Faux et usage de faux, abus de biens sociaux, faux en écritures, signatures usurpées, usurpation d’identité, fausses déclarations de revenus et blanchiment d'argent... Pour ces pratiques de voyou (dixit le procureur), il a été requis contre l'auteur de ces faits 18 mois de prison avec sursis, 150 000 euros d'amendes et interdiction de travailler dans la logistique.
Pour complicité de détournement de fonds publics et recel, pour avoir perçu personnellement et reversé à 3 collaborateurs des primes en espèces (210 000 euros) prélevées sur les frais d’enquête et de surveillance (FES) des policiers, il a été requis à l'encontre de l'auteur de ces infractions, que le procureur juge comme ayant porté atteinte à la morale civique, une peine de 30 mois de prison avec sursis, 75 000 euros d’amende et 5 ans d’interdiction des droits civils et civiques.
A la lecture de ces deux réquisitoires, on pourra estimer qu'il y a comme une légère disproportion, non ?
Et bien en fait, pas vraiment.
Dans le premier cas - quasi indifférence des médias sur cette affaire -, il s'agit de Faouzi Lamdaoui, membre du PS, ami, sherpa et ancien chef de cabinet de Hollande pendant la campagne présidentielle puis nommé conseiller à l'égalité et à la diversité de Hollande devenu Président.
Dans le second cas - battage médiatique assuré -, il s'agit de Claude Guéant, ancien bras droit et ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy...
Comme un parfum de 2 poids, 2 mesures... Non ?
Folie passagère 2926.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr