Affichage des articles dont le libellé est Edwy Plenel. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Edwy Plenel. Afficher tous les articles

dimanche 8 octobre 2017

L'islamisme n'est que le bras armé de l'Islam.

Résultat de recherche d'images pour "figaro magazine"

Un rapide survol de la presse m'inciterait à penser: Enfin, ils ont compris, il est temps de dénoncer l'islamisme qui gangrène notre pays; les médias, comme jamais, dénoncent, cette semaine, l'islamisme.

Vous prenez Marianne, Valeurs Actuelles, Le Figaro Magazine, LCI et même, un chouïa, BFM, tous ont dénoncé l'islamisme. Tous ont convoqué devant le tribunal Plenel, Bonobo, Hamon, Mélenchon, Quatennens, Poutou, Houria Bouteldja, Edgar Morin, Jean-Loui Bianco, l'odieux Joffrin, Marwan  Muhammad, Tariq Ramadan ou bien encore Emmanuel Todd. Tous sont dénoncés comme des islamo-compatibles, des agents d'influence de l'islamisme ou des islamo-gauchistes. Et si comme cela ne suffisait pas, différents faits divers viennent servir de décor au réquisitoire médiatique: fermeture d'une salle de prière à Sartrouville, prières de rue à Clichy...

Même Manuel Valls est appelé à la rescousse; lui, qui en pointant du doigt les bancs de l'opposition à l'Assemblée, osait dire: " le retour du terrorisme, c'est vous ", le voilà aujourd'hui professer: " L'islamisme, voilà l'ennemi ! ".

Stop à l'islamisme ! Perversion de l'Islam, disent-ils.

Bon, ben a priori, voilà qui devrait me satisfaire. Il était temps de dénoncer ouvertement ce virus qui non seulement nous menace de plus en plus mais qui de surcroît tue nos filles, nos frères, nos femmes et nos maris.

Alors certes, tous ces procureurs, en dénonçant cette nouvelle bête immonde, vont dans la bonne direction, ouvrent enfin publiquement les yeux et commencent à appeler un chat, un chat, c'est bien, mais tous loupent une marche - volontairement, par crainte ? - et aucun n'ose encore, faut pas déconner et point trop provoquer, dire l'essentiel, le fondamental: l'islamisme est partie intégrante de l'Islam. Pas d'islamisme sans Islam. L'islamisme, qu'il soit salafiste, wahhabite machin, chiite, sunnite, importé ou bien de chez nous, n'est que le bras armé de l'Islam dont la dérive extrême est le terrorisme. Ne l'oublions pas.

Et par voie de conséquence, si l'islamisme est notre ennemi, il faut considérer que tous ceux qui, quelle qu'en soit la raison, lui trouvent quelques vertus sont nos ennemis. C'est aussi simple que cela.

L'islamisme n'a qu'un but, mettre en pratique, imposer les principes, les dogmes, la charia et les obligations du Livre. Le Coran dit, le muzz applique et l'islamisme veille à ce que l'on déroge le moins possible aux règles.

Alors dénoncer l'islamisme, c'est bien, c'est un premier pas mais un premier pas qui ne suffit pas, qui ne suffit plus. Il ne faudrait pas que le clientélisme et l'électoralisme l'emporte sur cette condamnation.

Hélas...

(NB: Que mes lecteurs veuillent bien me pardonner cette interruption volontaire des programmes pendant ces quelques jours, j'avais juste besoin d'un bol d'air et d'iode :) )



