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lundi 2 mai 2016

Nuit Debout: Demain nous serons le 64 mars 2016 ! Et c'est pas fini... Tant pis !


Et Nuit Debout continue, chaque nuit transformant la place de la République et ses alentours en un vaste champ de foire. Tant pis pour les riverains, tant pis pour ceux qui bossent la journée et qui doivent attendre 2 ou 3 heures du matin avant de pouvoir fermer l’œil. Tant pis pour  les commerçants du quartier dont certains voient leur chiffre d'affaire en baisse de + de 20% depuis 33 jours et nuits.Tant pis pour les centaines de milliers d'euros de dégâts et de frais de nettoyage assumés par le contribuable. Tant pis pour les flics qui doivent se taper, et dans quelles conditions, des horaires déments au frais du contribuable là aussi. Tant pis pour la déplorable image que Paris donne à l'étranger. Tant pis si, sur ce sujet, en Australie, on a pu se moquer ouvertement de Manuel Valls en lui posant les questions qui fâchent. Tant pis si chaque jour l'autorité de l'Etat est bafoué puisque les manifestants se foutent éperdument des coups de menton de l'hystérique de Matignon et des rodomontades du Sinistre de l'Intérieur.Tant pis si ces rassemblement, force est de le constater, attirent racailles de banlieue et casseurs dont la plupart devraient, à l'âge qu'ils ont, être sagement couchés, chez papa et maman ou à réviser leurs cours. Tant pis si ce bordel quotidien est totalement incohérent avec un état qu'on nous dit d'urgence.

Oui tant pis pour tout, demain nous serons le 64 mars 2016 et ça fera 34 jours que cela dure. 

Que cela dure parce que chaque jour la Préfecture de Police autorise par écrit et donc avec l'aval du pouvoir la reconduction du bordel. Et si elle renouvelle chaque jour les autorisations, c'est bien parce qu'il y a quelqu'un qui, en personne, physiquement, vient lui apporter cette demande de permission de tantôt minuit, tantôt 2 heures du mat'. On nous dit pourtant que Nuit Debout, c'est tout le monde et personne, pas de leaders, pas de meneurs, pas de graine de Cohn-Bendit. Alors qui écrit, qui finance les tracts, le site internet ( qui entre nous soit dit est assez nul mais vaut, pour son contenu assez délirant, le détour ), la paperasse, la radio ND, les déplacements, la logistique, les barnums, la sono, etc... Qui va serrer la pogne au Préfet en retirant le sésame pour la nuit suivante ? Qui puisque le Collectif Nuit Debout reconnaît lui-même qu'il n'a pas de " chef " ? Qui puisque le Collectif en question n'a pas d'existence administrative, encore moins de statuts déposés ?

Et bien, on cherche, et on trouve qui est ce qui... qui demande les autorisations et/ou qui " gère ", finance, soutient, et anime, sans doute, tout ou partie, du boxon.

Et on trouve: L'économiste (de gauche) Frédéric Lordon, François Ruffin écrivain, animateur à France Inter invitant régulièrement le dit Lordon, réalisateur de film (copain d'une certaine JG)) et patron du journal Fakir, le syndicat SUD PTT, l'organisation altermondialiste et d'extrême gauche Attac bien connue de tous les zadistes et autres Blacks Blocs, le mouvement pour la VIe République proche de (et inspiré par) Jean-Luc Mélenchon et le DAL. Le Droit au Logement, association fondée en 1990 sous l'impulsion de SOS Racisme, du Parti Socialiste et de ce qu'on appelait alors la Gauche plurielle de Gouvernement. L'association est dirigée par Jean-Baptiste Eyraud, vieux maoïste, ancien membre de la Gauche Prolétarienne, copain comme cochon avec Julien Dray, Serge July, Gérard Miller et quelques autres que l'on retrouve aujourd'hui dans les couloirs de l'Elysée ou de Matignon. Le même Jean-Baptiste Eyraud qui co-signera avec Noël Mamère,  Olivier Besancenot, Rokhaya Diallo, Clémentine Autin et bien d'autres gauchistes, pour certains proches du pouvoir, l'Appel des 58 affirmant la volonté de pourvoir manifester, même pendant l'état d'urgence. DAL, l'association qui compte des représentants élus dans la plupart des conseils d'administrations des offices HLM de la région Île de France. Quant à Attac, il suffit de consulter la liste des noms de son conseil d'administration et des membres fondateurs pour réaliser l'évidente proximité de l'association avec le pouvoir en place

Et d'aucuns se demandent encore pourquoi Nuit Debout n'est toujours pas interdit, pourquoi le boxon continue depuis plus de 30 jours, pourquoi la police doit se contenter de ronger son frein, pourquoi le préfet de police signe et renouvelle chaque jour l'autorisation, pourquoi le contribuable va continuer à payer les dégâts, etc... Et oui, quand on a de tels amis et soutiens, tout est permis ou peu s'en faut...

N'est-ce pas d'ailleurs ce qui est écrit (non sans un habile double sens induit), en bannière, sur le site Convergences des Luttes: " Nuit Debout, on ne rentre pas chez nous, on ne rentrera pas chez nous ! "

Folie passagère 3161.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

jeudi 15 mars 2012

Fin de la trêve hivernale - Un marronnier émotionnel ?


C'est donc la fin de la trêve hivernale. Les expulsions vont pouvoir reprendre. Les expulsables sont dans l'angoisse, les propriétaires dans l'expectative, les huissiers dans les starting-block.

Chaque année, à la même date, le 15 mars, on entend la même chose: fin de la trêve. Et chaque année le cauchemar continue pour des milliers de personnes. A quand la visite tant redoutée des expulseurs. Il y a du drame humain derrière ces portes qui ne répondent pas aux lettres, commandements et autres coups de sonnettes de l'huissier.

Fin de la trêve hivernale... C'est le genre de marronnier émotionnel qui prend à chaque coup mais devant lequel, force est de reconnaître que l'on est plutôt désarmé. Les uns ne payent pas leurs loyers depuis des mois, les autres désespèrent de recouvrer ce pourquoi ils ont à un moment ou à un autre investi. On va nous dire que c'est la faute à la crise. Oui, sans doute. Sauf qu'en 2001, la crise n'était pas là et 47 000 commandements d'expulsions étaient ordonnés. La crise est arrivée et environ 60 000 expulsions seront signifiées cette année. Alors crise ou pas crise, le problème est là et demeurera. En 2010, "seulement" 11 000 expulsions auront été réalisées avec le concours des forces de l'ordre. Chaque année. Il y a ceux qui payent et ceux qui ne payent pas.

Comme chaque année, les associations comme le DAL crieront au scandale - et en soi, il y a scandale - mais peut-on dire, sans être taxé de Dieu sait quoi, qu'il est tout de même normal que le propriétaire fasse exercer ses droits ? Quelles solutions viables et pérennes ? Le leader du DAL a déclaré " Il faut stopper cette méthode moyenâgeuse. Plus de 100 000 familles sont potentiellement expulsables. Nous ferons tout pour nous opposer aux expulsions, même physiquement. " L'affrontement est-il la solution ? Certainement pas ! A-t-il une autre méthode à proposer ? Sont-ce des augmentations de salaires mensuels de 100, 200 ou même 300 euros qui règleront le problème ?

Les expulsions, fondamentalement, et n'en déplaise aux assoc', n'ont rien de scandaleux. Basiquement, je les considère comme logiques. Elles ne sont que la manifestation et l'exécution du droit de propriété.

Le problème, hélas est ailleurs. Mais a-ton seulement le droit d'en parler sereinement...

Folie passagère 1081.
 
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr


France, 2019.