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dimanche 8 octobre 2017

L'islamisme n'est que le bras armé de l'Islam.

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Un rapide survol de la presse m'inciterait à penser: Enfin, ils ont compris, il est temps de dénoncer l'islamisme qui gangrène notre pays; les médias, comme jamais, dénoncent, cette semaine, l'islamisme.

Vous prenez Marianne, Valeurs Actuelles, Le Figaro Magazine, LCI et même, un chouïa, BFM, tous ont dénoncé l'islamisme. Tous ont convoqué devant le tribunal Plenel, Bonobo, Hamon, Mélenchon, Quatennens, Poutou, Houria Bouteldja, Edgar Morin, Jean-Loui Bianco, l'odieux Joffrin, Marwan  Muhammad, Tariq Ramadan ou bien encore Emmanuel Todd. Tous sont dénoncés comme des islamo-compatibles, des agents d'influence de l'islamisme ou des islamo-gauchistes. Et si comme cela ne suffisait pas, différents faits divers viennent servir de décor au réquisitoire médiatique: fermeture d'une salle de prière à Sartrouville, prières de rue à Clichy...

Même Manuel Valls est appelé à la rescousse; lui, qui en pointant du doigt les bancs de l'opposition à l'Assemblée, osait dire: " le retour du terrorisme, c'est vous ", le voilà aujourd'hui professer: " L'islamisme, voilà l'ennemi ! ".

Stop à l'islamisme ! Perversion de l'Islam, disent-ils.

Bon, ben a priori, voilà qui devrait me satisfaire. Il était temps de dénoncer ouvertement ce virus qui non seulement nous menace de plus en plus mais qui de surcroît tue nos filles, nos frères, nos femmes et nos maris.

Alors certes, tous ces procureurs, en dénonçant cette nouvelle bête immonde, vont dans la bonne direction, ouvrent enfin publiquement les yeux et commencent à appeler un chat, un chat, c'est bien, mais tous loupent une marche - volontairement, par crainte ? - et aucun n'ose encore, faut pas déconner et point trop provoquer, dire l'essentiel, le fondamental: l'islamisme est partie intégrante de l'Islam. Pas d'islamisme sans Islam. L'islamisme, qu'il soit salafiste, wahhabite machin, chiite, sunnite, importé ou bien de chez nous, n'est que le bras armé de l'Islam dont la dérive extrême est le terrorisme. Ne l'oublions pas.

Et par voie de conséquence, si l'islamisme est notre ennemi, il faut considérer que tous ceux qui, quelle qu'en soit la raison, lui trouvent quelques vertus sont nos ennemis. C'est aussi simple que cela.

L'islamisme n'a qu'un but, mettre en pratique, imposer les principes, les dogmes, la charia et les obligations du Livre. Le Coran dit, le muzz applique et l'islamisme veille à ce que l'on déroge le moins possible aux règles.

Alors dénoncer l'islamisme, c'est bien, c'est un premier pas mais un premier pas qui ne suffit pas, qui ne suffit plus. Il ne faudrait pas que le clientélisme et l'électoralisme l'emporte sur cette condamnation.

Hélas...

(NB: Que mes lecteurs veuillent bien me pardonner cette interruption volontaire des programmes pendant ces quelques jours, j'avais juste besoin d'un bol d'air et d'iode :) )



D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 22 novembre 2016

Ite missa est. La messe est dite mais ils font mine de l'ignorer.

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Ils n'ont pas attendu longtemps. Non contents d'avoir eu le scalp de Sarkozy, les voilà se déchaîner contre Fillon. De l'extrême-gauche à la gauche droite molle, façon Juppé, haro sur le baudet. C'est en quelque sorte une union nationale qui s'est rapidement mise en place, une union nationale gauchisante qui s'est donné une semaine pour dézinguer le vainqueur du premier tour de la primaire de la droite et du centre.