D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mercredi 29 mars 2017

Le massacre des innocents

Signalé par Homo Orcus et lu sur Causeur:
Résultat de recherche d'images pour "France inter"
A 8h30, sur France Inter, vous êtes présumé coupable:
J’ai entendu il y a quelques années dans un spectacle une réplique de Madeleine Proust, qui m’avait frappé par sa pertinence. Le personnage créé par Laurence Sémonin artiste franc-comtoise nous disait : « Il vaut mieux mourir le soir que le matin, parce qu’on en apprend tous les jours ». J’y ai repensé, hier, en écoutant l’émission de Patrick Cohen sur France Inter à 8h30. Sur le thème « la présidentielles et les affaires » Patrick Cohen recevaient deux cadors de la profession de journaliste–enquêteurs–chroniqueurs juridiques et judiciaires etc. Laurent Valdiguié rédacteur en chef au JDD, et Matthieu Aron, directeur adjoint de la rédaction de l’Obs. Du beau linge, ayant longtemps officié sur le terrain des affaires judiciaires.
Ayant commencé mes études de droit il y a 49 ans, et les ayant poursuivies tout au long de ma carrière, d’avocat et d’enseignant, je pensais être au point. Eh bien pas du tout, j’ai constaté que tout était à refaire en écoutant Matthieu Aron :
« Je vais dire une chose qui va choquer. On parle beaucoup de présomption d’innocence et c’est bien entendu quelque chose qu’on va tous respecter. [Mais] il faut quand même arrêter un instant. Quand un juge d’instruction met en examen une personne, ça s’appelle une présomption de culpabilité, ça signifie qu’un juge à un moment donné… »
– Patrick Cohen (lui coupe la parole pour poser une question) : « vous voulez dire pour l’opinion ? »
– Matthieu Aron riposte : « non, non, pas pour l’opinion, pour le droit ! »
Eh bien dites donc, moi qui pensais que le principe de la présomption d’innocence prévue par tous les systèmes judiciaires des pays civilisés, inscrite dans toutes les Déclarations des Droits de l’Homme, de la Française à l’Universelle en passant par la Convention européenne, j’avais tout faux. Je croyais naïvement que depuis le Droit Romain, la personne poursuivie était réputée innocente jusqu’à ce qu’une décision judiciaire définitive rendue par un juge impartial, prononce sa culpabilité. Que la preuve de celle-ci était à la seule charge de l’accusation, que le doute profitait à l’accusé. Je croyais que la MEE comme on l’appelle dans le jargon professionnel était destinée en fait à protéger la personne poursuivie en lui permettant d’intervenir avec ses avocats dans un débat contradictoire et loyal permettant d’élaborer une vérité judiciaire, appréciée au final par le juge du fond. Seul moyen de prendre une décision légitime revêtue de l’autorité de la chose jugée au nom du peuple français.
Eh bien j’avais tout faux. En France, les nouveaux maîtres, c’est-à-dire les journalistes qui officient sur le service public vous expliquent que la mise en examen vaut déclaration de présomption de culpabilité. Que postérieurement à celle-ci, il appartient au présumé coupable d’apporter la preuve de son innocence. Et qu’il est donc inutile pour les juges d’instruction d’instruire à charge ou à décharge, ce que d’ailleurs ils ne faisaient déjà plus guère au Pôle financier.
Comment un barbarisme juridique aussi infect peut-il être prononcé par un journaliste aguerri sur un média du service public à une heure de grande écoute, sans que Patrick Cohen ne réagisse, pas plus que Laurent Valdiguié. Ignorance crasse qui en dirait long sur leur niveau ou volonté délibérée dans l’ivresse du lynchage médiatico-judiciaire de François Fillon, de continuer à raconter n’importe quoi ? D’ailleurs, Patrick Cohen, à qui il ne reste pas la moindre nanoparticule de conscience professionnelle revendique le barbarisme totalitaire.
Malheureusement, les deux choses se combinent, le trio déplorable de ce matin, tout à sa propagande sans frein pour l’avènement de Macron, rejoint Edwy Plenel qui avait lui aussi inventé un nouveau concept juridique, celui « d’innocent–coupable » pour qualifier Éric Woerth innocenté par le juge du fond à Bordeaux.
Ces gens-là sont devenus fous. "
" Le massacre des innocents " de Régis de Castelnau, avocat

Résultat de recherche d'images pour "présomption de culpabilité"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

lundi 26 décembre 2016

Edwy Plenel, pauvre biquet !

Afficher l'image d'origine

Edwy Plenel n'est pas content et il le fait savoir en écrivant au bureau de l'Assemblée Nationale. Rendez-vous compte, il a été " insulté " sur LCP. Sa lettre est un modèle du genre, c'est pour cela (et parce que je suis trop fourbu pour composer un billet) que j'ai choisi de vous la copier-coller:


" Mesdames et Messieurs les membres du bureau de l’Assemblée nationale,

En tant que simple citoyen et journaliste professionnel, directeur de publication du journal en ligne Mediapart, je vous saisis en vertu de l’article 45-2 de la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication. Il énonce en effet que La Chaîne Parlementaire (LCP) ne relève pas de l’autorité du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) que, ignorant cette disposition, j’avais d’abord saisi des faits ici relatés. Son président, Olivier Schrameck, m’a donc fait savoir que je devais me tourner vers vous, la même loi énonçant que le bureau de l’Assemblée nationale « fixe et contrôle » les conditions d’application de la réglementation audiovisuelle à la chaîne LCP.

Samedi 17 décembre 2016, sur la chaîne d’information publique de l’Assemblée nationale, La Chaîne Parlementaire (LCP), dans l’émission « Entre les lignes » diffusée à 12 heures, puis rediffusée à 19 heures, j’ai été qualifié d’ « ennemi de la nation » par l’un des invités, Frédéric Encel, avec l’approbation de l’animateur, Frédéric Haziza, lequel a même suggéré cette formulation en évoquant, dans sa question, des « ennemis de l’intérieur ».

Cette incitation à la haine visait aussi deux universitaires renommés, le philosophe Alain Badiou et le géopolitologue Pascal Boniface.

Elle a été, de plus, diffusée largement sur les réseaux sociaux sur le compte Twitter officiel de la chaîne @LCP, sous forme de teaser de l’émission, à 8h52 le même samedi 17 décembre, soit trois heures avant sa diffusion, dans la formulation suivante, accompagnée d’un extrait vidéo : « - @FredericEncel : “@edwyplenel, Alain Badiou et @PascalBoniface sont des ennemis de la nation” #ELL ».

Dans l’époque troublée que traverse notre pays, ce propos, proféré sans aucune contestation sur la chaîne de la représentation nationale, n’est pas une simple opinion, mais un appel à la violence, sinon au meurtre. Par définition, l’ennemi, c’est celui contre lequel on est en guerre et qu’il faut donc annihiler, soumettre ou vaincre. Qualifier un citoyen français d’ « ennemi de la nation », c’est aussi réclamer son exclusion de la communauté nationale.

Vous n’êtes pas sans savoir que ces formules – « ennemi de la nation », « ennemi de l’intérieur » – ont toujours été le refrain des forces les plus obscures de notre histoire nationale, lors de toutes les grandes crises morales qui ont ébranlé la République, que ce soit pendant l’affaire Dreyfus, l’entre-deux guerres ou la guerre d’Algérie.

Ce fut notamment le langage tenu par l’Action Française et son chef, Charles Maurras, et, plus généralement, par l’extrême droite xénophobe et raciste, à l’adresse de diverses personnalités politiques, parlementaires et ministres.

Je ne m’abaisserai pas à répondre à de telles infamies qui, jamais, ne m’empêcheront de continuer à servir les idéaux d’une République démocratique et sociale, défendant l’égalité des droits pour toutes et tous, sans distinction d’origine, d’apparence, de croyance, de sexe, etc. Ma requête n’est donc en rien personnelle. Elle concerne la déontologie du débat public audiovisuel, notamment sur la chaîne de télévision qui devrait refléter l’éthique de discussion et de délibération propre à la représentation nationale.

Une récente campagne électorale américaine a montré, s’il en était besoin, le désastre démocratique du déchaînement médiatique de la violence verbale et des discours haineux, dans le dénigrement de toute vérité des faits. A l’orée de la campagne présidentielle française, je suis stupéfait de constater que cet abaissement de la vie publique a droit de cité sur la chaîne télévisuelle supposée incarner l’Assemblée nationale et son pouvoir législatif.

Dans l’attente des suites que vous donnerez à ce courrier, je vous prie de croire, Mesdames et Messieurs les membres du bureau de l’Assemblée nationale, à l’expression de mes salutations républicaines,

Edwy Plenel, le 21 décembre 2016 "

En bonus, 2 petits tweets de Plenel que j'ai retrouvés, depuis il m'a bloqué:


Ce type est vraiment un ennemi du pays, dommage qu'il ne le sache pas...

Folie passagère 3400
Résultat de recherche d'images pour "edwy plenel tariq ramadan"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

samedi 23 juillet 2016

Emeutes à Beaumont-sur-Oise: Ils soufflent sur les braises et attisent la haine (reportage)

ADDENDUM de ce jour, dimanche 24/07: et ça continue, la nuit dernière, la racaille est venue jusqu'à l'Isle Adam et Parmain, jusquà présent épargnées: voitures incendiées, 1 vitrine cassée. J'ai découvert cet a-m, un peu partout, placardée, l'affiche ci-dessous. Je rappelle que le Adama était connu des services de police et déjà condamné:




 Aux cris de «Justice pour Adama», plusieurs milliers de personnes ont participé vendredi à Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise) à une marche blanche qui a pris des allures de manifestation, après la mort mardi d'Adama Traoré lors de son interpellation.

Beaumont sur Oise, Persan, Champagne sur Oise, Bruyères, toutes ces petites villes, je les connais parfaitement bien. Ce sont celles de mon adolescence. Quand mes parents s'y sont installés, je me souviens que dans Champagne, le matin, les vaches passaient dans la rue pour aller aux champs. Au collège de Persan, il n'y avait, dans les années 70, aucun problème même si  " le village " sentait déjà l'Algérie et l'immigration pas encore galopante; c'était encore le temps du bon et vrai vivre-ensemble. A Bruyères, j'avais des copains avec qui nous allions, parfois, à la plage fluviale draguer tout ce qui bouge et jouer les durs. A Beaumont était notre toubib de famille et d'autres copains, la ville se  prêtait au tournage de films dans lesquels jouaient Belmondo, Brasseur et Crémer.

Et puis petit à petit, les choses se sont dégradées. Persan et Beaumont se sont mulsulmanisés plein pot et, allez savoir pourquoi, la population d'origine immigrée s'est répandue partout, les commerces halal aussi. La gare sncf commune à ces deux villes est devenue la sœur jumelle de la gare du Nord. Alors on a déménagé à 5 km de ces quartiers et on s'est installé à l'Isle Adam - Parmain, bourgades bien tranquilles, bourgeoises, comme il faut, sans plus, vertes.

Depuis 4 nuits, on vous parle de ce qui s'est passé à Beaumont sur Oise. Un jeune délinquant de 24 ans, Adama Traoré, issu de la diversité, s'est frité avec la gendarmerie au cours d'une soirée agitée et chaude, au propre comme au figuré. Il est mort, à priori, suite à un malaise cardiaque. L'autopsie a révélé prudemment et timidement qu'il était atteint d'une infection grave. Bref, le gars a joué, il a perdu. Mais comme il était black, issu des quartiers difficiles, la mayonnaise a tout de suite pris: Bavure policière.

Alors rapidement, la famille et les amis ont pleuré sur tous vos écrans, un avocat s'est présenté spontanément pour défendre la famille et faire la lumière sur cette " bavure ". Un autre avocat, Karim Achoui, rayé du barreau mais exerçant en Algérie désormais, a lui aussi proposé son aide. Les copains se sont énervés et les villes du coin, au premier rang desquelles Persan et Beaumont, se sont embrasées. A la nuit tombée, on caillasse les gendarmes, on les provoque, on jette des cocktails Molotov sur le commissariat, on incendie voitures, poubelles et mobiliers urbains. La racaille s'amuse. Normal.

