jeudi 15 mars 2012

Fin de la trêve hivernale - Un marronnier émotionnel ?


C'est donc la fin de la trêve hivernale. Les expulsions vont pouvoir reprendre. Les expulsables sont dans l'angoisse, les propriétaires dans l'expectative, les huissiers dans les starting-block.

Chaque année, à la même date, le 15 mars, on entend la même chose: fin de la trêve. Et chaque année le cauchemar continue pour des milliers de personnes. A quand la visite tant redoutée des expulseurs. Il y a du drame humain derrière ces portes qui ne répondent pas aux lettres, commandements et autres coups de sonnettes de l'huissier.

Fin de la trêve hivernale... C'est le genre de marronnier émotionnel qui prend à chaque coup mais devant lequel, force est de reconnaître que l'on est plutôt désarmé. Les uns ne payent pas leurs loyers depuis des mois, les autres désespèrent de recouvrer ce pourquoi ils ont à un moment ou à un autre investi. On va nous dire que c'est la faute à la crise. Oui, sans doute. Sauf qu'en 2001, la crise n'était pas là et 47 000 commandements d'expulsions étaient ordonnés. La crise est arrivée et environ 60 000 expulsions seront signifiées cette année. Alors crise ou pas crise, le problème est là et demeurera. En 2010, "seulement" 11 000 expulsions auront été réalisées avec le concours des forces de l'ordre. Chaque année. Il y a ceux qui payent et ceux qui ne payent pas.

Comme chaque année, les associations comme le DAL crieront au scandale - et en soi, il y a scandale - mais peut-on dire, sans être taxé de Dieu sait quoi, qu'il est tout de même normal que le propriétaire fasse exercer ses droits ? Quelles solutions viables et pérennes ? Le leader du DAL a déclaré " Il faut stopper cette méthode moyenâgeuse. Plus de 100 000 familles sont potentiellement expulsables. Nous ferons tout pour nous opposer aux expulsions, même physiquement. " L'affrontement est-il la solution ? Certainement pas ! A-t-il une autre méthode à proposer ? Sont-ce des augmentations de salaires mensuels de 100, 200 ou même 300 euros qui règleront le problème ?

Les expulsions, fondamentalement, et n'en déplaise aux assoc', n'ont rien de scandaleux. Basiquement, je les considère comme logiques. Elles ne sont que la manifestation et l'exécution du droit de propriété.

Le problème, hélas est ailleurs. Mais a-ton seulement le droit d'en parler sereinement...

Folie passagère 1081.
 
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr


10 commentaires:

  1. C'est là tout le problème de la France. Elle serait le pays des soi-disant droits fondamentaux inaliénables, la référence incontournable, le modèle pour les pays du monde. Au final, que dalle ou presque.

    Allez, faisons un rapide tour d'horizon. Le premier droit qui conditionne l'existence de tous les autres : le droit à la vie. Au moins 200.000 avortements chaque année et remboursés par la sécu qui plus est, et voilà que le débile à la rose voudrait légaliser l'euthanasie. Le droit à la vie est tellement fondamental pour nos gouvernants qu'ils ont réussi à empêcher les citoyens de pouvoir le défendre. Posséder une arme et se retrouver dans l'étroite fenêtre légale permettant son usage est tellement kafkaïen que le péquin moyen préfère abandonner, s'en remettant à la divine providence et à la toute puissance de l'Etat censé le protéger.

    Ensuite, le droit d'expression, le préféré des gauchistes. Il est tellement bordé de lois limitant son usage qu'au final c'est devenu le droit de n'exprimer que des idées de gauche. S'exprimer risque d'ailleurs de devenir compliqué si on élimine régulièrement de nouveaux mots du vocabulaire public.

    Quant au droit de propriété, il n'a jamais eu quelque caractère inaliénable et sacré malgré les proclamations républicaines. Entre les squatteurs qui peuvent y faire leur nid avec la protection de la loi qui empêche tout propriétaire de faire valoir de facto son droit une fois les 1ères 48 heures passées. Entre le refus d'adopter la doctrine "castle" qui permettrait aux habitants de défendre leur vie et le fruit de leur travail face à l'intrusion de personnes non désirées dans leur domicile. Entre les diverses méthodes d'expropriation qui permette de jeter dehors tout propriétaire avec en main un chèque ridicule pour tout dédommagement.

    Avec tout cela donc, on peut observer que la patrie des droits de l'homme, cette république grotesque et inique, c'est surtout une formidable escroquerie.

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    1. @koltchak: Que j aime ce commentaire même s'il est, comme à ton habitude, excessif. Escroquerie notre republique sans doute pas mais bourrée de contradiction, ça oui !

      S'exprimer ne risque pas de devenir difficile, ça l'est déjà puisque dès sorti des clous de la bien pensance gauchiste on se fait clouer au pilori .

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    2. Excessif ? Non point. Je hais l'esprit consensus, la recherche continuelle du compromis, la tiédeur qui pousse tout un chacun à se censurer de peur de froisser quelqu'un avec ses opinions, etc. Je hais le politiquement correct comme je hais tout ce qui ressemble de près ou de loin à un gauchiste et je ne vois pas pourquoi je devrais modérer mes convictions pour épargner les sensibilités de rosières.
      qu'une traînée qui

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  2. C'est tout simple on décrète l'état d'urgence! On fait un recencement des logements vides, s'ils ont besoin de rénover, on prète aux propriétaires ce qu'il faut et on se rembourse sur les loyers à venir ; s'ils ne veulent pas louer, on leur fait payer en impot de "non solidarité envers son prochain" correspondant au montant du loyer estimé....Au bout de six mois le problème du logement serait réglé en partie dans notre pays!!

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    1. @nigloo: c'est beau qu on voudrait que cela soit mis en application de suite. Un bémol cependant, on fait comment si on ne peut pas se rembourser sur les loyers à venir qui seront entretemps devenus impayés ?

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    2. Ah la solidarité républicaine ! Dieu que c'est beau. Transformer un élan naturel en obligation, quelle belle idée. Et c'est quoi la prochaine étape pour les récalcitrants ? La confiscation du bien, le lao gaï ?

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  3. Peut-être serait-il intéressant, mon cher Corto, sur toutes ces expulsions prononcées ou réalisées, de savoir combien concernent des familles monoparentales de femmes avec enfants dont les pères ne payent plus leur pension alimentaire ?

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    1. @marianne: sans doute beaucoup mais est-ce là le problème ? Non, il est plus basique: des gens louent des appartements et ne payent pas; on fait comment ?

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  4. Je lis en courant et je viens de choper une de tes phrases que je sais traduire: "le problème est ailleurs"....
    Je dirais qu'heureusement que ces marchands de sommeil qui louent des chambres dans lesquels la plupart de ces "dedroite" qui commentent ici n'y mettraient même pas leurs chats (ou leurs chiens, leurs tourterelles, leurs bottines Dati- j'allonge la listepour préciser que je ne vise personne en particulier, c'est pas mon genre!!) ont à ces "ailleurs" pour les engraisser et leur permettre de continuer à vivre comme des princes saoudiens!!
    Allez j'arrive de vacances, j'était à la ville hier sooir mais à 7h j'étais déja à bricodepot (y'avait même pas de croissants,que du café!) et j'ai une grande journée qui m'attent!
    Je me suis défoulé pour la journée!:)

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    1. @nigloo: parce que non content d avoir du café gratos, il faudrait en plus que Bricodepot te paye les croissants , on rêve !

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