Et ils n'y vont pas de main morte. Tout et n'importe quoi y passe. Tout et n'importe quoi est dit. Cela n'a pas d’importance, ce qui compte c'est que le brouhaha anti-Fillon soit suffisamment intense pour qu'un pourcentage important d'électeurs se détourne de celui qu'il a porté en tête dimanche dernier. Objectif " Juppé plutôt que Fillon ". Alors on prête à Fillon la volonté d'abolir l'IVG, ce qui est faux. On prétend qu'il va abroger la loi sur le mariage pour tous, ce qui est faux. On claironne à qui mieux-mieux que son programme est irréalisable sans même essayer de le déchiffrer. On va fouiller dans les poubelles du net et tenter de dénicher quelques boules puantes pour essayer de salir un homme qui, à défaut d'être parfait, n'a pour l'instant aucune casserole aux fesses. On récupère des propos datant de plus de vingt ans pour montrer que l'homme n'aurait pas de constance; mais qui , en politique, peut se flatter de n'avoir jamais changé d'avis ou de ne pas avoir, sur un sujet précis, évolué. Journalistes, chroniqueurs patentés, gauchiasses à la petite semaine et pieds-tendres juppéistes semblent découvrir, d'un seul coup, le programme de Fillon: Radical, rétrograde, réac, conservateur, thatchérien,... Voudraient-ils, Tartufes, nous faire croire qu'ils ne l'avaient pas lu avant ? Avant le premier tour. Et Juppé, lui qui n'a jamais revendiqué une quelconque foi, ose se déclarer plus proche d'un Pape présenté comme gauchisant - ce qui est faux - que de Sens Commun, histoire de faire entendre un son de cloche que ne démentirait pas la canaille de Libération ( voir ci-dessous ). Outrageusement, la gauche comparaît en 2012 les meetings de Sarkozy à ceux de l'Allemagne nazie,  vous verrez que bientôt, ils seront tentés de comparer ceux de Fillon aux assemblées dominicales de la Fraternité St Pie X.

Mais tous ces Jean-Foutres font fausse route. Ils font fausse route parce qu'ils ne trouveront rien à se mettre sous la dent, rien qui empêchera l'alternance qu'ils redoutent tant. Fausse route parce qu'ils n'ont pas compris que la France avait changé de camp. Fausse route parce qu'ils ne sont pas aperçu que la Manif Pour Tous n'était pas un simple mouvement spontané mais le révélateur, le réveil, d'une France qui n'en pouvait plus de la doxa post-68, d'une France fière de ses racines et de ses traditions, d'une France marquée à jamais par son héritage chrétien, d'une France qui, lassée du tintamarre progressiste, a décidé de faire entendre le sien. La France n'est plus à gauche, si tant est qu'elle le fut, la France est désormais - depuis un moment, en réalité - à droite.  Rien ne sert de stigmatiser, de critiquer, moquer, railler, insulter cette France là, cette France dorénavant majoritaire. Elle a décidé de ne plus se taire. Sarko était sans doute trop cash, elle a choisi Fillon, plus arrondi, plus sobre, plus " réfléchi " pour l'emporter. Juppé, Pécresse, Apparu, Raffarin, Copé, Mariton, NKM, de Calan, Lagarde font fausse route en jouant la carte d'une droite modérée, molle, centriste. La recette hollandaise de 2012 ne fonctionne plus. Quant à la gauche, plutôt que de ferrailler contre Fillon, elle ferait mieux, vu l'état dans lequel elle se trouve, de commencer à panser ses plaies et de réfléchir à un nouveau discours. Elle le sait, 2017, c'est cuit pour elle, le moindre mal serait Juppé. Mais cela ne fonctionnera pas. La France a besoin d'autre chose.

Le summum de cette fronde aussi soudaine qu’inappropriée contre Fillon sera sans conteste, selon moi, l'éditorial de cette vieille canaille trotskiste de Laurent Joffrin dans Libération. Tout y est: La haine du catho, la mauvaise foi, l'insulte, les amalgames qui puent, la raillerie surfaite et l'horreur que représente pour lui Fillon ( ses électeurs et la France décrite ci-dessus avec) ), horreur démesurément surjouée. Sacristie qu'il a titré: 

" Journée des dupes. Beaucoup d’électeurs ont voulu écarter un ancien président à leurs yeux trop à droite. Impuissants devant la mobilisation de la droite profonde, ils héritent d’un candidat encore plus réac. C’est ainsi que le Schtroumpf grognon du conservatisme se retrouve en impétrant probable. «Avec Carla, c’est du sérieux», disait le premier. Avec Fillon, c’est du lugubre. Bonjour tristesse… La droitisation de la droite a trouvé son chevalier à la triste figure. C’est vrai en matière économique et sociale, tant François Fillon en rajoute dans la rupture libérale, décidé à démolir une bonne part de l’héritage de la Libération et du Conseil national de la Résistance. Étrange apostasie pour cet ancien gaulliste social, émule de Philippe Séguin, qui se pose désormais en homme de fer de la révolution conservatrice à la française. Aligner la France sur l’orthodoxie du laissez-faire : le bon Philippe doit se retourner dans sa tombe. On comprend le rôle tenu par les intellectuels du déclin qui occupent depuis deux décennies les studios pour vouer aux gémonies la «pensée unique» sociale-démocrate et le «droit-de-l’hommisme» candide : ouvrir la voie au meilleur économiste de la Sarthe, émule de Milton Friedman et de Vladimir Poutine. Nous avions l’Etat-providence ; nous aurons la providence sans l’Etat. C’est encore plus net dans le domaine sociétal, où ce chrétien enraciné a passé une alliance avec les illuminés de la «manif pour tous». Il y a désormais en France un catholicisme politique, activiste et agressif, qui fait pendant à l’islam politique. Le révérend père Fillon s’en fait le prêcheur mélancolique. D’ici à ce qu’il devienne une sorte de Tariq Ramadan des sacristies, il n’y a qu’un pas. Avant de retourner à leurs querelles de boutique rose ou rouge, les progressistes doivent y réfléchir à deux fois. Sinon, la messe est dite. "

Joffrin, relique journalistique s'il en est, qui n'ose même plus donner dans le socialisme, préférant parler de progressisme, se trompe jusque dans sa conclusion: Il n'y a pas de " sinon " qui tienne: Ite missa est, la messe est d'ores et déjà dite.

Cette France qu'il vomit et que combat pour le moment Juppé et sa clique et qu'incarne actuellement Fillon gagnera la présidentielle de 2017. Ils font juste mine de ne pas y croire.

On parie ?

(Pour ceux qui iront écrire " mais qui lit encore Libération ? "... Libération, en 2015, c'est en moyenne, 88 000 exemplaires papier vendus chaque jour, 27 000 abonnés papier, 4 millions de visiteurs uniques par jour sur son site et 10 000 abonnés numériques, neanmoins, une diffusion payée en baisse de 20% sur le premier semestre 2016... )

Folie passagère 3365.
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mercredi 29 juillet 2015

Jean Quatremer, un journaliste en colère. Voilà qui est rigolo !

(Albert Londres)

Il vous faut lire cet article de Libération, si vous en avez le temps. Il nous raconte, par le menu, comment Jean Quatremer, journaliste de son état, est en colère après les réseaux sociaux, après les internautes et finalement après tous ceux qui prennent la parole sur ces mêmes réseaux pour s'ériger en journalistes. Pour Quatremer, toute parole ne se vaut pas.Le journaliste bosse, enquête, étudie, a une connaissance " intime " du sujet et à ce titre ce qu'il dit compte, ce que vous ou moi pourrez dire ne sera que du superfétatoire, de l'approximatif, du ressenti etc, mais rien de rationnel, rien de " sûr ".

Pis, ce brave monsieur est en colère et s'énerve car il n'admet pas que son travail puisse être discuté, controversé, jugé, critiqué car forcément, " Ceux qui le prennent à partie en vociférant le font avec leur sentiment et leur passion, sans fait à leur disposition. "

L'article de Libération pose, pour une fois, parfaitement le problème et résume ainsi le courroux de Quatremer qui " reproche 3 choses aux réseaux sociaux: de mettre sur le même plan journaliste et internautes, de rendre visible une haine très minoritaire et de remplacer le débat par l’insulte. "