Les choses auraient pu se calmer rapidement mais c'était sans compter les renforts de racailles venues de la Seine Saint Denis,  d'associations subventionnées avec vos sous et de quelques figures de l'anti-racisme, adeptes d'une idéologie que dans d'autres pays on appelle le Black Power ou bien le suprémacisme noir. On voit même accourir des reliquats de Nuit Debout, du collectif " Urgence la police assassine " et des dingos de la non-mixité, ceux-là mêmes qui organisent des camps d'été " décoloniaux " ou des conférences - débats interdites aux  personnes perçues comme non noires (sic) ! Toute la clique de la prétendue journaliste Sihame Assbague (1) est là. Et tous ces braves gens, comme si on en avait pas assez dans le coin, viennent attiser la colère des " jeunes " désœuvrés du coin. Il faut les lire, les entendre, suivre leur compte twitter pour se rendre compte à quel point ces gens diffusent la haine anti tout ce qui n'est pas comme eux et les poussent à casser et casser encore. Ils provoquent, organisent des marches blanches (sic) " parfaitement " relayées par Libération et soutenus par quelques vedettes du showbizz ou du rap. Ils fournissent les banderoles, les pancartes et les t-shirts tout juste floqués. Visiblement, je n'avais pas la bonne couleur pour en obtenir un. Je le sais, j'y suis allé pour me rendre compte par moi-même, peu confiant de ce que j'entendais à la télé ou à la radio. Pensez qu'ils ont même incendié à Champagne-sur-Oise l'ancienne chapelle désaffectée qui avait été transformée en bibliothèque ! Pour la marche blanche, la vraiment mal nommée,  la télé nous a dit qu'ils étaient des centaines. C'est vrai mais seulement une petite proportion était du coin, le gros des troupes venait d'ailleurs, naturellement.

Et voyez-vous, ces " renforts " sont vachement efficaces, très bien organisés, sachant pertinemment qu'ils ne risquent pas grand chose. Ils manipulent savamment les divers du coin à coups de discours bien appris sur l'inégalité des chances et les violences policières. Alors, ces 4 dernières nuits, ça brûle, ça casse, ça explose. La nuit dernière, de chez moi, à environ 5 km, vers minuit, j'entendais des explosions qui ne ressemblait en rien à celles d'un feu d'artifice festif. Et ce soir, ce sera sans doute pareil. 

Et demain, vous entendrez à la télé de la bouche des journalistes d'Itélé ou de BFM qui ne voient et entendent que ce qu'ils veulent bien entendre et voir: " Nouvelle nuit de violence à Beaumont, une dizaine d'interpellations, cinq ou six gendarmes blessés... ". Peut-être même qu'il y aura un mort de plus, ce qui ne serait sans doute pas un bien grand malheur pour les... suivez mon regard, il est tourné vers ceux qui soufflent sur les braises, ceux-là même qui haïssent ce pays et ce que nous sommes.

Mais vous n'aurez pas vu ce que j'ai vu et entendu et croyez moi, c'est vraiment pas joli.

(1) Sihame Assbague se prétend journaliste. Je lui ai demandé de me produire sa carte de presse. Elle a refusé de le faire ce qui est contraire, selon le CCIJP que j'ai consulté, aux règles de la profession.

(2) Sur la photo en tête de billet, on peut voir un " jeune " arborer un t-shirt sur lequel est inscrit " Urgence, la police assassine ". Cela ne vous rappelle rien ? Et bien regardez ICI.

(3) La vidéo ci-dessous: la nuit dernière à Persan-Beaumont.

Folie passagère 3253.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 7 juin 2016

Téléramadan: Nous sommes le présent !

Résultat de recherche d'images pour "teleramadan"

A l'occasion du ramadan, à l'initiative d'une bande de potes frères, un nouveau site internet et une revue ont vu le jour et cela s'appelle téléramadan.fr. C'est tout frais et ils n'ont donc, pour l'instant, publié que le n° 1 de la revue ( 10 euros ) ainsi qu'un édito sur le site. Mais quel édito ! tout y est dit, si " bien dit " que Edwy Plenel a adoré, il s'est précipité pour acheter, c'est dire !

Lisez donc !:
" Nous sommes le Grand Remplacement. Sûrement pas celui que les fous peuvent fantasmer. Nous sommes un grand remplacement naturel, celui d’une génération face aux « autres », du cycle de la vie. Nous sommes le présent. Nous sommes le Grand Remplacement d’un système archaïque, qui ne nous parle plus et qui ne nous a jamais considéré comme ses enfants. Nous sommes radicaux dans nos idées : nous irons au bout de la beauté. Nous écrirons quand vous voudrez qu’on se taise, et nous nous battrons quand vous aurez décidé qu’il est l’heure qu’on s’endorme. Nous reprendrons notre place, prise par ceux qu’on autorise à penser. Nous ne voulons parler qu’en NOTRE nom. De NOS goûts et de NOS couleurs. Nous sommes le Grand Remplacement d’une génération qui s’active sur internet pour contrer les coups bas. D’artistes, seuls au front, pour porter tous les combats. De révoltés d’une société qui ne sait plus se regarder dans les yeux et écouter les cœurs qui battent. 
L’objet que vous tenez entre les mains a essuyé les déconvenues, les hésitations, les critiques qu’il fallait entendre, puis oublier. Il est né d’un long processus, comme on crée une oeuvre, comme on écrit une musique ou comme on bâtit une maison. Il fallait que nos truelles soient affûtées et notre ciment rugueux. Nous n’avions pas peur de créer des réactions puisque nous n’avions été que cela jusqu’ici : il fallait réagir aux approximations et aux humiliations diverses. Tous les jours, nous devions entendre « islam » à la télévision. Nous devions accepter « les débats » qui n’allaient nulle part ailleurs. Nous devions comprendre que « l’islamophobie » n’existait pas et que certains hommes politiques voulaient radier les musulmans de l’espace public. D’ailleurs, nous devions éviter de dire « musulman » pour ne pas effrayer les effarouchés. 
Téléramadan est né de ces frustrations. De ces « analyses » qui n’apportaient aucune réflexion à longueur de journaux. De ces chaînes de télé qui comblaient le vide par l’hostilité. De ces mots qu’on lançait comme des bombes pour faire sursauter les âmes. Mais au fond, qu’est-ce qu’allait apporter Téléramadan ? Des questions surement, quand le monde a l’impression d’avoir des réponses à tout. Des textes littéraires quand on nous promettait que la poésie était morte et que, désormais, nos nuits dureraient aussi longtemps que le ramadan. Des entretiens qui n’apporteraient pas la vérité, des reportages qui demanderaient qu’on les lise plusieurs fois alors qu’on avait pris l’habitude de lire en travers. Téléramadan est donc une revue de notre temps. Nous revendiquons le « nous » parce qu’il n’est pas une porte fermée, mais une porte ouverte à tous ceux qui voudront bien entrer et danser avec nous. Nos danses sont nos mouvements, mais aussi nos questionnements, nos écritures, nos engagements. 
Il est temps de grand-remplacer ce présent qui nous oppresse, qui nous divise. Nous voulons grand-remplacer le désespoir par un idéal : l’écoute et la réflexion. Téléramadan n’est pas une démarche militante. C’est une démarche politique qui passe par la littérature, le regard et la poésie. 
Laissez-nous la naïveté de dire qu’on est les potes de personne, mais les frères de tout le monde. "

