homophobie aussi !

 Lorsque l'on apprend à 17h35 que l'on sera 14 à dîner, forcément, ça limite le temps disponible pour faire un bon billet de blog.

Néanmoins, j'avais un truc à dire, vite fait.

La campagne de promotion pour le mariage gay est relancée. Soit ! C'était prévu dans le programme de Moi-Je-Président. Certains seront pour, d'autres seront contre mais compte-tenu de la composition de la nouvelle assemblée, et à défaut de referendum sur le sujet ou d'une réforme constitutionnelle, la loi sera sans aucun doute votée. Paraît-il dès 2013.

A ceux qui sont contre, je dirai, fallait pas faire élire hollande, fallait se bouger un peu plus.

A ceux qui sont pour une union ouvrant aux homosexuels les mêmes droits qu'aux hétéros, dont moi, et qui obtiendront gain de cause, je dirai, contenez votre joie. Pas de provocations inutiles.

En fait, ce qui m'insupporte le plus, c'est qu'avec ce débat qui est relancé, je vois refleurir d'un peu partout des propos, des messages, des billets et des tweets d'une homophobie navrante, déconcertante voire dégueulasse. Et pas forcément ni uniquement venant de gens dits de droite.

Je pensais qu'on avait évolué. Un peu. Il semblerait que je me sois trompé.

Folie passagère 1232.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 6 juin 2011

Un curieux mariage gay

 
C'est une étrange cérémonie qui a eu lieu ce week-end à Nancy.

Un vrai mariage a été célébré avec tout le saint frusquin et tout le tremblement; monsieur le maire, témoins et invités, tout le monde était là, y compris les deux mariées. Les 2 marié-e-s. Stéphanie (59 ans)a épousé de manière tout à fait officielle sa compagne depuis 4 ans Elise (27 ans).
Mais kassayé-késako me direz-vous, le mariage entre 2 personnes du même sexe est interdit en France depuis toujours... mais plus pour très longtemps.
Et bien oui, contrairement à une bonne dizaine de pays dans le monde, le mariage gay n'est toujours pas autorisé en France. Sauf qu'en l'espèce, les 2 mariées l'ont joué fine avec la loi.
Stéphanie, née Stéphane, a changé de sexe il y a quelques années. Elle a fait tout ce qu'il fallait pour devenir femme. Les opérations, les hormones, tout a été fait dans les règles de l'art même si le résultat est pour le moins curieux (voir photo ci-dessus). Bref, monsieur est devenu madame pour tout son entourage, ses amis, sa famille et son milieu professionnel. Sauf, je vous le donne en mille, sauf pour l'Etat Civil. Son changement de "constitution" lui a été refusé. Monsieur est devenue madame tout en restant monsieur; une première en France, Stéphanie a donc pu épouser en toute légalité Elise samedi.

Chercher le ridicule de cette histoire, pas sûr que nous le voyions au même endroit.

Folie passagère 695.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr


France, 2019.