Ben oui, si depuis des lustres, les journalistes avaient bien fait leur boulot, à savoir informer objectivement, sans doute les internautes et autres glandus du web comme votre serviteur n'auraient pas eu le besoin et l'envie de se mettre à " jouer " les journalistes et de contester l'info officielle dispensée par l'élite médiatique. C'est bien parce que internet nous met à disposition sensiblement les mêmes informations que celles dont disposent les " journalistes " que chacun, aujourd'hui, peut produire de l'information. Et je comprends parfaitement que cela puisse perturber l'establishment. M'avait profondément marqué cette réflexion du président de l'association de la presse présidentielle ( rien que le nom, déjà, vaut coups de bâton ) lors d'une conférence de presse de Président. Devant la vacuité des questions posées à Président, il tweeta un truc du genre: " qu'Albert Londres nous pardonne ! ". Voilà qui en disait long sur l'état de déliquescence et/ou de vassalité au pouvoir de cette profession. Autre anecdote ? Que penser de Elkabach, vieille journalope s'il en est, qui, au micro d'Europe 1, ose débuter une ITW de Marine Le Pen par " N"avez-vous pas honte ? " Il n'était plus journaliste, au mieux procureur, au pis, petit Robespierre. Lorsqu'une vieille croûte comme Laurent Joffrin compare les catholiques intégristes à des salafistes, normal qu'il se fasse insulter en retour tant son affirmation relève soit d'un délire post-fumette soit d'une parfaire ignorance de ce que peut être un catho intégriste ( espérons qu'il ait une vague connaissance de ce que peut être un djihadiste) soit d'une provocation stupide. Dans les trois cas, Joffrin n'est plus journaliste.

Alors oui, les journalistes - et vous l'aurez bien compris ce n'est pas spécialement Quatremer que je vise - par leurs outrances, par les autorisations qu'ils se donnent et par leur manque flagrant d'objectivité ne récoltent en retour que ce qu'ils méritent; au choix: indifférence, insultes, les réseaux sociaux s'y prêtent bien, détestation voire de la haine... à force... Et oui, à force et malheureusement, les outrances de la profession font, qu'en réaction, plus aucun débat n'est possible avec ces gens-là, hors l'insulte. J'aimerais débattre avec Joffrin , Plenel, Elkabach ou Quatremer... Peine perdue, a-t-on déjà vu un journaliste admettre qu'il puisse avoir tort ? Non. Jamais. A-t-on déjà vu un journaliste faire son mea culpa pour une info qu'il aurait colporté ou transmise alors que selon toute vraisemblance, le pékin moyen savait qu'elle ne pouvait qu'être fausse ? Non, Jamais. Quatremer ou Julien Arnaud ont-ils dénoncé le fait qu'Edwy Plenel fraude le fisc avec Médiapart ? Non, jamais, la corpo se protège.

Le problème des réseaux sociaux, pour les gens comme Quatremer, c'est qu'effectivement ils ont libéré la parole. Chacun peut aujourd'hui dire ce qu'il pense puisqu'il ne pense plus grand bien de ce que peuvent leur raconter ceux qui sont supposés les informer. La confiance est rompue parce qu'internet nous permet souvent de démonter en deux coups de cuillère à pot les dires, les sous-entendus, les non-dits ou les assertions d'un journaleux. Où était Quatremer lors des émeutes récentes à Roubaix ? Quasiment aucun journaliste n'en a fait état; alors les réseaux sociaux s'en sont emparés... puis et seulement après, quelques  journalistes. Où était Quatremer lorsqu'il eut s'agit de dire oui nous nous sommes trompés, Eric Woerth ne méritait pas notre vindicte ? Nulle part. Où était Quatremer lorsqu'il eut été de bon ton que des journalistes ayant une connaissance intime du sujet démontrent qu'il était débile de grimer un ex-chef de l'Etat en Pétain et en Hitler ? Nulle part.

Les internautes, les twittos et les blogueurs, eux étaient là, et non seulement, devant ces mille et une non-informations flagrantes, ils ont su ouvrir les yeux mais ils ont su aussi se rendre compte de la désinformation dont étaient victimes ceux qui, hélas, se laissaient engourdir par une profession gauchisante à 85%. C'est au final (coucou Didier Goux) peut-être bien ce qui gêne le plus Quatremer: Les journalistes n'ont plus le monopole de l'information. Les internautes et consorts font aussi l'information; et hélas pour eux, aucun ne bénéficie d'un abattement fiscal de 7 500 euros.

Alors, qui sait, Quatremer est peut-être un bon journaliste puisqu'il nous le dit, l'important est qu'il comprenne que la profession à laquelle il appartient mérite tout notre courroux et parfois notre haine tant elle a réduit à rien du tout la noblesse de l'art qu'elle était sensée défendre et porter. Il serait temps que la profession dont il est un digne représentant se remette en question car sinon, sous peu, elle ne vaudra plus un clou, n'aura plus l'oreille du public; à charge pour ce dernier de s'informer et c'est tant mieux, internet est là pour ça !

Folie passagère 2862.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.