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jeudi 30 octobre 2014

Ainsi va la vie en Socialie... (13)


- Notre gouvernement est fabuleux. Il prévoit au budget 2015 21 milliards d'économies. mais comme cela ne suffit pas pour calmer Bruxelles, le voilà qui, en 48 heures chrono, nous dégote un trésor caché de 3,6 milliards dont 400 millions proviendraient d'une "espérance" de baisse des taux d'intérêts auxquels emprunte la France. Jamais à court d'idées, les technos de Bercy proposent aussi de taxer les parkings des entreprises.

- L'Etat a décidé de résilier unilatéralement le contrat passé avec la société Ecomouv'. Fabuleux gouvernement qui, par peur des pressions d'une corporation, préfère renier sa signature. Rappelons que ce contrat avait été initié sous Sarkozy et validée à la majorité par l'Assemblée Nationale puis légèrement modifié par Ayrault, à nouveau adopté par l'AN et ratifié par décret par les trois guignols d'alors: Ayrault, Cazeneuve et Moscovici. Depuis l'Ex a repris du service et a décidé de suspendre avant de résilier définitivement le contrat. sans compter les dégâts sociaux, 200 personnes sur le carreau, cette résiliation coûtera au bas mot 1 milliard d'euros. Au point où nous en sommes, embrassons-nous Folleville et vive les déficits ! Manquerait plus que nous n'honorions point les contrats de livraison des Mistral et ce serait le pompon. Ces socialistes ont une talent extraordinaire pour jouer avec le pognon qui ne lui appartient pas.

- C'est la bazar au Burkina Faso où l'armée se rangeant au côté des manifestants serait sur le point de déposer le président Compaoré. No problemo, don't worry, François Hollande serait sur le coup.

- On se souvient de cette couverture du journal Minute raillant Mam' Taubi'a. Le journal s'est pris 10 000 euros d'amendes. On ne plaisante pas avec la garde des sots. Aucune dose d'exagération n'est autorisée quand il s'agit de la greluche guyanaise. Il y a quelques temps, Zemmour avait porté plainte contre un chanteur de rap qui dans une chanson mettait un contrat sur sa tête: "Je mets un billet sur la tête de celui qui fera taire ce con d’Éric Zemmour ". Le même jour que pour Minute, un autre tribunal déboute en appel Zemmour de sa plainte contre le chanteur au prétexte que: "Zemmour est un personnage public et que donc une plus grande tolérance s'impose". Par ailleurs estime le tribunal: "Le rap est un style artistique permettant un recours possible à une certaine dose d’exagération". Vous l'aurez compris, on ne plaisante pas sur Taubira qui n'est pas un personnage public alors qu'il est possible de déconner sur Zemmour, à condition de le faire façon rap. Simple, logique, ,justice cohérente. Ce jugement permet tout de même à SOS Racisme de proclamer sur twitter: "Zemmour est un con, confirmation judiciaire".

- Choc de simplification, le retour. Une cinquantaine de mesures pour simplifier la vie des entrepreneurs aujourd'hui, une quarantaine pour les particuliers semaine prochaine, ça ne rigole pas avec Thierry Mandon et Président, les deux annonçant que toutes ces mesures devraient permettre "des gains pour le pays supérieurs à 11 milliards d'euros" d'ici à 2016. ne cherchez pas à savoir comment on gagnera ces 11 milliards, c'est secret, personne ne le sait.

- Le Parti Socialiste reconnait une baisse de 60% de ses recettes de cotisations. les militants désertent, certaines fédérations comme celle de la Gironde ou de l'Isère voient leurs effectifs réduits de moitié. Des militants moins cons que leurs dirigeants, Président compris ? Les rats quittent le navire ? La question est de savoir où ils iront et de mesurer l'ampleur de la foire d'empoigne qui aura lieu lors du prochain congrès prévu en 2015. Le Parti Socialiste, sans démentir ces chiffres, s'étonne de la diffusion dans la presse d'un document confidentiel; étonnamment, le PS ne s'étonne jamais des fuites dont bénéficie Le Monde dans sa lutte contre Sarkozy. Par contre, l'UMP que l'on annonçait moribonde se porte très bien et compte 268 341 adhérents à jour de leur cotisation.

- La CGT rénove un appartement des quartiers chics de 130 m² pour 130 000 euros afin d'y loger gratis son secrétaire général. C'est généreux, non ? Il paraît que l'appartement en question a été choisi parce que proche du siège de la centrale syndicale. Bon, y a moins cher ailleurs, c'est vrai, mais on comprend que l'illustre personnage ne souhaite pas se faire chier comme tout le monde dans les embouteillages ou dans le métro. Depuis des années, on estime que 20% des recettes des syndicats proviennent des recettes de cotisations, pour les 80 autres %, ce sont les entreprises et les deniers publics qui y pourvoient.

- Hier j'ai regardé la rediffusion des débats au Sénat sur la réforme territoriale. 12, 13, 14 ou 15 régions ? On ne sait plus trop où on en est mais une certitude, je n'ai rien compris de ce que racontaient les sénateurs ou le premier Sinistre. Le pire étant qu'à en écouter certains, j'ai eu l’impression qu'ils ne comprenaient pas tous les tenants et les aboutissants du machin.

- Barrage de Sivens, les pouvoirs publics ont une nouvelle fois reculé devant la pression d'une bande d'excités d'extrême-gauche soutenus par les Verts, le PdG et le NPA. Les gendarmes se seraient retirés pour éviter d'autres "bavures". C'est normal. Que l'on me cite un projet ou une réforme pour lesquels cette équipe de branquignols qui nous gouvernent n'ait pas reculé ?

