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mercredi 13 mai 2015

Solidarité partagée...


L'Europe - Bruxelles - n'est jamais à court d'idées pour se faire accepter de " ses " populations, populations dont tout le monde aura pu se rendre compte que plus ça va, moins ça va avec l'Union; nous en voulons pour preuve la poussée, un peu partout, des partis politiques europhobes.

La Commission Européenne, chargée à distance d'organiser nos vies, nos lois, nos normes et nos destins, vient d'adopter un nouveau plan pour venir en aide aux pays submergés par les invasions de migrants venus par bateaux entiers. On comprendra qu'au nom du principe de solidarité partagée, nous ne puissions laisser l'Italie et la Grèce  se faire envahir par ces hordes de clandestins qui fuient des pays où ils n'ont, à priori et à court-terme, aucun avenir. Certes, ça nous fend le cœur de les voir s'échouer ainsi sur nos cotes même si nous savons qu'ainsi, l'eldorado européen s'ouvre à eux. Poser le pied en Europe, c'est l'assurance de ne pas être expulsé; il suffit de brandir le fameux droit d'asile et roule ma poule, tranquillou, ils entrent et iront, une fois le sauf-conduit obtenu, où ils veulent: Ils sont 185 000 à avoir obtenu le droit d'asile en 2014, 50% de plus qu'en 2013 ! Une paille ! 

Environ les deux tiers de ces 185 000 personnes ont été mis sous protection officielle de l'Allemagne, de la Suède, de la France et de l'Italie. Le reste se répartissant entre l'Angleterre, la Norvège, la Belgique et c'est à peu près tout. 


Tout cela ne suffisant pas à désengorger l'Italie et la Grèce, il fallait donc trouver une solution. Cela fut simple: La Commission a décidé que chaque pays européen devrait accueillir un quota de migrants, quotas qui varieraient en fonction du PIB, du niveau de chômage et de la population. En clair, mission sera donnée à Bruxelles de répartir les migrants dans les différents pays. En langage technocratique bruxellois, cela se dit ainsi: " La Commission proposera, avant la fin du mois de mai, un système de réallocation provisoire à l'intérieur de l'UE des personnes ayant clairement besoin d'une protection internationale et, avant la fin de l'année, un modèle de distribution définitif  ". 

Z'avez compris ? Si ce plan est accepté par les 28 pays membres (l'Allemagne, la Suède, l'Italie, la Grèce et bien évidemment la France ont d'ores et déjà annoncé qu'ils y étaient favorables), vous aurez des gusses à Bruxelles qui seront chargés, calculettes en mains, de répartir dans les différents pays ce qu'il convient d'appeler aujourd'hui des poids morts ( sans ressources, sans boulot, sans sécu, sans logement, etc...) pour nos économies nationales. Au rythme où vont les choses et si j'en crois la deuxième-vice-présidente-de-l'exécutif-européen-et-haut-représentant-de-l'Union-pour-les-affaires-étrangères-et-la-politique-de-sécurité (!), Federica Mogherini, c'est en gros 250 000 personnes qu'il va falloir absorber, chaque année, pendant trois ou quatre ans ! Au doigt mouillé, 30 000 personnes par an rien que pour la France, soit l'équivalent de la population de tout mon canton !

Il va sans dire, mes chers amis, que tant sur le nombre que sur la relocalisation de ces arrivants, éventuellement près de chez vous, si ce plan Juncker était adopté définitivement, vous n'auriez pas droit à la parole, encore moins au chapitre.

Je disais, un peu plus haut, que la France avait annoncé être favorable à ce plan Juncker; ça, c'est ce que les journalistes nous ont dit. Personnellement, j’aimerais assez  qu'ils précisent: La France serait favorable... c'est qui la France ? Le parti socialiste ? le gouvernement ? Président? Les Républicains ? La gauche ?

Il y a peut-être bien d'autres solutions pour résoudre le problème: Faire comme les Australiens, No Way,  ou bien ériger un blocus de la Méditerranée, une barrière constituée de navires européens au large de la Libye, de la Tunisie et du Maroc, navires qui seraient chargés de repousser de là où elles viennent toutes ces embarcations en partance pour un Eldorado à 10% de chômeurs ou bien encore, proposons à tous ces humanistes bruxellois d'en accueillir chacun une vingtaine ou une trentaine chez eux... Non, je déconne, voilà qui ne serait pas humain, pas humaniste, pas progressiste, pas réaliste... pas solidarité partagée... 

Rentrons donc dans les clous et acceptons toute la misère du monde; pas sûr qu'il y ait la place mais acceptons !

Folie passagère 2772.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 20 mars 2015

Jean-Claude Juncker, commandant en chef d'une armée européenne ?


Le saviez-vous ? Peut-être pas, alors laissez moi vous le dire: L'Union Européenne envisage la création d'une armée commune européenne financée par tous les contribuables européens, vous et moi. Dans l'esprit de ses concepteurs à la tête desquels on trouve bien évidemment Juncker, il s'agirait en premier lieu de montrer à la Russie " qu'il faut nous prendre au sérieux ! ", mais aussi de pouvoir intervenir partout où les intérêts de l'UE et de ses ressortissants sont menacés . Cette future armée pourrait aussi intervenir dans le cadre de missions humanitaires, d'opérations de " maintien ou de rétablissement de la paix " ( que les eurosceptiques appellerons opérations de maintien de l'ordre ).

Tout a été pensé et prévu; par exemple, dans un premier temps, histoire de montrer les dents rapidement, l'armée commune, baptisée curieusement Coopération Structurée Permanente, se verrait doter en premiers équipements des 2 Mistral non livrés à la Russie et de trois divisions d'intervention rapide composées par exemple des déjà constitués bataillons de l'Eurocorps.

Le grand chef Juncker aurait en charge les orientations politiques de la future armée et nommerait un Commissaire chargé de l'organisation et du fonctionnement. Juncker soumettrait les conditions d'engagements à un haut conseil composé des chefs d'Etat  et de gouvernements  des pays participants à cette armée ( tous les pays de l'UE ne seront pas obligés d'y adhérer, au moins dans un premier temps ).

Ont déjà été pensés le budget (0,3% du PIB des pays adhérents) les statuts des futurs soldats, leurs salaires, les grades, le lieu où serait établi l'état-major ( Bruxelles ) ainsi que le montage de la chaîne de commandement: 


" L'Armée européenne commune posséderait une chaîne de commandement indépendante. Elle organiserait de façon autonome ses écoles militaires (navale, terrestre et aérienne). Elle serait dotée de son propre service de renseignements (information et contre-espionnage). Des mécanismes de collaboration étroite entre ceux-ci et ceux des Etats membres participant à la CSP seraient établis. Les bases navales, terrestres et aériennes de l'Armée européenne commune seraient établies en fonction de critères stratégiques et en tenant compte des déséquilibres entre les pays participants en matière d'industries de l'armement. Ainsi les premières bases navales seraient établies en Pologne, en Bulgarie et au Portugal, les bases terrestres en Roumanie, en Espagne et dans les pays baltes. "

Cette future armée a été pensé comme compatible avec l'Otan et pourrait même si, besoin était, se placer sous commandement de l'Otan si l'un des pays européens, membre de l'Otan, était menacé. 

Bref, et sans entrer dans les détails compliqués, visiblement, tout a été pensé, prévu, budgété, organisé et l'ennemi principal désigné d'office: La Russie... Y a plus qu' à !

Maintenant, essayez de vous projeter dans le temps, dans trois, quatre ans ou dix ans, lorsque cette armée sera mise en place - et nul à Bruxelles ne semble douter de sa mise en place - et posez vous la question de savoir, si celle-ci existante, les armées nationales pré-existantes auront encore une raison d'être...

Certains gouvernements européens semblent, au moins en façade, opposés à cette création mais tous ont élu, à la majorité, Juncker et sa nouvelle équipe...

Nigel Farage aura beau s'insurger, vous et moi aussi, nous n'aurons qu'à constater qu'une nouvelle fois nos souverainetés auront encore pris un sacré pet au casque !

Remarquez que cette création aurait un avantage: sortir à terme des PIB nationaux les budgets de la défense. C'est d'ailleurs ce que cherche à négocier en ce moment Manuel Valls pour ce qui concerne le budget des opérations extérieures décidées unilatéralement par la France.Celui-ci devrait se monter pour 2015 à 1 milliard d'euros, les sortir du PIB permettrait de diminuer d'autant l'effort supplémentaire de 4 milliards que nous impose l'UE pour tenter de réduire notre déficit...

Allez, bonne soirée à tous, même en Socialie !

Folie passagère 2703.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 17 octobre 2014

Moscovici, Bruxelles et le Doubs: petits arrangements... électoraux


Pour tout comprendre des tenants et aboutissants d'une nomination au poste de commissaire européen... ou comprendre l'embarras du PS à voir partir Moscovici trop tôt...

" Pierre Moscovici préfère peut-être ... ne pas être nommé commissaire européen. Ou alors, pas tout de suite. Blague ? Non : rumeur insistante dans les travées du Parlement de Strasbourg. 

Explication ? Le « commissaire désigné » français est, à stade toujours député français. « En mission » selon les règles en vigueur à l’Assemblée nationale. Depuis le 5 mai, et pour six mois au maximum. Soit, donc, jusqu’au 5 novembre. Or, la Commission européenne, que dirigera Jean-Claude Juncker, doit en principe entrer en fonction le 1er novembre, ce qui forcera M. Moscovici à démissionner la veille.


Où est le problème ? Dans le Doubs. Où, si « Mosco » doit abandonner son siège de député avant la fin de sa « mission » de député, sera organisée une élection partielle. Que l’UMP, mais surtout le FN, ont de fortes chances de remporter, ravissant ainsi un autre siège au PS.

En revanche, s’il allait jusqu’au terme de sa mission – et devenait commissaire après le 5 novembre – M. Moscovici serait automatiquement remplacé par son suppléant, sauvant ainsi un siège pour le PS.

Au Parlement européen, certains affirment dès lors que le responsable français verrait d’un bon œil la commissaire slovène désignée pour les transports, Violetta Bulc, échouer lors de son audition, avant la plénière du mardi 22. Ou qu’un nouveau débat houleux sur les attributions du discutable candidat hongrois Tibor Navracsics serait également le bienvenu puisqu’il priverait M. Juncker de l’indispensable vote sur l’ensemble de son collège, lequel ne serait finalement pas mis en place avant la mi-novembre, au plus tôt. Les plus audacieux avancent même que le président Juncker lui-même participerait au jeu, à la demande du PS français.

Trop énorme pour être vrai ? Sans doute. L’histoire témoigne, en tout cas, du climat un brin énervé qui règne au Parlement. L’entourage de M. Moscovici se veut, en tout cas, formel : s’il doit délaisser son mandat français à la mi-octobre, le futur commissaire se soumettra de bon gré à cette règle absolument impérative, jure-t-il. Et tant pis pour le Doubs…"


Article de Jean-Pierre Stroobants paru sur Le Monde.fr sous le titre: "La Commission Juncker et la politique du Doubs"

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France, 2019.