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dimanche 10 décembre 2017

Cette France que j'aime, elle était dans la rue hier. Merci Johnny !





Ah que Johnny !


Comme toujours en France, il y en a pour trouver moyen à polémiquer: c'était trop !, Marine n'était pas invitée, Mélenchon scandalisé, Michèle Delaunay au bord de l'apoplexie regrettant " une cérémonie religieuse délibérément spectaculaire ", etc... On s'en fout ! Qui d'autre que Johnny pour réaliser ce genre d'exploit, mobiliser le ban, l'arrière ban de la République laïcarde et une bonne partie des Français dans  ou devant une église, in situ ou via les télévisions ? Qui ? Personne !

Ce que nous avons vu ou vécu hier avait quelque chose d'unique, du jamais vu. C'était émouvant, impressionnant ou grandiose. Qui d'honnête pour oser dire le contraire ? Personne.

Combien de Français, hier soir, avaient la gueule de Johnny comme d'autres ont la gueule de bois les lendemains de teufs ? Des centaines de milliers de Français, sans doute. On en a pris plein la gueule tant les images étaient puissantes.

Qu'il me soit permis néanmoins de polémiquer un brin à mon tour; sans doute mon côté détailleur, scruteur d'images et auditeur pointilleux des commentaires que nous dispensent à foison journalistes et autres chroniqueurs  appointés. Deux choses ont attiré mon attention.

La première, c'est que curieusement, alors qu'organisateurs et police sont capables à chaque fin de manifs, de nous annoncer à la dizaine de millier près le nombre de manifestants, hier, rien, pas un chiffre précis n'a été communiqué. J'ai eu beau écouter nos journaleux, j'ai entendu " des milliers de Français " , " des dizaines de milliers de Français ", pas un, pas un communiqué pour nous dire: " Il y avait 1 million de personne " ou " 500 000 français dans les rues de Paris "... Pourquoi cette absence de chiffres ?

La deuxième et il fallait vraiment avoir les yeux plein de larmes ou de merde pour ne pas le voir: Où étaient hier la diversité et nos chances pour la France ? Où étaient nos rappeurs de banlieue hier ? Où était Maître Gimms, Booba ou La Fouine ? Où étaient nos frères en Mahomet ? Pas sur les Champs en tout cas, pas devant la Madeleine. C'était aussi ça, Johnny, une certaine France si vous voyez ce que je veux dire, pas la France de ce Vivre-Ensemble qu'on nous vante à merveille. La foule d'hier, c'était quelque part la France d'avant, la France blanche pas la métissée et diverse d'aujourd'hui. Que l'on re-visionne les images, qu'on les scrute attentivement. Qui pourra dire que je me trompe ? Personne. Qui parmi les journaleux ou autre autorité pour avoir commenté ou relevé ce qui pourtant crevait les yeux ? Personne.

Johnny, c'était aussi cela: Une France traditionnelle, chrétienne et majoritairement blanche ! C'est peut être aussi pour cela que j'ai aimé regarder cet hommage. C'est sans doute aussi cela qui m'a impressionné: cette France que j'aime n'a pas encore disparue, elle était dans la rue hier. Merci Johnny !



D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

dimanche 10 janvier 2016

Sobres les hommages, sobres !

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Bon, ça y est nous sommes le 10 janvier après-midi et normalement la série d'hommages, de commémorations et de poses de plaques est terminée ! Ouf ! Ça me fait un peu la même impression que quand sonnaient les vacances d'été, l'école est finie... Parce que franchement, qu'est-ce qu'on aura dégusté ! Remarquez que Commémorator, lui, avait l'air d'apprécier. Il était partout cette semaine, la mine de circonstance, l'air grave; z'avez compris le message ? IL était là, le phare, le cap, le père de la Nation. Un coup à Jarnac, et puis partout dans Paris. Devant Charlie, boulevard Richard Lenoir, à l'hyper casher, à Montrouge et ce matin place de la République. Partout.

Partout... mais avec sobriété, n'est-ce pas... Vous n'aviez point remarqué ? Pourtant ce n'est pas faute d'avoir été informé par les médias qui tous ont répété en boucle que Président avait voulu toutes ces cérémonies sobres. Donc, ça a été sobre: pas de grand discours. Que de l'émotion et de la gravité. Voilà, simple mais efficace, on ne pourra pas dire qu'il a cherché à récupérer le truc. Bon, okay, les caméras étaient bien convoquées accrochées à ses basques, mais lui n'a pas causé ! Mais on l'a vu partout, sur tous les écrans. Au moins savons-nous maintenant, images à l'appui, que le bougre sait tirer sur un cordon pour dévoiler une plaque. 

Le point d'orgue de cette semaine pleine de gravité élyséenne et gouvernementale, ce fut ce matin, place de la République. Une cérémonie à la mémoire des victimes des attentats, de tous les attentats. Sobre, vous dis-je. Trente minutes montre en main. Y avait Président, la mairesse de Paris, l'hystérique de Matignon et tout plein de gens importants, des ministres, des députés et, tout de même, les victimes qui tenaient debout et toutes leurs familles. Fallait ça pour faire masse parce que franchement, il n'y avait pas grand monde. Tout au plus un millier de personnes ce qui, pour qui connait la place de la République, laissait une impression de semi désert. Z'étaient où les millions de Charlie de l'an dernier ? Envolés avec les milliers de ballons multicolores lâchés l'an passé ? Paraît que les Parisiens, c'est en cette fin d'après-midi qu'ils pourront aller sur la place de la République, ils sont appelés, par qui, je ne sais, à un allumage républicain de bougies. Mais sans Johnny ! Pour compenser, ils auront droit à l'allumage du chêne planté pour l'occasion par la mairesse. Ce sera beau.

Sobre donc. Ils ont dévoilé une nouvelle plaque puis déposé une jolie gerbe de fleurs en attendant que le pestacle commence. On nous l'avait promis, il y avait Johnny, habillé en noir et accompagné de seulement deux musicos, qui a chanté un truc très original " Un dimanche de janvier ", ça tombe bien, nous sommes dimanche. Après quoi, les chœurs de l'armée française ont chanté un truc de Brel puis Le Temps des cerises. C'était très joli même si je trouve qu'il y a du laisser-aller dans la tenue et pour les coupes de cheveux. Après quoi, on a eu droit à la lecture d'une allocution de Victor Hugo, lecture faite par une jeune fille blanche et un Hugo tout noir, voyez, quoi, le petit truc symbolique, la diversité, le métissage et toussa. Normal. Bon, le texte de Hugo, il était bien aussi, une belle ode à la République, à la citoyenneté, à la France debout qui chante et qui ne tremble pas. On fait passer les messages comme on peut, mais on les fait passer: La République, ses valeurs, la Nation, le citoyen, la fraternité, la laïcité, surtout... et tout ça sans flonflons. Sobre !

Après quoi, de rigueur, une Marseillaise solennelle - marrant comment les gauchistes ont récupéré un hymne qu'ils ont tant honni pendant des années - que tout le monde a chanté, sauf Président. Lui, il est excusé, il est au-dessus de ça: Il est la Marseillaise !

Pour finir, gros plans caméras sur notre Président à tous en train de serrer des louches et de donner des bisous à tout le monde mais il n'a pas trop tardé à partir, il avait une autre visite à faire: on l'attendait à la Grande Mosquée, c'est journée portes ouvertes, ils offrent le thé, gratos ! Partout, vous dis-je, il est partout... Laïcité quand tu nous tiens...

Folie passagère 3035
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

France, 2019.