- Un soldat Français est mort au Mali. le dixième depuis le début d'une intervention militaire dont Président nous avait dit les yeux dans les yeux, dans un premier temps " Nous n'avons pas vocation à aller au Mali" puis dans un deuxième temps, " les opérations ne se prolongeront pas plus de six mois". Dans deux mois, cela fera deux ans que nos militaires y sont.

- L’homme a battu et violé pendant des années sa femme et ses filles. Le fils de la famille, également victime de violences de la part de son père, s’est suicidé. Un jour, la femme de cette ordure, n'en pouvant plus, le tua de trois coups de fusil dans le dos. Elle vient d'être condamnée à 10 ans de prison ferme. La justice des hommes est impitoyable.

- L'inénarrable Pierre Bergé a déclaré: "Je trouve les divisions à gauche pas acceptables. Il faut se grouper derrière Français Hollande". Venant de lui, j'ai ri.

Voilà, c'est tout pour le moment, bonne soirée à tous, même en Socialie !

Folie passagère 2516.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 16 octobre 2014

Budget 2015: Les opérations extérieures ne sont pas la bonne excuse, bien au contraire !


L'une des raisons évoquées par le gouvernement pour rendre une proposition de budget non conforme aux souhaits de Bruxelles serait l'impact des opérations militaires extérieures menées par la France au Mali, en Centrafrique ou en Irak, sans oublier les reliquats afghans.


Valls demande donc à Bruxelles de prendre en compte nos engagements militaires dans l'appréciation que fera Bruxelles de notre budget: "Les engagements militaires et financiers qui sont les nôtres doivent être davantage intégrés." L'argument, devenu élément de langage, a été repris ce matin par le roquet du Parti Socialiste Bruno Le Roux sur Itélé: " C'est parce que nous sommes engagés massivement en opérations extérieures que nos dépenses augmentent".

Nous prendraient-ils pour des andouilles ?

En 2013, seuls 450 millions d'euros avaient été provisionnés au budget par nos gestionnaires socialistes pour les opérations extérieures, somme qui allait être largement dépassée puisque c'est en fait 1,25 milliard d'euros qui furent consommés. Faisant fi comme d'habitude de cette erreur de prévision et malgré le déploiement de plus de 3 000 militaires français au Mali et l'enlisement des opérations en Centrafrique, ils budgétèrent pour 2014, tout juste 450 millions d'euros ! La même chose qu'en 2014 ! En juillet dernier, le chef d'etat-major des armées, le général de Villiers, annonçait qu'avec le déclenchement des opérations aériennes en Irak, le dépassement du budget Opex serait d'au moins 775 millions, soit une prévision d’atterrissage de l'ordre de 1, 2 milliard d'euros pour l'année.

Ainsi deux années de suite, les socialistes budgétèrent 450 millions d'euros pour nos opérations extérieures pour une dépense finale dépassant les 1,2 milliard. Et avec autant d'amateurisme, Valls et Le Roux voudraient mettre en avant nos dépenses militaires pour attendrir Bruxelles ? De quoi plutôt affoler Bruxelles: prévoir 450 millions de dépenses et en cramer près du triple deux années de suite, on frise l'indécence, on s'enfonce dans l'incompétence!

Et en plus, ils voudraient faire croire aux éventuels gogos que ces 1,2 milliards d'euros ont quelque impact sur un pays dont la dette a dépassé les 2 000 milliards, un impact sur les 75 milliards de déficit budgétaire alors qu'ils ne représente qu'à peine 3% de ce même déficit !

Rappelons aussi et quelque soit le bien fondé de ces interventions, que personne n'a demandé à la France d'aller faire la guerre au Mali, en Centrafrique ou en Irak, c'est Président qui tout seul a décidé de ces interventions.

Alors mettre en avant les opérations militaires extérieures de la France pour que Bruxelles ne soit pas trop sévère avec le budget qui lui est présenté, c'est tout simplement donner le bâton pour se faire battre, les verges pour se faire fouetter et les biscuits pour qu'on se foute de nous ! Si tant est que cela soit encore nécessaire.

Folie passagère 2500.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 8 mai 2014

Mali: salades hollandaises et amateurisme

Ce qu'il y a de bien avec la présence de la France au Mali, c'est qu'elle illustre parfaitement l'espèce d'amateurisme avec lequel Président gère les affaires de l'Etat. Suivons donc l'évolution des choses, dates et chiffres ayant leur importance...


Acte 1, 15 janvier 2013: Alors qu'il est en promenade aux Emirats Arabes Unis: Président déclare envoyer des militaires français pour "détruire les terroristes, les faire prisonniers si possible". Il endosse la casquette du chef de guerre, pas de quartier, on flingue d'abord, on détruit et on cause après, si possible. Tout le Sahel commence à trembler car il l'a dit: " Nous sommes confiants sur notre capacité à arrêter les terroristes". Et d'ailleurs, "nous avons les bons matériels dont le Rafale, un très bon avion  dont je n'ose pas dire que l'expérience l'a démontré". Et vous verrez, le problème sera vite réglé: " Nous n'avons pas vocation à rester au Mali". Promesse qu'il renouvellera le 28 janvier.

Acte 2, Président va au Mali le 2 février 2013 pour se faire acclamer car l'opération Serval fonctionne à plein, les méchants ont été repoussés dans le Nord. C'est cool; pour Président, ce jour-là "est la journée la plus importante de ma vie politique" éructe-t-il devant une foule en liesse.

Acte 3, quatre mois plus tard, le 22 avril, l'Assemblée Nationale française vote la prolongation de la mission au Mali dont on nous disait que l'on avait pas vocation à s'y éterniser. La France a déployé près de 4 000 hommes mais comme la chasse aux méchants a donné de bons résultats, on commence à rapatrier 100 militaires et 5 avions Rafale et Mirage 2000 sont désengagés, retour au pays. Le calendrier est fixé par le gouvernement: "Fin juillet, il n'y aura plus que 2 000 soldats Français au Mali, plus que 1 000 en décembre 2013".

Acte 4, mai 2013, Le Drian confirme que la force française ne comptera plus que 1 000 soldats sur le terrain en 2014.

Acte 5, début janvier 2014, les forces françaises déployées au Mali comptent... 2 500 hommes, bien loin des prévision de 1 000 établies en avril et mai 2013.

Acte 6, le 8 mai 2014, jean-Yves Le Drian, le bras armé de Président, déclare: "Nous sommes en train de nous réorganiser pour avoir une conception régionale du contre-terrorisme." En plus des 1 000 soldats français stationnés du côté de Gao, "3 000 autres soldats seront déployés sur une bande sahélo-saharienne. La guerre au Mali est en train de se terminer dans sa phase frontale." Raison de plus, sans nous prendre pour des cons, pour créer un nouveau front qui s'étendra tout du long de la frontière nord du Mali, du Niger et du Tchad. Et Le Drian de finir sa déclaration par "Le nord Mali est une zone de danger, de trafics en tout genre et là, nous resterons le temps qu’il faudra, il n’y a pas de date limite." Le temps qu'il faudra, pas de limite... 

Que disait Président en janvier 2013 ?: "Le retrait est inscrit, il n'y a aucun risque d'enlisement parce que nous avons le soutien de la population, parce que les Africains sont là, parce que les Européens sont présents, parce que nous avons une communauté internationale qui est à l'unisson."

En janvier 2013, le budget de l'opération Serval est estimé à 50 millions d'euros. Fin février 2013, l'Assemblée Nationale française évalue le budget de l'opération à 100 millions. Fin mai, deux députés français l'estime à 250 millions d'euros pour 2013. Le chef d'Etat-Major des Armées évaluera le surcoût de l'opération Serval dans le budget de la défense à 400 millions d'euros pour l'année 2013 quand un rapport parlementaire le fixera définitivement à 650 millions. 

Et bien croyez-le ou pas, le projet de loi de finances 2014 a fixé à seulement 450 millions d'euros le budget total consacré à l'ensemble des opérations extérieures. Tout dépassement, éminemment prévisible ne serait-ce qu'avec les déclarations de Le Drian ce matin, sera pris dans le budget "normal" de la défense. En Centrafrique, certains militaires Français dépensent , selon BFM, jusqu'à un mois de solde, de leur poche, pour "s'équiper mieux que ce que nous fournit l'armée: sacs de couchage, moustiquaires..."

Depuis le début de l'opération Serval au Mali, 8 militaires français ont été tués et 300 autres blessés (statistique arrêtée fin 2013 pour le nombre de blessés). Mais à part ça, nous n'avons pas vocation à rester au Mali, encore moins en Centrafrique...

Folie passagère 2269.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 26 février 2014

Centrafrique: On y est, on y reste. Jusqu'à quand ?


Hier 95% des sénateurs et des députés ont voté pour la prolongation de l'intervention militaire française en Centrafrique. Deux sondages récents nous disent qu'à 60% les Français sont contre cette intervention. Vous l'aurez compris, votre avis ne compte pas, c'est celui de vos représentants qui est pris en compte. C'est ainsi.

Les parlementaires ont donc voté massivement "pour". Faut dire que présenté comme cela a été fait, je ne vois pas qui aurait eu le culot de dire non: Comprenez, on ne va tout de même pas laisser nos p'tits gars sans renforts, on ne va pas laisser les chrétiens continuer à étriper les musulmans, se retirer maintenant, ce serait gâcher ce qui a déjà été fait, on a mal anticipé les difficultés mais il faut maintenant assumer, l'Europe va enfin venir nous aider, pour l instant cela ne nous a coûté que 100 millions d'euros, nous avons un devoir humanitaire, nous sommes redevables vis à vis de nos frères africains, nous avons une responsabilité, on pourrait nous reprocher de n'avoir rien fait, c'est la sécurité et l'avenir du pays de l'Afrique et du monde, tant qu'à faire, qui sont en jeu, et blablabla...

Bien, donc, après le Mali, on continuera à aider nos frères centrafricains, ça nous coûtera ce que cela nous coûtera, des centaines de millions d'euros et, hélas, sans doute, la vie de quelques uns de nos soldats. Cela nous rapportera, peut-être, la reconnaissance, certainement un accès privilégié à quelques ressources minières, le droit de modeler l'avenir de la Centrafrique... mais à part ça...

Alors, okay, et tant pis si Président nous avait dit les yeux dans les yeux, comme pour le Mali, que nous n'avions pas vocation à y rester et que ce serait une intervention de courte durée, on y est, on y reste.

Il y a pour cette intervention, une date de début, fin novembre 2013, et tous nos stratèges et nos politiques sont incapables de fixer une date de fin, preuve s'il en est du manque de vision stratégique de nos dirigeants. L'inconvénient lorsque l'on ne fixe pas de deadline, c'est que, en toute logique, on est incapable de mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour mettre un point final aux opérations. Et comme en Afghanistan pour la France ou pour l'Irak avec les américains, ce sont des considérations de politiques intérieures qui mettront un terme à la présence de nos soldats en Centrafrique; que le problème nous ayant amené à nous y déployer ait été réglé ou pas.

A aucun moment hier pendant les "débats parlementaires" n'a été évoqué de date de fin de notre présence militaire. Alors vous verrez que nous y serons jusqu'à au moins 2017, que les centaines de millions d'euros seront devenus quelques milliards, et que la Centrafrique sera ce qu'elle est aujourd'hui, comme bien des pays africains, un pays faussement démocratique, en proie périodiquement à des conflits ethniques ou religieux et toujours aussi corrompue.

(En complément, lire l'excellent article "Centrafique et balle au centre" de l'ami Plouc.)

Folie passagère 2157.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

samedi 14 décembre 2013

Impossible n'est pas français, encore moins centrafricain


On nous dit et on nous rabâche qu'il n'y avait pas le choix: il fallait aller en Centrafrique afin d'éviter un épouvantable carnage. Soit. Alors, la France est allé en Centrafrique (avec un mandat que l'ONU était bien content de lui refiler, personne d'autre ne s'étant déclaré volontaire) et pépère a envoyé 600, puis 1 000, puis 1 200, puis 1 600 soldats et vient d'en pré-positionner 150 autres au Cameroun. Et c'est avec ça qu'on va remettre de l'ordre dans un pays grand comme la France et la Belgique réunies ? Sur 1 600 soldats, les experts s'accordent pour dire que seuls 800 sont effectivement sur le terrain pour "pacifier", le reste étant occupé à la logistique, aux tâches d'Etat-Major, à la popote ou au repos. Ainsi, avec 800 soldats, il nous faudrait nettoyer un si grand pays. En 6 mois et quelques puisque "nous n'avons pas vocation à y rester": du discours de politiques qui ne tiennent pas à effrayer les Français, une ineptie pour les militaires et ceux qui connaissent un tant soit peu le pays. Quelques 2 000 soldats issus de diverses armées aussi locales qu'exotiques seraient là pour prêter la main à nos biffins, autant dire rien, qui plus est lorsque l'on comprend que certaines de ces troupes n'ont pas, comment dire..., la déontologie et le professionnalisme de nos militaires. Bref, en Centrafrique, l'armée française est seule. Et pour longtemps. Et pas seulement avec 1 600 bidasses.

Une religieuse française, présente là-bas depuis 54 ans, déclarait par téléphone, sur Europe1 ce matin, qu'il ne fallait surtout pas que les militaires français partent, pas avant qu'une solution politique ait été trouvée et que la paix soit revenue. Mais le reconnaissait-elle, une solution politique, avec qui ? Il n'y a personne.

Et autant dire que je n'aimerai pas faire le boulot. Je regardais un reportage où l'on voyait deux pick-up plein de pitres de la Seleka en armes arriver à un check-point. Nos soldats, chargés en principe de pacifier et de désarmer les méchants, ont hésité, palabré et les ont laissé repartir, toujours aussi armés. A quoi joue-t-on ?

Car tout le problème est là en Centrafrique: pacifier sans tirer dans le tas, comme au Mali, ménager les diverses communautés, faire le tri entre les ex-militaires, les rebelles, les faux militaires venus du Soudan ou du Tchad, la Seleka, les milices chrétiennes, les milices muzz: Un vrai bordel ! Pacifier sans faire de vagues; pas de couilles, pas d'embrouilles comme on disait dans la Coloniale! Tu parles Charles !

Contrairement à ce qui s'est passé au Mali, les journalistes peuvent nous envoyer un paquet d'images. Et que voit-on sur les images filmant les Sélékas ? Des espèces de sauvages armés qui me font penser aux barbares que l'on vit en Angola, il y a quelques années. Ne manquent plus que les enfants soldats... Des barbares qui n'ont peur de rien et certainement pas, en ce qui concerne les allumés d'Allah, de mourir.

Alors Pépère ou Le Drian peuvent nous assurer que l'on n'a pas vocation à y rester et que des élections seront organisées le plus tôt possible en 2014; les promesses... vous connaissez le dicton... Nous y sommes pour longtemps, des années, et sans être oiseau de mauvais augure viendra un temps où nos dix doigts ne suffiront pas pour compter nos pertes. Ne nous parle-t-on pas déjà de la montée d'un sentiment anti-français? Ne parle-t-on pas déjà de génocide dont la France, par sa présence, sera responsable ?


Pourquoi y sommes-nous alors si la seule raison pacificatrice ne peut expliquer notre présence ? 500 000 carats de diamants extraits officiellement chaque année, le pétrole, l'uranium, l'or, la production d'énergie hydraulique, le bois. Autant de ressources que les locaux sont aujourd'hui incapables d'exploiter correctement. Hollande n'a-t-il pas évoqué le chiffre de 200 000 emplois français possibles, soit localement, soit en métropole par ricochet, à terme (source RMC)? Pourquoi ne pas avouer clairement que nous y sommes pour joindre l'utile à l'agréable ? Par ailleurs, avez-vous regardé une carte de l'Afrique ? La Centrafrique, comme son nom l'indique a une position stratégique extraordinaire, elle est le centre de l'Afrique, à quasi équidistance de l'Atlantique et de l'Océan Indien. Pourquoi ne pas rêver dès lors au renouveau d'une présence française en Afrique avec pour base un pays aujourd'hui dénudé de tout et où tout est à faire ? Rien de plus simple en fait, il suffira de mettre à la tête du pays un homme tout dévoué à son pays la France.

Mais pour cela, il faudra faire preuve de doigté et de fermeté, savoir naviguer entre les différentes communautés, gérer 80% de chrétiens et 20% de musulmans, apaiser les tensions, faire preuve d'autorité, éduquer (mais pas trop), reconstruire et construire, donner, recevoir et... prendre. Cela ne vous rappelle rien ? La Françafrique, c'est fini ? Que nenni, juste un néo-colonialisme qui n'en aurait pas le nom, une stratégie forcément inavouable. Tout simplement.

Impossible n'est pas français, encore moins centrafricain...

Folie passagère 2048.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

samedi 30 novembre 2013

De Nice à Noël en passant par Jean-François Copé...

et autres brèves d'un samedi en Socialie...



Vous vous souvenez du bijoutier qui, à Nice, avait dézingué en lui tirant une balle dans le dos un multirécidiviste qui venait de le braquer. Crénom, aussitôt, tous les politiques de droite comme de gauche, des extrêmes aussi, montaient au créneau, qui pour le soutenir, qui pour le dénoncer, qui pour le condamner sans jugement et en moins de temps qu'il n'en faut pour compter les succès de hollande; plus d'1 million d'internautes likaient le bijoutier sur Facebook. Le bijoutier sera assigné à résidence en attendant son procès. Avant hier, un bijoutier de Seine et Marne, je crois, a apparemment en état de légitime défense dérouillé un braqueur multirécidiviste. Après 48 h de GAV, il a été relâché et laissé libre sous le statut de témoin assisté. Pas un politique, j'insiste, pas un politique, ne s'est exprimé. Étonnant, non ?

Aujourd'hui samedi et demain, dimanche, le programme des différentes manifestations ayant lieu partout en France est tellement dense qu'il est difficile de choisir celle à laquelle on va participer; même les médias ont du mal à suivre, c'est dire. Une France apaisée ?

A propos de manifestations, les routiers organisaient des barrages filtrants un peu partout. Selon les organisateurs, ils étaient plus de 4 000, selon la police, tout juste, 2 200. Pas compliqué pourtant de compter des camions, même pour le préfet de police de Paris. Si ?

1% des sympathisants UMP apporterait son soutien à Jean-François Copé pour la présidentielle de 2017 selon un sondage. C'est plutôt rassurant puisque cela signifierait que 99% des sympathisants UMP sont  lucides; A-t-on déjà vu un âne gagner à Longchamp ? Non. Le même JFC qui part dimanche aux States où il ira visiter New York et Washington. Selon lui-même-personnellement, il serait reçu mardi à la White House par Barack Obama; cette dernière n'a pas encore confirmé.

C'est curieux comme l'on ne nous parle quasiment plus de la Syrie. La guerre civile serait-elle finie ? Pas grave, après leurs bides diplomatiques sur le dossier syrien, hollande et Fabius iront se refaire la cerise au Centrafrique. Ailleurs, au Mali, les premières manifestations anti-françaises ont eu lieu à Bamako; la France serait accusée de ne pas protéger Kidal comme il le faudrait et de favoriser un peu trop les touaregs du Nord. Kidal..., la ville où Claude Verlon et Ghislaine Dupont ont été zigouillés. Y a pas de hasard.

Les députés l'ont enfin voté: le vote blanc sera décompté séparément des votes nuls. Bon, ils n'ont pas osé mettre cela en pratique pour les municipales, on attendra donc les élections européennes. J'en profite pour rappeler aux mauvais citoyens que si vous voulez voter en 2014 et que vous n'êtes pas encore inscrits sur les listes électorales, vous avez jusqu'au 31 décembre pour le faire. Les gauchistes peuvent s'abstenir et de s'inscrire et d'aller voter.

90% des journalistes de Libération ont approuvé une motion de censure contre leur PDG, ex-directeur de la rédaction, Nicolas Demorand. Assez amusant, ils ont choisi Le Monde, qui les a sans doute accueilli à bras ouvert, pour publier une lettre, un vrai bijou, dénonçant l'amateurisme de Demorand. 

A Saint Ouen, un camp de quelques 800 roms a été évacué au petit matin manu militari après que la maire (Front de gauche) de la ville en ait fait la demande à la préfecture et que le tribunal de Bobigny valide l'expulsion. Ni Josiane Balasko, ni Harlem Désir, ni Jean-Luc Mélenchon n'étaient présents pour s'y opposer. Ça nous change de sous Sarkozy, non ?

Horreur, Varin voulait se barrer de chez Peugeot avec une retraite chapeau de 21 millions d'euros (bruts) et hop ! de reprendre tous en chœur:  "tous les gros et gras patrons qui ont des salaires indécents sont des salauds". Etrange, personne n'a osé ou voulu dénoncer le nouveau salaire de Laurent Blanc, entraîneur du PSG: 6 millions d'euros par an !

Tiens, sur BFM, dans leur Grand Angle de ce samedi, ils ont trouvé "en cherchant bien", qu'ils ont dit, des Français qui soutiennent encore hollande.

Noël approche et j'ai trouvé un joli texte pour la circonstance, surprenant et totalement effacé des mémoires, que je publierai dans quelques jours, quand j'estimerai que c'est enfin Noël.