Folie passagère 3197.
Afficher l'image d'origine
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

vendredi 6 novembre 2015

Saint Plenel... Payez pour lui !


Je résume: Médiapart, l'espèce de journal internet du trotskiste Edwy Plenel avait décidé, de son propre chef, de ne payer que 2,1% de TVA depuis sa création en 2008. Or, en France, on peut le regretter, on peut se battre contre, on peut s'en offusquer, la presse en ligne est taxée à 19,6% (puis 20%). C'est comme ça. C'est la loi. C'est ainsi.


Edwy Plenel et sa bande de justiciers plumitifs fraudaient en toute connaissance de cause, depuis 2008, le fisc puisqu'ils ne payaient que 2,1% de TVA au lieu des 19,6%. Ils étaient donc hors-la-loi; exactement comme si vous, vous qui me lisez, aviez décidé de ne payer au fisc que ce qui vous arrangeait, le tout sous couvert d'une injustice: Nananère, les autres, ils paient 2,1 et nous on devrait payer 19,6%. Sans doute que le Plenel comptait sur ses amitiés particulières avec Président pour passer à travers les mailles du filet. Sauf qu'en France si il y a un truc qui fonctionne plutôt bien, et je sais de quoi je cause, c'est le fisc. 

Alors le fisc, il a décidé que Plenel, copain ou pas de président, il allait payer ce qu'il devait. Le moustachu ne se démonta pas et porta l'affaire en justice. De procès en procès, d'appel en appel, il fit traîner les choses mais finit par perdre. Médiapart se voit donc aujourd'hui dans l'obligation, tout de suite, schnell, raoust, de payer ses arriérés d'impôts, le tout assorti des pénalités de rigueur, soit 4,1 millions d'euros. Comme tout fraudeur. La loi, c'est la loi ! Et normalement, elle est la même pour tous. 

4,1 millions d'euros ... Belle somme, n'est-ce pas ? ... A quelques milliers d'euros près, ce que Plenel dit avoir dégagé comme bénéfice avec sa feuille de choux toilée. En gros, donc, s'il a fait des bénéfices, c'est par ce qu'il ne payait pas sa TVA. C'est sans doute ce qu'il appelait un nouveau modèle de presse indépendante...

Il n'est pas content Plenel. Il pourrait faire profil bas, la boucler, reconnaître que... tenter de négocier... et bien non, Plenel, qui comme tout titulaire d'une carte de presse bénéficie d'un abattement fiscal de 7 500 euros, pas comme vous, pas comme moi, a publié une tribune intitulée: " Le mauvais coup du fisc contre Médiapart ". Je vous invite à la lire, c'est un modèle du genre dans la série " Je ne suis pas coupable, même si je le suis ! Et si on m'en veut c'est parce que je suis le seul à dire la vérité ! ". 

Plus culotté que jamais, il ose même écrire: " Mediapart, qui ne s’est jamais soustrait à l’impôt, paye le prix de l’audace ". 

Il en profite, par la même occasion, pour lancer une campagne de don afin de faire payer, en tout ou partie, par ses amis et autres " Charlie ", la facture. 

Il sera intéressant de suivre les développements de l'affaire... Puisqu'il y est obligé, paiera-t-il,illico, ou ne paiera-t-il pas ? Ou bien comme le journal L'Humanité (pour quasiment le même montant) bénéficiera-t-il d'une amnistie fiscale ? 

En attendant, si le cœur vous en dit, vous pouvez toujours lui envoyer quelques euros... " l'indépendance de Médiapart " ne saurait mourir sous les coups de boutoir d'une administration fiscale qu'elle est trop injuste !

Folie passagère 2960.
Résultat de recherche d'images pour "fisc tva"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 30 septembre 2014

Edwy Plenel est-il atteint de phobie administrative ?


Voilà ce que j'écrivais, il y a presque pile poil un an, le 20 septembre 2013 sous le titre  "Impôts ou Taxes: Fais comme Mediapart, paye ce qu'il te plaît !" 

" En France, aussi incroyable que cela puisse paraître payer ses impôts (et taxes) est une obligation pour tous: particuliers et entreprises. C'est non seulement une obligation mais c'est aussi faire preuve de civisme. Ne pas payer vous expose, normalement, à de fortes déconvenues: contrôles fiscaux, pénalités, amendes et éventuellement saisies, voire même, assez rarement, à de la prison.

Revenons donc à Médiapart que j'évoquai hier. Edwy Plenel, son fondateur, se plaît à claironner partout qu'il est indépendant et qu'il ne bénéficie d'aucune aide ou subvention. De ce fait, il se place au dessus de la mêlée et de ses confrères, comprenez, il est libre, pas les autres. Nous avons vu hier que ce n'était pas tout à fait le cas. Il clame aussi, à qui veut l'entendre, que son modèle économique - il ne vit que d'abonnements - est maintenant viable; il serait rentable. Soit !

Dans mon billet, j'écrivais que Mediapart ne payerait que 2,1% de TVA. C'est vrai. Ce faisant, Edwy Plenel se met hors-la-loi. En effet, en tant que pure player, son activité journalistique ne se fait que sur internet, il est soumis comme ses confrères ( Slate, Arrêts sur Images,...) à une TVA de 19,6%. Le taux de 2,1% ne s'applique qu'à la presse papier ou accessoirement à ceux qui ont une activité mixte: papier-internet. Cette écart ne plaît pas à Edwy Plenel. Lui, il ne veut que d'un taux à 2,1%. Alors, depuis 2011, avec là aussi quelques collègues, il a décidé de braver la loi et ne paye donc que ce qui lui convient soit les 2,1%, soit 17,5% d'économie "illégale". Certains contrevenants se sont donc pris quelques redressements fiscaux en bonne et due forme. A priori, pas Mediapart !

Dans l'esprit d'Edwy Plenel, l'homme qui lave la presse plus blanc que blanc, ce refus de payer la TVA au taux légal s'inscrit dans une démarche militante, démarche militante qui s'exprime via le syndicat professionnel des pure playersle SPIL. Payer oui, mais comme tout le monde! C'est beau, non ? Ce n'est pas de la fraude, c'est un combat militant!

Alors, certes, s'il ne m'appartient pas vraiment de juger du bien fondé de la démarche en question, il me sera tout de même permis de penser que c'est un peu gonflé, pas franchement "citoyen" et totalement... illégal ! Étrangement, cette entorse à la loi ne semble pas déranger grand monde, y compris dans l'administration fiscale. Les discussions se poursuivent entre l'Etat et les pure players depuis au moins deux ans, sans ne jamais aboutir et le taux de TVA applicable à Mediapart demeure bien de 19,6%.

En attendant, et l'on comprend mieux pourquoi, Mediapart affiche une bonne santé financière. En 2012, il aura réalisé un chiffre d'affaire de 6 millions d'euros (5 en 2011) et un résultat net de 700 000 euros. Son effectif serait de 45 personnes (toutes en CDI) dont 30 journalistes. Que Plenel et Mediapart payent ce que réellement ils doivent et pas sûr que le modèle économique vanté par le moustachu  soit aussi rentable !

J'aurais aimé dans ce billet me tromper mais, constatant que mes 3 demandes d'explications formulées à Mediapart sont restées sans réponse, je considère que qui ne dit mot... consent! Il va de soi que si Mediapart faisait valoir un droit de réponse, je me ferai le plaisir de le publier.

Et une conclusion s'impose, amis contribuables, si les taux d'impositions auxquels vous êtes soumis ne vous conviennent pas, regroupez-vous, montez une assoc' et payez selon votre bon vouloir, votre situation n'en sera que plus "viable". Mediapart vous aura montré l'exemple ! "....

Je dois reconnaître avoir alors mésestimé les services fiscaux. Mediapart et Edwy Plenel sont sommés ces jours-ci par le fisc de payer ce qu'ils doivent soit 4,2 millions d'euros: 3 millions au titre des arriérés de TVA, 200 000 euros de pénalités et 1 million d 'euro pour "mauvaise foi  ! En voilà une bonne nouvelle !

Edwy Plenel a finalement raison: Personne n'est au dessus des lois ! Mais connaissant le lascar, on imagine bien qu'il va nous jouer les pleureuses, mettre ses 45 employés dans la balance, chantage au chômage, atteinte à la liberté de la presse, etc...

On s'en fout,  qu'il raque ! Qu'il paye, comme tout le monde ! Je n'ose pas imaginer qu'il puisse mettre en avant une quelconque phobie administrative pour ne pas se soumettre à ses devoirs de citoyen...

Il y a peu son canard, Mediapart titrait: "Les cachotteries de Thomas Thévenoud"... Amusez-vous à taper dans google: mediapart + Thevenoud et voyez comment le journal d'Edwy crucifiait Thevenoud... Il se satisfaisait même que le député Thevenoud ait été saisi d'office... 

Folie passagère 2479.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 23 mars 2014

Souvent Plenel varie... mais branquignol un jour, branquignol toujours

Dans l'enregistrement sonore ci-dessous, vous découvrirez ce que c'est qu'un homme HEUREUX !

(Oui, je sais, je vous casse encore les pieds avec Plenel mais ce gars est vraiment trop extraordinaire. On ne s'en lasse pas. Chaque jour ou presque, comme son ami hollande, il nous donne une raison de l'épingler)

Edwy Plenel est heureux car il annonce, le "scoop mondial": Christine Lagarde va être convoquée par la Cour de Justice de la République pour cette histoire d'arbitrage Tapie. Il est tellement content qu'il se risque même à un pronostic: "Une mise en examen n'est pas à exclure! ". Vous en conviendrez, dans l'esprit de ce Tartuffe, la CJR sera sans pitié avec Lagarde. La Justice ne tremblera pas. C'était il y a tout juste un an, en février 2013.


Et nous voilà rendu au mois de mars 2014, un an après ce scoop. Christine Lagarde a comparu pour la troisième fois devant la CJR et le moins que l'on puisse dire c'est que l’enthousiasme de ce jean foutre a été quelque peu douché par la CJR qui, un an auparavant, portait tous les espoirs de notre Saint Just de voir Lagarde embastillée un jour ou l'autre. Voyons donc comment il juge, aujourd'hui, cette Cour de l'Injustice de la République:

" Christine Lagarde a désormais de bonnes chances de bénéficier d'un non-lieu dans l'affaire Tapie, alors que son ancien directeur de cabinet, Stéphane Richard, n'en a pas fini avec la justice, même si les charges pesant sur l'une et l'autre ne sont guère différentes. C'est la scandaleuse raison d'être de la Cour de justice de la République : réserver un traitement de faveur aux anciens ministres qui sont de son ressort. S’il faut une preuve nouvelle de l’impérieuse nécessité de supprimer la juridiction d’exception qu’est la Cour de justice de la République (CJR), il suffit d’examiner le rôle pervers qu’elle joue dans le scandale Tapie. Car dans l’instruction de cette affaire, on décèle tous les vices de cette institution, qui a réservé à l’ex-ministre des finances, Christine Lagarde, un statut judiciaire privilégié par rapport à son ex-directeur de cabinet, Stéphane Richard, et qui a conduit ses auditions avec un manque de professionnalisme qui tranche avec la rigueur dont a fait preuve la Brigade financière..."

On passera sur le fait qu'au passage il nous annonce ce que personne n'a osé encore annoncer, pas même la CJR, à savoir que Lagarde bénéficiera sans doute d'un non lieu dans cette affaire d'arbitrage. N'en déplaise à Mediapart.

On imagine sans peine les couronnes de laurier qu'il aurait tressé avec ses petits doigts à la CJR si celle-ci avait répondu à ses attentes.

Souvent Plenel varie... mais branquignol un jour, branquignol toujours !

Le réaction de Christine Lagarde aux propos d' Edwy Plenel a été immédiate:

Folie passagère 2195.
christine20lagarde20applicatour20conflits20d20interets.jpg
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 18 mars 2014

Edwy Plenel, trotskiste un jour, trotskiste toujours...


Edwy Plenel, ami de longue date de Président et à qui les médias déploient en ce moment le tapis rouge, vous horripile ? C'est bien normal, il est horripilant comme tous les donneurs de leçon autoproclamé. Mais le connaissez-vous véritablement ? L'observatoire des Journalistes en dresse un portait au vitriol

Extraits de ce portrait et paroles du gars avec la tête de Staline et la certitude d'un Saint Just... 

" Il faudra tout de même qu’on sache qui est vraiment ce monsieur Plenel ». Cette phrase de François Mitterrand, cité par Pierre Péan et Philippe Cohen dans leur enquête La Face cachée du Monde, illustre tout le « mythe », qui s’est construit autour d’Edwy Plenel, construction à laquelle il a lui-même participé. Journaliste emblématique des années Mitterrand, mis sur écoute par l’Elysée dans l’affaire des Irlandais de Vincennes, Edwy Plenel est resté pendant dix ans le maître du Monde, avec Alain Minc et Jean-Marie Colombani. Bien qu’affaibli, en 2003, par les révélations de Pierre Péan et de Philippe Cohen, il a poursuivi sa carrière de redresseur de torts autoproclamé et de journaliste d’investigation aux méthodes contestées. Journaliste brillant pour les uns, revanchard militant peu soucieux de la vérité pour les autres, Edwy Plenel aura quoi qu’il en soit marqué le journalisme de ces trois dernières décennies. (...) " 

« Le trotskisme comme expérience et comme héritage fait à jamais partie de mon identité, non pas comme un programme ou un projet, mais comme un état d’esprit, une vieille critique faite de décalage et d’acuités, de défaites et de fidélités » Edwy Plenel (2001). 

« Tu comprends, à mon époque, j’avais un mythe : le Che. Pour servir sa cause, il fallait qu’il soit dur avec ses hommes… Moi, tu comprends, je n’y suis pour rien, je suis un mythe pour toute une génération de journalistes ». Edwy Plenel (2003)  

« La chance de la France, c’est justement ce brassage, ce mélange. C’est cette créolisation du monde qui fait que les identités ne s’annulent pas les unes et les autres, ne se dissolvent pas, qu’elles vivent, qu’elles se fécondent, qu’elles se rencontrent, qu’elles se croisent, qu’elles se respectent », Edwy Plenel, entretien avec Oumma.tv, 17 septembre 2011. 

A propos des drapeaux étrangers, place de la Bastille, le soir de l’élection de François Hollande : « c’était une superbe image de la France » Edwy Plenel sur France 3, 8 mai 2012 

à lire en intégralité ICI

Folie passagère 2187;
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 21 janvier 2014

Comment François Hollande s'achète les faveurs de la presse...


Il y a peu, je vous parlais des indélicatesses de Médiapart avec le fisc. Les choses évoluant, j'ai pensé qu'il était bien de faire le point et de voir comment l'actuel gouvernement sait - pour qui en douterait - s'attirer les faveurs de la presse... (souvenez-vous de la docilité internationalement constatée des journalistes français lors de la dernière conférence de presse de pépère)

En France, la presse écrite est soumise à un taux de TVA de 2,1%. La presse en ligne, y compris les sites affiliés à un journal classique, est, elle, soumise à un taux de TVA de 19,6%, 20% depuis le 1er janvier 2014. D'aucuns trouveront cela curieux mais c'est la loi, loi soutenue par une directive européenne. Et à cette loi, la quasi totalité de la profession s'est pliée sauf quelques pure players comme Terra Eco, Arrêts sur Images ou... Médiapart qui s'auto-appliquent en toute illégalité le taux de 2,1% depuis plusieurs années... avec le soutien discret mais complaisant des pouvoirs publics, en particulier celui de hollande et d'Aurélie Filippetti.

C'est en fraudant sciemment le fisc et en ne payant que 2,1% de TVA au lieu des 20% légaux qu'un site comme Médiapart a réussi à équilibrer ses comptes, en profitant au passage pour vanter la réussite de son modèle économique basé sur les seuls abonnements, l'absence de publicité et de subventions publiques. Pour ce qui est des subventions publiques, nous avions vu que ce n'était pas tout à fait exact, Médiapart percevant 200 000 euros du fonds d'aides à la presse en ligne et des abonnements de près de 5 000 collectivités locales.

Le fisc français, plus indépendant du pouvoir qu'on veut bien le croire, a déclenché des contrôles fiscaux sur plusieurs entreprises de presse; Médiapart se voit réclamer un arriéré de plus de 1 million d'euros, arriéré qui compromettrait gravement sa survie s'il venait à honorer sa dette... comme tout redevable vis à vis du fisc. Curieusement la décision judiciaire nécessaire pour saisir ce qui n'est pas payé par Médiapart met un temps fou pour être prononcée. Justice/Pouvoir et fisc ne font pas toujours bon ménage...

On aurait pu en rester là et attendre, qu'un jour, ou peut-être jamais, Médiapart et ses quelques fraudeurs de confrères paient... C'était sans compter sur les appuis et amitiés dont bénéficie Edwy Plenel. Le gouvernement vient de décider, sans même en avoir prévenu les députés - il eut fallu modifier la loi - et en contrevenant aux directives européennes d'appliquer dès le 1er février 2014 à toutes les entreprises de presse, papier ou internet, le taux de 2,1%. Une " instruction fiscale " servira de loi en attendant la modification des textes. La promesse du candidat hollande à ses amis est tenue !

On imagine mal les agents du fisc aller récupérer les sommes impayées, mêmes passées, et , dans le même temps, annoncer à ces mêmes redevables que pour demain, ils ne devront plus grand chose... Le syndicat de la profession, le Spiil, n'a pas perdu de temps et réclame d'ores et déjà la suspension de tous les contrôles fiscaux (y compris le dernier en date concernant le journal Le Monde; le journal de Bergé, Pigasse et Niel) et l'abandon pur et simple des redressements "puisque les pouvoirs publics conviennent désormais qu’ils étaient injustifiés..."

Edwy Plenel crie victoire et s'appliquera à lui-même ce qu'il dénonça souvent: la rétroactivité.

Se posent donc maintenant plusieurs questions:

- La France, en prenant cette décision, brave la directive européenne sur les taxes concernant la presse. Elle s'expose à des amendes importantes. Les paiera-t-elle ? Si oui, ce sera avec vos sous.

- Les contrevenants, dont Médiapart, paieront-ils leurs arriérés ? Poser la question, c'est déjà se marrer. Peut-être verrons-nous, comme récemment pour le journal L'Humanité, dans quelques temps, un entrefilet annonçant que dans sa grande mansuétude, le gouvernement annule la dette de ces quelques fraudeurs devenus aujourd'hui de parfaits contribuables...

- L'amitié liant hollande et Plenel (et Jean-Pierre Mignard, avocat du site Médiapart et parrain de Thomas Hollande) a-t-elle joué ? Poser la question... C'est se souvenir de qui renseigna à l'époque Plenel sur l'affaire des Irlandais de Vincennes ou revisionner certaines vidéos...

- Un groupe de pression peut-il se mettre délibérément hors-la-loi pour défendre une cause et être "blanchi" par ceux-là mêmes qui auraient du les sanctionner ? Apparemment, oui.

- En période de disette budgétaire, le gouvernement peut-il faire, sans consulter personne, des cadeaux fiscaux à certains quand il augmente par ailleurs considérablement la pression fiscale sur les ménages? A la presse et aux médias, assurément. (remember les hausses de TVA de janvier)

- Enfin, si vous avez la chance d'être imposable, particuliers ou entrepreneurs lambda, posez-vous la question de savoir combien de temps il faudrait aux services fiscaux pour venir récupérer chez vous la valeur de ce que vous ne lui auriez pas payé...

Vous l'aurez compris, deux poids-deux mesures, en Socialie, il vaut mieux être patron de presse que simple contribuable ou entrepreneur, question TVA, il n'y a pas photo...

Folie passagère 2099.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.