Sur ce les p'tits loups, bon week-end à tous, même en Socialie !

Folie passagère 2023.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 26 novembre 2013

Combien de temps avant que l'homme africain prenne en main son destin ?


Ainsi donc, après le Mali, la France de hollande s'apprête à aller de nouveau jouer les gendarmes, cette fois en Centrafrique.

Pour le Mali, je m'en rappelle très bien, hollande avait dit que la France n'avait aucune vocation à y aller, puis que si on y allait, on y resterait pas longtemps, juste quelques mois, le temps " d'écraser " le Malin, à défaut de le bouter hors du territoire. On a vu; on y est allé, on y est encore et, de temps en temps, un ou deux de nos concitoyens se font étriper après que 4 ou 5 de nos soldats y aient laissé la peau. 

Il paraît que ce genre d'Opex en Afrique, c'est pour aider les autochtones à rester libres et éviter qu'ils s'entre-déchirent ou qu'ils soient mangés tout cru par de vilains terroristes islamistes, que c'est parce que la France aurait une dette vis à vis de l'Afrique que nous nous sentirions obligés d'aller aider nos frères de couleurs et que tout ça, accessoirement, peut redonner un peu de lustre à notre président. Avant, il y avait la liberté qui était censée guider les peuples, aujourd'hui, nous avons hollande (après Sarkozy en Libye, il est vrai) qui se veut le gardien de celle des Africains d'Afrique. C'est beau.

Alors, on va y aller en Centrafrique. On y a déjà 400 soldats, on va en envoyer d'autres, on parle d'un contingent global de 1 000 soldats qui aura pour mission, sous couvert de l'ONU, et en soutien à une force africaine, d'éviter que le pays ne sombre un peu plus dans l'anarchie. Pour éviter que l'on puisse dire que la France a laissé faire. Comme au Rwanda. Alors on va y aller, et on y restera; sans doute plus de 6 mois quoiqu'en dise Fabius ou Le Drian. On déshabille notre armée en France et on va soutenir nos "amis" du moment. C'est beau.

Voyez-vous, à chaque fois que j'entends parler de ce genre de mission, je ne peux m'empêcher de penser au discours de Dakar prononcé par Sarkozy en juillet 2007. De ce célèbre discours, on a retenu que la désormais célèbre formule: "Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire". Que c'était bien dit ! J'ai toujours traduit cette phrase par: l'homme  africain n'a toujours pas pris en main son destin. Combien de temps faudra-t-il avant qu'il puisse se débrouiller seul ? Sans qu'au moindre problème, il faille appeler à la rescousse la France ou l'ONU.

Le saviez-vous ? Le continent africain, c'est un milliard d'êtres humains, 16% de la population mondiale et pas moins de 54 pays dits indépendants, ayant quasiment tous, une armée, des élites et des intellectuels. Parmi tous ces pays, il y en a qui ont les reins solides et qui sont plus ou moins riches: L'Afrique du Sud, le Maroc, l'Algérie, le Gabon etc... Et tous ces pays, ces 54 "puissances" sont encore infoutus de se démerder seuls. Qu'attendent-ils pour prendre en main leur destin ? Combien de temps, de soldats français tués et de centaines de millions d'euros français faudra-t-il avant qu'ils se dépatouillent avec leurs histoires de religions, de tribus, de conflits ethniques, de magouilles et de corruption? Combien de temps avant qu'il entre, ce continent, dans l'Histoire ? Combien de temps avant qu'il fasse enfin sa propre Histoire ? Combien de temps avant que la France cesse de biffer d'un trait de plume les milliards d'euros qu'il nous doit. Encore dernièrement, hollande a annulé la dette de la Côte d'Ivoire: 3 milliards d'euros !

Toujours dans le même discours (que je vous conseille de lire), Sarkozy dit: " Jeunes d’Afrique, vous voulez le développement, vous voulez la croissance, vous voulez la hausse du niveau de vie. Mais le voulez-vous vraiment ? ... Vous voulez la paix sur le continent africain ? Vous voulez la sécurité collective ? Vous voulez le règlement pacifique des conflits ? Vous voulez mettre fin au cycle infernal de la vengeance et de la haine ? C’est à vous, mes amis africains, de le décider . Et si vous le décidez, la France sera à vos côtés, comme une amie indéfectible, mais la France ne peut pas vouloir à la place de la jeunesse d’Afrique."

Si je trouve que c'est sans aucun doute l'un des plus beaux discours politiques prononcés ces dernières années, Sarkozy ne péchait-il pas par optimisme avec ce "Si vous le décidez" ? Combien de temps avant que la jeunesse d'Afrique acquiert enfin sa majorité et apprenne enfin à se débrouiller seule ou à défaut ait suffisamment de maturité politique et économique pour que l'on puisse, enfin, échanger avec réciprocité ?

Combien de temps ?

Folie passagère 2017.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 3 novembre 2013

Kidal, Mali: l'absurde déclaration d'un président français


Je sais qu'il ne faut exploiter politiquement la disparition tragique de deux compatriotes, Claude Verlon et Ghislaine Dupont, et je m'associe pleinement à la douleur de ceux qui les ont connus: familles, collègues et amis. Oui, ce n'est pas bien de polémiquer là-dessus, la corporation des journalistes, dégoulinante à souhait depuis le drame de Kidal, ne se prive pas de nous le faire savoir. 

Mais au regard de ce qui s'est passé à Kidal, comment ne pas repenser à cette déclaration, déjà à l'époque totalement absurde, de François hollande. C'était en février 2013, il venait à Tombouctou et à Bamako, recevoir les fruits de sa "victoire militaire" et les remerciements de la population:
" La France paie sa dette à votre égard (...). Le retrait est inscrit, il n’y a aucun risque d’enlisement parce que nous avons le soutien de la population, parce que les Africains sont là, parce que les Européens sont présents, parce que nous avons une communauté internationale qui est à l’unisson. J’ai grande confiance dans la capacité de nos soldats (français), grande confiance dans l’armée malienne qui a reconstitué ses forces, grande confiance dans la montée en charge de la Misma (Mission internationale de soutien au Mali), grande confiance dans les autorités politiques du Mali pour engager le processus de réconciliation et d’élections, grande confiance à l’égard du peuple malien... "

Rappelons, qu'hier, à Kidal, les forces armées françaises, maliennes ainsi que celles de la Misma étaient présentes et que malgré la grande confiance que nous avons dans ces soldats et dans les forces politiques de ce pays, elles n'ont pas pu empêcher qu'un drame ne se produise...

Folie passagère 1976 (bis)
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Kidal, Mali: l'absurde déclaration d'un président français



Je sais qu'il ne faut exploiter politiquement la disparition tragique de deux compatriotes, Claude Verlon et Ghislaine Dupont, et je m'associe pleinement à la douleur de ceux qui les ont connus: familles, collègues et amis. Oui, ce n'est pas bien de polémiquer là-dessus, la corporation des journalistes, dégoulinante à souhait depuis le drame de Kidal, ne se prive pas de nous le faire savoir. 

Mais au regard de ce qui s'est passé à Kidal, comment ne pas repenser à cette déclaration, déjà à l'époque totalement absurde, de François hollande. C'était en février 2013, il venait à Tombouctou et à Bamako, recevoir les fruits de sa "victoire militaire" et les remerciements de la population:
" La France paie sa dette à votre égard (...). Le retrait est inscrit, il n’y a aucun risque d’enlisement parce que nous avons le soutien de la population, parce que les Africains sont là, parce que les Européens sont présents, parce que nous avons une communauté internationale qui est à l’unisson. J’ai grande confiance dans la capacité de nos soldats (français), grande confiance dans l’armée malienne qui a reconstitué ses forces, grande confiance dans la montée en charge de la Misma (Mission internationale de soutien au Mali), grande confiance dans les autorités politiques du Mali pour engager le processus de réconciliation et d’élections, grande confiance à l’égard du peuple malien... "

Rappelons, qu'hier, à Kidal, les forces armées françaises, maliennes ainsi que celles de la Misma étaient présentes et que malgré la grande confiance que nous avons dans ces soldats et dans les forces politiques de ce pays, elles n'ont pas pu empêcher qu'un drame ne se produise...

Folie passagère 1976.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 3 mars 2013

Un troisième soldat français tué au Mali. Et alors ?


Et bien oui, paix à son âme et saluons son courage, le caporal Charenton est mort au Mali à l'âge de 26 ans. Mort pour la France. Et aussitôt les médias de nous en faire des tonnes et les politiques de s'émotionner. Le Parisien titre " Chronologie. Les pertes françaises au Mali ". Avec pareil titre, un alien descendu sur terre pourrait s'imaginer que nos forces armées se font massacrer. Non, juste 3 morts; ne vous formalisez pas, demain, vous aurez oublié leurs noms. TV5 monde titre " Un Français tué dans de violents combats ". Et oui, on fait la guerre ou on ne la fait pas mais si on la fait, il y a malheureusement de la casse. C'est ainsi. Le Point, Le Monde, Euronews titrent: " un troisième soldat Français tué au Mali "; pour nous apitoyer, pour nous faire pointer du doigt les horreurs de la guerre, pour nous préparer à la mort certaine d'un quatrième dans les jours à venir ? Pour L'Express ou France Info, ce troisième mort est humanisé: " Qui était le troisième soldat français tué au Mali ? "; la belle info, c'était  juste Cédric Charenton, un soldat de 26 ans qui faisait son boulot, le boulot qu'il avait choisi de faire de la même façon qu'il l'avait fait, avec un peu plus de chance, en Afghanistan ou au Gabon.

L'objectif des médias est triple. Faire de l'audience, il est bien plus banckable et aguichant de titrer sur un mort que sur des roses qui se fanent. Informer avec le peu dont ils disposent, lisez, vous verrez, ils savent juste qu'un soldat est mort. Où ? Comment ? Dans quelles circonstances ?  Nada ! Et c'est bien dommage, ils aimeraient tant nous en donner plus: une photo de la dépouille, une tâche sur le sol... mais l'armée française ne le permet pas. Enfin, faire dans le compassionnel et susciter l'émotion d'un public toujours aussi voyeur, à toutes fins utiles...

Alors oui, au risque de choquer, cette 3ème  mort ne vaut pas plus qu'une simple brève en page intérieure. Non, pas qu'il ne faille pas en rendre compte mais simplement parce que aussi incroyable que cela puisse paraître, on meurt à la guerre ! Non pas qu'il ne faille pas saluer la mémoire du caporal Charenton mais sans oublier de dire qu'il n'a fait que son boulot. Certes un job parfois dangereux mais un choix sans nul doute assumé. L'info n'est pas qu'il soit mort mais bien que la France est en guerre au Mali. La mort de Cédric Charenton nous permet juste de percevoir, à peine, la réalité d'un ennemi invisible. Telle est aussi son utilité. Dès lors, ces quelques morts et celles qui immanquablement suivront ne sont qu'une conséquence d'un engagement décidé au plus haut niveau.

Interrogez sur ces morts, si vous en avez l'occasion, un militaire ou un ancien militaire. Ils auront tous la même réponse: oui, un mort et alors ? Ils font le job. Point barre. Les militaires - mais bien souvent aussi leurs familles  - ne s'embarrassent pas d'arguties politico-médiatiques dont se repaissent les journaleux et les ravis. Un mort, un troisième mort ?  Les soldats ne s’en étonnent pas. S’ils pleurent leurs camarades tombés au champ d’honneur, l’évocation d’un « durcissement » de la guerre, après qu’un sergent-chef des commandos ait été mortellement touché, ne provoquerait que soupirs ou éclats de rires dans les popotes. Ils perdent un " collègue ", un frère d'arme et c'est tout.

Ce tout incluant le devoir de mémoire.

( note: Toutes les images de combat filmées au Mali que vous pouvez voir dans les différents JT sont, pour l'instant, uniquement, celles que fournit le service d'information des armées )

Folie passagère 1602.
Mali: qui était le caporal Cédric Charenton, le 3e soldat français tué dans le pays?
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 6 février 2013

Hollande: l'embellie sondagière prévisible

Dieu que les Français sont prévisibles ! 


Ils ne vous aiment pas ? Votre image est détestable ? Vous chutez inexorablement dans les sondages ? Ils vous en veulent pour votre incapacité à faire reculer le chômage et à améliorer leur pouvoir d'achat ?

Pani p'roblem ! No soucy ! Offrez-leur une petite guerre avec des images sélectionnées et une communication ad'hoc et roule ma poule : + 6 % dans le premier sondage à venir ! Faites en sorte que l'on parle des " + " et pas des " - " et hop, c'est l'embellie !

Pas belle la vie ? A défaut de pain ou de travail, donnez leur des jeux, depuis la nuit des temps, la recette fonctionne.

Folie passagère 1568.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 3 février 2013

La citation du dimanche ( depuis Bamako, en léger différé )


" La France est avec vous, la France est fière de vous, et moi je veux vous dire que je viens de vivre la journée la plus importante de ma vie politique. "

François hollande, Bamako, Mali, le 2 février 2013.

Je viens de vivre la journée la plus importante de ma vie politique... D'aucuns apprécieront !

Folie passagère 1564.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

samedi 2 février 2013

L'incroyable couverture médiatique du voyage de Hollande au Mali


Le croirez-vous ou pas mais, la semaine dernière, j'avais trouvé un peu gonflé de la part de BFM et de Itélé de faire un non-stop sur l'arrivée de François Gabart aux Sables d'Olonne. Pas moins de 7 heures de direct sur l'évènement ! Alors que dans le même temps, 121 856 personnes selon la police, 352 633 selon les organisateurs manifestaient à Paris en faveur du mariage zinzin. Je comprenais, m'en amusant tout de même, la colère des manifestants. Pas une image sur leur énÔrrrrme mobilisation ! Y a de quoi ronchonner, non ? Il aura fallu attendre 17h30 environ pour que ces chaînes d'info en parlent enfin.

Et bien le croirez-vous, je trouve tout autant scandaleuse la couverture médiatique du déplacement d'hollande au Mali. Cela a du commencer vers 9h00 du matin et ça se poursuit encore et encore... des images sélectionnées, une communication parfaitement programmée et orchestrée: Le Présiflan est au Mali, à Sévaré, à Tombouctou, à Bamako. Il y a de beaux danseurs africains qui dansent en son honneur, des chanteurs qui chantent et  des chameaux qui blatèrent ! On lui en a même offert un de chameau. S'il le ramène à Paris, cela lui en fera deux à la maison. Incroyable, non ? Un beau voyage. Tenez, là, on vient de voir l'hollande boire un verre d'eau. Faut dire qu'il transpire beaucoup; il est tout gluant du cuir chevelu avec cette chaleur malienne... La place de l'Indépendance est noire de monde ( j'ai le droit d'écrire ça, noir de monde, ou risque-je quelque chose ? ) car hollande va parler dans le micro; osera-t-il nous dire " Mission accomplie " ? Et son homologue par intérim de lui tailler une pipe un hommage dithyrambique sur mesure. Pendant ce temps-là, à Paris, il y a Olivier Nazerolles qui n'en peut plus, il est en pâmoison devant toutes ces belles images; arrivera-t-il à se contenir ?

Vous l'aurez compris si vous regardez les chaînes d'infos, vous saurez tout du voyage de qui vous savez, là-bas. Par contre, vous ne saurez rien des 95 manifestations qui  se sont déroulées avec succès partout en France, dans chaque département, contre le projet de mariage zinzin. Une belle mobilisation: 10 000 personnes à Lyon, autant sur le parvis de la Défense à Paris, un millier à Brest, Saint Brieuc, 5 000 à Toulouse, Marseille, Bordeaux.. Partout, les opposants au mariage zinzin étaient là.

Et pourtant, pas un mot et pas une image sur les chaînes d'infos. Etonnant, non ? De là à croire que la date du voyage de Flanby au Mali n'a pas été choisie au hasard... il n'y a qu'un pas. Les premiers effets de l'action de Sérillon à l'Elysée ?

Folie passagère 1563.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.